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Auteur/autrice : admin_lvdr
Jean-Yves Le Bouillonnec va succéder à André Santini à la présidence de la SGP
André Santini arrive au terme de son mandat de cinq ans de président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Jean-Yves Le Bouillonnec (64 ans) maire et député PS de Cachan (ville où il est né) devrait lui succéder. L’élection de Jean-Yves Le Bouillonnec doit intervenir ce vendredi 10 juillet lors de la réunion du Conseil de surveillance de la SGP. Actuel président du comité stratégique de la Société du Grand Paris (instance de proposition dans laquelle siègent quelque 120 élus directement concernés par le Grand Paris Express), Jean-Yves Le Bouillonnec a été le premier président du syndicat mixte Paris Métropole (novembre 2008-novembre 2009). Homme de consensus, il s’était inquiété de l’éviction en cours de mandat, en février 2014, d’Etienne Guyot de la présidence du directoire de la SGP, craignant que la nomination de Philippe Yvin, réputé proche de Claude Bartolone, ne politise un sujet consensuel et ne déstabilise une SGP jeune et fragile. Les craintes semblent aplanies au bout de près d’un an et demi de direction de Philippe Yvin.
Dans une allocution, prononcée le 2 juillet à l’occasion de la réunion du Comité stratégique de la SGP, André Santini (74 ans), maire centriste d’Issy-les-Moulineaux, a souligné le rôle majeur des centristes (Christian Blanc, Michel Mercier, Maurice Leroy) dans le projet de Grand Paris Express. S’il a reconnu qu’on pouvait douter du bouclage complet du métro du Grand Paris Express, ou de la réalisation de tout le projet dans le calendrier fixé, il a tiré argument de ces doutes pour une fois encore condamner tout déclinisme ou esprit de renoncement.
Comme en écho à ses propos, lors de la réunion du conseil de surveillance doivent être approuvées deux importantes décisions d’investissement, l’une concernant la ligne 15 Ouest, l’autre la ligne 14 Sud.
F. D.
Intercités : l’indécision jusqu’au bout
Un peu plus de 24 heures avant la conférence de presse au cours de laquelle Alain Vidalies doit annoncer les premières décisions gouvernementales à propos des Intercités, tout n’était pas encore calé. Ce qui est sûr, c’est que le secrétaire d’Etat chargé des Transports doit annoncer ce mardi 7 juillet à 14h30 le nom du préfet coordinateur chargé de prendre son bâton de pèlerin pour faire le tour des régions de France. Un coordinateur dont la mission sera d’autant plus difficile que, dans quelques mois, le périmètre des régions va changer et, sans doute, dans de nombreux cas, la ligne politique de l’exécutif après les élections régionales de décembre.
Mais, à la veille de la conférence, il n’était toujours pas certain que les pouvoirs publics franchissent un cap en annonçant la suppression de quelques dessertes de nuit. Une réunion lundi après-midi à Matignon devrait trancher.
Le sujet est hypersensible et le gouvernement craint par-dessus tout de fâcher les élus alors qu’approchent les élections. La prudence pourrait donc l’emporter au plus haut niveau de l’Etat alors que le ministère des Transports serait plutôt sur une ligne plus offensive. Ses services recommandent de suivre les conclusions du rapport Duron, qui prônent notamment de supprimer les liaisons de nuit vers la Savoie (qui ne sont fréquentées que les week-ends de grands départs l’hiver) et la liaison nocturne Paris – Hendaye (d’autant que les travaux prévus notamment du côté de Toulouse rendront très compliqués les circulations en 2016 et les années suivantes).
Le gouvernement préférera-t-il demander au préfet de mener auparavant une étude d’impact avant de prendre toute décision ? Ce serait reculer pour mieux sauter et traîner encore pendant plusieurs mois de lourdes pertes. Le gouvernement devrait aussi annoncer demain qu’il renforce la gouvernance sur les Intercités en donnant plus de moyens à la DGITM. Il devrait aussi annoncer la mise en place de conventions pluriannuelles avec la SNCF. Enfin, il pourrait donner quelques indications sur le renouvellement du matériel roulant en annonçant une commande d’ici à la fin de l’année.
Coup de chaud à la SNCF
C’était prévisible et cela n’a pas manqué : durant la période de canicule, qui a vraiment démarré pour la SNCF le 2 juillet, les incidents se sont multipliés. Ce jour-là, la température est montée jusqu’à 70 °C sur les caténaires. Sous la chaleur, le risque est élevé que les voies se déforment et que les caténaires se distendent.
« Nous n’avons pas été surpris », affirme Yves Ramette, le directeur général du gestionnaire d'infrastructure ferroviaire d'Ile-de-France, en évoquant ce qui s’est passé en Ile-de-France. « Nous avions prédisposé des équipes aux endroits que nous savons les plus fragiles. Nous connaissons les faiblesses des infrastructures. Nous savions donc exactement ce que nous avions à faire. »
Gare Saint-Lazare, où une caténaire s’est distendue, puis a heurté un pantographe, des équipes avaient été prédisposées, précise Yves Ramette. « les installations ont été rapidement remises en état. » Puis il y a eu des incidents gare du Nord, gare Montparnasse, des feux de talus, un incident à Argenteuil… Selon le responsable des infrastructures ferroviaires en Ile-de-France, il y a eu trois types d’incidents : trois feux de talus (dont un important à Achères), quatre incidents électriques et des ralentissements liés aux mesures de sécurité prises par la SNCF quand la température sur les rails sont très importantes. Les risques dus à la dilatation des rails sont en fait assez sensibles dans les zones où de travaux viennent d’avoir lieu et où – contrairement à l’ancienne procédure – la phase dire de « libération » du nouveau rail n’a pu intervenir dans la nuit suivant la pose.Pour ne pas laisser les voyageurs en rade, « nous avons mobilisé le maximum d’agents pour anticiper. Les agents ont distribué plusieurs centaines de milliers de bouteilles d’eau dans les grandes gares parisiennes et en banlieue. Plus d’une centaine de volontaires étaient présents pour informer les voyageurs, explique pour sa part Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien. Nous avons eu beaucoup de contacts avec EDF, avec les pompiers. La machine a fonctionné à fond. »
De son côté, le président de la SNCF interrogé par BFM a appelé les voyageurs à rester dans les trains bloqués sur les voies, même s'il y fait très chaud, pour ne pas ralentir davantage le trafic avant le redémarrage. Actuellement sept trains sur dix sont climatisés et d'ici « trois, quatre, cinq ans tous les trains TER seront climatisés », a assuré Guillaume Pepy.
M.-H. P.
Le Stif engage enfin la rénovation de la gare de Brétigny
C’est un hasard du calendrier. Deux ans presque jour pour jour après la catastrophe, le Stif va engager les études pour défaire le nœud de Brétigny. Des travaux et un projet qui n’ont rien à voir avec l’accident de juillet 2013. Ce sont 18 millions qui doivent être engagés ce mercredi 8 juillet par le conseil du Stif, sur une liste particulièrement chargée, de décisions portant notamment sur la mise en œuvre des schémas directeurs des RER.
Les études de Brétigny seront payées par la SGP, dans le cadre de l’accord qui lui fait acquitter deux milliards pour les travaux du plan de mobilisation. « Le dossier est relancé », se félicite Marc Pélissier, président de la Fnaut Ile-de-France… qui trouve tout de même qu’on a « progressé bien lentement ».
En effet, le nœud de Brétigny figurait dans les opérations prioritaires du plan de mobilisation d’Ile de France ayant fait l’objet en 2011 d’un accord global Etat-région. L’idée, c’est de créer une vraie gare terminus à Brétigny, où déjà certains trains arrêtent leur parcours. Il faut réaliser un saut-de-mouton, créer un nouveau quai, revoir la signalisation et le poste d’aiguillage.
Après un premier projet trop coûteux qu’il a fallu reprendre, l’affaire semble cette fois bien engagée, même s’il faudra attendre 2021 pour que soit livrée la première phase d’une opération dont le montant global est estimé à 300 millions d’euros.Bataille de chiffres autour du Lyon – Turin
Le tunnel ferroviaire Lyon – Turin devrait recevoir 813,8 millions d’euros de subvention de l’Europe, dans le cadre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), a décidé fin juin la Commission européenne. 813,8 millions, cela représente 41 % du coût total selon le promoteur du tunnel. Une présentation qui a aussitôt fait réagir les opposants, évoquant « un nouveau mensonge ». Selon eux, « il manque plus de 400 millions et la subvention envisagée par la Commission européenne, sans que le Parlement ne soit consulté, correspond à 26,57 % du budget présenté par Lyon Turin Ferroviaire ». D’où leurs conclusions : « Aucune des annonces de Lyon Turin Ferroviaire ne se réalise. »
Pour un porte-parole de Telt (Tunnel euralpin Lyon Turin), le promoteur du projet, Bruxelles devrait verser l’argent en deux temps. C’est une nouveauté par rapport à ce qui était attendu. La raison ? « L’Europe veut contrôler que l’argent est effectivement consommé. »
La Commission a donc décidé de verser des subventions sur une période courant jusqu’en 2019, avec une révision cette année-là. En 2020, les 400 millions d’euros manquants pourraient être versés en fonction de l’avancement du chantier. « Ce n’est pas propre au Lyon – Turin. La plupart des projets ont été recalibrés sur 2014-2019 avec un rattrapage en 2020, explique le porte-parole. Ce qui permettra d’aboutir aux 1,2 milliard d’euros demandés à l’Europe. »
« La contribution européenne couvrira la part principale des travaux, complétée par les financements de la France et de l’Italie, à hauteur de 25 % et de 35 % », explique de son côté Jean-Jack Queyranne, le président du conseil régional de Rhône-Alpes dans un communiqué.
« Nous nous sommes engagés pour mener toutes les activités nécessaires, lancer les marchés et mettre en œuvre les travaux principaux d’ici à 2017 », rappelle de son côté, Mario Virano, le directeur général de Telt.
Au total, pour réaliser la section transfrontalière entre la France et l’Italie, dont le coût est estimé à 8,5 milliards (et dont la réalisation est attendue autour de 2030), l’Europe pourrait apporter 3,5 milliards d’euros selon les promoteurs du projet.
Le Lyon – Turin n’est qu’un des 276 projets retenus fin juin par la Commission européenne dans le cadre du MIE. 700 dossiers lui ont été soumis depuis les premiers appels à propositions au titre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) en septembre 2014. Les choix se sont principalement portés « sur le réseau central du RTE-T [réseau transeuropéen de transport] », a expliqué l’institution européenne qui propose de les subventionner à hauteur de 13,1 milliards d’euros pour la période 2016-2020. Plus d’1,7 milliard d’euros doivent revenir à des projets français. Ce qui fait de notre pays « le premier bénéficiaire », s’est aussitôt réjoui Matignon.
Le Gart et Agir vont recenser les besoins en matériel roulant des collectivités
Le Groupement des autorités responsables des transports et Agir (Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public) ont signé le 24 juin, lors des journées Agir à Périgueux, un accord de partenariat pour recueillir les besoins en matériel roulant des collectivités. Arnaud Rabier, le secrétaire général d’Agir, a expliqué à VR&Tquel est son objectif.
« C’est un accord exceptionnel qui sera structurant pour la profession. Nous avons conclu un accord avec le Gart pour faire un recensement des besoins des collectivités en matériel, à court et moyen terme. Cela nous permettra d’aller voir les constructeurs en leur disant : voilà, nous savons que la demande de véhicules des collectivités porte sur tel volume, et d’obtenir en retour des prix et des délais. Quand une collectivité fait cette démarche seule, elle s’entend répondre :« Quel volume ? » En réalisant ce recensement (nous nous donnons jusqu’au début 2016), nous allons permettre aux collectivités de prendre la main pour faire avancer la filière.
Ensuite, elles pourront sur cette base lancer des commandes, non pas groupées, mais simultanées. Des commandes simultanées rendent en effet possible la personnalisation des véhicules (nombre de places, type de fauteuil, signalétique…) qui doivent s’intégrer aux flottes de chaque collectivité.
En demandant aux collectivités d’acheter des véhicules propres [50 % des achats devront être constitués de véhicules à faibles émissions en 2020, 100 % en 2025 pour les flottes comptant plus de 20 véhicules de transport public, NDLR], le gouvernement veut imposer de nouvelles dépenses aux collectivités alors que dans le même temps, il baisse les dotations. Il va peut-être limiter l’assiette du versement transport et il ne prend pas en considération les capacités des constructeurs. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un message fort au gouvernement en lui disant : regardez, avec le Gart, nous sommes en train de nous organiser dans le cadre de la filière pour évaluer nos besoins. Les industriels doivent aussi entendre notre message. Nous leur disons : c’est maintenant qu’il faut bouger ! Sinon, seuls les constructeurs asiatiques pourront répondre à la demande. »
Propos recueillis par M.-H. P.
L’entretien avec Arnaud Rabier sera publié dans son intégralité dans le prochain numéro deVille, Rail & Transports.
Bruxelles va adapter les règles d’indemnisation des passagers en cas de retard
Les règles européennes d’indemnisation des passagers ferroviaires en cas de retard des trains seront adaptées pour mettre le secteur sur un pied d’égalité avec les autres modes de transport. La Commission européenne permettra aux entreprises ferroviaires de tenir compte de la « force majeure » (intempéries, inondations…) pour ne pas indemniser financièrement les passagers victimes de retards importants. Selon le règlement 1371/2007 de l’UE, les entreprises ferroviaires sont tenues de verser aux passagers un montant équivalent à minimum 25 % du prix du billet lors d’un retard à l’arrivée compris entre 60 et 119 minutes, et à 50 % du prix du billet dès que le retard atteint 2 heures. Mais pour l’heure, le rail est le seul mode de transport pour lequel la force majeure n’entre pas en ligne de compte pour « dédouaner » le transporteur de ses obligations. Ce que n’a cessé de dénoncer l’association qui représente le secteur auprès des institutions européennes, la CER (Communauté européenne du rail). Logiquement, celle-ci se réjouit de l’annonce de la Commission, « d’une importance cruciale pour rétablir une concurrence loyale avec les autres modes de transport ».
Isabelle SMETSCroissance Rail entre au capital de Texelis
C’est la deuxième opération de Croissance Rail, ce fonds d'investissement chargé de soutenir le développement de la filière industrielle française
Croissance Rail a signé tout à l’heure un accord avec la société Texelis pour participer, aux côtés de ses actionnaires, à une augmentation de capital de 4,5 millions d’euros.
« En renforçant ses fonds propres, Texelis pourra accroître ses capacités industrielles et développer les nouveaux marchés mondiaux sur lesquels elle dispose d’importants gisements de croissance », expliquent Croissance Rail et Texelis qui se présente comme un leader mondial des ponts et chaînes cinématiques pour les domaines ferroviaire et militaire.
« Dans le domaine ferroviaire, Texelis fournit les ponts de tous les métros pneus, notamment outre-Atlantique, à l’instar de ceux de Montréal, Mexico et Santiago du Chili, ainsi qu’en Europe pour ceux de Paris, Marseille et Lausanne, et ce en coopération avec Alstom et Bombardier. Texelis est également un équipementier stratégique des constructeurs de tramways, tel Alstom pour le Citadis », explique la société basée à Limoges, qui réalise un chiffre d’affaires de près de 50 millions d’euros et emploie 270 personnes.
« Après quelques années de transformation profonde depuis la sortie du groupe Renault Trucks, cette opération donne à Texelis une manoeuvrabilité financière afin de soutenir une croissance forte au cours des prochaines années, tirée par un essor important des nouveaux marchés à l’international (Moyen-Orient, Amérique du Nord, Asie », souligne de son côté Charles-Antoine de Barbuat, le directeur général de Texelis.
Lancé en 2013, Croissance Rail est doté de 40 millions d’euros, dont 10 millions venant de la banque publique d’investissement, 14 millions d’Alstom, 6 millions de Bombardier, 7 millions de la SNCF et 3 millions de la RATP. Le fonds a déjà participé en début d’année à la recapitalisation de Compin, à hauteur de 4 millions sur les 10 millions apportés.
Marie-Hélène Poingt

Chine : des trains à grande vitesse aux normes made in China
Le 1er juillet, le premier train à grande vitesse chinois « China standard », aux normes 100 % chinoises a commencé ses tests à Pékin. Il est destiné à remplacer tous les modèles étrangers en circulation dans ce pays qui compte un réseau ferroviaire à grande vitesse de plus de 11 000 km (source UIC – septembre 2014). Il s'est appuyé sur une technologie étrangère : Alstom (série CRH5), Bombardier (séries CRH1 et CRH380D), Kawasaki (séries CRH2 et CRH380A), et Siemens (séries CRH3, CRH380B, et CRH380C).
L'opération de remplacement du matériel a pour objectif de réduire les coûts de production, d'exploitation et de maintenance. « Le nouveau train à grande vitesse a été développé sur la base de nos propres normes et technologies et est conçu pour être mieux adapté à l'environnement et aux intérêts ferroviaires de la Chine », souligne He Huawu, professeur de l'Académie chinoise d'ingénierie et ingénieur en chef de China Railway Corp.
Les nouveaux trains, le CRH-0207, conçu et fabriqué par CSR Qingdao Sifang Locomotive, et le CRH-0503, par CNR Changchun Railway, devraient entrer progressivement en service commercial. Les deux prototypes effectueront des marches d'essais sur le tronçon Taiyuan – Yuanping (ligne à grande vitesse Datong – Xi’an) au cours des deux prochains mois avec une vitesse commerciale de 350 km/h et des pointes de vitesse à 400 km/h.Le service UberPop suspendu en France
Uber a décidé de suspendre en France son service controversé UberPop, qui a valu à deux de ses dirigeants un renvoi en correctionnelle dans la foulée d'un mouvement de colère des taxis, a dévoilé Grégoire Kopp, directeur de la communication d'Uber France, dans un entretien au journal Le Monde.