Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Activité en hausse et action en baisse pour Alstom

    « Il n’y a pas de répercussion de la crise sur nos activités, explique Philippe Mellier, le président d’Alstom Transport. Nos clients sont parfaitement solvables, nous avons des liquidités et nous n’avons pas besoin des banques. » Cependant, à la moindre mauvaise nouvelle, le titre chute. « Dès que l’on décale un projet de commande de TGV, les analystes financiers prétendent qu’Alstom est en cessation de paiement ! La chute de l’action Alstom est irrationnelle. Je crois surtout qu’il y a des gens qui ont spéculé sur notre titre et qu’ils cherchent aujourd’hui à se refaire », estime Philippe Mellier. Les plans d’investissement sur l’énergie et les transports ne sont pas remis en cause, ils seraient même plutôt en train de s’accélérer dans tous les pays. « Le seul impact de la crise à court terme pour nous pourrait éventuellement concerner la bonne santé de nos fournisseurs », concède Alstom. Alors, les marchés finiront-ils par revenir sur terre et miser sur les secteurs qui ont le vent en poupe ? Il serait temps, estime Philippe Mellier : « Nous ne sommes pas dans la situation de l’industrie automobile, dont les carnets de commandes ont fondu. Le nôtre, il est de trois ans : les usines ferroviaires ne sont pas sur le point de fermer ! »

  • Trois lignes Transilien mises en cadencement en Ile-de-France

    Il aura fallu plus de deux ans de travail à la SNCF et RFF, sous la houlette du Stif, pour mettre en place le cadencement de trois lignes Transilien Il y avait la référence Rhône-Alpes, pionnière en la matière, première région à miser sur le cadencement pour l’ensemble de son réseau TER. Le 14 décembre, il y aura le poids de l’Ile-de-France, avec trois lignes qui vont se mettre à ce nouveau rythme. Du lourd, puisque ces trois lignes intéressent quelque 200 000 voyageurs au quotidien. Ce sont Paris-Saint-Lazare vers Mantes-la-Jolie via Poissy (ligne J, 37 000 voyageurs), Paris-Montparnasse vers Mantes-la-Jolie, Rambouillet et Dreux (ligne N, 100 000), Paris-Lyon vers Montereau et Montargis (ligne R, 55 000). Deux cent mille voyageurs, c’est le double de ceux concernés par le cadencement autour de Lyon, le plus important réalisé en province.
    Le cadencement pour Transilien, c’est le fruit de plus de deux ans de travail pour la SNCF et RFF, orchestré par le Syndicat des transports d’Ile-de-France dans le cadre de sa politique générale de développement de l’offre. Comme le résume Serge Méry, vice-président du Stif : « En neuf ans, nous avons augmenté l’offre de transport de 25 %. Il était nécessaire d’aller plus loin. On ne pouvait le faire sans le cadencement. »
    Le projet a nécessité de multiples réunions de concertation avec les collectivités locales, communautés d’agglomération, associations de voyageurs… Sans oublier les conseils généraux des régions limitrophes, aussi concernées, d’autant plus là où l’on mise également sur le cadencement, comme en Bourgogne ou en Haute-Normandie. Et là où arrive, tout comme sur Montparnasse, du nouveau matériel roulant, c’est une véritable « opportunité » pour mieux réorganiser les marches. En fonction de tout cela, il a fallu trouver les équilibres avec les TER et les Corail Intercités, qui sont d’ailleurs intégrés dans les cadencements.
    S’il est toujours très délicat de bouleverser les grilles horaires, un travail colossal avec la reprise de tous les graphiques, le jeu en vaut la chandelle. Déjà, c’est l’occasion d’une remise à plat qui doit permettre d’offrir davantage de robustesse à la grille, et donc une meilleure régularité. Et puis, le projet est ambitieux, misant sur une hausse « spectaculaire » de l’offre : 74 % sur la ligne R, 18 % sur la ligne N, 25 % sur la ligne J. Davantage de fréquence, davantage d’amplitude horaire. Ce renforcement coûtera d’ailleurs 56 millions d’euros par an au Stif.
    Contrepartie : même si les responsables Transilien ne veulent pas précisément l’évaluer, les effectifs vont augmenter. Les conducteurs feront davantage de kilomètres en tête des trains, la maintenance sera adaptée, effectuée davantage la nuit, par exemple. Jean-Pierre Farandou, directeur SNCF Proximités, le dit clairement : « Il n’y a pas de tabous. Nous avons la volonté de produire le moins cher possible du service public. En ayant bien conscience que les fonds publics ne sont pas illimités. »
    Pour lui, le premier cadencement en Rhône-Alpes reste une référence. Car, après des premières semaines difficiles – plusieurs incidents lourds, d’ailleurs faussement liés par certains à la mise en place du cadencement –, la régularité s’est améliorée avec 10 % de trains supplémentaires. Sur les trois premières lignes du Transilien mises en cadence, on escompte un effet similaire. L’objectif est de mettre en 2012 l’ensemble de ces lignes à 93 % de régularité. Actuellement, si la ligne N est à 94 %, la R est à 91 % et la J à 88 %. Et dans le même temps, un report modal significatif, « au moins 10 % très rapidement », est espéré, avant tout en fonction de la « suppression » des heures creuses. Bien dans l’air environnemental du temps.
     

    Pascal GRASSART

  • Les RZD proposent aux chemins de fer chinois une joint-venture avec la DB

    L’agence Interfax a annoncé le 28 octobre que les RZD (chemins de fer russes) ont proposé aux chemins de fer chinois de mettre sur pied une joint-venture avec la Deutsche Bahn pour le transit de conteneurs entre la Chine et l’Europe, ainsi que sur le marché intérieur. Cette joint-venture prendrait la forme d’une entreprise tripartite regroupant les RZD, la DB et une société chinoise représentée par une filiale de chemins de fer chinois.

  • La chinoise CCECC suspend son contrat d?infrastructure avec le Nigeria

    L’entreprise chinoise China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) a suspendu son contrat de modernisation ferroviaire avec le Nigeria. La presse locale nigériane, « porte-voix » du pouvoir, dénonce la lenteur des travaux sur le réseau, qui compte 3 505 km de voies uniques à écartement étroit. Selon un membre du gouvernement, le Nigeria souhaite profiter de cette suspension du contrat pour une « révision complète » des projets. Actuellement, l’unique train voyageurs en état de marche circule entre Lagos et Ijoko, distantes de 30 km. De son côté, la CCECC affirme que les travaux ont été entamés sur la ligne Lagos – Kano, longue de 1 315 km. Le pays africain souhaitait moderniser son système ferroviaire, mais n’a versé que 250 millions de dollars sur les 8,3 milliards convenus.

  • Six mois de retard pour Bourg – Bellegarde

    La ligne rénovée Bourg – Bellegarde, qui devait être mise en service fin 2009, puis en janvier 2010, ne le sera finalement pas avant juin 2010. Trois raisons principales expliquent ce retard, selon Philippe De Mester, le directeur Rhône-Alpes de RFF : il a fallu dépolluer le site de la future gare de Bellegarde, en lieu et place d’une ancienne rotonde, l’état de la plateforme de la voie était plus dégradé qu’on le pensait et il a fallu réaliser de très importants travaux de protection contre les chutes de pierres. Malgré ces aléas, le chantier reste dans les coûts estimés (341 millions en euros courants, pour la ligne et le nouveau pôle d’échanges), les surcoûts restant dans la limite des provisions pour risques.

  • Une mission de définition pour la LGV Rhin-Rhône

    L'annonce avait été faite lors de la réunion conjointe des comités de pilotage des études de la LGV Rhin-Rhône et de suivi de la première phase de la branche Est du 20 juin. Elle vient d'être confirmée par le préfet coordonnateur, Jacques Barthélémy: une mission de définition du schéma de desserte a été confiée à Marie-Line Meaux, inspectrice générale de l'Equipement, assistée de Claude Liebermann, inspecteur général des Pont et chaussées, qui avait assuré la même mission pour le TGV Est. La première réunion s'est tenue le 7 octobre, la prochaine est prévue en janvier. Elle a rassemblé des représentants des conseils régionaux Alsace, Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes; des conseils généraux de Saône-et-Loire, Côte-d'Or, Rhône, Territoire de Belfort, Doubs, Bas et Haut-Rhin; des agglomérations de Dijon, Besançon, Mulhouse, Strasbourg, Lyon et Paris; de la métropole Rhin-Rhône représentant neuf villes. Après le «temps de l'écoute viennent les temps du débat, et de la synthèse , résume Claude Liebermann, dont la démarche se veut pragmatique. Avec un rôle pédagogique et d'arbitrage, je dois amener les gens à accepter la meilleure solution.» L'ingénieur est serein, même s'il s'attend à davantage de difficultés que pour le TGV Est (sept ou huit cas à arbitrer), vu la configuration de la ligne et le nombre d'acteurs. «Paris-Beaudrecourt était un tuyau où brancher des arêtes, Rhin-Rhône un tunnel de passage est-ouest et nord-sud avec des contraintes d'aval ou d'amont.» Objectif: le schéma de dessertes mis en place à l'ouverture de la ligne doit être prêt au plus tard fin 2009 afin d'être pris en compte dans la définition du service horaire 2011. Il reste donc à peu près un an pour se mettre d'accord.

  • Appel d’offres pour Médine – La Mecque

    Les chemins de fer saoudiens (SRO) ont demandé fin septembre aux quatre consortiums qualifiés (Al-Rajhi Consortium, Binladin-OHL International Consortium, Saudi Oger Consortium et Saudi Japanese Consortium) de présenter avant la fin décembre 2008 leur offres pour la réalisation de la LGV de 440 km Médine – La Mecque par Djedda. Le vainqueur devrait être connu dans les deux mois suivant la remise des offres. L’appel d’offres concerne la première partie (génie civil) de la première phase du projet, qui sera réalisée en DBOT (design, build, operate, transfer). La deuxième partie de cette phase concernera les six gares. La phase deux, elle, comportera les équipements ferroviaires, l’exploitation et la maintenance.

  • Réouverture d?une ligne en Seine-et-Marne

    Le 16 octobre, Cemex, un industriel spécialiste du béton prêt à l’emploi et des granulats, a inauguré sa nouvelle plateforme multimodale rail-fleuve à Marolles, en Seine-et-Marne. Située à 85 km de Paris, cette plateforme va permettre de faciliter l’acheminement de plus de 500 000 t de granulats par an issus de sa carrière de Haute-Marne. Dans ce but, RFF a réaménagé un tronçon de 8 km de la ligne ferroviaire Montereau – Flamboin. En 2011, l’ensemble de la ligne, soit 30 km de voies, sera remis en service. Cette réouverture d’une ligne entièrement dédiée au fret représente une première en Ile-de-France.

  • Début de la construction d?une ligne rapide Guiyang – Guangzhou

    Le 13 octobre a commencé la construction d’une ligne de chemin de fer rapide entre Guiyang et Guangzhou (Canton), qui reliera l’est et la zone du delta du Zhujiang. La longueur totale de la ligne sera de quelque 850 km, et la vitesse pourrait atteindre les 200 km/h.

  • Premier convoi de la DB entre la Chine et l?Allemagne

    Après plusieurs mois de tests, la Deutsche Bahn lance l’exploitation commerciale d’une ligne ferroviaire entre la Chine et l’Allemagne. Le 6 octobre, un convoi de 50 conteneurs affrété par le fabricant d’ordinateurs Fujitsu Siemens est arrivé à Hambourg au terme d’un périple de plus de 10 000 km qui avait débuté 17 jours plus tôt à Xiantang. Selon la DB, de nombreux industriels outre-Rhin ont manifesté leur intérêt pour cette nouvelle offre de transport, notamment dans la construction automobile ou la chimie. Dédiée au fret, cette ligne « n’est pas destinée à concurrencer directement l’avion ou le bateau », précise Norbert Bensel, le chef de DB Schenker, la filiale logistique. « C’est un produit qui doit trouver sa place entre les deux. »