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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Ile-de-France : fermeture pour travaux
« Nous sommes prêts, pour accélérer les travaux d’amélioration du réseau, à autoriser l’interruption du trafic, comme Guillaume Pepy m’en a fait la proposition (). Je suis prêt à l’assumer » a déclaré Jean-Paul Huchon le 15 janvier, en présentant les vœux du Stif…
qu’il préside, confirmant une première déclaration publique faite la semaine précédente en tant que président du conseil régional. Un changement de cap. La SNCF et RFF, pour accélérer les travaux d’urgence sur le réseau, font pression sur le Stif et le conseil régional pour avoir le feu vert. Jusqu’à présent, l’autorité organisatrice était très réticente. Mais l’urgence est telle qu’on n’a plus guère de choix. Fermer, c’est parfait pour les opérateurs, mais comment fait-on pour les usagers ? Sophie Mougard, DG du Stif, et Jean-Paul Huchon demandent des transports de substitution à la hauteur. Il faut croire que la noria de bus mise sur pied cet été pour la rénovation du RER B+ les a convaincus. Signe de sa réussite, Pierre Serne, VP du conseil régional, nous avait d’ailleurs confié qu’il n’avait guère eu de réactions de protestation des usagers. Reste que l’opération RER avait été menée pendant les vacances d’été, et que la SNCF et RFF voudraient fermer plus longtemps certaines lignes, en pleine période d’activité. Reste aussi à s’assurer qu’à l’issue des travaux, tout fonctionne pour le mieux. Manque de chance, le 15 janvier, jour des vœux du président du Stif, avaitt été une épouvantable journée de galère, justement sur le RER B+, du matin jusqu’au soir, u fait d’une panne de caténaire forçant à l’interruption du trafic sur la partie nord du RER. « Ce n’est pas tolérable » a déclaré Jean-Paul Huchon, rappelant que 500 millions venaient d’être investis pour la rénovation précisément de ce tronçon.
Les eurodéputés confirment l’ouverture du rail en 2019 avec un oui mais
Les Eurodéputés font de la résistance. Ouverture du rail régional à la concurrence dès
2019, contrôle étroit des holding de type SNCF ou DB… : ils ont tout approuvé lors d'un vote en commission transport du Parlement européen le 17 décembre dernier.
Le « paquet ferroviaire » qui sera envoyé en cession plénière fin février est tout de même nuancé. La libéralisation est relative : il sera encore possible d'attribuer directement un service de transport public, si certaines conditions en terme de qualité du service sont respectées. Les appels d'offre imposeront le respect de normes sociales minimales et un « historique » pourra toujours faire valoir que la péréquation de son marché est menacée pour empêcher le passage à la concurrence…
Les eurodéputés conservent malgré tout un garde-fou qui fait frémir la SNCF : la réciprocité. Selon ce principe, l'Allemagne pourrait fermer son marché aux entreprises françaises si le marché hexagonales n'est pas ouvert à la concurrence.
Côté « gouvernance », les eurodéputés cherchent aussi l'équilibre. Les holding ne sont pas interdites mais les flux financiers entre les branches « réseaux » et « transports » devront être transparents. Entre autre, les revenus du réseau ne pourront être réinvestis que dans l'infrastructure, des prêts seront possibles de la holding vers le réseaux mais pas l'inverse… « Les détails, c'est au régulateur national et non au législateur européen de le préciser », estime le rapporteur sur ce sujet, le socialiste belge, Saïd El Khadraoui.
Reste maintenant à convaincre l'ensemble du Parlement et surtout les ministres des transports des 28 États européens. Sous la pression allemande et française, le « conseil transports » n'a négocié jusqu'à présent que les volets « techniques » du paquet : la certification et l’homologation du matériel ferroviaire. « Le conseil doit comprendre que le but du paquet n'est pas de protéger le rail national un peu plus longtemps, mais d'en améliorer l'efficacité. Et qui perd du temps ne rend pas service aux citoyens, » plaide Mathieu Grosch.
Nathalie Steiwer
Métro du Grand Paris : les choix du Stif
Lors de son conseil du 11 décembre, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a choisi les caractéristiques majeures du futur… matériel roulant du Grand Paris. Question complexe, puisque le matériel, financé par le Stif, va revenir au Stif, mais sera entretemps commandé par la SGP sur la base d’un cahier des charges fonctionnel d’origine Stif et d’un cahier des charges technique d’origine SGP. Le Stif, sans surprise, va demander un matériel dont le design aval soit évolutif, afin d’adapter l’intérieur des trains dont la durée de vie est d’une quarantaine d’années. Le Stif demande aussi un matériel de type Boa (intercirculation totale, comme sur la 1, la 4 et la 14). Deux options étaient en discussion. La SGP favorisait une option de commande de trains courts accouplables en unités multiples, afin de satisfaire les besoins à la fois de la ligne 15 (la plus dense), des lignes 16 et 17 (les moins fréquentées). Le Stif, pour des raisons d’exploitation, a préféré ne pas recourir aux unités multiples et veut donc se doter de trains offrant deux versions, l’une courte pour les lignes les moins fréquentées, l’autre longue pour la plus chargée. Ce sont au moins 170 rames qui devraient être commandées, une fois les lignes 15, 16 et 17 achevées.
Des bandes d’arrêt d’urgence réservées aux bus sur les autoroutes du Nord
Le conseil général du Nord veut promouvoir les transports en commun, notamment les bus interurbains Arc-en-Ciel, qu'il va autoriser à circuler sur… …les bandes d’arrêt d’urgence des autoroutes aux abords de ses grandes agglomérations, aux heures de pointe, comme on peut le lire dans son schéma de mobilité à l’horizon 2030. Or, l’un des dossiers du 3e appel à projets TSCP lancée en septembre 2013, concernerait une portion de l’A 23, d’une vingtaine de km entre Orchies et la station de métro Quatre cantons – Stade Pierre Mauroy. Le projet prévoit l’installation de séparateurs et de caméras, pour une mise en service en 2018. Le ministère des transports devait annoncer mi-décembre ses choix parmi 120 dossiers déposés.
Y.G.
Thales remporte son plus gros marché en Hongrie
Mi-décembre, Thales a signé un contrat avec la société hongroise d’infrastructures NIF pour équiper… class= »MsoNormal »>
d’enclenchement et du contrôle électronique des trains la ligne Gyoma – Békéscsaba – Lokösháza (70 km du corridor IV, Dresde – Istanbul via Prague, Vienne, Budapest et Sofia). D’une valeur totale de 80 millions d’euros (financés à 85 % par l’Union européenne) ce contrat qui sera mis en œuvre avec un partenaire local, Dunántuli Kft, est « le plus important jamais remporté par Thales sur le marché hongrois ». La commande couvre la conception, la réalisation, l’installation et la mise en service d’enclenchements électroniques Elektra dans quatre gares du tronçon à double voie Gyoma – Békéscsaba, ainsi qu’un centre ETCS niveau 2 dans la gare de Békéscsaba. Enfin, le tronçon à voie unique Békéscsaba – Lokösháza recevra un équipement ETCS niveau 1. A l’occasion, Thales rappelle qu’avec « plus de 27 % des voies de chemin de fer du monde à son actif », l’entreprise « occupe la position de leader du marché en termes de déploiement de la technologie ETCS ».
Avignon-TGV et Avignon-Ville liées par la virgule
Les gares d’Avignon-ville et d’Avignon TGV sont enfin réunies. Ce projet de "virgule", vieux de plus de douze ans… – il était prévu dès la construction de la gare TGV – s’est concrétisé, le 15 décembre par la mise en service de 35 relations quotidiennes (4 TER par heure et par sens), de 5h58 à 23 h. Ce sont les travaux de la réouverture de la ligne classique Avignon – Sorgues – Carpentras qui ont permis cette liaison. Il a toutefois fallu construire, un quai et deux voies en gare, côté nord, puis un kilomètre de voie nouvelle pour rejoindre l’ancienne ligne rénovée. Au total, le trajet compte quatre kilomètres et dure 6 minutes, contre une vingtaine en bus.
Les travaux, lancés en juillet 2011, ont été financés par dans le cadre du contrat de projets États-Région 2007-2013, par RFF, l’État, la Région Paca, le Conseil général de Vaucluse, les communautés d’agglomération du Grand Avignon, du Ventoux Comtat Venaissin et les communautés de communes des Pays de Rhône et d’Ouvèze et Les Sorgues du Comtat, pour un montant de 37,25 millions d’euros.
A la fin de l’année 2014, les voyageurs pourront se rendre directement à Sorgues, Carpentras, Miramas et même Marseille.
Environ 2000 voyageurs par jour devraient emprunter cette nouvelle ligne.
Yann Goubin
Le métro de Toulouse bientôt prolongé
Le comité syndical de Tisséo-SMTC a approuvé le 12 décembre l’avant-projet de prolongement de la… class= »MsoNormal »>
ligne B du métro vers le sud-est de l’agglomération toulousaine. Le financement de 362 millions d'euros pour 5 kilomètres et 5 stations (hors matériel roulant) se répartira entre le SMTC (141 M€) et le conseil général de Haute-Garonne (80 M€) qui a validé son engagement cette année. Les 141 M€ restant seront pris en charge par le Sicoval (territoire sur lequel est situé le futur équipement) et l’Etat, dans le cadre de l’appel à projets « transports collectifs et mobilité durable dont le montant sera connu d’ici début 2014. Le Sicoval utilisera la taxe foncière des nombreuses entreprises de la zone de Labège ainsi que la vente des droits à construire des 35 hectares du nouveau quartier qui verra le jour autour de la station terminus, connectée à la future halte SNCF.C. S.-S.
Un plan de 50 milliards de dollars pour les pays du Grand Mékong
L’organisation de coopération économique de la sous-région du Grand Mékong (GMS), soutenue par la Banque asiatique du développement, a approuvé un plan de 50 milliards de dollars d’investissements jusqu’en 2022… Réunis le 10 et le 11 décembre à Vientiane, la capitale laotienne, à l’occasion de la 19e Conférence ministérielle de la GMS, les six pays riverains du fleuve, ainsi que le vice-président de la BAsD, Stephen Groff, ont accepté le nouveau Plan cadre d’investissement régional (RIF). Il établit une liste des 200 projets prioritaires, concernant une dizaine de secteurs. Au volet Transport, les projets ferroviaires dominent – c’est une première – sur les investissements dans les infrastructures routières. Une approche multimodale est également abordée, notamment avec des projets de centres logistiques et la création d’aménagements transfrontaliers.
Les participants ont également paraphé deux protocoles d’accord, dont l’un concerne l’établissement de l’Association ferroviaire du Grand Mékong (GMRA), créée pour promouvoir un transport ferroviaire « durable, efficace et sûre »dans la sous région.
Selon Stephen Groff , « La prochaine génération de projets peut aider à accélérer le commerce et les investissements transfrontalier et stimuler l’emploi et la croissance. Compléter les liaisons de transport manquantes reste au cœur du programme de la GMS, mais renforcer la connaissance et les infrastructures légères comme le développement des talents et faciliter le commerce et une gestion régionale commune des biens publics est également une priorité. »
Rappelons que Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande et le Vietnam – ainsi que la province chinoise du Yunnan, ont lancé en 1992 le Programme de coopération économique de la sous-région du Grand Mékong (GMS), afin de coordonner les politiques publiques pour faire face à des problématiques communes en essayant de dépasser les obstacles géographiques, économiques et surtout politiques.
Samuel Delziani
Alstom livre son premier Citadis à Dubaï
Alstom a livré à l’Autorité des routes et transports du gouvernement de Dubaï la première rame Citadis qui circulera sur la première ligne de…
tramway de la région du Golfe, le long d’Al Sufouh Road. La commande porte sur un total de onze tramways. Le matériel, dont le design rappelle la forme d’un diamant, a été adapté afin de faire face aux conditions climatiques extrêmes de l’émirat. Chaque rame peut accueillir jusqu'à 408 perssonnes dans les classes « Gold », « Silver » et dans la classe réservée aux femmes et aux enfants.
Le groupe français fournit également le système de signalisation CBTC Urbalis, la pose des voies, les systèmes de communication, le centre de contrôle des opérations, la maintenance du matériel pour une durée de 13 ans, ainsi que la construction des treize stations que compte cette ligne de 10 km. La mise en service est prévue fin 2014.
S.D.
Afghanistan : étude de faisabilité pour l’extension du réseau dans le Nord
Canarail, une filiale québécoise de Systra, a annoncé le 10 décembre avoir remporté en collaboration avec une société de conseil canadienne… basée à Kaboul, Appleton Consulting, un contrat de 3,7 millions de dollars, pour la réalisation d’une étude de faisabilité d’un réseau ferroviaire dans le nord de l’Afghanistan. Financée par la Banque asiatique de développement (BAsD), l’étude doit se pencher sur la construction d’une ligne allant vers l’Ouest, de Mazar-e-Sharif, en passant par Sheberghan et Andkhoy, jusqu’à Acqina pour ainsi rejoindre le Turkménistan, et d’une autre ligne vers le Nord-Est, allant de Mazar-e-Sharif jusqu’à la frontière avec le Tadjikistan. Miguel Valero, président de Canarail, a expliqué : « L’Afghanistan possède un grand potentiel en ce qui concerne le développement de l’industrie minière, laquelle pourrait devenir un moteur de croissance économique durable et favoriser l’autonomie de la région dans un futur rapproché. »