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Auteur/autrice : admin_lvdr

Ville intelligente. Issy-les-Moulineaux veut utiliser le cloud pour aider la mobilité urbaine
Pionnière dans l’utilisation des technologies de l’information, la ville d’Issy-les-Moulineaux se veut un laboratoire des nouveaux usages du numérique au service de la population et du développement économique. Via sa Sem IssyMédia, elle participe à un nouveau projet co-financé par la Commission européenne : ECIM[i] (European Cloud Marketplace for Intelligent Mobility), qui prévoit d’utiliser le cloud pour permettre aux villes et aux entreprises de développer, déployer ou vendre des applications de mobilité urbaine.
Grâce à ECIM, les innovateurs pourront tirer parti d'une « place de marché » en ligne pour y associer leurs propres applications répondant aux défis de mobilité que rencontrent les villes : des embouteillages aux problèmes d'accessibilité en passant par la pollution. Ils pourront aussi utiliser un catalogue de services pour créer de nouvelles solutions pour par exemple permettre de se déplacer plus facilement dans une ville encombrée en choisissant le moyen de transport le plus efficace à l’instant t, en recevant des mises à jour sur le trafic, en orientant les automobilistes vers les places de stationnement libres, en estimant le temps de trajet à l'avance et en guidant jusqu’à la destination grâce à un smartphone.
[1]ECIM rassemble 14 partenaires dont un éventail de PME innovantes européennes travaillant sur la mobilité telles que BePark, PayByPhone, CEN Group, et Mobile-For, originaires de 6 pays – Belgique, Royaume-Uni, France, Luxembourg, Grèce et Espagne.
Lorraine. La SNCF propose d’abaisser sa facture de 10 millions d’euros
Après avoir rencontré au début de l’année Guillaume Pepy, le président de la SNCF, et Alain Le Vern, le nouveau directeur général Régions et Intercités, pour leur demander des explications sur les frais engendrés par le TER (voir Lettre confidentielle n°5), Jean-Pierre Masseret, le président de la région Lorraine (PS), et Patrick Hatzig, le vice-président délégué aux actions régionales relevant de la mobilité (PC), se sont vu proposer une « baisse substantielle » de la facture.
« Dans le cadre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage, nous avons d’abord demandé à la CFTA [filiale de Transdev, ndlr] et SMA [cabinet d’expertise suisse, ndlr] de nous dire, en partant d’une feuille blanche, combien nous coûterait le TER s’ils l’exploitaient dans les mêmes conditions que la SNCF, c’est-à-dire avec des cheminots au statut et travaillant sous le règlement RH0077 », rappelle Patrick Hatzig. Conclusion de l’étude : le montant serait allégé d’une quinzaine de millions d’euros comparé à celui de la facture annuelle présentée par la SNCF. Une différence qui s’explique principalement par l’organisation des roulements des rames.
« Quand nous avons voulu confronter ce travail aux coûts de la SNCF, ses dirigeants nous ont expliqué que c’était impossible, que nous devrions dépouiller 2 m3 de documents… Ils ont tout de suite préféré arriver à une sorte de transaction qui remettrait les compteurs à zéro », raconte l’élu régional.
Selon une source proche du dossier, la SNCF aurait proposé un rabais de 10 millions d’euros la première année, 12 millions d’euros la seconde et 14 millions la troisième. Des chiffres que ne dément pas Patrick Hatzig. En tout cas suffisamment attractifs pour que la région décide, selon lui, de « ne pas aller au conflit ».
Alain Le Vern avance d'autres chiffres et d'autres explications : « Les relations se sont exacerbées en Lorraine. Nous avons travaillé sur la facture 2013 et sommes arrivés à une facture inférieure de 2,5 millions d’euros en fin d’année par rapport au chiffre initial. Pour 2014, la facture a été stabilisée. »
Aujourd’hui, reconnaît Patrick Hatzig, « nous n’avons toujours rien signé et ne voyons rien venir. La SNCF se fait tirer l’oreille pour que nous puissions enfin conclure ».
Echaudée, la région a décidé de prendre les choses en main pour son prochain rendez-vous ferroviaire : le cadencement de ses TER prévu en avril 2016. « En Lorraine, le cadencement ne sera pas fait par la SNCF… mais en collaboration avec elle, annonce Patrick Hatzig. C’est nous qui allons mettre en place nos roulements ». Dans ce but, la Lorraine se fait encore accompagner par CFTA et SMA, comme convenu dans le cahier des charges de leur mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage. « Nous avons presque terminé le travail. Nous allons discuter avec toutes les autorités organisatrices pour en discuter avec elles. Nous allons aussi rencontrer nos comités de dessertes. Avec une deadline, mi-juin, pour remettre notre travail à RFF », précise le conseiller régional qui résume en une phrase le reproche fait à la SNCF par la Lorraine : avoir surdimensionné les moyens pour réaliser le service demandé. Elle affirme vouloir continuer à travailler avec la SNCF mais « celle-ci doit s’en donner les moyens ». Avec en ligne de mire une échéance : le contrat TER actuel arrive à échéance fin 2016.
Deux consortiums candidats pour le tram de Liège
La Société régionale wallonne du transport (SRWT) a fait ses choix :… elle a annoncé que deux consortiums avaient été retenus pour remettre, le 15 septembre, leur offre de construction du futur tramway de Liège : LegiaExpress (Vinci Concessions, Compagnie d’Entreprises CFE, Bombardier et Meridiam Infrastructure Finance II) et MobiLiège (Alstom, BAM PPP PGGM Infrastructure Coöperatie, DG Infra+ et SRIW Environnement). Une indemnité de 1,2 million d’euros sera versée au consortium éliminé Tramardent (Caf et Colas) pour l’établissement de son dossier. Un quatrième candidat, Mobilîdje (Siemens et Besix), avait déjà jeté l’éponge l’été dernier.
D’une longueur de 11 km pour 21 arrêts, la ligne nord-sud du tram liégeois doit ouvrir en 2017, avec un parc de 19 trams de 45 m de long et de 2,65 m de large.
Le Grand Paris sans tête
Pas de secrétaire d’Etat au Grand Paris. Dans une logique de gouvernement resserré, ce n’est pas surprenant. D’ailleurs il n’y en avait pas dans le précédent gouvernement. Mais on s’attendait à la nomination d’un délégué interministériel ou d’un haut-commissaire, qui n’est pas intervenue. Les hauts fonctionnaires qui ont publié le 7 avril dans L’Express une tribune demandant la nomination d’un secrétaire d’Etat afin de relancer la mécanique du Grand Paris doivent être fort déçus. On garde une gestion assez éparse du dossier. L'essentiel était jusqu’à présent « logé » chez Cécile Duflot – dossier dont elle ne s’est d’ailleurs jamais vraiment emparée. Il va rester géré par Sylvia Pinel, nouvelle ministre du Logement et de l’Egalité des territoires. C’est pour traiter ce volet qu’a été nommé à son cabinet un conseiller Grand Paris : Maxime des Gayets, 35 ans, auparavant directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon à la région (2010-2013), puis conseiller spécial de François Lamy, ministre de la Ville. Ségolène Royal, au titre du Développement durable, un des ministères de tutelle de la SGP, aura son mot à dire. La naissance de la métropole sera suivie chez Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, qui s’apprête à signer dans les prochains jours le décret sur la préfiguration de Métropole du Grand Paris (MGP). On n’oubliera pas le préfet de région, Jean Daubigny, qui assure déjà la coordination de divers aspects du Grand Paris, notamment en ce qui concerne la préfiguration de la métropole ou les Contrats de développement territorial.
A la Mairie de Paris, Jean-Louis Missika, 63 ans, qui a codirigé la campagne d’Anne Hidalgo, a été nommé adjoint à la maire, chargé de l’Urbanisme, de l’Architecture, des Projets du Grand Paris. Aurélien Rousseau devient, lui, secrétaire général adjoint de la Ville de Paris. Il a notamment été, de 2001 à 2005 directeur de cabinet de Pierre Mansat, adjoint au maire chargé des collectivités territoriales d’Ile-de-France, et directeur adjoint de cabinet de Bertrand Delanoë, maire de Paris. Il pilotera les évolutions liées à la mise en place de la MGP.
Alain Le Vern, nouveau Monsieur antifraude à la SNCF
En plus d’être devenu le 1er décembre directeur général Régions et Intercités à la SNCF, après avoir démissionné de son mandat de président socialiste du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern vient aussi de coiffer la casquette de Monsieur antifraude SNCF au niveau national. « Je vais faire toute une série de propositions dans les semaines qui viennent pour mettre fin à ce qui s’appelle du vol : la fraude représente un manque à gagner de 300 millions d’euros pour la SNCF », indique Alain Le Vern. Un chiffre, selon lui, « sous-évalué » et qui pourrait permettre d’acheter « 20 trains par an », ajoute-t-il. « C’est intolérable ! »
Parmi les pistes envisagées, la SNCF pourrait raccourcir la durée de validité des billets, actuellement de deux mois, à 7 jours « pour commencer ». Le but est d’empêcher les voyageurs qui pourraient être tentés d’utiliser plusieurs fois un même billet non composté, une pratique courante, selon la SNCF. Cette idée n’a pas les faveurs de la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports), qui estime que le déplacement en train doit rester souple.
Le montant de l’amende pourrait également être augmenté (Alain Le Vern a indiqué au Parisien qu’il songeait à un montant dépassant les 100 euros) tandis que le dispositif de recouvrement des amendes sera amélioré (actuellement un PV sur 10 serait effectivement acquitté).
Enfin l’ « accueil-embarquement » devrait être généralisé à chaque fois que cela sera possible. Le nouveau dispositif antifraude devrait être annoncé à la rentrée. Le but est de faire reculer le niveau de la fraude de 35 % d’ici à 2020.
Turquie. Appel d’offres pour dix trains à grande vitesse
A petites touches, les Chemins de fer turcs (TCDD) se constituent un parc de trains à grande vitesse au fur et à mesure de l’ouverture des nouveaux tronçons de lignes nouvelles. Après 12 rames de six voitures Caf dérivées du S-120 espagnol, en service à 250 km/h depuis 2009, puis sept rames Velaro TR aptes à 300 km/h commandées à Siemens en juillet dernier, les TCDD ont émis un appel d’offres portant sur dix rames à grande vitesse supplémentaires. Ces offres, qui devront être remises le 9 mai, ne seront pas les dernières pour le réseau turc. En effet, ce sont à terme au moins 90 trains à grande vitesse que les TCDD comptent exploiter, une fois que les trois lignes nouvelles actuellement en construction seront en service. Une part importante de ce futur parc devrait être conçue et construite par l’industrie locale, dans le cadre d’un projet de « train national » apte à 250 km/h.
Le métro de Madrid étend son emprise à Lima
Le métro de Lima au Pérou devient une véritable mine d'or… pour les entreprises espagnoles : un contrat annexe vient d'être conclu avec le métro de Madrid concernant la ligne 2 du métro de Lima. Pour 20 millions d'euros, il sera consultant des autorités péruviennes pendant dix ans, d'abord pour le design et la construction, puis pour la gestion du trafic et la maintenance. Le 28 mars dernier, la construction et l'exploitation de ce nouvel axe ont été adjugées pour 3,9 milliards d'euros à un consortium italo-ibérique.
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C’est le nombre de véhicules à hydrogène que le conseil général de la Manche souhaiterait déployer sur son territoire dans le cadre du renouvellement de la flotte des collectivités locales Une décision prise fin février en session plénière, selon un porte-parole départemental. Le 10 avril, lors du salon Thetis à Cherbourg, le conseil général a précisé qu’il souhaitait se doter d’une dizaine de véhicules fonctionnant à l’hydrogène, ainsi que de cinq bus pour le réseau de la communauté urbaine de Cherbourg.
Pour produire cette énergie, trois stations à hydrogène seront implantées dans le département, deux à Cherbourg, une à Saint-Lô. Enfin, en partenariat avec DCNS, le lancement d'un bateau de pêche consommant de l'hydrogène est à l'étude.
« L’excédent de l’électricité produite peut être stocké par voie d’électrolyse sous forme d’hydrogène et nous nous intéressons fortement à l’utilisation de cette énergie », a expliqué le président du conseil général Jean-François Le Grand à la presse locale.
Inde : L’Arunachal Pradesh enfin relié au réseau national
L'Arunachal Pradesh, Etat indien isolé au confins nord-est du pays, et sa capitale Itanagar ont vu entrer en gare le 7 avril dernier le tout premier train des Indian Railways de son histoire. Parti de la gare de Dekargaon dans l'Etat voisin de l'Assam, il a parcouru les 181 km du trajet jusqu'à Naharlagun, une bourgade à 10 km d'Itagar, en plus de 5 heures. Une arrivée saluée par les milieux d'affaires locaux et par les professionnels du tourisme.
S.D.
