Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Premiers essais de la ligne électrifiée Alger – Thénia

    Elle ne sera ouverte à l’exploitation que début janvier, mais la ligne Alger – Thénia vient d’être mise sous tension. Les premiers essais techniques sans voyageurs débutent, ont annoncé les responsables de la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF). La totalité du réseau de la banlieue algéroise nouvellement électrifié (385 km) doit entrer en service au premier trimestre 2009. Le projet de modernisation ferroviaire qui s’étale jusqu’à 2013 pour un montant de 14 milliards de dinars, soit 157 millions d’euros, prévoit l’électrification, l’adaptation des systèmes de signalisation et de télécommunication, ainsi que des extensions vers de nouvelles villes. La gestion de cet important réseau a été confiée à une filiale de la SNTF récemment créée et devant être opérationnelle dans les tout prochains jours, a-t-il été précisé.

  • Première étape pour la ligne GCC

    Le GCC (Gulf Cooperation Council – Conseil de coopération du Golfe –,  composé du Koweït, des Emirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, d’Oman et de l’Arabie saoudite) vient d’entériner l’étude remise par le groupement mené par Systra. Il s’agit de la première partie de l’étude de faisabilité d’une nouvelle ligne destinée à relier les six pays du GCC. Cette voie ferrée, longue de presque 2 000 km, sera destinée à la fois au transport de fret et de voyageurs. Les travaux devraient s’étaler sur trois ans, pour une mise en service prévue en janvier 2016. Systra et ses partenaires étudient maintenant, jusqu’en mars 2009, l’extension du tracé à travers Oman jusqu’à la frontière yéménite. Le projet de GCC devrait conduire, selon Systra, à des études plus détaillées, ainsi qu’éventuellement à une assistance aux pays du GCC pour examiner comment relier les réseaux ferroviaires nationaux au tracé de cette nouvelle ligne.

  • Le KTX II coréen dévoilé

    Rotem-Hyundai vient de dévoiler, le 26 novembre aux Coréens, le KTX II, seconde génération du train à grande vitesse circulant depuis 2004 sur la ligne Séoul – Busan exploitée par l’opérateur national Korail. Alstom a fourni la première génération de KTX. Issu d’un transfert de cette technologie, le KTX II, conçu pour rouler en vitesse de croisière à 300 km/h, est, d’après ses concepteurs, à 85-87 % le fruit de leur ingénierie propre, part qui devrait passer à 95 % à l’horizon 2014-2015. Après une période de 6 à 7 mois de tests, les premières rames devraient entrer en service commercial en juillet, d’abord sur des parcours réduits, dans les provinces de Jeolla et Gyeongsang, puis sur l’ensemble du réseau.

  • Ripostes et contre-riposte à Bordeaux

    Veolia met en cause le choix de la CUB. La DB fait un référé précontractuel. Les syndicats mettent la pression. Keolis précise son projet. Feltesse et Juppé confirment leur décision C’est une partie d’escrime avec ripostes et contre-ripostes. Ou bien alors, pour quelques observateurs abasourdis, une sorte de bouillie bordelaise… A la suite de la recommandation du bureau de la CUB, le 23 octobre, de choisir Keolis comme exploitant du réseau urbain au détriment du sortant Veolia Transport, déclarations et initiatives se sont multipliées. Elles témoignent de l’ampleur du bouleversement créé par le président de la communauté urbaine, Vincent Feltesse, et Alain Juppé, maire de Bordeaux.
    Bouleversement d’abord pour Veolia Transport qui devrait perdre, le 28 novembre prochain, lors du vote définitif des élus de la CUB, son plus gros contrat hexagonal – une alternance jamais vue en France dans une agglomération de cette taille. Ses responsables, Cyrille du Peloux en tête, mais aussi Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, se sont mobilisés pour contester le choix annoncé des élus. « Notre offre était mieux-disante de 30 millions d’euros », a répété le directeur général de Veolia Transports, affirmant dans Sud-Ouest que la SNCF était intervenue pour soutenir sa filiale Keolis via le projet d’aménagement de la gare, Euratlantique. Une procédure de référé précontractuel auprès du tribunal administratif était envisagée, afin de différer la signature du contrat.
    Cette procédure, la DB l’a engagée dès le 17 novembre, via sa filiale Mobility Logistics AG. On s’interroge sur les motivations de l’homologue allemand de la SNCF, qui n’avait pas retiré de dossier auprès de la CUB. Pourquoi une telle action en justice, alors qu’elle n’avait jamais concouru à aucun appel d’offres hexagonal ? L’un des arguments présentés par l’entreprise et son avocat est l’insuffisante publicité accordée à l’appel à candidatures lancé par la CUB en 2007.
    Les syndicats ne sont pas restés silencieux non plus. Mercredi 19 novembre, pas un bus, pas un tram ne circulait, à l’appel de l’intersyndicale. Motif : obtenir de Keolis l’engagement de ne pas remettre en cause les accords sociaux à Bordeaux. (car à Lyon, en juin 2008, l’opérateur avait dénoncé les accords et usages en vigueur – lire page 3). Le lendemain, jeudi 20 novembre, la grève était stoppée, Keolis confirmait son engagement. Et le vendredi 21 novembre au matin, Vincent Feltesse rencontrait les syndicats.
    Face à la pression, le président de la CUB a résisté. Une seule interview à notre confrère Sud-Ouest, dans laquelle il confirmait ses choix. Oui, Keolis nous a paru le mieux à même de relever les défis de la mobilité dans l’agglomération. Même attitude chez Alain Juppé, qui fait figure de sage et de garant des intérêts de l’agglomération.
    Dans ce contexte tendu, Keolis a fini par sortir de son mutisme pour expliquer son offre et le calendrier des opérations. « Les changements interviendront vraiment au premier septembre 2009, expose Jean-Michel Ferraris, directeur délégué de Keolis France. D’ici là, on prendra la mesure de l’entreprise, on expliquera ce qui a été négocié, on verra avec la CUB les ajustements à effectuer, on s’attachera à discuter avec les élus, les clients, les salariés. » Une position constructive qui ne néglige pas d’affirmer quelques changements forts : « Notre politique implique une meilleure utilisation des rames, donc nous n’en achèterons pas des supplémentaires, poursuit-il. Nous partons sur la prise en compte et une analyse détaillée des nouveaux rythmes de vie. Quant au réseau de bus, le parent pauvre de la CUB, il aura une réelle lisibilité, une vraie couverture spatiale. Il n’y aura pas de disparition de lignes, mais certaines ne desserviront pas les mêmes endroits qu’actuellement. Et pour les vélos et les 139 stations, ce sera immédiatement, car nous sommes réactifs ! »
    Reste donc à lever l’hypothèque judiciaire puis à prendre possession du réseau lui-même, le premier janvier prochain selon les termes de l’appel d’offres. Si aucun coup de théâtre n’intervient d’ici là…
     

    Gilles DANSART avec François-Xavier POINT

  • Visite de Paris à l’heure écolo !

    Visiter les monuments parisiens en Toyota Prius ou louer une voiture hybride avec chauffeur, c’est désormais possible avec Ecovisit Paris. La société propose également des transferts entre Paris et les aéroports à prix compétitifs : 40 euros pour Orly, 50 pour Roissy.

  • BikeMi bientôt à Milan

    Le 4 novembre à Milan, lors de l’inauguration du 66e Salon international des cycles et des motos, le président du conseil italien Silvio Berlusconi teste le BikeMi sous les yeux du maire de la ville, Mme Letizia Moratti. Le système BikeMi , conçu par Clear Channel, sera mis en service à la fin du mois, avec dans une première étape 1 200 vélos et 103 stations. Les bicyclettes, financées par l’affichage publicitaire, doivent compléter l’offre des trams et des bus. Elles ont la même couleur rouge vif. Milan est la première ville italienne à adopter ce système à grande échelle ; ses élus souhaitent multiplier les initiatives pour encourager la pratique du vélo. Des bicyclettes rouges du groupe américain circulent aussi depuis cet été à Washington DC, première ville américaine à adopter le VLS appelé « fullly automatic bike sharing system » (vélo-partage automatisé). Le tarif annuel est de 40 dollars. L’offre de départ est modeste (100 vélos, 10 stations), les élus attendant une première évaluation avant d’aller plus loin.

  • Le ticket sur carte Visa testé en Ile-de-France en 2009

    Après avoir testé l’utilisation du téléphone mobile comme titre de transport, la RATP envisage cette fois de transformer les cartes bancaires en Navigo. Visa Europe a annoncé le 4 novembre travailler actuellement à la faisabilité technique du projet. L’expérimentation devrait se dérouler au premier semestre 2009, et un test similaire sera parallèlement réalisé avec le réseau de transports publics de Los Angeles. Les deux initiatives sont basées sur la technologie Visa payWave, grâce à une puce sans contact intégrée à la carte de paiement. En validant son passage avec sa carte Visa, le trajet est ensuite automatiquement débité du compte bancaire. La transaction est réalisée par VisaNet, le réseau de traitement mondial de Visa. Avec un tel système, l’utilisateur occasionnel n’aurait plus besoin d’acheter de coupon magnétique.

  • La dépose du pont d’Aulnoye réussie

    L’opération de « délançage », une sorte de lançage à l’envers, du pont d’Aulnoye, un des premiers ouvrages en béton armé construit en France, a commencé le matin du 8 novembre et s’est terminée le 9 vers 7 heures. Il s’agissait de pousser l’ouvrage, à l’aide de vérins, sur une plateforme construite à cet effet, tandis qu’une grue de 1 200 tonnes, installée côté gare, le maintenait en l’air. Au fur et à mesure du « poussage » de l’ancien ouvrage, les agents de l’équipement l’ont découpé à l’aide de disqueuses équipées de disques diamantés à large diamètre. Chaque tronçon a ensuite été dégagé à l’aide d’une seconde grue de moindre puissance. La première tentative de dépose de l’ouvrage en béton armé (qui date des années vingt) s’était déroulée les 15 et 16 mars, mais avait dû être stoppée, faute de grue assez puissante. Une seconde tentative avait été programmée pour les 12 et 13 juillet, avant d’être annulée.

  • Nouveau service en 1re classe sur Paris – Genève

    Elvetino SA, filiale des CFF spécialisée dans la restauration ferroviaire, a remporté l’appel d’offres européen lancé par TGV Lyria pour la restauration à la place en 1re classe, le marché des voitures-bar ayant été attribué à Cremonini. A partir du 1er mars prochain, les TGV Lyria reliant Genève à Paris offriront les mêmes services que sur les autres relations franco-suisses en 1re classe : la presse quotidienne suisse et française est comprise dans le billet, alors que des cafés expresso et des plateaux-repas seront proposés, le prix de ces derniers ne devant pas dépasser 24 euros (ou 36 francs suisses). Un “plus”, en attendant l’accélération des dessertes Paris – Genève et un renforcement de la fréquence, lorsque la ligne de Bourg à Bellegarde sera en service.

  • Une convention pour moderniser les chemins de fer camerounais

    Une convention de financement d’une valeur de 350 millions d’euros pour rénover le réseau camerounais a été signée par le gouvernement de ce pays, qui en finance 110 millions, et par Camrail, qui verse 240 millions. Dans le cadre de cette convention, Camrail fera l’acquisition de nouveaux trains et aménagera les voies afin d’améliorer le confort et la sécurité des déplacements. Quant au gouvernement, il financera la rénovation du tronçon de voie Batchenga – Ka’a et du matériel roulant voyageurs. Les travaux commenceront en 2009.