Le principal fabricant de matériel ferroviaire en Russie, Transmashholding (TMH), serait à la recherche d’un investisseur, selon le quotidien économique russe Vedomosti du 17 septembre. Le groupe russe compte choisir d’ici au premier trimestre de 2009 un « investisseur stratégique » pour financer son expansion, et Bombardier et Alstom, proches par leurs profils et leurs volumes de production, sont mentionnés comme des « candidats possibles ». En juin dernier, le président du conseil d’administration de Bombardier, Laurent Beaudoin, avait affirmé que la société québécoise négociait un échange d’actions avec TMH et était presque certain de conclure les négociations d’ici à la fin de l’année. Ces derniers temps, tant Alstom, en décembre 2007, que Bombardier, en mai dernier, ont conclu des ententes visant à la mise sur pied de coentreprises avec TMH. Le constructeur russe entend investir 685 millions d’euros au cours des quatre prochaines années pour augmenter sa capacité de production. Prochainement, TMH envisage de construire une usine qui produirait 300 locomotives diesel par an pour un montant de 274 millions d’euros.
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Un consortium italo-iranien construira des rames
Un consortium composé de Rail Rocket Italie et de la société iranienne Shahid Kolahduz construira 220 voitures voyageurs pour la Raja, les chemins de fer iraniens. La livraison de cette commande doit intervenir dans un délai de 50 mois, selon les informations du journal Iran Daily. En plus de ce contrat, Shahid Kolahduz assemblera 120 wagons pour la Raja. Dans le même temps, des contacts seraient pris avec des responsables des Indian Railways – l’Inde étant susceptible de participer à la modernisation du réseau ferroviaire iranien – ainsi qu’avec les chemins de fer russes (RZD), dans le cadre du projet de construction d’une ligne ferroviaire entre la Russie et l’Iran, via l’Azerbaïdjan. Fin mars, les RZD avaient signé un premier contrat pour remettre à niveau 46 km de voie ferrée entre Tabriz et Azarshahr.
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Ici Viège
Avec l’ouverture de la ligne de base du Lötschberg en décembre 2007, la nouvelle gare de Viège est devenue un centre névralgique où opèrent les CFF, le Matterhorn-Gothard Bahn (MGB) et CarPostal Valais. La réduction du temps de parcours d’une heure depuis Berne met le Valais à la portée des Suisses alémaniques désireux d’effectuer une excursion d’une journée. Au plus fort de la saison hivernale, CarPostal a crevé le plafond du nombre de voyageurs transportés sur la seule relation Viège – Saas-Fee. La gare profite également à la clientèle internationale grâce aux quatre relations Cisalpino Bâle – Berne – Milan.
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Objectif 350 km/h pour Kawasaki
A la mi-septembre, Kawasaki Heavy Industries a dévoilé son futur train à grande vitesse EfSET (Environmental friendly Super Express Train), destiné à atteindre des vitesses allant jusqu’à 350 km/h. Plus rapide, ce train « écologique » devrait consommer moins d’énergie et être moins bruyant que les modèles actuels. En cours de développement, l’EfSET devrait être prêt début 2010.
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La Renfe veut filialiser son activité marchandises
Probablement avant la fin 2008, la division marchandises de l’opérateur historique Renfe se transformera en une entité distincte. Telle est la volonté du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero, qui l’avait laissé entrevoir dès juin dernier devant le Conseil économique et social espagnol : « Nous voulons impulser le transport de marchandises par fer, et à cette fin, d’ici trois mois, nous organiserons la séparation de l’activité marchandises de Renfe Operadora, en créant une société indépendante et en libéralisant les services auxiliaires au transport ferroviaire. » L’objectif : mieux affronter la concurrence qui s’annonce rude de la part des opérateurs privés. Annoncé pour août-septembre, le projet de loi se fait cependant toujours attendre. Le syndicat Commissions ouvrières (CCOO), de son côté, rejette toute séparation juridique.
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La SNCB bientôt partie prenante du projet Carex
La SNCB pourrait prochainement annoncer sa participation à l’association Carex, d’après La Libre Belgique du 10 septembre. Ses dirigeants auraient été convaincus de l’intérêt de son projet, qui consiste à lancer un TGV fret pour relier à plus de 300 km/h de grandes villes européennes sur des distances comprises entre 300 et 800 km. Et pourtant, rappelle le journal, la SNCB était jusqu’alors « réticente au projet, et certains de ses directeurs l’avaient jugé peu viable ». Celui-ci prévoit notamment qu’un terminal intermodal pourrait être érigé sur une future gare TGV fret, elle-même construite non loin de Liège-Airport, à quelques mètres de la ligne ferroviaire allant vers Bruxelles.
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La commission enquête sur B Cargo
La Commission européenne, saisie d’une plainte de l’European Rail Freight Association (Erfa), le lobby des opérateurs de fret privés, va ouvrir une enquête au sujet d’éventuelles subventions croisées dont aurait pu bénéficier le tractionnaire belge B Cargo au sein du groupe SNCB. La plainte fait suite à un rapport de la Cour des comptes belge, rendu public début septembre, qui accuse l’opérateur historique d’avoir réinjecté quelque 426 millions d’euros entre 2005 et 2007 dans sa branche fret déficitaire. Une telle aide pourrait constituer une distorsion de concurrence qui exposerait l’opérateur à un remboursement des sommes perçues et à une amende.
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Lancement de la concertation sur la tangentielle Ouest en Ile-de-France
La concertation sur le projet de tangentielle Ouest, tram-train reliant Saint-Cyr à Poissy-Achères, a débuté le 15 septembre et durera jusqu’à fin février 2009. Financé par l’État, la région Ile-de-France et le conseil général des Yvelines, ce projet bénéficie d’une enveloppe de 210 millions d’euros. Le coût de cette infrastructure est estimé entre 230 et 250 millions (hors matériel roulant), selon les variantes, pour la desserte de Saint-Germain-en-Laye. D’une longueur d’environ 25 km, le tracé de la rocade emprunte principalement les infrastructures existantes de la Grande Ceinture, en les adaptant et les modernisant sur 18 km. Trois tronçons seront créés sur 7 km (au nord jusqu’à Poissy-Achères et au sud jusqu’à Saint-Cyr-l’École) et des correspondances établies avec le RER A et la ligne Paris-Saint-Lazare – Mantes. Les premiers travaux devraient commencer en 2012, pour une mise en service à l’horizon 2015.
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200 rames à deux niveaux en Suisse pour rouler à 200, voire à 250 km/h
Les CFF mettent l’accélérateur sur la grande vitesse. Fin août, le conseil d’administration de l’entreprise a mandaté la direction de préparer l’appel d’offres pour la plus grande commande de nouveau matériel roulant jamais passée par les CFF : 200 rames automotrices à deux niveaux (plus 50 en option) de 200 et 100 m de long, pouvant rouler à 200 km/h. Avec une option pour 250 km/h ! Ce qui implique la mise en œuvre de solutions innovantes en matière de suspension et de bogies. Pour ces nouveaux trains, nécessaires lors de la mise en service du « développement des futures infrastructures ferroviaires (ZEB) », le conseil d’administration a accordé un crédit cadre de 2,262 milliards de francs suisses (1,415 milliard d’euros). L’appel à candidatures devra être ouvert au premier trimestre 2009 pour que les premières rames puissent rouler en 2013. D’autres commandes doivent suivre : d’ici à 2030, les CFF comptent investir 20 milliards de francs (12,5 milliards d’euros), financés par l’entreprise, dans du nouveau matériel roulant.
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JCDecaux sans pub à Nancy
Le groupe a remporté en juillet l’appel d’offres pour le contrat de vélos en libre service de la Communauté urbaine du Grand Nancy (270 000 habitants) pour une durée de 10 ans. Le marché à bon de commandes porte, dans l’immédiat, sur 25 stations et 250 vélos, mis en service le 27 septembre sous le nom de Vélostan, en référence à la célèbre place Stanislas. Le dispositif pourra s’étendre jusqu’à 105 stations et 1 050 vélos, avec des fonctionnalités comparables aux autres VLS de JCDecaux. Gérard Royer, vice-président du conseil communautaire en charge du dossier, indique que le Grand Nancy versera une somme de 800 000 euros par an à son prestataire, chaque tranche de 50 vélos supplémentaires entraînant une augmentation de 100 000 euros de la facture. Aucune publicité n’est prévue, la collectivité ayant souhaité une concurrence aussi large que possible ; outre JCDecaux, Effia, Clear Channel et Veolia étaient sur les rangs.