Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le nouveau PRCI de Perpignan commande 390 itinéraires

    A quelques mois de l’ouverture de Perpignan – Figueras, les installations de signalisation sont prêtes. RFF a inauguré le 28 novembre le nouveau poste d’aiguillage à commande informatisée (PRCI) des installations terminales de Perpignan (ITP). Une opération nécessitée par la connexion France – Espagne, puisqu’il s’agit des aménagements de raccordement de la future LGV Barcelone – Perpignan au réseau ferré national, pour un coût de 200 millions d’euros. Le montant des installations de signalisation, incluant le PRCI dont les travaux avaient commencé en juillet 2006, est de 60 millions d’euros, financés par l’Etat et l’Europe. Permettant de suivre les trains dans un grand rayon d’action, le PRCI de Perpignan a une capacité de commande de 390 itinéraires différents. 55 agents de maintenance et d’exploitation y travailleront 7 jours sur 7 avec, face à eux, un mur de huit écrans LCD remplaçant l’habituel tableau de contrôle optique.

  • Les ambitions des NS en Allemagne

    Nedbahnen, une filiale de la société nationale des chemins de fer néerlandais (NS), est sur le point de racheter l’exploitant allemand Abellio, qui exploite le réseau des bus et trains régionaux de la ville d’Essen. « Cela n’est qu’un début, Abellio est notre porte d’entrée », a expliqué Shahriar Fatemi, qui dirige Nedbahnen, dans le Financial Times Deutschland. Les autres velléités d’expansion des chemins de fer néerlandais sur le marché allemand seront dévoilées après l’accord de l’Office allemand anticartel (Bundeskartellamt).

  • Hyundai-Rotem sous le Bosphore

    Hyundai-Rotem fournira les 440 voitures des trains de banlieue destinés à emprunter le futur lien fixe Marmaray, comprenant le tunnel sous le Bosphore. Pour ce marché chiffré à 580 millions d’euros et signé avec la Direction générale des chemins de fer, ports et aéroports du ministère turc des Transports, le constructeur coréen était short-listé aux côtés d’Alstom, de CAF et d’un consortium regroupant Bombardier, Siemens et le turc Nurol. Longues de 22 m, les voitures formeront des rames automotrices de 5 ou 10 caisses, qui seront livrées en trois tranches entre 2011 et 2014. Ce contrat est un succès de plus pour Rotem en Turquie, où le coréen a remporté son premier marché en 1996 et où il fait assurer une partie de la production par Eurotem, la joint-venture formée avec le turc Tüvasas.

  • Ripostes et contre-riposte à Bordeaux

    Veolia met en cause le choix de la CUB. La DB fait un référé précontractuel. Les syndicats mettent la pression. Keolis précise son projet. Feltesse et Juppé confirment leur décision C’est une partie d’escrime avec ripostes et contre-ripostes. Ou bien alors, pour quelques observateurs abasourdis, une sorte de bouillie bordelaise… A la suite de la recommandation du bureau de la CUB, le 23 octobre, de choisir Keolis comme exploitant du réseau urbain au détriment du sortant Veolia Transport, déclarations et initiatives se sont multipliées. Elles témoignent de l’ampleur du bouleversement créé par le président de la communauté urbaine, Vincent Feltesse, et Alain Juppé, maire de Bordeaux.
    Bouleversement d’abord pour Veolia Transport qui devrait perdre, le 28 novembre prochain, lors du vote définitif des élus de la CUB, son plus gros contrat hexagonal – une alternance jamais vue en France dans une agglomération de cette taille. Ses responsables, Cyrille du Peloux en tête, mais aussi Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, se sont mobilisés pour contester le choix annoncé des élus. « Notre offre était mieux-disante de 30 millions d’euros », a répété le directeur général de Veolia Transports, affirmant dans Sud-Ouest que la SNCF était intervenue pour soutenir sa filiale Keolis via le projet d’aménagement de la gare, Euratlantique. Une procédure de référé précontractuel auprès du tribunal administratif était envisagée, afin de différer la signature du contrat.
    Cette procédure, la DB l’a engagée dès le 17 novembre, via sa filiale Mobility Logistics AG. On s’interroge sur les motivations de l’homologue allemand de la SNCF, qui n’avait pas retiré de dossier auprès de la CUB. Pourquoi une telle action en justice, alors qu’elle n’avait jamais concouru à aucun appel d’offres hexagonal ? L’un des arguments présentés par l’entreprise et son avocat est l’insuffisante publicité accordée à l’appel à candidatures lancé par la CUB en 2007.
    Les syndicats ne sont pas restés silencieux non plus. Mercredi 19 novembre, pas un bus, pas un tram ne circulait, à l’appel de l’intersyndicale. Motif : obtenir de Keolis l’engagement de ne pas remettre en cause les accords sociaux à Bordeaux. (car à Lyon, en juin 2008, l’opérateur avait dénoncé les accords et usages en vigueur – lire page 3). Le lendemain, jeudi 20 novembre, la grève était stoppée, Keolis confirmait son engagement. Et le vendredi 21 novembre au matin, Vincent Feltesse rencontrait les syndicats.
    Face à la pression, le président de la CUB a résisté. Une seule interview à notre confrère Sud-Ouest, dans laquelle il confirmait ses choix. Oui, Keolis nous a paru le mieux à même de relever les défis de la mobilité dans l’agglomération. Même attitude chez Alain Juppé, qui fait figure de sage et de garant des intérêts de l’agglomération.
    Dans ce contexte tendu, Keolis a fini par sortir de son mutisme pour expliquer son offre et le calendrier des opérations. « Les changements interviendront vraiment au premier septembre 2009, expose Jean-Michel Ferraris, directeur délégué de Keolis France. D’ici là, on prendra la mesure de l’entreprise, on expliquera ce qui a été négocié, on verra avec la CUB les ajustements à effectuer, on s’attachera à discuter avec les élus, les clients, les salariés. » Une position constructive qui ne néglige pas d’affirmer quelques changements forts : « Notre politique implique une meilleure utilisation des rames, donc nous n’en achèterons pas des supplémentaires, poursuit-il. Nous partons sur la prise en compte et une analyse détaillée des nouveaux rythmes de vie. Quant au réseau de bus, le parent pauvre de la CUB, il aura une réelle lisibilité, une vraie couverture spatiale. Il n’y aura pas de disparition de lignes, mais certaines ne desserviront pas les mêmes endroits qu’actuellement. Et pour les vélos et les 139 stations, ce sera immédiatement, car nous sommes réactifs ! »
    Reste donc à lever l’hypothèque judiciaire puis à prendre possession du réseau lui-même, le premier janvier prochain selon les termes de l’appel d’offres. Si aucun coup de théâtre n’intervient d’ici là…
     

    Gilles DANSART avec François-Xavier POINT

  • Visite de Paris à l’heure écolo !

    Visiter les monuments parisiens en Toyota Prius ou louer une voiture hybride avec chauffeur, c’est désormais possible avec Ecovisit Paris. La société propose également des transferts entre Paris et les aéroports à prix compétitifs : 40 euros pour Orly, 50 pour Roissy.

  • BikeMi bientôt à Milan

    Le 4 novembre à Milan, lors de l’inauguration du 66e Salon international des cycles et des motos, le président du conseil italien Silvio Berlusconi teste le BikeMi sous les yeux du maire de la ville, Mme Letizia Moratti. Le système BikeMi , conçu par Clear Channel, sera mis en service à la fin du mois, avec dans une première étape 1 200 vélos et 103 stations. Les bicyclettes, financées par l’affichage publicitaire, doivent compléter l’offre des trams et des bus. Elles ont la même couleur rouge vif. Milan est la première ville italienne à adopter ce système à grande échelle ; ses élus souhaitent multiplier les initiatives pour encourager la pratique du vélo. Des bicyclettes rouges du groupe américain circulent aussi depuis cet été à Washington DC, première ville américaine à adopter le VLS appelé « fullly automatic bike sharing system » (vélo-partage automatisé). Le tarif annuel est de 40 dollars. L’offre de départ est modeste (100 vélos, 10 stations), les élus attendant une première évaluation avant d’aller plus loin.

  • Le ticket sur carte Visa testé en Ile-de-France en 2009

    Après avoir testé l’utilisation du téléphone mobile comme titre de transport, la RATP envisage cette fois de transformer les cartes bancaires en Navigo. Visa Europe a annoncé le 4 novembre travailler actuellement à la faisabilité technique du projet. L’expérimentation devrait se dérouler au premier semestre 2009, et un test similaire sera parallèlement réalisé avec le réseau de transports publics de Los Angeles. Les deux initiatives sont basées sur la technologie Visa payWave, grâce à une puce sans contact intégrée à la carte de paiement. En validant son passage avec sa carte Visa, le trajet est ensuite automatiquement débité du compte bancaire. La transaction est réalisée par VisaNet, le réseau de traitement mondial de Visa. Avec un tel système, l’utilisateur occasionnel n’aurait plus besoin d’acheter de coupon magnétique.

  • La dépose du pont d’Aulnoye réussie

    L’opération de « délançage », une sorte de lançage à l’envers, du pont d’Aulnoye, un des premiers ouvrages en béton armé construit en France, a commencé le matin du 8 novembre et s’est terminée le 9 vers 7 heures. Il s’agissait de pousser l’ouvrage, à l’aide de vérins, sur une plateforme construite à cet effet, tandis qu’une grue de 1 200 tonnes, installée côté gare, le maintenait en l’air. Au fur et à mesure du « poussage » de l’ancien ouvrage, les agents de l’équipement l’ont découpé à l’aide de disqueuses équipées de disques diamantés à large diamètre. Chaque tronçon a ensuite été dégagé à l’aide d’une seconde grue de moindre puissance. La première tentative de dépose de l’ouvrage en béton armé (qui date des années vingt) s’était déroulée les 15 et 16 mars, mais avait dû être stoppée, faute de grue assez puissante. Une seconde tentative avait été programmée pour les 12 et 13 juillet, avant d’être annulée.

  • Nouveau service en 1re classe sur Paris – Genève

    Elvetino SA, filiale des CFF spécialisée dans la restauration ferroviaire, a remporté l’appel d’offres européen lancé par TGV Lyria pour la restauration à la place en 1re classe, le marché des voitures-bar ayant été attribué à Cremonini. A partir du 1er mars prochain, les TGV Lyria reliant Genève à Paris offriront les mêmes services que sur les autres relations franco-suisses en 1re classe : la presse quotidienne suisse et française est comprise dans le billet, alors que des cafés expresso et des plateaux-repas seront proposés, le prix de ces derniers ne devant pas dépasser 24 euros (ou 36 francs suisses). Un “plus”, en attendant l’accélération des dessertes Paris – Genève et un renforcement de la fréquence, lorsque la ligne de Bourg à Bellegarde sera en service.

  • Une convention pour moderniser les chemins de fer camerounais

    Une convention de financement d’une valeur de 350 millions d’euros pour rénover le réseau camerounais a été signée par le gouvernement de ce pays, qui en finance 110 millions, et par Camrail, qui verse 240 millions. Dans le cadre de cette convention, Camrail fera l’acquisition de nouveaux trains et aménagera les voies afin d’améliorer le confort et la sécurité des déplacements. Quant au gouvernement, il financera la rénovation du tronçon de voie Batchenga – Ka’a et du matériel roulant voyageurs. Les travaux commenceront en 2009.