Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • La SNCB bientôt partie prenante du projet Carex

    La SNCB pourrait prochainement annoncer sa participation à l’association Carex, d’après La Libre Belgique du 10 septembre. Ses dirigeants auraient été convaincus de l’intérêt de son projet, qui consiste à lancer un TGV fret pour relier à plus de 300 km/h de grandes villes européennes sur des distances comprises entre 300 et 800 km. Et pourtant, rappelle le journal, la SNCB était jusqu’alors « réticente au projet, et certains de ses directeurs l’avaient jugé peu viable ». Celui-ci prévoit notamment qu’un terminal intermodal pourrait être érigé sur une future gare TGV fret, elle-même construite non loin de Liège-Airport, à quelques mètres de la ligne ferroviaire allant vers Bruxelles.

  • La commission enquête sur B Cargo

    La Commission européenne, saisie d’une plainte de l’European Rail Freight Association (Erfa), le lobby des opérateurs de fret privés, va ouvrir une enquête au sujet d’éventuelles subventions croisées dont aurait pu bénéficier le tractionnaire belge B Cargo au sein du groupe SNCB. La plainte fait suite à un rapport de la Cour des comptes belge, rendu public début septembre, qui accuse l’opérateur historique d’avoir réinjecté quelque 426 millions d’euros entre 2005 et 2007 dans sa branche fret déficitaire. Une telle aide pourrait constituer une distorsion de concurrence qui exposerait l’opérateur à un remboursement des sommes perçues et à une amende.

  • Lancement de la concertation sur la tangentielle Ouest en Ile-de-France

    La concertation sur le projet de tangentielle Ouest, tram-train reliant Saint-Cyr à Poissy-Achères, a débuté le 15 septembre et durera jusqu’à fin février 2009. Financé par l’État, la région Ile-de-France et le conseil général des Yvelines, ce projet bénéficie d’une enveloppe de 210 millions d’euros. Le coût de cette infrastructure est estimé entre 230 et 250 millions (hors matériel roulant), selon les variantes, pour la desserte de Saint-Germain-en-Laye. D’une longueur d’environ 25 km, le tracé de la rocade emprunte principalement les infrastructures existantes de la Grande Ceinture, en les adaptant et les modernisant sur 18 km. Trois tronçons seront créés sur 7 km (au nord jusqu’à Poissy-Achères et au sud jusqu’à Saint-Cyr-l’École) et des correspondances établies avec le RER A et la ligne Paris-Saint-Lazare – Mantes. Les premiers travaux devraient commencer en 2012, pour une mise en service à l’horizon 2015.

  • 200 rames à deux niveaux en Suisse pour rouler à 200, voire à 250 km/h

    Les CFF mettent l’accélérateur sur la grande vitesse. Fin août, le conseil d’administration de l’entreprise a mandaté la direction de préparer l’appel d’offres pour la plus grande commande de nouveau matériel roulant jamais passée par les CFF : 200 rames automotrices à deux niveaux (plus 50 en option) de 200 et 100 m de long, pouvant rouler à 200 km/h. Avec une option pour 250 km/h ! Ce qui implique la mise en œuvre de solutions innovantes en matière de suspension et de bogies. Pour ces nouveaux trains, nécessaires lors de la mise en service du « développement des futures infrastructures ferroviaires (ZEB) », le conseil d’administration a accordé un crédit cadre de 2,262 milliards de francs suisses (1,415 milliard d’euros). L’appel à candidatures devra être ouvert au premier trimestre 2009 pour que les premières rames puissent rouler en 2013. D’autres commandes doivent suivre : d’ici à 2030, les CFF comptent investir 20 milliards de francs (12,5 milliards d’euros), financés par l’entreprise, dans du nouveau matériel roulant.

  • Le suisse Stadler renforce sa présence chez lui

    Le constructeur ferroviaire suisse Stadler se dote d’un nouveau site à Winterthur. Le bâtiment sera le centre de compétences pour les bogies de Stadler. L’usine disposera d’une capacité de production de 600 bogies par an, et jusqu’à 1 200 si les affaires sont florissantes. La production de bogies y débutera fin 2009. Le site historique de Stadler à Winterthur (Sulzer) sera pour son compte dédié à l’activité services.

  • 12 milliards pour la nouvelle transversale alpine

    La poursuite des travaux sur la ligne ferroviaire du Gothard est assurée. Après le Conseil des Etats, le Conseil national a approuvé, le 16 septembre, un crédit de 19,1 milliards de francs (12 milliards d’euros) pour la nouvelle transversale alpine (NLFA). Une proposition de l’UDC a été écartée, qui visait à relever le crédit d’ensemble NLFA de 1,1 milliard (691 000 euros) pour construire en priorité le tunnel du Zimmerberg II, dans la région zurichoise. L’état d’avancement des travaux au Saint-Gothard et au Ceneri est satisfaisant, avec 115,2 km excavés au 1er septembre dernier. Ce qui représente 75,7 % du total (153,5 km) des tubes, puits et galeries du tunnel de base du Saint-Gothard.

  • Contrat du siècle signé en Norvège? et déjà contesté

    C’est le marché le plus important jamais conclu par les chemins de fer de l’Etat norvégien (NSB) : 50 automotrices de banlieue et régionales pour 4 milliards de couronnes norvégiennes (500 millions d’euros), voire 10 milliards (1,25 milliard d’euros) en comptant l’option de 100 rames supplémentaires. Deux jours après la signature du contrat, remporté le 2 septembre par le Flirt du constructeur suisse Stadler Rail, le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv rendait publique une contestation du marché par ses concurrents malheureux, Alstom et Bombardier, qui critiquent la procédure d’attribution. « Nous […] exigeons plus d’informations sur les raisons du choix des NSB. Dès le tout début, nous avons constaté une distorsion dans ce processus », a déclaré Klas Wåhlberg, directeur de Bombardier Transport pour la Suède.

  • Nouvelle commande de rames Contessa au Danemark

    Dix ans après le marché initial, les rames régionales Contessa continuent d’être commandées sur les deux rives de l’Öresund pour assurer un trafic croissant entre le Danemark et le sud de la Suède, via le lien fixe sur ce détroit, inauguré en juillet 2000. Ainsi, le 5 septembre, Bombardier Transport a annoncé une commande des DSB (chemins de fer d’Etat danois), évaluée à environ 82 millions d’euros, pour la livraison de 10 rames tricaisse avec une option « prévisible » de 30 supplémentaires. Destinés à être exploités par DSBFirst, filiale commune des DSB et du groupe britannique First, ces trains seront mis à disposition par Trafikstyrelsen, la direction des Transports du Danemark, qui en fera l’acquisition par contrat de crédit-bail. Actuellement, 79 rames Contessa sont en exploitation au Danemark et en Suède.

  • Bahreïn : le chemin de fer jusqu?en Turquie ?

    Hamad Ben Issa Al-Khalifa, chef de l’Etat de Bahreïn, en visite en Turquie début septembre, a déclaré souhaiter la création d’une relation ferroviaire entre la Turquie et les Etats du Conseil de coopération du golfe (Gulf Cooperation Council, GCC). Deux hypothèses sont envisagées pour raccorder la Turquie au réseau ferroviaire projeté par le GCC (qui doit relier Oman, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et l’Arabie saoudite) : soit une ligne passant par le Koweït et l’Irak, soit un itinéraire via la Jordanie et la Syrie.

  • Oui aux biocarburants vraiment bio

    C’était un vote très attendu : la Commission Industrie du Parlement européen s’est prononcée sur l’objectif contesté de 10 % de biocarburants dans l’essence d’ici 2020. Leur prise de position était cruciale, car elle sera très vraisemblablement suivie lors du vote en séance pleinière. Les eurodéputés ont accepté de conserver le chiffre, mais ils ont introduit de grosses nuances et d’importants garde-fous par rapport au projet initial de la Commission européenne présenté en janvier dernier. Sur ces 10 %, 40 % devront être fournis par l’hydrogène, l’électricité ou des biocarburants de deuxième génération, c’est à dire ceux issus de la biomasse. Ce qui réduit d’autant la part des agrocarburants de première génération dont la durabilité est souvent contestée. Pour être reconnus comme tels, les biocarburants doivent émettre 45 % de C02 (et non pas 35 % seulement) de moins qu’une essence classique. Enfin, la Commission Industrie a introduit une clause de révision de ces objectifs à l’horizon 2014, elle permettra aux pays européens de revenir en arrière s’ils estiment qu’ils se sont trompés ou si les technologies n’ont pas suivi. La décision a été adoptée à une très large majorité. « C’est un grand jour pour les énergies renouvelables en Europe », s’est félicité le rapporteur du texte, l’écologiste luxembourgois Claude Turmes.