Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le médiateur de la LGV Paca confiant

    « On ne va pas opposer des tracés mais des scénarios avec des investissements sur une infrastructure nouvelle et des aménagements sur les lignes existantes », a déjà déclaré Yves Cousquer, le médiateur de la LGV Paca nommé en février par Jean-Louis Borloo. Son rapport est attendu le 15 juin pour une décision de tracé le 30. Yves Cousquer a déclaré ne pas exclure d’exprimer une préférence de tracé et avoir demandé au secrétariat permanent de « donner autant de poids à 2040 qu’à 2020 » pour la demande de transports en Paca. Une petite phrase qui laisse libre cours à toutes les interprétations, alors que la question cruciale des coûts – 8 milliards pour le tracé Côte d’Azur, 11,5 milliards pour celui des Métropoles du Sud – devait encore être abordée par le secrétariat permanent, composé d’élus, de RFF, de la SNCF et de l’Etat. Le médiateur entendait maintenir coûte que coûte une logique de consensus. A suivre.

  • Nouvelle ligne de Mobilien pour l’Ile-de-France

    Entre Montgeron et Rungis via Orly, une ligne Mobilien a été lancée le 15 mai sur 26 km, avec des véhicules neufs. Elle propose un bus à la demi-heure pendant la pointe et à l’heure en période creuse pour desservir la gare de Juvisy (RER C et D) et trois importants pôles d’emplois : la ZAC La Silic, l’aéroport d’Orly et le Marché de Rungis. Exploitée par un Groupement solidaire réunissant Garrel & Navarre, Athis Cars et Strav, elle devrait transporter 1 400 personnes par jour. Sa mise en service a coûté 2 millions d’euros au Stif et intervient quatre mois seulement après la décision de création. La mise en œuvre de lignes de bus offrant une meilleure qualité de service, labellisées Mobilien est l’une des principales dispositions du Plan de déplacements urbain d’Ile-de-France signé en 2000.

  • Keolis remplace Veolia à Nancy

    Keolis vient de déloger l’opérateur historique de la région nancéenne, Veolia, pour la gestion du réseau suburbain, à compter du 1er juin. 27 véhicules parcourront 1 million de kilomètres par an sur 15 lignes et généreront 4 millions de chiffre d’affaires par an. A la demande de l’AO, le syndicat mixte des transports suburbains de la région de Nancy, l’offre pourra évoluer vers « un réseau restructuré et cadencé, avec une priorité donnée à la coordination avec les autres modes de transport, en particulier avec le réseau TER, et à l’amélioration des temps de trajet », assure Keolis, dont l’offre comprend aussi du transport à la demande (Flexo) et de la location de vélos réservée aux abonnés. Keolis Pays nancéien vise une hausse de la fréquentation de 33 % sur les huit ans du contrat. Veolia, de son côté, exploite le réseau urbain du Grand Nancy jusqu’en mars 2010, et l’appel à candidatures vient tout juste d’être lancé.

  • Tenerife, voici la ligne 2 !

    Le 6 juin 2009, la seconde ligne de tram de Tenerife sera mise en service. Exploitée par Transdev, elle reliera La Cuesta et Tincer sur 3,8 km, avec un tronc commun à la ligne 1. Tenerife prévoit par la suite d’étendre sa ligne 1 jusqu’à l’aéroport, sa ligne 2 jusqu’à la Gallega et de construire une ligne 3 de Santa Cruz à la plage de Las Teresitas.

  • Libourne va basculer dans la gratuité en 2011-2012

    Libourne pourrait être le premier réseau à conjuguer mise en place de la gratuité et un objectif de transfert modal. Le réseau qui renouvellera sa DSP à la rentrée pour un début d’exploitation en 2010 (Veolia est aujourd’hui l’exploitant du réseau Libus), souhaite un basculement de son réseau sur la gratuité totale à l’horizon 2011/2012. C’est la réallocation du VT aux transports en commun (il servait jusque-là parfois à équilibrer le budget municipal) qui permettra de financer la mesure. Libourne qui est desservie par 3 lignes de bus, a choisi de coupler la mesure par un renchérissement du stationnement de surface dans l’hypercentre, limité à partir de juillet à une heure, et non plus deux. La municipalité va par ailleurs étendre la zone de stationnement payant, créer des tarifs spécifiques pour les résidents et projette la création d’un vaste parking-relais à proximité de la gare. Quant à l’offre de transport, elle sera étoffée, la ville attendant sur ce sujet beaucoup des propositions des candidats à la nouvelle DSP.

  • Bilan positif de cinq années de KTX

    Le KTX, inauguré le 1er avril 2004, a fêté ses cinq ans de service avec des chiffres extrêmement positifs. Il a ainsi transporté 170 millions de passagers, soit 105 000 par jour, avec un taux de ponctualité de 97 %. Le train à grande vitesse coréen a en outre généré sur la période un chiffre d’affaires de 4 658 milliards de wons (environ 2,75 milliards d’euros). Sur le parcours Séoul – Busan, long de 330 km, le KTX s’est enfin imposé comme le mode de transport le plus utilisé, avec 63 % des déplacements, contre 17 % à l’avion et le reste à la route (bus et voiture individuelle). Au chapitre des critiques, la plupart des usagers reprochent au KTX sa tarification trop élevée, selon une étude commanditée par Korail, son exploitant.

  • SMRT lance sa « révolution verte »

    SMRT, principal exploitant du métro de Singapour ainsi que de nombreuses lignes de bus de la cité-Etat, vient de lancer une campagne, baptisée « Join the Green Revolution », visant à réduire dans sa pratique les émissions de CO2 et à aider les usagers – encouragés par diverses réductions de tarifs et des jeux-concours – à en faire autant, en leur offrant notamment de calculer le taux d’émission de leurs trajets. SMRT a été nommée lors des récents Metro Awards de Londres compagnie la plus efficiente sur le plan énergétique pour l’année 2009.

  • Réaménagement de Lyon Part-Dieu à l’étude

    Dimensionnée en 1983, pour accueillir 35 000 voyageurs par jour, la gare de Lyon Part-Dieu en voit désormais passer le triple, qui empruntent ses quelque 500 trains quotidiens. De plus, la SNCF estime à 160 000 personnes le trafic quotidien à l’horizon 2020, hausse liée à la fois à la montée en puissance du « RER à la lyonnaise » et à l’arrivée des lignes TGV européennes. Une transformation globale sera donc nécessaire pour absorber ce boom. Mais à court terme une première phase de réaménagement sera lancée. A cette fin, le conseil communautaire du Grand Lyon a voté, le 6 avril, une subvention de 103 700 euros, comme participation aux études de la SNCF. Objectif de l’opération : améliorer la traversée et les entrées de la gare, ainsi que les correspondances avec le métro et le tramway pour un coût d’environ 95 millions d’euros. Il s’agira de repenser l’emplacement des panneaux d’information, distributeurs, sièges et autres entraves à la circulation des flux de voyageurs. Les travaux sont prévus dès la fin de cette année et en 2010. Mais ce lifting ne suffira pas. La seconde phase, envisagée pour 2013, prévoit une extension du hall de la gare et l’ajout d’un quai. Parmi les scénarios à l’étude, le plus ambitieux est l’enfouissement de la gare. Ce qui permettrait de doubler sa surface… mais pourrait coûter près d’un milliard d’euros.

  • Pose de voies sur la LGV Zhengzhou – Xi’an

    La pose des voies a commencé le 7 mai sur la première LGV de l’ouest chinois. D’un coût de 10,3 milliards de dollars, cette LGV de 500 km, apte à 350 km/h, permettra de relier Xi’an (Shaanxi, nord-ouest) à Zhengzhou (Henan, centre) en moins de deux heures, au lieu de six actuellement. Et il ne faudra plus que quatre heures pour aller de Xi’an à Pékin, au lieu de 11. La pose des rails sera achevée le 10 juin et le train entrera en exploitation le 28 décembre. Le génie civil a débuté fin 2005.

  • Rennes vote le tracé aérien de sa seconde ligne

    Le 23 avril, le conseil communautaire de Rennes métropole a voté le tracé définitif de la seconde ligne de métro, en particulier sur les 4 km de l’extrémité nord-est. Celle-ci avait en effet suscité l’opposition des riverains contre le passage en viaduc dans un quartier résidentiel et conduit l’agglomération à engager une concertation plus large depuis octobre dernier. Plusieurs variantes ont donc été étudiées et classées dans trois projets, en tenant compte de tous les critères d’appréciation : qualité de la desserte, impact environnemental, urbain et sur la vie quotidienne des riverains, réponse aux enjeux de développement urbain et coût. Au final, le tracé en aérien nommé « Métropolitain » a été retenu, mais en évitant le cœur de quartier pour limiter les nuisances. La proposition, plus coûteuse, des habitants de réaliser la ligne en tranchée enterrée a donc été écartée et les riverains déçus ont dénoncé une « concertation bidon ». Cette ligne, d’un coût total d’un milliard d’euros, devrait entrer en service en 2018.