Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • MTR achète chinois

    MTR Corporation, qui exploite le métro et les trains de banlieue de Hongkong, a commandé 10 trains à Changchun Railway Vehicles, pour une livraison en 2011 et 2012. C’est la première fois que l’entreprise de transports publics fait l’acquisition de matériel roulant d’un constructeur chinois. La valeur de la transaction n’a pas été révélée mais, selon les médias, le contrat s’établirait autour de 110 millions d’euros.

  • Le viaduc de la Savoureuse est lancé

    La dernière semaine de novembre a vu le premier lançage, par Eiffel-Eiffage, du tablier du viaduc qui permettra à la future LGV Rhin-Rhône de franchir la Savoureuse, au sud de l’agglomération belfortaine. Outre le cours d’eau arrosant Belfort, cet ouvrage d’art enjambera sur 792 m la RD 437, le canal de la Haute-Saône et l’autoroute A 36. L’un des plus longs des 12 viaducs de la branche est de la LGV Rhin-Rhône présente la caractéristique de reposer sur des tétrapodes qui seront au nombre de 13.

  • Le Flirt en essais avant de circuler en France

    La rame Flirt série 522 était, le 24 novembre, en essais sur la ligne entre Epernay et Vitry-le-François. Objectif pour ce matériel Stadler des chemins de fer Suisse (CFF) : obtenir son homologation en France avant sa mise en service commercial sur la relation transfrontalière Bâle – Mulhouse.

  • Ripostes et contre-riposte à Bordeaux

    Veolia met en cause le choix de la CUB. La DB fait un référé précontractuel. Les syndicats mettent la pression. Keolis précise son projet. Feltesse et Juppé confirment leur décision C’est une partie d’escrime avec ripostes et contre-ripostes. Ou bien alors, pour quelques observateurs abasourdis, une sorte de bouillie bordelaise… A la suite de la recommandation du bureau de la CUB, le 23 octobre, de choisir Keolis comme exploitant du réseau urbain au détriment du sortant Veolia Transport, déclarations et initiatives se sont multipliées. Elles témoignent de l’ampleur du bouleversement créé par le président de la communauté urbaine, Vincent Feltesse, et Alain Juppé, maire de Bordeaux.
    Bouleversement d’abord pour Veolia Transport qui devrait perdre, le 28 novembre prochain, lors du vote définitif des élus de la CUB, son plus gros contrat hexagonal – une alternance jamais vue en France dans une agglomération de cette taille. Ses responsables, Cyrille du Peloux en tête, mais aussi Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, se sont mobilisés pour contester le choix annoncé des élus. « Notre offre était mieux-disante de 30 millions d’euros », a répété le directeur général de Veolia Transports, affirmant dans Sud-Ouest que la SNCF était intervenue pour soutenir sa filiale Keolis via le projet d’aménagement de la gare, Euratlantique. Une procédure de référé précontractuel auprès du tribunal administratif était envisagée, afin de différer la signature du contrat.
    Cette procédure, la DB l’a engagée dès le 17 novembre, via sa filiale Mobility Logistics AG. On s’interroge sur les motivations de l’homologue allemand de la SNCF, qui n’avait pas retiré de dossier auprès de la CUB. Pourquoi une telle action en justice, alors qu’elle n’avait jamais concouru à aucun appel d’offres hexagonal ? L’un des arguments présentés par l’entreprise et son avocat est l’insuffisante publicité accordée à l’appel à candidatures lancé par la CUB en 2007.
    Les syndicats ne sont pas restés silencieux non plus. Mercredi 19 novembre, pas un bus, pas un tram ne circulait, à l’appel de l’intersyndicale. Motif : obtenir de Keolis l’engagement de ne pas remettre en cause les accords sociaux à Bordeaux. (car à Lyon, en juin 2008, l’opérateur avait dénoncé les accords et usages en vigueur – lire page 3). Le lendemain, jeudi 20 novembre, la grève était stoppée, Keolis confirmait son engagement. Et le vendredi 21 novembre au matin, Vincent Feltesse rencontrait les syndicats.
    Face à la pression, le président de la CUB a résisté. Une seule interview à notre confrère Sud-Ouest, dans laquelle il confirmait ses choix. Oui, Keolis nous a paru le mieux à même de relever les défis de la mobilité dans l’agglomération. Même attitude chez Alain Juppé, qui fait figure de sage et de garant des intérêts de l’agglomération.
    Dans ce contexte tendu, Keolis a fini par sortir de son mutisme pour expliquer son offre et le calendrier des opérations. « Les changements interviendront vraiment au premier septembre 2009, expose Jean-Michel Ferraris, directeur délégué de Keolis France. D’ici là, on prendra la mesure de l’entreprise, on expliquera ce qui a été négocié, on verra avec la CUB les ajustements à effectuer, on s’attachera à discuter avec les élus, les clients, les salariés. » Une position constructive qui ne néglige pas d’affirmer quelques changements forts : « Notre politique implique une meilleure utilisation des rames, donc nous n’en achèterons pas des supplémentaires, poursuit-il. Nous partons sur la prise en compte et une analyse détaillée des nouveaux rythmes de vie. Quant au réseau de bus, le parent pauvre de la CUB, il aura une réelle lisibilité, une vraie couverture spatiale. Il n’y aura pas de disparition de lignes, mais certaines ne desserviront pas les mêmes endroits qu’actuellement. Et pour les vélos et les 139 stations, ce sera immédiatement, car nous sommes réactifs ! »
    Reste donc à lever l’hypothèque judiciaire puis à prendre possession du réseau lui-même, le premier janvier prochain selon les termes de l’appel d’offres. Si aucun coup de théâtre n’intervient d’ici là…
     

    Gilles DANSART avec François-Xavier POINT

  • Visite de Paris à l’heure écolo !

    Visiter les monuments parisiens en Toyota Prius ou louer une voiture hybride avec chauffeur, c’est désormais possible avec Ecovisit Paris. La société propose également des transferts entre Paris et les aéroports à prix compétitifs : 40 euros pour Orly, 50 pour Roissy.

  • BikeMi bientôt à Milan

    Le 4 novembre à Milan, lors de l’inauguration du 66e Salon international des cycles et des motos, le président du conseil italien Silvio Berlusconi teste le BikeMi sous les yeux du maire de la ville, Mme Letizia Moratti. Le système BikeMi , conçu par Clear Channel, sera mis en service à la fin du mois, avec dans une première étape 1 200 vélos et 103 stations. Les bicyclettes, financées par l’affichage publicitaire, doivent compléter l’offre des trams et des bus. Elles ont la même couleur rouge vif. Milan est la première ville italienne à adopter ce système à grande échelle ; ses élus souhaitent multiplier les initiatives pour encourager la pratique du vélo. Des bicyclettes rouges du groupe américain circulent aussi depuis cet été à Washington DC, première ville américaine à adopter le VLS appelé « fullly automatic bike sharing system » (vélo-partage automatisé). Le tarif annuel est de 40 dollars. L’offre de départ est modeste (100 vélos, 10 stations), les élus attendant une première évaluation avant d’aller plus loin.

  • Le ticket sur carte Visa testé en Ile-de-France en 2009

    Après avoir testé l’utilisation du téléphone mobile comme titre de transport, la RATP envisage cette fois de transformer les cartes bancaires en Navigo. Visa Europe a annoncé le 4 novembre travailler actuellement à la faisabilité technique du projet. L’expérimentation devrait se dérouler au premier semestre 2009, et un test similaire sera parallèlement réalisé avec le réseau de transports publics de Los Angeles. Les deux initiatives sont basées sur la technologie Visa payWave, grâce à une puce sans contact intégrée à la carte de paiement. En validant son passage avec sa carte Visa, le trajet est ensuite automatiquement débité du compte bancaire. La transaction est réalisée par VisaNet, le réseau de traitement mondial de Visa. Avec un tel système, l’utilisateur occasionnel n’aurait plus besoin d’acheter de coupon magnétique.

  • Une convention pour moderniser les chemins de fer camerounais

    Une convention de financement d’une valeur de 350 millions d’euros pour rénover le réseau camerounais a été signée par le gouvernement de ce pays, qui en finance 110 millions, et par Camrail, qui verse 240 millions. Dans le cadre de cette convention, Camrail fera l’acquisition de nouveaux trains et aménagera les voies afin d’améliorer le confort et la sécurité des déplacements. Quant au gouvernement, il financera la rénovation du tronçon de voie Batchenga – Ka’a et du matériel roulant voyageurs. Les travaux commenceront en 2009.

  • Encore deux lignes en chantier en Chine

    La construction d’une ligne au sud de la Chine, entre Nanning et Guangzhou (Canton), a débuté le 9 novembre. Le trajet entre ces deux villes du Sud prendra 3 heures, contre 13 heures actuellement. Cette ligne de 577 km permettra aux trains de rouler à une vitesse maximale de 200 km/h. Son achèvement est prévu dans quatre ans et demi et coûtera environ 40 milliards de yuans (6 milliards de dollars ou 4,8 milliards d’euros), selon l’administration des chemins de fer de Nanning. Dans le nord du pays, les travaux de la ligne reliant le port de Tianjin à la ville de Baoding, dans la province du Hebei, commenceront au premier semestre 2009, ont annoncé le 9 novembre le ministère des Chemins de fer et les administrations de Tianjin et du Hebei. La ligne, de 145 km, permettra la circulation de trains à 250 km/h. Les travaux coûteront 24 milliards de yuans (environ 3,5 milliards de dollars).

  • Le premier Velaro RUS prend la mer

    Le 13 novembre, le premier des 8 trains à grande vitesse Velaro RUS commandés à Siemens par les Chemins de fer russes (RZD) a pris la mer en gare maritime de Sassnitz-Mukran, sur l’île allemande de Rügen. C’est à bord du ferry « Vilnius », équipé de voies à l’écartement de 1 520 mm, que cette rame de 10 caisses a traversé la Baltique en direction du port russe d’Ust Luga, dans le Golfe de Finlande. Une fois à terre, le Velaro sera à 150 km de Saint-Pétersbourg par le rail.