Une convention de financement d’une valeur de 350 millions d’euros pour rénover le réseau camerounais a été signée par le gouvernement de ce pays, qui en finance 110 millions, et par Camrail, qui verse 240 millions. Dans le cadre de cette convention, Camrail fera l’acquisition de nouveaux trains et aménagera les voies afin d’améliorer le confort et la sécurité des déplacements. Quant au gouvernement, il financera la rénovation du tronçon de voie Batchenga – Ka’a et du matériel roulant voyageurs. Les travaux commenceront en 2009.
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Encore deux lignes en chantier en Chine
La construction d’une ligne au sud de la Chine, entre Nanning et Guangzhou (Canton), a débuté le 9 novembre. Le trajet entre ces deux villes du Sud prendra 3 heures, contre 13 heures actuellement. Cette ligne de 577 km permettra aux trains de rouler à une vitesse maximale de 200 km/h. Son achèvement est prévu dans quatre ans et demi et coûtera environ 40 milliards de yuans (6 milliards de dollars ou 4,8 milliards d’euros), selon l’administration des chemins de fer de Nanning. Dans le nord du pays, les travaux de la ligne reliant le port de Tianjin à la ville de Baoding, dans la province du Hebei, commenceront au premier semestre 2009, ont annoncé le 9 novembre le ministère des Chemins de fer et les administrations de Tianjin et du Hebei. La ligne, de 145 km, permettra la circulation de trains à 250 km/h. Les travaux coûteront 24 milliards de yuans (environ 3,5 milliards de dollars).
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Le premier Velaro RUS prend la mer
Le 13 novembre, le premier des 8 trains à grande vitesse Velaro RUS commandés à Siemens par les Chemins de fer russes (RZD) a pris la mer en gare maritime de Sassnitz-Mukran, sur l’île allemande de Rügen. C’est à bord du ferry « Vilnius », équipé de voies à l’écartement de 1 520 mm, que cette rame de 10 caisses a traversé la Baltique en direction du port russe d’Ust Luga, dans le Golfe de Finlande. Une fois à terre, le Velaro sera à 150 km de Saint-Pétersbourg par le rail.
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Bombardier s’offre une vitrine aux JO de Vancouver
Bombardier est l’un des sponsors des jeux Olympiques d’hiver de 2010, qui seront organisés à Vancouver, sur la côte ouest du Canada. L’occasion pour le groupe canadien d’exposer son savoir-faire… Et tant pis si c’est avec un tramway fabriqué en Belgique ! Bombardier va emprunter deux rames – de type Flexity Outlook – à la Stib bruxelloise, pour les faire circuler pendant deux mois, du 21 janvier au 21 mars 2010, sur une courte ligne de démonstration entre la station de métro du village olympique et Granville Island, une zone de loisirs, de commerces et de restaurants en vogue. La ville de Vancouver va investir 8,5 millions de dollars canadiens (5,4 millions d’euros) dans l’aventure, pour reconstruire l’infrastructure, une ancienne ligne qui pour l’instant est en partie utilisée par un tram-musée. Cette liaison longue de 1,8 km pourrait dans un avenir plus lointain être prolongée en ville.
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Une nouvelle ligne entre Antibes et Sophia Antipolis
La communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa) dans les Alpes-Maritimes, va lancer la création d’un TCSP entre le centre d’Antibes et le parc scientifique de Sophia Antipolis. Le projet, inscrit au PDU et au SCOT de la communauté d’agglomération, vient d’être validé à son tour par le Symisa (Syndicat mixte de Sophia Antipolis). L’objectif de la Casa (16 communes, 170 000 habitants) est de lancer une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS), en même temps que la mise en service de la troisième voie ferroviaire entre Antibes et Nice, soit entre 2011 et 2015. Cette ligne d’une dizaine de kilomètres partira en effet du futur pôle d’échanges d’Antibes, ville de 72 000 habitants, pour relier le centre du technopôle Sophia Antipolis où travaillent quelque 30 000 salariés et 5 000 étudiants. Les études de faisabilité ayant été réalisées, la planification des travaux est en cours « d’affinage », selon les services de la Casa.
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Euratlantique, un projet phare pour l’agglomération bordelaise
Bordeaux continue sa transformation pour être en phase avec l’arrivée de la LGV fin 2016. Le quartier de la gare Saint-Jean se trouve au cœur du plan d’urbanisation Dans la perspective de la mise en service de la LGV (tronçon Tours – Bordeaux, branches Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Bilbao), la gare Saint-Jean va se situer au cœur d’un carrefour ferroviaire. Avec sur chaque ligne des temps de parcours raccourcis : Toulouse à 1 h, Bilbao à 1h30, Paris à 2h. Au lieu des six millions de voyageurs qui transitent à Bordeaux, les experts tablent, à l’horizon 2018, sur vingt millions. Alors plus question pour cette gare à l’architecture monumentale d’être enserrée par des rues étroites et des immeubles d’un autre âge. L’objectif des élus locaux est de remodeler le paysage urbain de l’entrée sud de l’agglomération et de donner à la gare toute la place nécessaire en même temps qu’une touche de modernisme. Il s’agit ni plus ni moins de réaliser autour d’elle un quartier d’avenir. Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable, vient de donner un fameux coup d’accélérateur à ce projet qui a pour nom Euratlantique. L’inscription du dossier en opération d’intérêt national (OIN) lui donne une toute autre dimension et permet la création d’un EPA (établissement public d’aménagement) pour conduire les réalisations. L’Etat est ainsi partie prenante, apportant notamment sa contribution pour le foncier. L’OIN est un label. Il vise « à créer un quartier d’affaires de rayonnement métropolitain. Jusqu’à 2 millions de m2 répartis de façon équilibrée entre bureaux, logements, commerces et équipements publics inédits sont envisagés à l’horizon 2030 ». L’accord de tous les intéressés sur un projet d’une telle ampleur s’avérait nécessaire. Or, les maires (Alain Juppé pour Bordeaux, Noël Mamère pour Bègles, Conchita Lacuey pour Floirac), le président de la communauté urbaine (Vincent Feltesse) et le président de la région Aquitaine (Alain Rousset) se situent sur la même longueur d’ondes. Francis Rol-Tanguy, ingénieur général des Ponts-et-Chaussées, missionné en vue de l’aménagement de ce quartier, a remis son rapport au comité stratégique. Il s’agit, précise-t-il, de préconisations. Le périmètre concerne Bordeaux, Bègles et Floirac :
– sur la rive gauche : du pont Saint-Jean à la base du triangle ferroviaire (dont le sommet est la gare Saint-Jean) jusqu’à l’échangeur entre la rocade et la pénétrante autoroutière.
– Sur la rive droite : du pont Saint-Jean au débouché du futur pont Jean-Jacques Bosc ; en profondeur à la hauteur de la voie Eymet.
Autour de la gare, on devrait dénombrer 500 000 m2 de bureaux, 1 million de m2 de logements dont de nombreux logements sociaux, un centre d’affaires internationales « car pour être crédible il doit être important » accueillant aussi bien hôtels, que commerces, et des fonctions culturelles. Des immeubles de 2 000 à 5 000 m2 et seulement deux de grande hauteur, développement des surfaces supérieures à 15 000 m2. Ceci sur un secteur comprenant Belcier, Carle-Vernet, Armagnac, Gattebourse, la rue Amédée Saint-Germain : des quartiers oubliés, des friches industrielles, sans compter les 4 hectares de friches ferroviaires (anciens ateliers SNCF). La négociation pour l’acquisition directe des secteurs Saint-Germain et Gattebourse devrait être lancée dès l’an prochain. Pour Belcier, une réunion de concertation avec les habitants s’est tenue fin septembre. Le maire souhaite que leur cadre de vie soit préservé dans les aménagements à venir.La gare.
Au cœur du projet, la gare, véritable nœud ferroviaire à l’échelle ouest-européenne. L’accès des véhicules se ferait par le sud, en passant au-dessus du quartier Belcier. Une dalle surplomberait les quais. La gare serait agrandie par la couverture des voies existantes, côté est, au-delà de la grande verrière. Celle-ci, compte tenu de son état, doit être réhabilitée rapidement. La création d’un autre accès, côté Armagnac, où de nombreuses voies ne sont plus utilisées, s’impose. De part et d’autre de la gare, au nord et au sud, deux tours devraient prendre place. Francis Rol-Tanguy propose de dégager à la fois la pointe Belcier pour un effet de balcon sur le fleuve, et un ou deux ilôts les plus proches afin d’ouvrir une perspective sur le centre-ville. La gare doit être couverte rapidement avec des bureaux, des commerces, un centre commercial de grande dimension, un cinéma et des parkings. En faire la gare principale implique que d’autres gares satellites de la banlieue deviennent lieux d’échanges mais aussi, ce qui est nouveau, terminus TER.Les déplacements.
Il est proposé de fermer au trafic automobile la pénétrante entre le pont Saint-Jean et le futur ouvrage Jean-Jacques Bosc. Le stationnement sur le quai de Paludate, dans un quartier où prolifèrent les boîtes de nuit, serait interdit. La création de parkings souterrains sur l’emplacement des Abattoirs, qui pourrait devenir centre culturel, et sur celui de Belcier, semble indispensable. La ceinture ferroviaire se doit d’être utilisée dans son ensemble avec l’adjonction d’une ligne de tramway entre la gare Saint-Jean et Bordeaux-Saint-Louis par la rive droite.Deux autres communes intéressées.
L’une, Bègles, est sur la rive gauche. L’autre, Floirac, sur la rive droite. La première étant ville ouvrière, la seconde plutôt ville-dortoir. Mais en se modernisant elles évoluent. Toutes deux sont en façade sur le fleuve. A Bègles la gare pourrait prendre une importance certaine, compte tenu notamment de l’élargissement à quatre voies du faisceau ferroviaire depuis Bordeaux. A Floirac, l’implantation prochaine d’Arena – salle de spectacle de grande dimension avec commerces – est une opportunité. Une rocade de transports en commun pourrait y passer. Pas de doute possible, pour les intéressés, Euratlantique est capital. Alain Juppé est catégorique : « Ce projet urbain nous engage pour les vingt prochaines années. Il doit nous installer comme place forte en Europe, alors que nous n’y sommes pas parvenus sur le plan culturel. » Pour Vincent Feltesse, président de la CUB, il est remarquable, car « on observe un véritable équilibre entre les transports, l’habitat, l’économie ». De son côté, Francis Rol-Tanguy n’hésite pas à qualifier Euratlantique de « projet locomotive de l’agglomération, du département, de la Région ». Il insiste toutefois sur les délais. « Il n’y a pas de temps à perdre. Il ne faut pas seulement prévoir ce qui devra être inauguré à peu près en même temps. Il faut démarrer tout de suite. Il faudra livrer le quartier de la gare et les bords de Garonne pour 2015. » Rendez-vous est pris.
François-Xavier POINT
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La chinoise CCECC suspend son contrat d?infrastructure avec le Nigeria
L’entreprise chinoise China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) a suspendu son contrat de modernisation ferroviaire avec le Nigeria. La presse locale nigériane, « porte-voix » du pouvoir, dénonce la lenteur des travaux sur le réseau, qui compte 3 505 km de voies uniques à écartement étroit. Selon un membre du gouvernement, le Nigeria souhaite profiter de cette suspension du contrat pour une « révision complète » des projets. Actuellement, l’unique train voyageurs en état de marche circule entre Lagos et Ijoko, distantes de 30 km. De son côté, la CCECC affirme que les travaux ont été entamés sur la ligne Lagos – Kano, longue de 1 315 km. Le pays africain souhaitait moderniser son système ferroviaire, mais n’a versé que 250 millions de dollars sur les 8,3 milliards convenus.
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Six mois de retard pour Bourg – Bellegarde
La ligne rénovée Bourg – Bellegarde, qui devait être mise en service fin 2009, puis en janvier 2010, ne le sera finalement pas avant juin 2010. Trois raisons principales expliquent ce retard, selon Philippe De Mester, le directeur Rhône-Alpes de RFF : il a fallu dépolluer le site de la future gare de Bellegarde, en lieu et place d’une ancienne rotonde, l’état de la plateforme de la voie était plus dégradé qu’on le pensait et il a fallu réaliser de très importants travaux de protection contre les chutes de pierres. Malgré ces aléas, le chantier reste dans les coûts estimés (341 millions en euros courants, pour la ligne et le nouveau pôle d’échanges), les surcoûts restant dans la limite des provisions pour risques.
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Les comptes de RFF toujours dans le rouge
Malgré une hausse de son chiffre d’affaires de 12,6 %, ainsi que de sa capacité d’autofinancement de 10 %, au premier semestre 2008, RFF a creusé sa perte opérationnelle courante (- 172 millions d’euros). Sur toute l’année 2007, la perte opérationnelle courante ne s’était élevée qu’à – 7,7 millions. Son énorme dette s’est encore alourdie de quelque 615 millions pour s’établir à 18 milliards d’euros. Par rapport au premier semestre 2007, les investissements pour l’entretien et le développement du réseau sont en hausse de 245 ME, notamment le chantier de la LGV Rhin-Rhône. Ces comptes intègrent les effets de la réforme du modèle économique de RFF.
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Nouvelle structure du groupe CFF
Le 1er janvier 2009, la structure des CFF connaîtra d’importantes modifications : la conduite opérationnelle de l’entreprise sera exercée par une direction du groupe, l’actuelle direction de l’entreprise devenant la direction du groupe. Le service de révision des CFF sera alors directement subordonné au président du conseil d’administration des CFF, et le secteur d’activité CFF immobilier prendra la forme d’une division, rejoignant les actuelles divisions voyageurs, cargo et infrastructure. La direction du groupe, présidée par Andreas Meyer, comprendra les chefs des divisions voyageurs (Paul Blumenthal), infrastructure (Hans-Jörg Hess), CFF Cargo (Nicolas Perrin) et immobilier (Urs Schlegel), ainsi que les chefs des finances (Georg Radon) et du personnel (Markus Jordi). Une direction élargie du groupe CFF sera également créée, comprenant le secrétariat général (Kurt Signer) ainsi que les domaines de l’informatique (Andreas Dietrich), du développement de l’entreprise (Stephan Pfuhl) et de la communication (Werner Nuber).