Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le courant passe de Dunkerque à Calais

    Le 13 décembre à 11 h 00, l’électrification de la ligne ferroviaire de Calais à Dunkerque a été célébrée…  en présence de Natacha Bouchart, maire de Calais, après un voyage inaugural en provenance de Dunkerque auquel ont participé Jean-François Cordet, préfet de la région Nord-Pas-de-Calais et du Nord, Daniel Percheron, président du Conseil régional Nord-Pas de Calais et Lucette Vanlaecke, Directrice régionale RFF Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

    L’électrification de cet axe à voie unique reliant les agglomérations et les ports de Calais et Dunkerque s’inscrit dans un programme de modernisation globale afin d’y améliorer l’offre, tant pour les voyageurs que pour le fret. Engagés en avril 2013, les travaux ont entraîné une fermeture complète de la ligne et se sont achevés durant l’été 2014, conformément au planning initial. Au cours des 18 mois de travaux, la voie a été entièrement reposée sur 32 km (remplacement rail, traverses et ballast) et électrifiée, alors que les différents ouvrages d’art (dont un pont mobile à Gravelines) ont été réparés ou remplacés et les quais de gare refaits. La signalisation a été automatisée et l’ensemble des passages à niveau du parcours ont été sécurisés. La maîtrise d’ouvrage de l’opération a été assurée par la Direction régionale Nord-Pas-de-Calais-Picardie de RFF. Lors de ces travaux, durant lesquels la ligne était considérée comme fermée, Sferis, filiale spécialisée de la SNCF, était responsable de la sécurité.

    Si la circulation des trains de fret a repris sur la ligne le 6 octobre, le trafic voyageurs n’a repris que le 15 décembre, premier lundi après l’entrée en vigueur des nouveaux horaires… dans lesquels les TER ne circulent pas le dimanche !

    Dommage que le niveau de desserte ne soit pas à la hauteur des ambitions initiales, lorsque l’on sait que la modernisation a coûté 104,5 millions d’euros, cofinancés par le Conseil régional Nord-Pas de Calais, l’Europe (fonds FEDER), l’Etat, RFF, la Communauté Urbaine de Dunkerque, la Communauté d’Agglomération Cap Calaisis, la CCI Côte d’Opale et le Groupe Eurotunnel. Ce dernier, représenté à l'inauguration par son DG adjoint, Michel Boudoussier, attend beaucoup de la modernisation d’un axe à proximité immédiate de la sortie française du tunnel sous la Manche…

    [email protected]

  • Arabie saoudite. La première rame Talgo arrive pour les essais

    Calendrier tenu : le premier train Talgo est parti le 12… décembre de Barcelone pour le port de Djeddah en Arabie saoudite. Les essais sur un tronçon de voie à grande vitesse au sud de Médine pourront ainsi commencer début 2015. La rame est composée de deux motrices montées à Las Matas près de Madrid encadrant 13 voitures fabriquée à Rivabellosa (Alava). Le "tgv du désert" ou "tgv des pèlerins" pourra emporter 417 voyageurs par convoi entre Médine et La Mecque, soit 450 km attribués au consortium arabo-espagnol "Al Shoula". Pour une mise en service probablement en 2017, Talgo est chargé de construire 35 trains sur le modèle du Talgo 350 (plus une 36e rame spécialement conçue et réservée à la famille royale saoudite). Le second convoi sera expédié depuis Barcelone en mai prochain.

    Michel Garicoix

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    C'est, en pourcentage, la proportion de cheminots qui estiment qu'en matière de sécurité des circulations, le niveau « régresse ».  Et c'est l'un des résultats d’une enquête dite « de perception », destinée à évaluer le« ressenti » des cheminots. Commandée à  l’institut Opinion Way… en septembre-octobre, elle s’adressait à tout l’effectif de l’entreprise.

    Ils sont aussi 89 % à considérer comme « bon » le niveau que la SNCF garantit à ses clients, 61 % à estimer  que le niveau de sécurité est stable ou progresse. Reste que, sur les 152 591cheminots sollicités, la très grande majorité (70 %) des 52 384 qui ont tenu à donner leur avis en prenant le temps de répondre à 40 questions sont tous des acteurs directs ou des manageurs mettant eux-mêmes en œuvre des procédures de sécurité dans leurs différents métiers. Des gens qui savent de quoi ils parlent.

         Baptisée « Voie libre. Modernisons notre sécurité », l’enquête d’une ampleur inédite et particulièrement fouillée invitait à fournir des réponses de manière anonyme sur Internet. Il s’agissait, « non pas d’un petit sondage avec un panel limité mais de se mettre, explique Pierre Izard, le directeur général Sécurité et qualité du système ferroviaire à la SNCF, à l’écoute du terrain.  On a été attentifs, ajoute-t-il, à ce qu’avait fait Air France après l’accident du Rio-Paris auprès des pilotes et techniciens sécurité. Mais on a voulu le faire à l’échelle de toute l’entreprise. »

    Pour identifier d’éventuels maillons faibles dans les systèmes. Et mieux déterminer quels leviers, selon l’appréciation des agents eux-mêmes, permettraient de progresser.

     Si 77 % considèrent que la SNCF a « des objectifs ambitieux » en matière de sécurité, ils sont 42 % à estimer qu’elle ne se donne « plutôt pas » ou « pas du tout » les moyens  pour atteindre « un très haut niveau ».

    Côté indice de confiance : « 91 % ont confiance dans des procédures » de sécurité qu’ils sont 95 % à bien comprendre  grâce à une bonne formation. 95 %  d’entre eux déclarent aussi disposer « de compétences sécurité suffisantes pour tenir (leur) poste ». Ils n’en pointent pas moins une trop grande complexité des référentiels (la documentation) qu’ils doivent maîtriser. 

       Ils ont aussi une quasi pleine confiance dans leurs collègues d’équipe (95 %). Et 81 % se fient à ceux des autres entités. Une confiance qui s’effondre, on le notera, du côté des sous-traitants : ils ne sont plus que 21 % à la leur accorder. Quant à la direction (proportionnellement à son éloignement ? ) ils lui font confiance à 64 % dans ce domaine.

         Et comment les choses sont-elles ressenties entre les deux, c’est-à-dire au niveau de l’encadrement ? Même si 18 % considèrent que leurs managers « n’agissent pas suffisamment » pour améliorer les pratiques de sécurité et que seuls 30 % se tournent vers eux « en cas de doute », ils évaluent pourtant à 87 % comme « bonne » leur gestion de la sécurité. Ce qui ne les empêche pas d’être « en attente de plus d’échanges, d’anticipation et de valorisation de la part de leur encadrement direct », relèvent les conclusions de l’enquêteur.

        Ils attendent aussi des moyens mieux associés à la réalité du terrain : des outils de gestion plus performants (outils de veille, audits sécurité et traitements des retours d’expérience). Actuellement, 17 % des personnes interrogées considèrent même comme « mauvais » les outils qui sont en place.

         Et que pensent les questionnés de leurs pratiques personnelles ? On notera qu’à l’importante question : « Vous arrive-t-il de ne pas appliquer à la lettre certaines procédures ? », 52 %  déclarent « non pas du tout ».  Mais 32 % refusent de se prononcer. Et 15 % déclarent ne pas le faire « fréquemment ou de temps en temps ».

         Pierre Izard estime l’ensemble de ces résultats à la fois « rassurants mais aussi stimulants. Ils mettent en évidence des progrès à faire, dit-il. Parce que c’est l’excellence qu’on recherche ». Placée actuellement au 5e rang européen, la SNCF assure qu’elle entend monter dans le trio de tête des réseaux les plus sûrs (lire page ??). Pour elle, les résultats de cette enquête viennent conforter les engagements du programme Vigirail en matière de nouveaux moyens de contrôle et de traçabilité dans la surveillance des infrastructures. Ou encore de création d’une plateforme d’écoute et de traitement des anomalies observées…

      Des anomalies qui seront dans la ligne de mire du général Frédéric Castay. (lire page ??). Il occupera un poste d’inspecteur général sécurité – hors hiérarchie – tout en haut de la nouvelle organisation de l’entreprise qui se met en place. Et dès janvier, dans le cadre de cette nouvelle organisation,  les résultats de cette enquête seront présentés aux organisations syndicales.

     

    Chantal Blandin

     

  • Argentine. Un contrat géant pour CSR

     

    CSR équipera l’Argentine pour la rénovation de son parc de fret ferroviaire. C’est ce qu’a annoncé le 15 décembre le géant chinois de l’industrie du rail, dans un communiqué. Ce sont en tout 80 locomotives et plus de 2 000 wagons – notamment pour le transport de minerais et de céréales – qui seront livrés. Montant du contrat : 221 millions d’euros. En 2013, CSR avait déjà remporté deux marchés pour la livraison de 709 voitures de trains de banlieue dont les premiers sont entrés en service cet été dans la région de Buenos Aires.

  • France-Italie. Premier Thello Milan – Marseille

    Après le train de nuit, le train de jour. Première à pointer doucement le nez de ses trains, depuis le 14 décembre dernier, une compagnie ferroviaire privée vient concurrencer la SNCF sur une liaison de jour entre Milan et Marseille via Nice-Ville. Thello, la société franco-italienne, a créé un aller-retour quotidien sans changement avec des tarifs allant de 30 à 70 euros pour un Marseille – Milan et 15 à 45 euros pour un Nice – Milan en seconde classe. Avec, assure-t-elle, des prestations comparables au service SNCF.

    Les voyageurs peuvent acheter leur billet en ligne sur Internet mais aussi dans les distributeurs automatiques Thello des gares de Marseille, Toulon, Nice, Monaco et Menton.

    Ce premier opérateur ferroviaire à faire jouer avec une liaison diurne la concurrence voyageurs assure néanmoins que le cabotage restera à la marge. Et se prépare ainsi pour l’Exposition universelle qui ouvrira ses portes à Milan en mai prochain.

    Rappelons que Thello avait déjà créé fin 2011 un train de nuit Paris – Venise et Dijon – Venise reprenant la desserte auparavant assurée par Artésia. Via Milan, Brescia, Vérone, Vicence et Padoue. Selon Thello, cette ligne Paris – Venise qui devrait devenir rentable à terme aurait embarqué en 2014 quelque 340 000 voyageurs. Mais, avec la liaison Marseille – Milan via Nice, Monaco et Menton, Thello recrée un trait d’union entre la région française Paca et la Lombardie et la Ligurie italiennes. Selon son directeur général, Albert Alday, Thello souhaite prendre ainsi « une part active à la vie économique locale et à son développement en facilitant la mobilité régionale et internationale ». Et il annonçait en octobre la création d’une trentaine d’emplois.

    Rappelons que Thello est né de l’alliance entre Trenialia et le français Transdev qui détiennent respectivement 67 et 33 % du capital.

    Ch. B.

  • Le Gart satisfait des modifications d’exonérations de VT

     

    Le régime d’exonérations de versement transport pour les associations a été modifié le 5 décembre. Les députés ont en effet supprimé l’article 17 de la loi de finances rectificative pour 2014, qui prévoyait un élargissement des conditions d’exonérations. Le Gart, qui avait fait part de ses craintes à voir cette ressource amputée, s’est immédiatement réjoui de ce vote. « Des associations ont fait passer un communiqué disant que le gouvernement avait cédé au lobby des transports publics, et bien nous en sommes très fiers ! »,a commenté Guy Le Bras, directeur général du Gart lors de la remise des prix du palmarès de la mobilité de VR&T le 9 décembre.

    L’association d’élus estimait en effet que le dispositif, qui introduisait des exonérations de droit de VT « faisait peser un risque majeur au financement des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) »et « portait atteinte à l’équilibre économique des transports publics déjà très fragilisé par deux hausses successives de TVA et une suspension sine die de l’écotaxe poids lourds ». Le Gart souhaite que le législateur limite les exonérations aux associations ou fondations reconnues d'utilité publique, à but non lucratif, dont l’activité est de caractère social, les collectivités locales gardant la possibilité d’en décider éventuellement de nouvelles.

  • L’UTP s’engage en faveur du pacte de responsabilité

     

    Le transport urbain de voyageurs est le 3e secteur à décliner le pacte de responsabilité lancé il y a un an par l’Etat, après la chimie et la métallurgie. L’UTP a en effet signé le 10 décembre un accord avec les organisations syndicales CFDT, CFTC et CGT. Cet accord prévoit notamment de tendre à la création de 1200 emplois fixes d’ici à 2017 et de porter le nombre de recrutés en alternance à 380 par an pendant 3 ans. Il envisage aussi d’étudier la mise en place d’un contrat d’études prospectives avec l’Etat afin de dresser un diagnostic de l’emploi à court et moyen termes, développer une meilleure connaissance des métiers, proposer des scénarios d’évolution, et des préconisations d’actions pour accompagner les évolutions de l’emploi et des compétences.

  • Le passe Navigo à tarif unique fera sa rentrée en septembre 2015

     

    En dépit de l’opposition des administrateurs UMP, le conseil d’administration du Stif du 10 décembre a entériné le principe du passe Navigo au tarif unique de 70 euros. Prévu « dès septembre 2015 »,il se veut « l’affirmation d’une tarification juste,solidaire et écologique qui permettra aux utilisateurs de ce forfait de voyager librement dans toute l’Ile-de-France »,a commenté Jean-Paul Huchon, le président du conseil du Stif. Parallèlement, les élus de la majorité du conseil ont déposé un amendement au budget 2015 relatif à la mise en œuvre du Navigo à tarif unique. Quelques jours auparavant, les députés avaient validé le financement nécessaire de 400 millions d’euros par an, après que Manuel Valls s’y était déclaré favorable. Le manque à gagner pour le Stif devrait être compensé à hauteur de 210 millions par une hausse du VT et à 190 millions par la région.

  • Troisième mandat pour Michel Seyt à la présidence de la FNTV

    Troisième mandat pour Michel Seyt à la présidence de la FNTV

     

    Le conseil national de la FNTV, qui s’est réuni le 10 décembre pour procéder à l’élection du président de la Fédération, a réélu Michel Seyt avec plus de 98 % des suffrages exprimés. Il présidera la FNTV pour un 3e mandat de 3 ans (2015-2018). A 56 ans, ce dirigeant de PME familiale de transport routier de  voyageurs à Saint-Flour (Cantal) participe aux instances nationales de la FNTV depuis 1995. Il est également président de la FNTV Auvergne depuis 1999 et président de la FNTV depuis 2008. Il a fait part de sa stratégie autour de cinq axes : pérenniser la représentativité de la profession ; créer les conditions favorables au développement de nouveaux marchés pour l’autocar ; poursuivre les efforts en matière d’attractivité des métiers et de formation professionnelle ; valoriser et moderniser l’image de l’autocar ; accompagner les entreprises dans les évolutions réglementaires et techniques.

  • Grand Paris Express. Une charte pour garantir les délais des travaux préparatoires

    La Société du Grand Paris (SGP) a signé le 8 décembre, une « charte des travaux préparatoires » avec les entreprises qui devront déplacer leurs réseaux souterrains en vue des travaux de génie civil de la ligne 15 Sud, qui débuteront fin 2016, pour relier Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs sur 33 km et 16 gares, à l’horizon 2020. Philippe Yvin, président du directoire de la SGP, souligne l’importance de la réflexion en amont sur les travaux : la charte engage les opérateurs à coordonner leurs interventions pour un enchaînement optimal des opérations ainsi que la sécurité, l’information du public et la limitation des nuisances des chantiers. Elle a notamment pour but d’éviter des retards dus à des problèmes avec les concessionnaires (syndicat des eaux, fournisseurs d’énergie, opérateurs de téléphonie etc.), comme en connaissent actuellement les chantiers des prolongements des lignes 12, 14 et T4.