Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Avant de sauver la planète, la COP 21 risque de bloquer les Franciliens

    dans le RER pour le Bourget. « Quand le président chinois se déplace à Paris, c'est déjà le bordel, alors imaginez 50 chefs d'Etat en même temps », soupire un élu local cité par Le Parisien. Claude Bartolone a alerté le Premier ministre, Anne Hidalgo s’est émue. Des Franciliens furibards – et à juste titre –, cela n’est pas très bon. Surtout que le 6 décembre se tiendra le premier tour des élections régionales. Tout de même, la plus grande partie des participants devrait prendre le chemin des transports publics. La mesure a un coût, même si on est loin des 40 millions d’euros qui ont circulé. En fait, ce montant correspond à une gratuité totale des transports pour l’ensemble des voyageurs d’Ile-de-France. Il s’appuie sur ce que coûte au Stif une journée de transport offerte pendant les pics de pollution. 4 millions multipliés par 10 jours.
    C’est plutôt 25 000 Navigo qui devraient être offerts. Multipliés par 42,50 euros (2 semaines à 21,25 euros l’unité), on arrive au total d’un million, 1 062 500 exactement. 2,66 % des 40 millions avancés.
    Reste les conséquences de cet afflux de voyageurs sur les réseaux. Il sera concentré sur le site du Bourget, où se dérouleront les conférences et les discussions, qui n’est pas habituellement très fréquenté. Le Stif a demandé à la SNCF et à la RATP de renforcer l’offre de transports sur le RER B et la ligne 7 de la RATP, de proposer des navettes de bus hybrides pour rallier le site et la gare du Bourget (RER B) et la station Fort-d’Aubervilliers sur la ligne 7, et d’ajouter des agents pour guider et renseigner les voyageurs dans les gares et stations. « Et, s’il faut encore renforcer le dispositif, on le fera », dit le Stif.
    De façon générale, les trajets se feront à contresens de la pointe, le matin dans le sens Paris – Le Bourget, alors que le trafic matinal s’effectue surtout dans le sens banlieue – Paris. Et inversement le soir. De plus, les horaires des conférences auront une amplitude plus grande qu’une journée de travail, ce qui étalera encore les déplacements vers Le Bourget.
    Au total, ce dispositif coûtera « un peu plus de deux millions », dit-on au Stif. Mais il ne sera pas imputé à l’organisation de la COP21 : « Cela fait partie du partenariat noué avec le secrétariat général chargé de l’organisation. »

    Deux millions. A moins que la pollution ne s’en mêle ou que les grabuges ne soient tels qu’il faille rembourser aux Franciliens leurs titres de circulation. Ce qui serait tout de même surprenant. Ou, assez inattendu, que la candidate EELV, Emmanuelle Cosse, ne soit élue présidente de la région (et du Stif) et qu’elle n’instaure rétroactivement, pour célébrer les dix jours qui ont sauvé la planète, la mesure phare de sa campagne : la gratuité des transports publics.

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  • Grenoble, ville 30 dès l’an prochain

    Mettre au pas toute une agglomération, Strasbourg en avait rêvé il y a quelques années, Grenoble est sur le point de le réaliser. Le 15 septembre, 43 des 49 communes de la métropole grenobloise se sont en effet prononcées pour le choix d'une vitesse maximale dans les rues de 30 km/h au lieu de 50. « La logique c'est d'inverser la logique. Dans nos villes et nos villages, la vitesse sera limitée à 30 km/h et par exception, certains axes seront à 50 km/h », a indiqué Yann Mongaburu, le vice-président EELV de la Métro chargé des Déplacements. La règle qui devient l'exception est aussi l'expression employée par la Mairie de Paris qui multiplie les zones 30 dans la capitale. La nouvelle règle va se généraliser d'ici à l'été 2016, faisant de Grenoble la première agglomération de cette importance à entrer dans le club très fermé des « villes 30 » où figurent Lorient, Fontainebleau, Nogent-sur-Marne, Villecresnes, Rueil-Malmaison ou Sceaux. Mais aussi et surtout des villes comme Milan en Italie et Graz en Autriche, depuis 1992 !

    Les premiers panneaux devraient faire leur apparition dans les rues dès janvier prochain. C'est grâce à la loi sur la transition énergétique et la croissance verte qui permet aux maires de fixer une limitation de vitesse différente de la limitation officielle de 50 km/h en agglomération que la mesure a pu être décidée. A Grenoble même, ce sont 80 % des voies qui passeront à 30 km/h dès le 1er janvier 2016, contre seulement 25 % aujourd'hui, a annoncé la commune, dont le maire EELV, Eric Piolle, s'est réjoui d'un : « Nous allons construire une ville respirable », dans un communiqué. Un premier magistrat qui peut aussi se targuer d'avoir réussi à rallier à sa cause les élus de tous bords politiques et notamment des grosses communes comme Echirolles et Saint-Martin-d'Hères, dirigées par des municipalités communistes.

    La métropole grenobloise souligne qu'à 30 km/h, le risque de décès lors d'un choc est divisé par neuf par rapport à un choc à 50 km/h. De plus, « un véhicule atteint rarement les 50 km/h en ville. Ces quelques pointes de vitesse augmentent la consommation, le bruit de fond et la pollution de l’air pour finalement très peu d’effets sur la vitesse moyenne et les temps de parcours », ajoute la collectivité. « Il s'agit de dire que nos voies sont partagées entre tous les usagers, y compris les piétons », précise Yann Mongaburu.

    L'association grenobloise ADTC Se déplacer autrement s'est réjouie de la mesure, « la première pour tendre vers une ville apaisée », qu'elle appelait de ses vœux de longue date. Mais « il faudra ensuite partager plus équitablement l'espace public pour qu'elle soit efficace », juge l'ADTC qui préconise que les axes empruntés par les bus restent à 50 km/h afin de ne pas dégrader leur vitesse commerciale. Car « cette dégradation augmenterait les coûts de fonctionnement du transport public et diminuerait son attractivité ».

    Au-delà de la circulation, la métropole grenobloise affirme d'ailleurs vouloir « réinventer l’espace public » par la végétalisation, les aménagements pour les enfants, les personnes âgées et les cyclistes, les zones de rencontres, etc. Depuis l’arrivée des écologistes au pouvoir en mars 2014, Grenoble s’est fait remarquer l’an dernier en devenant la première grande ville européenne à bannir de ses rues les panneaux publicitaires afin de les remplacer par des arbres.

    C. N.

     

  • L’autopartage entre particuliers sort de la grande agglomération

    A la différence de l'autopartage géré par des associations ou collectivités, celui qui se pratique entre particuliers n'intéresse pas que les citadins résidents dans une grande agglo. C'est l'un des enseignements de l'étude sur cette pratique collaborative récente menée par le cabinet 6-t pour le compte de l'Ademe et qui sera présentée lors des Rencontres nationales de l'autopartage à Lyon le 1er octobre. L'idée était de mieux connaître le profil des utilisateurs, de mesurer l'impact sur les comportements de mobilité et notamment sur le taux de motorisation, enfin, d'identifier freins et leviers au développement de cette pratique.

    Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'utilisateur type – un homme de 38 ans, vivant plutôt en couple, en périphérie d'une grande agglomération ou dans une ville moyenne – a déjà une voiture : 49 % des locataires affirment posséder au moins un véhicule dans leur foyer. Si l'argument financier est le plus souvent mis en avant pour justifier le recours au partage de véhicule entre particuliers, ce n'est toutefois pas la raison principale invoquée par 41 % des locataires et 58 % des propriétaires.

    Les premiers apprécient en effet la flexibilité du service – notamment la possibilité de s'arranger directement avec le propriétaire du véhicule – et la proximité dudit véhicule par rapport à leur domicile. Les seconds mettent en avant des préoccupations environnementales et le souci de rendre service. Quant à l'évolution de l'équipement des ménages en véhicules particuliers, il est trop tôt pour la mesurer. L'impact de ce service récent est en effet encore trop limité.

    L'usage est « polyvalent, mais occasionnel », souligne l'étude, qui estime que c'est seulement quand il aura pris son essor, qu'il permettra, peut-être, à certains usagers de se démotoriser… Le service doit en effet atteindre la masse critique pour assurer une vraie fiabilité, c'est-à-dire donner à l'utilisateur l'assurance de toujours trouver une voiture correspondant à son besoin. En attendant, l'étude relève un lien ténu avec le covoiturage. Ou plus exactement une complémentarité, puisque 20 % des locataires déclarent que depuis leur inscription sur un site d'autopartage entre particuliers, ils ont davantage recours au covoiturage. Peut-être l'amorce d'un cercle vertueux… ?

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  • Après l’attentat du 21 août, Thalys reconnaît des « points de fragilité »

    « Mieux former ses agents à la détection d’attitudes anormales et à la gestion des risques de panique dans des situations de crise extrême et de danger. » Sans faire son mea culpa, mais sans non plus chercher à se disculper, c’est à quoi s’est engagé Thalys le 18 septembre, en conclusion à la publication de son rapport d’enquête sur l’attaque d’un tireur qui, on s’en souvient, a fait deux blessés à bord du train 9364 Amsterdam – Paris, le 21 août.

    Rendre publique, « à chaud, dans des délais aussi courts que possible », cette analyse interne à l’entreprise, c’est l’engagement d’« objectivité » et de « transparence » que l’opérateur avait pris, face à une demande de sûreté accrue de l’opinion dans les transports ferroviaires. Il s’agissait aussi de répondre à la polémique lancée notamment par Jean-Hugues Anglade. L’acteur avait accusé les personnels d’avoir fui en laissant les voyageurs sans protection.

    Thalys va également renforcer la formation de ses conducteurs « aux itinéraires de contournement sur lignes classiques », et « élaborer des scénarios de détournement et d’évacuation ». Le train avait d’ailleurs dû se diriger sur Arras. L’opérateur s’engage à « améliorer ses systèmes de communication entre les personnels de bord et le conducteur pour les situations de crise ». Il annonce un « renforcement de la formation du personnel Thalys non roulant pour assister les clients ». Et enfin « l’affichage des numéros d’appel de signalement des situations anormales à bord en fonction du pays où ils se trouvent ».

    Toutes dispositions qui n’existaient pas, ou n’étaient pas suffisamment en place. Et qui constituaient, reconnaît Thalys, « des points de fragilité ». Même si l’opérateur le rappelle : ses « agents ne sont ni habilités, ni formés, ni équipés pour mener des opérations de police ».

    En préambule de ce rapport, Agnès Ogier, la directrice générale de Thalys, souligne un « événement sans aucun précédent ». Elle prend soin de manifester son empathie à tous ceux qui ont vécu, voyageurs et personnels. Assurant sans distinction de la « considération » et du « respect » de l’entreprise à la fois « certains qui se sont comportés en héros en prenant des risques pour sauver la vie des autres » ; ceux qui « ont tenté de se protéger et de protéger les autres » (comme le contrôleur et les deux membres du personnel de restauration et les trois clients qui se sentant directement menacés et paniqués se sont refugiés dans le fourgon) ; mais aussi à ceux qui « n’ont compris qu’ensuite ce qui venait de se passer ».

    Le rapport de 27 pages met fin aux investigations de Thalys. Laissant désormais l’affaire « exclusivement aux mains de la justice ».

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  • Cheminots marocains : la SNCF condamnée pour discrimination

    La SNCF a été condamnée le 21 septembre devant le Conseil des Prud’hommes de Paris pour discrimination envers plusieurs centaines de « chibanis » marocains. Ceux-ci avaient été embauchés au début des années 1970 comme contractuels et sont aujourd’hui quasiment tous à la retraite. Plus de 800 d’entre eux avaient déposé des recours affirmant avoir été bloqués dans leur carrière et lésés à la retraite. Selon un conseiller prud’homal, la SNCF a été condamnée dans neuf dossiers sur dix. La fourchette des dommages et intérêts va de « 150 000 à 230 000 euros ».

  • 400

    C'est le nombre de trains supplémentaires que demande Valérie Pécresse pour l'Ile-de-France. La candidate Les Républicains au conseil régional d'Ile-de-France demande un « grand coup de neuf sur les RER » dans un entretien au JDD du 20 septembre, qui se traduirait par « l'achat de 700 nouvelles rames de RER et de Transilien d'ici 2021, c'est-à-dire 407 de plus que les 280 déjà prévues ». L'achat des 700 rames reviendrait à 4,5 milliards d'euros, payés en trente ans. Valérie Pécresse, manifestement convaincue par les propositions du Cercle des Transports (voir notre Lettre confidentielle n° 81 du 31 août), demande que les RER B, C et D soient équipés de systèmes de pilotage « semi-automatiques ».

  • Le Bluebus en test à Quimper

    Le Bluebus en test à Quimper

    Dans le cadre de la semaine de la mobilité, Quimper a mis en service un bus électrique gratuit dans son centre-ville… Le Bluebus, une navette électrique de la société Bolloré, a été fabriqué dans l'usine du groupe à Ergué-Gabéric, près de Quimper. Il circulera jusqu'au 19 septembre.
    « L’expérience grandeur nature réalisée cette semaine préfigure la possible création
    d’une ligne sur le territoire de Quimper Communauté dès 2017 »
    , a annoncé André Guénégan, vice-président de Quimper Communauté en charge des transports et de la mobilité.

  • Les Etats-Unis étendent leurs enquêtes à d’autres constructeurs que Volkswagen

    Les Etats-Unis ont étendu à d’autres constructeurs automobiles leurs investigations sur des logiciels intégrés à certains modèles Volkswagen ayant permis de fausser des tests anti-pollution, a indiqué lundi à l’AFP l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
    Le géant allemand Volkswagen est au coeur d’une vaste tempête pour avoir équipé quelque 500.000 véhicules VW et Audi vendus aux Etats-Unis de ces logiciels permettant de dissimuler le niveau réel des émissions de gaz polluants.
    L’affaire révélée le 18 septembre aux Etats-Unis a fait dévisser le titre du groupe en Bourse lundi et suscité de forts remous en Europe, notamment en Allemagne.

  • Un nouveau site de covoiturage européen

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    Le gâteau du covoiturage attise les convoitises. Leader européen sur le secteur, Blablacar se retrouve désormais avec un challenger du nom d'Europe Carpooling. Un comble alors qu'il a racheté en avril dernier son principal concurrent allemand nommé… Carpooling ! La nouvelle plateforme a été lancée à la rentrée. « Loin de n'être qu'une mode passagère, le covoiturage a démontré qu'il est désormais un véritable mode de consommation, voire un mode de vie, totalement assimilé par les utilisateurs, qu'ils soient français ou européens », explique son fondateur, Mehdi Bouretima. Qui s'appuie sur une étude de 60 Millions de consommateurs en octobre 2014 selon laquelle 42 % des français avaient déjà eu recours au covoiturage. Le site – développé en six langues et trois devises (euro, dollar, livre) et avec des catégories comme ladies only, shopping, et aéroport – permet de publier un trajet, d'en rechercher ou de déposer une requête. La réservation est payante et la mise en relation se fait par SMS, mail ou via la messagerie du site. Reste maintenant à faire venir les covoitureurs pour qu'ils s'inscrivent…

  • Plus de 70 villes desservies par les autocars en France

    Plus d’un mois après la libéralisation du transport par autocars, déjà plus de 70 villes sont desservies en France et une trentaine d’autres le seront d’ici la fin de l’année, a déclaré le 21 septembre Emmanuel Macron. On devrait en compter 100 d’ici à la fin de l’année, estime le ministre de l’Economie.

    Selon ses calculs, 700 emplois créés, 250.000 passagers déjà transportés, contre 110.000 sur l’ensemble de 2014. « D’ici fin 2016, un million de voyageurs auront emprunté ces lignes et on aura créé des milliers d’emplois », précise-t-il.