Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    SNCF Immobilier, la nouvelle branche du groupe SNCF, a décidé d’ouvrir 16 sites (5 en Ile-de-France et 11 ailleurs en France) à des manifestations culturelles et artistiques.

    « Nous les proposons, dans leur état, à tout porteur de projet pour en faire des lieux de créations pendant une durée de six mois maximum », explique Sophie Boissard, la directrice général de SNCF Immobilier « Nous voulons en effet que, sur un même site, plusieurs projets puissent voir le jour », précise-t-elle. Des projets éphémères (expositions, concerts ou  autres activités) puisque certains sites doivent être transformés à l’avenir, par exemple à l’occasion d’une restructuration urbaine. En attendant, ces bâtiments, viaducs, bagageries et autres cathédrales du rail (par exemple les cathédrales ferroviaires de Seine-Saint-Denis) désaffectés peuvent connaître une nouvelle vie.

    La SNCF a lancé le 5 mai un appel à manifestation d’intérêt. Un site dédié a été lancé (www.sitesartistiques.sncf.com), qui décrit les procédures de dépôt de dossier, les sites retenus et permet de s’inscrire à des visites de sites qui auront lieu en mai, juin et juillet. Les dossiers de candidature doivent être déposés avant le 27 septembre. Un comité de sélection, constitué de personnalités qualifiées dans le domaine de l’art (Dominique Alba, directrice générale de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, Henri Jobbé-Duval, commissaire général de Révélations -salon des métiers d’art et de la création-, Hortense Archambault, directrice de la maison de la culture de Seine-Saint-Denis, et Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture), évaluera les dossiers avant de trancher en décembre prochain. « Quatre critères seront pris en compte dans nos choix : la qualité du projet, sa capacité à intéresser un large public, la faisabilité technique et le financement du projet », ajoute Sophie Boissard.

    La difficulté la plus grande à surmonter pour les candidats résidera certainement dans le financement des projets. La SNCF n’entend pas y participer. Or, les sites ferroviaires retenus ne sont en général pas prévus pour recevoir du public. Les artistes devront donc mettre la main à la poche ou trouver un moyen pour financer les éventuels travaux de mise en état du site et la réalisation du projet lui-même.

    MHP

  • Amiens Métropole expérimente le bus à recharge rapide

    Amiens Métropole expérimente le bus à recharge rapide

    Amiens Métropole a annoncé mi-avril être en phase de négociation avec Siemens France pour tester deux prototypes du Beebus, un bus articulé non polluant, silencieux et 100% électrique…  

    à recharge rapide en station (eBRT). Ce projet BeeBus devrait être lancé en 2016.


    « Deux bus articulés 100% électriques devraient circuler entre la place du maréchal Joffre et la future zone Frey à Amiens nord, soit un itinéraire de 6,5 km », explique Amiens Métropole dans un communiqué.. « En corrélation avec le cahier des charges de Siemens France, le choix du développement par Amiens Métropole des trois futures lignes du Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) avec pour objectif la transition vers des transports à alimentation totalement électrique, a constitué un facteur déterminant »,

  • Projet de monorail en Egypte

    Projet de monorail en Egypte

    Selon la presse canadienne, Bombardier en partenariat avec Orascom Construction finaliserait un contrat de 1, 35 milliard d'euros avec le gouvernement … … égyptien afin de construire un monorail près du Caire.

    D'une longueur de 52 km, le métro aérien devrait relier le Caire à des quartiers périphériques. Le projet devrait être réalisé en 2018.

  • Ile-de-France – Deuxième levée d’option pour le Francilien

    Le 6 mai, Bombardier Transport a annoncé que la SNCF avait levé une option portant sur 19 automotrices électriques Francilien. Faisant suite à la première tranche ferme de 172 trains (2006) et à une première option, de 22 trains (2014), cette nouvelle option, entièrement financée par le STIF, s’élève à environ 127 millions d’euros. Désormais, un total de 213 Francilien ont été commandés sur un maximum de 372 dans le cadre du contrat initial.

    Ces 19 trains supplémentaires, qui doivent être livrés de la fin 2016 à la mi-2017, seront déployés sur l’axe Versailles Rive Droite de la ligne L, sur le réseau Transilien Saint-Lazare.

    Selon la SNCF, citée par Bombardier, neuf voyageurs sur dix sont satisfaits du service de la ligne H du Transilien, « grâce à l’amélioration des conditions de transport, de la régularité, de l’information et du confort à bord ». Aujourd’hui, la ligne H, la première a avoir été équipée du Francilien, affiche un taux de ponctualité de plus de 95 %, « le meilleur score du réseau SNCF Transilien », selon le bulletin de ponctualité du STIF de janvier 2015, également cité par Bombardier.

  • CAF remporte un nouveau marché avec le Civity

    CAF remporte un nouveau marché avec le Civity

    Les chemins de fer néerlandais (NS) viennent de signer un  contrat de 500 M € pour la fourniture de 118  trains de banlieue de la gamme Civity. Les nouvelles rames électriques circuleront … .. en configurations de deux, quatre et six voitures sur les services “Sprinter” du réseau hollandais.

    C'est l'Agence Avant Première qui signe le design des nouveaux trains pour l'opérateur NS. La gamme Civity a déjà été commercialisée en Italie, Albanie, Slovénie et Lettonie.

    La mise en service des premiers trains est prévue pour 2018

  • Douze blessés dans une collision de métro à Mexico

    Douze personnes ont été légèrement blessées le 4 mai lorsque deux rames du métro de Mexico se sont heurtées à la station Oceania, qui précède l’arrivée à l’aéroport international de la capitale mexicaine. Tous les passagers ont été évacués, a indiqué la direction du métro, sans fournir d’indications sur les causes de l’accident.

  • Location de voiture entre particuliers. Drivy rachète Livop

     

    La société française Drivy, qui revendique la première place du secteur de la location de voitures entre particuliers, a annoncé le 5 mai l'acquisition d'un de ses concurrents, Livop, avec l'objectif de faciliter la location en self-service. La location de voitures via Livop s'effectuait grâce à des boîtiers électroniques permettant l'ouverture des voitures avec un téléphone mobile, une technologie qui continuera à être testée par Drivy "pour optimiser la flexibilité des locations", a précisé l'entreprise dans un communiqué.

    Le fondateur de Livop, Kieran Connolly, rejoint par ailleurs Drivy en tant que directeur des opérations. Son entreprise comptait 6000 membres et 1000 voitures, qui s'ajoutent aux 500 000 membres et 26 000 voitures gérées par Drivy en France et en Allemagne. Fondé en 2010, Drivy a surfé sur le succès des nouvelles mobilités grâce au développement des applications pour smartphone et affirme détenir 1 % du marché total de la location de voitures en France. La société dirigée par Paulin Dementhon avait déjà annoncé le 1er avril le rachat d'un de ses concurrents, Buzzcar, et doublé son tour de table à 16 millions d'euros.

  • L’ex-n° 2 de Renault entre au capital de Moviken

    C’est de manière neutre, une entrée au capital, que Moviken, la société spécialisée dans l’information voyageurs et le numérique, annonce, le 22 avril,  l’arrivée de Patrick Pélata, l’ex-numéro 2 de Renault, aujourd’hui installé dans la Silicon Valley suite à l’affaire des vrais-faux espions chez le constructeur automobile. Que vient donc faire l’actuel vice-président de Salesforce, entreprise californienne spécialisée dans le cloud-computing, dans le capital de cette PME ? C’est « un signe fort de notre volonté d’aller de l’avant et de continuer à saisir les opportunités comme nous le faisons depuis douze ans, avec des innovations qui ont déjà contribué à transformer le vécu des transports publics », nous assure Jean-Claude Degand, le PDG de Moviken.

    Car « Patrick Pélata est aujourd'hui très impliqué dans la transformation de l'expérience automobile, en particulier avec les voitures connectées depuis sa base de San Francisco. Qu’il s’agisse de la voiture ou des transports connectés, c’est bien la même révolution numérique qui bouleverse la façon de se déplacer avec un champ d’innovation qui n’a jamais été aussi large. »

    Plus prosaïquement, l’investissement tombe à pic, alors que Moviken-SLE (société anonyme par action simplifiée à associé unique au capital de 1 million d'euros), la filiale des Alpes-Maritimes, rachetée en décembre 2009 et qui réalise un bon tiers de l’activité du groupe Moviken est en cessation de paiement. Le tribunal de commerce a prononcé sa mise en redressement judiciaire le 30 mars dernier. Peu probable qu’il s’agisse d’un hasard du calendrier…

    Saine gestion de chef d’entreprise, rétorque Jean-Claude Degand, qui prétend que les deux événements ne sont pas liés. « Vu la manière dont le groupe Moviken s’est constitué, par rachats successifs – SLE puis Chromateam en 2012 – il faut faire vivre l’ensemble avec une logique de groupe. Ça implique des mesures de rationalisation de l’organisation et des coûts »,justifie le PDG, qui reconnaît qu’il y aura quelques licenciements à Sophia-Antipolis, dans le cadre « d’une restructuration interne d’ampleur ». Le groupe compte aujourd'hui une petite cinquantaine de salariés.

    Il faut dire que le business n’est pas toujours florissant, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 39 % l'an passé. Pour le produit phare d’info-voyageurs embarquée, Navibus, Moviken a eu plusieurs contrats récents pour les BHNS de Lens et de Douai, le tram de Strasbourg, les bus de Pointe-à-Pitre ou encore les liaisons maritimes de Dubaï. Côté centrales de mobilité, les affaires semblent un peu plus compliquées : celle de Haute-Savoie, Mobicime, remportée à l’été 2013 n'est opérationnelle que depuis quelques jours ; quant à Motilib.fr, celle de Franche-Comté lancée en 2010, elle ne fonctionne plus du tout…  Résultats de la recherche d'itinéraire pas toujours pertinents, faible nombre de connexions etc., d'après les élus francomtois, elle n'a pas répondu aux attentes. Ils ont préféré arrêter les frais – près de 500 000 € – à l'échéance du contrat de 4 ans.

    Toujours est-il que l’ami de longue date prendra 6 % du capital pour un montant que l’entreprise souhaite garder confidentiel, mais qui est « significatif sachant que la valorisation de Moviken à la bourse de Paris est d’environ 15 millions d’euros. »Entre 2011 et 2014, Moviken avait déjà augmenté son capital en s’ouvrant aux investisseurs individuels. Si bien que son capital se répartit aujourd’hui ainsi : Jean-Claude Degand 65 %, petits porteurs (environ 3,5 millions d’actionnaires) 28 %, Patrick Pélata 6 % et bloc fondateur 1 %.

    Il est vrai aussi que le secteur du numérique est toujours gourmand en investissements et autres levées de fonds. Et Patrick Pélata n’est-il pas l’artisan du redressement de Nissan ? Il a en outre lancé le programme véhicule électrique et s’intéresse maintenant chez Salesforce à la voiture connectée. Enfin, son implantation au cœur de la Silicon Valley est un autre argument de poids aux yeux du patron de Moviken, qui espère que son nouvel actionnaire « s’implique dans la réflexion stratégique ».

    En utilisant les méthodes industrielles éprouvées, le patron espère réussir à faire baisser les coûts de ses produits – centrale de mobilité, information voyageur avec Navibus, SAEIV et table interactive – jusqu’ici fabriqués en petites séries. Mais Jean-Claude Degand estime enfin, préparer ainsi de nouveaux tours de table. Car dans un monde qui fait sa révolution tous les six mois, il faut aller très vite. Rappelant que Blablacar a levé 70 millions d’euros, Moovit, plus récemment, 50 millions, le PDG commente : « il faut qu’on accélère… »

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  • Le gouvernement recule sur l’Autoroute ferroviaire Atlantique

    Nouvelle reculade? Ou décision sage pour tous les pourfendeurs de l’autoroute ferroviaire, ce système qui

    permet de faire monter des camions sur des trains ? Le gouvernement a annoncé que l’autoroute ferroviaire Atlantique ne se fera pas. Ou du moins pas dans la forme qui était prévue jusqu’à présent. Le secrétaire d’Etat Alain Vidalies a en effet indiqué le 30 avril à la radio France Bleu Gascogne, que « l’Etat ne va pas signer ce contrat ».

    Un contrat annoncé il y a un peu plus d’un an par son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, qui souhaitait confier une délégation de service public à VIIA Atlantique (la marque regroupant les activités d’autoroutes ferroviaires de SNCF Geodis) pour exploiter à partir du début 2016 cette autoroute ferroviaire entre la plate-forme de Dourges (Pas-de-Calais) et le terminal de Tarnos (Landes). VIIA Atlantique se serait vu confier la réalisation des deux terminaux et l’exploitation du service pour 15 ans. Le service devait offrir quatre allers-retours quotidiens, soit une capacité de 480 poids lourds par jour. 300 millions d’euros devaient aussi être investis par l’ex-Réseau ferré de France (aujourd’hui SNCF Réseau) dans des travaux sur les infrastructures, dont la mise à gabarit des voies sur l’ensemble du parcours, permettant d’accueillir des trains de plus de 1 000 mètres de long.

    Désormais l’Etat constate « qu’il y avait des conséquences pour les populations, que ce projet n’était pas financièrement équilibré, qu’il y avait un gros risque pour l’Etat ». Et Alain Vidalies d’ajouter : « Le gouvernement considère que l’idée était bonne mais le site [pour le terminal principal, ndlr] était très mal choisi, avec une fragilité juridique du dossier très importante, à savoir la question d’impact sur la population qui n’a pas été suffisamment étudiée par l’enquête publique. »

    Pour la société alsacienne Lohr, cette décision pourrait également être lourde de conséquences. La commande de wagons destinés à l’autoroute ferroviaire devait lui redonner un bol d’oxygène (lire aussi notre article Un mauvais coup pour Lohr). « Nous restons attentifs à la situation de Lohr […]. Nous les tiendrons informés pour trouver une solution alternative », a assuré Alain Vidalies.

    Le gouvernement affirme toutefois que le projet n’est pas abandonné : « Notre objectif est de trouver un autre site (pour le terminal), en priorité en engageant immédiatement des pourparlers avec les autorités espagnoles puisqu’il est apparu qu’il existe un projet similaire à Vitoria. » Alain Vidalies doit rencontrer son homologue espagnole Ana Pastor, « pour débattre avec elle de ce projet et de son calendrier ».

    Interrogé par VR&T, Thierry Le Guillou, le président de VIIA Atlantique, se dit « déçu », mais « comprend les motivations ». Rappelant que « le projet a été décalé de plusieurs années », il explique « qu’en plus des problèmes locaux de circulation dans le secteur de Tarnos, la quantité de travaux déjà effectués sur l’infrastructure rendait de plus en plus difficile des travaux supplémentaires pour réaliser l’autoroute ferroviaire ».

    En revanche du côté des écologistes, le ton est sévère. « Alors que le gouvernement se targue de l’exemplarité de la France à quelques mois de la (conférence climat) COP21, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie doit absolument revenir sur cette décision pour honorer ses engagements et faire du report modal vers le transport ferroviaire une priorité », estime dans un communiqué Lorelei Limousin, la responsable des politiques transports climat du Réseau action climat France.

    De même la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut) affirme que « le gouvernement fait passer les intérêts du lobby routier avant ceux de la population ».

    Pour Philippe Mangeard, cofondateur de la société Modalohr SAS, ce recul gouvernemental s’explique aussi par le coût du projet. Car il repose sur « une seule proposition faite par une filiale de la SNCF, VIIA (ex-Lorry-Rail), du fait d’un choix surprenant de l’administration de faire une DSP alors que nous avions précédemment montré la possibilité de réaliser une solution privée beaucoup moins coûteuse sur l’axe Perpignan – Luxembourg ». Selon lui, « on peut proposer une solution rentable avec un investissement au moins cinq fois inférieur, mais j’ai été poussé dehors par l’industriel Lohr et la SNCF voulant apparemment proposer un très gros budget ».

    Rappelons que cette concession de service public avait aussi été critiquée en juillet dernier par l’Araf, le gendarme du rail. Pierre Cardo, son président, avait alors expliqué que « l’introduction d’un service subventionné par le biais d’une concession de service public, fait peser un risque de concurrence inéquitable pour les opérateurs ferroviaires exploitant d’autres dessertes, notamment de transport combiné ». Plus précisément, « il risque de rendre difficile l’accès au réseau des autres opérateurs, au niveau de la qualité et de la quantité des sillons, du fait du niveau de saturation sur certains points de l’axe atlantique ». D’où des risques de conflits de circulation.

    Par ailleurs, Pierre Cardo pointait le risque financier du projet « peu compatible avec le fait que RFF doit réduire sa dette ». Il estimait que le dossier était totalement à revoir. Sur ce point-là au moins, il a été entendu.

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  • Eurostar lance une liaison vers Lyon, Avignon et Marseille

     

    Une liaison directe permanente entre Londres et Lyon, Avignon et Marseille a été lancée le 29 avril par la compagnie ferroviaire qui relie déjà la capitale britannique à Paris, Bruxelles, Lille, Genève et aux Alpes suisses et françaises. "Ce nouveau service direct permettra de rejoindre facilement le centre de la capitale britannique depuis la gare de Lyon Part-Dieu en 04H41, la gare d'Avignon TGV en 05H49 et la gare de Marseille Saint-Charles en 06H27", indique Eurostar dans un communiqué. La compagnie ferroviaire annonce "jusqu'à cinq services par semaine en pleine saison", et entre un et trois services le reste de l'année.