Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Qui est Jean Bassères, président par interim de la RATP

    Qui est Jean Bassères, président par interim de la RATP

    Petite surprise à la tête du groupe RATP pour remplacer Jean Castex parti à la SNCF : alors qu’on s’attendait à voir Jean-Yves Leclercq prendre la présidence par interim du groupe, c’est finalement Jean Bassères qui est nommé à ce poste à partir du 3 novembre, tandis que Jean-Yves Leclerq, actuel directeur Stratégie, finance et performance durable, devient directeur général par interim.

    Ce diplômé de Sciences-Po et de l’Ena (promotion Diderot) est administrateur de la RATP depuis mars 2022. Il a débuté à la direction de la comptabilité publique, qu’il a ensuite dirigée, avant de devenir secrétaire général du ministère de l’Économie, chef de service de l’Inspection générale des finances. Il prend ensuite la direction générale de Pôle emploi devenu France Travail.

    Le haut fonctionnaire, 65 ans, a également présidé la commission chargée de la réforme de l’Institut national du service public (INSP, ex-ENA) et exercé les fonctions d’administrateur provisoire de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et de l’Institut d’études politiques (IEP) entre mars et septembre 2024, une période de crise pour l’établissement.

    Il va désormais gérer les affaires courantes d’un groupe de plus de 73 000 salariés qui sont en train de vivre de profonds changements avec l’ouverture à la concurrence. La course à la succession de Jean Castex est lancée, plusieurs candidats sont sur les rangs, dont deux anciens ministres des Transports, François Durovray et, selon notre confrère du Figaro, Clément Beaune, actuellement haut commissaire au Plan .

     

  • Damien Stéffan, nouveau directeur médias et relations extérieures de Transdev

    Damien Stéffan, nouveau directeur médias et relations extérieures de Transdev

    Après le départ cet été de Gilles Elmoznino pour Stellantis France où il est devenu directeur de la communication, Transdev a procédé à son remplacement en nommant Damien Stéffan au poste de directeur média et relations extérieures. Il exercera, à partir du 3 novembre, ses missions sous la responsabilité de Kim Beddard-Fontaine, directrice de la communication du groupe, précise l’opérateur de transport public dans un communiqué.

    Cet ancien journaliste de l’AFP, titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un DESS de journalisme à l’IFP, a également travaillé à la communication à la mairie de Paris , puis au cabinet du ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Il rejoint ensuite Total Energies puis Deliveroo France et enfin le Réseau Canopée, un opérateur public sous tutelle du ministère de l’Education nationale. Juste avant d’intégrer le groupe Transdev, il a mené une mission de quatre mois pour Amazon France.

  • La culture sûreté des agents à améliorer, selon SNCF Réseau

    La culture sûreté des agents à améliorer, selon SNCF Réseau

    L’arrêt du trafic ferroviaire, dans le Sud, en début de semaine, attribué à un incendie volontaire et à un vol de câble, a une nouvelle fois rappelé les points de fragilité du réseau ferré français en matière de sûreté. Depuis quelques années déjà, et en perspective des JO de Paris 2024, SNCF Réseau a pourtant remis à plat sa politique vis-à-vis de tous les incidents qui peuvent perturber l’exploitation et entrainer du retard. Leurs causes « internes » et « externes » sont recueillies, analysées et tracées dans un rapport de sécurité annuel que VRT a consulté. Les incendies et les actes de malveillance, qui représentent la majorité des causes « externes », ont bénéficié ces dernières années d’investissements en progression, notamment dans la perspective des JO de Paris 2024. Mais la culture sûreté au sein du groupe, doit encore être améliorée.

    Dans sa démarche sécurité, le gestionnaire a décidé de prêter une attention toute particulière aux événements pour lesquels « aucune barrière évitant l’accident » n’a fonctionné. Depuis 2023, il a ainsi mis en place un nouvel indicateur d’incidentologie pour les faits particulièrement graves ayant un fort impact sur la régularité des trains. Cette année-là, il en dénombre 332. La majorité a pour origine des problèmes de maintenance, de conception, de gestion de la circulation. 42% sont liées à des causes externes : phénomènes météorologiques et actes de malveillance. Ces 137 incidents, dont 36 incendies, représentent un nombre sensiblement identique par rapport à 2022.

    Une meilleure culture incendie

    En 2024, les incendies sont en nette diminution. SNCF Réseau l’explique par une forte progression de la culture incendie, de l’expertise des agents, mais aussi de l’adoption de nouvelles actions sur les freins serrés des matériels roulants d’entreprises ferroviaires à l’origine de nombreux incidents. En revanche, l’année des JO sera marqué par une nouvelle augmentation des actes de malveillance, avec des conséquences importantes sur les installations techniques et les circulations ferroviaires. On retrouve dans ces tristes statistiques la conséquence des actes de sabotage coordonnés sur LGV le 26 juillet.

    Dans la perspective de Paris 2024, SNCF Réseau a pourtant redoublé d’efforts. Il a consacré 150 millions d’euros à l’amélioration de la sécurité sur le réseau ferré national, un chiffre en hausse de 12 % par rapport à 2023, et le plus gros investissement depuis dix ans. Entre 2018 et 2023, le niveau moyen s’établissait en effet à 133 millions d’euros.

    Ce budget vise en particulier une meilleure protection des sites les plus exposés des 47 000 kms de voies dont 28 000 qualifiés de vulnérables : sous-stations d’alimentation électrique de traction, centres d’exploitation, postes d’aiguillage, triages, câbles. Dans le rapport, deux actions sont particulièrement mises en avant : le déploiement d’alarmes mobiles et la pose de clôtures.

    Mais pour obtenir une protection du réseau ferré « adaptée au monde d’aujourd’hui », objectif affiché par SNCF Réseau, deux points sont indispensables : un recensement précis des faits de malveillance, ce qui nécessite la mobilisation des agents de l’entreprise. Leur implication est déterminante… mais encore insuffisante selon la direction.

    Son constat se fonde sur le nombre de signalements réalisés par des agents, invités à faire remonter les informations sûreté dans une base de données baptisée CEZAR. Or, ces signalements ne représentaient l’an dernier que 40% des incidents recensés. L’objectif de 45 % n’est pas atteint. Pis, ce résultat reste stable au fil des années. Renforcer la culture sûreté reste donc une priorité, souligne le rapport 2024. Il préconise aussi que les projets d’investissements ferroviaires intègrent systématiquement la culture sûreté. En attendant, l’impact des actes de malveillance sur l’exploitation ferroviaire en minutes perdues reste autour de 740 000 minutes par an, sans nette amélioration.

    Une nouvelle procédure pour l’enjeu cyber

    Une autre menace est prise très au sérieux : la sécurité de l’information. Le cyber est devenu chez SNCF Réseau un enjeu présenté comme « stratégique et régalien ». Ces dernières années, et une fois de plus dans la perspective des JO, le groupe a mis en place une nouvelle procédure de « gouvernance par les risques ». Elle a débuté par un inventaire des actifs du patrimoine informationnel SNCF Réseau, des menaces auxquelles ils peuvent être soumis et passe par la sensibilisation des responsables. A fin 2023, 77 % des agents du groupe avaient été sensibilisés au sujet. Le taux monte à 85% l’année suivante, tandis que la construction d’un data center homologué s’est terminée en mai.

    Cette anticipation n’a pas été vaine. En effet, SNCF Réseau a subi dès le mois de juin 2024, un « fort accroissement de la pression malveillante sur ses systèmes », avec un pic de l’ordre de 20 à 30 fois la pression normale pendant les Jeux Olympiques. Le nombre d’attaques subies a explosé, sollicitant des équipes pourtant doublées pour la circonstance. Il a fallu attendre le mois de décembre pour constater une baisse significative des attaques.

    Pour 2025, la feuille de route du gestionnaire comporte une étape plus pragmatique : la poursuite d’efforts sur l’utilisation de l’alerte radio. A la fin 2024, sept établissements étaient dotés de la possibilité d’émettre des alertes radio (Île-de-France, Hauts-de-France, Rhône-Alpes et Bretagne-Pays-de-la-Loire sur sa partie Pays-de-Loire). Les projets d’extension auprès de nouveaux établissements continuent mais surtout, de nouveaux types d’incidents pourront faire l’objet de ce type d’alerte, via un signal sonore envoyé à tous les trains du secteur.

  • Projet de loi de finances: un budget transports « qui résiste », selon Philippe Tabarot

    Projet de loi de finances: un budget transports « qui résiste », selon Philippe Tabarot

    Dans un contexte budgétaire « particulièrement contraint » et « de grande responsabilité », les transports figurent parmi les rares budgets « qui résistent », selon Philippe Tabarot. Auditionné le 24 octobre par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, le ministre des Transports a annoncé une légère progression de 210 millions d’euros pour une enveloppe totale qui atteindra 4,64 milliards. « Cela nous permettra de maintenir une dynamique de croissance et d’investissement dans l’offre de transport. », a-t-il promis. Cette hausse s’explique principalement par une augmentation de 155 millions d’euros pour le ferroviaire, liée à l’indexation des péages versés à SNCF Réseau.

    Comme les crédits de paiement, les autorisations d’engagement elles aussi progressent, passant de 4,8 milliards d’euros à 5,9 milliards d’euros. Ce milliard supplémentaire correspond au lancement de l’appel d’offres pour le renouvellement du matériel roulant des trains de nuit. A partir de 2030, de nouvelles locomotives et de nouveaux wagons viendront remplacer les rames vieillissantes mises en service sur les cinq lignes de trains de nuit, afin d’améliorer la qualité et la fiabilité de l’offre.

    Budget stable pour Afit France…

    Le ministre est également revenu sur le budget de l’agence de financement des infrastructures de transport, Afit France, qui sera adopté en fin d’année. Il devrait passer de 3,7 milliards à 3,8 milliards d’euros et traduire « plusieurs dynamiques ». D’abord, celle des investissements ferroviaires, avec une hausse des crédits de près de 40% par rapport à l’année précédente, notamment pour la rénovation de deux « chantiers prioritaires » : Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont. Ainsi, 91% du budget prévisionnel de l’agence seront destinés à la régénération, à la modernisation de l’ensemble des réseaux et au développement des modes alternatifs à la route.

    Pour les mobilités du quotidien, Philippe Tabarot estime qu’un geste est réalisé dans le projet de loi de finances avec la prise en charge de la préfiguration des Serm (les RER métropolitains),par la Société des grands projets, via une enveloppe de 35 millions d’euros.

    … et pour le fret

    En matière de fret, le futur budget confirme, là encore, d’après le ministre, un « engagement fort » de la part du gouvernement. L’enveloppe globale qui lui est consacrée reste stable. « Malgré le contexte budgétaire exigeant, j’ai personnellement veillé à préserver la visibilité indispensable aux entreprises du secteur », a commenté le ministre. Trois cent quatre vingt millions d’euros seront ainsi prévus, répartis à hauteur de 156 millions environ pour le transport combiné et le wagon isolé et 222 millions pour la compensation fret, avec une allocation optimisée. Ce choix budgétaire de stabiliser les crédits doit permettre « de sécuriser les investissements des acteurs, tout en ciblant les leviers les plus porteurs pour la compétitivité et la décarbonation du fret ».

    Enfin, le ministre est revenu sur la suppression du train de nuit Paris-Berlin-Vienne, la priorité ayant été donnée « au maintien dans de bonnes conditions des lignes nationales ». L’Etat subventionnait ce service international à hauteur de 85 euros par billet (sans contribution de l’Allemagne), contre environ 65 euros pour les lignes domestiques, Le maintien en exploitation de ces lignes était peu compatible avec la réalisation d’importants travaux nécessaires sur les infrastructures, en France, mais également en Allemagne, sauf à dégrader considérablement la qualité du service.

    Toujours 1,5 milliard à trouver

    En résumé, le projet de loi de finances n’apporte pas de réponse à la nécessité d’une augmentation pérenne de 1,5 milliard d’euros par an à partir de 2028 pour assurer la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire réclamée par le secteur. Il faudra attendre la loi cadre promise par le ministre pour que l’exécutif dévoile enfin la solution qu’il imagine pour trouver le financement manquant.

  • A Chartres, un BHNS qui répond au nom de Pégase

    A Chartres, un BHNS qui répond au nom de Pégase

    Quelques jours avant les crises de gouvernements, Philippe Tabarot avait eu le temps d’inaugurer le dernier né des bus à haut niveau de service (BHNS), à Chartres. Le ministre des Transports avait fait le déplacement le 4 septembre pour voir « Pégase » prendre son envol dans la métropole d’Eure-et-Loir.

    Les Chartrains ont en effet puisé dans le lexique mythologique pour baptiser ce nouveau bus sur voie dédiée qui relie la gare de Chartres à l’hôpital Louis-Pasteur (au Coudray) sur la ligne B récemment mise en service. La deuxième ligne, la A, est attendue tout début 2026, entre Lucé et le quartier de la Madeleine. Avec la même amplitude horaire (5 h25 à 21h) et les mêmes fréquences : toutes les dix minutes environ en heure de pointe, et toutes les 15 minutes en heures creuses. Le BHNS permet de traverser la zone urbaine en 25 minutes environ.

    Des vitraux aux arrêts du BHNS, inspirés de la cathédrale de Chartres.

    La collectivité locale a acheté 52 Mercedes Citaro fabriqués en France, à motorisation diesel « mild hybrid ». Des véhicules équipés d’un module qui récupère l’énergie, principalement au freinage, pour la restituer au démarrage. Il ne s’agit pas d’un moteur électrique mais plutôt d’une assistance électrique pour lequel les gains de carburant espérés sont d’environ 5%. Les véhicules sont de longueur standard (12 mètres) équipés de trois portes, 23 places assises dont 4 places pour les personnes à mobilité réduite, une plateforme pour les fauteuils roulants, poussettes, et passagers debout.

    Le BHNS a été l’occasion de redessiner la ville. Le long du parcours de Pégase, Chartres métropole a fait travaillé des maîtres-verriers pour créer des vitraux inspirés du mythique « Bleu de Chartres » et du patrimoine local. Ils ornent les totems de cinq stations.

  • A La Réunion, MND conçoit le premier téléphérique urbain neutre en énergie

    A La Réunion, MND conçoit le premier téléphérique urbain neutre en énergie

    Le groupement « ZÈL La Montagne » (1) mené le français MND, industriel savoyard spécialiste de la mobilité par câble, a remporté le marché public de la Communauté intercommunale du Nord de La Réunion pour la construction et l’exploitation du téléphérique urbain de La Montagne, à Saint-Denis.

    Il sera neutre en énergie promet le concepteur.  Comment ? En récupérant de l’énergie produite lors des descentes avec des installations photovoltaïques qui couvrent l’ensemble des gares et des bâtiments annexes. « Ce dispositif permettra de produire autant d’énergie que consommée sur l’année, y compris pour les besoins des infrastructures annexes (bâtiments, parkings, espaces associés), garantissant un bilan carbone nul à l’exploitation« , insiste MND dans un communiqué

    En créole réunionnais, « ZÈL » signifie « ailes », pour donner des ailes aux habitants des quartiers hauts. Cette nouvelle ligne qui reliera le bas de Bellepierre au plateau de La Montagne en quatre minutes est en effet destinée à désenclaver le quartier perché au-dessus de Saint-Denis et recréer un lien entre la ville et ses sommets.

    Les deux cabines « Le Belvédère » au design épuré (50 passagers chacune) sont adaptées au climat tropical avec une ventilation naturelle. Les pylônes, inspirés du banian, arbre tropical typique de La Réunion, et de l’oiseau emblématique de l’île, le paille-en-queue, sont la signature visuelle de cette deuxième ligne téléphérique (17 km) attendue pour 2028.

    Une première ligne de 2,7 km entre Chaudron-Moufia et Bois-de-Nèfles existe depuis 2022, conçue et exploitée par Poma.

    (1) Aux côtés de MND, le groupement d’entreprises réunit la filiale de Vinci outre-mer SBTPC Sogea Réunion), l’ingénieriste Systra, Atelier Architectes & Ingénierie, Stem International et Sodiparc.

    A Ajaccio, le « Téléporté » a pris son envol

    La station Stiletto dessert l’hôpital, du Palatinu, le collège et le stade du Stiletto sur les hauteurs d’Ajaccio. © DR

    Le Téléporté “Angelo” a été inauguré à Ajaccio le 18 octobre dernier, « Angelo », c’est son nom, relie Mezzavia à la Gare de Saint-Joseph en douze minutes, avant de permettre un accès direct à l’hypercentre via une navette bus. Un trajet total de 23 minutes, contre près d’une heure en voiture aux heures de pointe, avance la collectivité locale. Il a été conçu et est exploité par Poma.

     

     

     

  • Christelle Villadary assure la présidence par intérim du directoire de Keolis

    Christelle Villadary assure la présidence par intérim du directoire de Keolis

    Marie-Ange Debon ayant réussi le 21 octobre son grand oral devant les parlementaires pour présider aux destinées de La Poste, le conseil de surveillance de Keolis a décidé de confier l’intérim de la présidence de Keolis à Christelle Villadary, actuelle directrice Finance, juridique et stratégie de la filiale de la SNCF. Elle est membre du comex.

    « Cette décision (…) permet d’assurer la continuité de la gouvernance jusqu’à la désignation d’un successeur à Marie-Ange Debon« , indique le communiqué. Avant de rejoindre Keolis, Christelle Villadary a exercé des responsabilités de direction financière et stratégique au sein de Quadient, Suez et Technicolor. Diplômée de l’Essec, elle a débuté sa carrière en audit et conseil chez Arthur Andersen.

  • Le Parlement approuve la nomination de Jean Castex à la direction de la SNCF

    Le Parlement approuve la nomination de Jean Castex à la direction de la SNCF

    Désigné par Emmanuel Macron pour prendre les commandes du groupe SNCF, l’ex-Premier ministre et bientôt ex-patron de la RATP, voit sa nomination validée par les membres des commissions de l’Assemblée et du Sénat.

    C’était la dernière étape pour un candidat qui attendait ce moment depuis longtemps, il avait déjà postulé à la tête de la SNCF en 2019, et a su largement s’occuper entre temps. Premier ministre entre 2020 et 2022, puis patron de la RATP, Jean Castex va succéder à Jean-Pierre Farandou, nommé ministre du Travail il y a quelques jours.

    Le candidat désigné fin septembre par l’Elysée a détaillé ce mercredi 22 octobre sa feuille de route (grande vitesse, régénération et modernisation du réseau, lignes fines du territoire, trains de nuit, fret) devant les députés de la commission de l’aménagement du territoire. Sans surprise, ils ont validé à une très large majorité (34 voix pour, 5 contre) son arrivée à la tête de la SNCF. Les sénateurs avaient voté dans le même sens voici une semaine (26 voix pour, 2 contre).

    Les portes du groupe SNCF en pleine transformation face à l’arrivée de la concurrence sont donc grandes ouvertes à Jean Castex, 60 ans.

    Le 21 octobre, c’est Marie-Ange Debon, ex-patronne de Keolis, filiale de la SNCF, qui passait sous les fourches caudines du Parlement pour prendre la présidence de La Poste. Sa nomination n’a été approuvée que par 33 voix sur 77 suffrages lors des votes des commissions des affaires économiques de l’Assemblée nationale et du Sénat. Cependant, les 36 votes contre représentant moins de 60 % des suffrages exprimés, la proposition a été validée. Elle succède à Philippe Wahl. Qui pour la remplacer chez Keolis ? Christelle Villadary assure la présidence par intérim.

  • Doublement du budget européen pour la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest

    Doublement du budget européen pour la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest

    En juillet dernier, la Commission européenne avait proposé de doubler le budget du Mécanisme pour l’interconnexion (MIE) en Europe, en le passant de 25,8 milliards à 51,5 milliards d’euros pour la période 2028-2034. Avec un accent particulier sur le transfrontalier. Démonstration quelques mois plus tard avec la visite du nouveau coordinateur européen du Corridor atlantique, François Bausch, à la Maison de la région Nouvelle Aquitaine, à Paris, mi-octobre. Ce corridor est un projet d’infrastructure européen, dont l’objectif est de relier les capitales du Portugal, d l’Espagne, de la France, de l’Irlande et de l’Allemagne, via les différents moyens de transports existants.

    Auparavant ministre des Transports du Luxembourg, M. Bausch a annoncé le doublement du budget pour la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) qui vise à améliorer les mobilités entre le Sud et le Nord de l’Europe via la liaison Bordeaux-Dax-Hendaye et par le lien direct créé entre Toulouse et Dax. Une annonce saluée par Guy Kauffmann, qui préside le directoire de la Société du grand projet du Sud-Ouest (SGPSO), établissement public composé de 24 collectivités territoriales.

    Quelques jours plus tôt, les représentants de la SGPSO avaient approuvé une première décision d’emprunt à hauteur de 50 millions d’euros pour l’année 2025 auprès de la Banque des Territoires. Afin de couvrir les dépenses liées aux appels de fonds de SNCF-Réseau pour l’avancement des chantiers d’aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux et au Nord de Toulouse.

    « La Ligne Nouvelle Sud-Ouest répond au besoin croissant de mobilité sur un territoire dynamique et vise particulièrement à améliorer les conditions d’accès à la métropole toulousaine, en plein développement démographique et économique au regard ds son rôle dans les secteurs de l’aéronautique, de la défense et de la souveraineté. Ce premier emprunt d’amorçage illustre la volonté de la Banque des Territoires d’accompagner ce projet très structurant, la relation de grande proximité construite avec la SGPSO dès sa création et l’engagement de la Banque des Territoires pour développer une mobilité décarbonée », a déclaré son directeur, Antoine Saintoyant.

    La Commission européenne devrait par ailleurs publier dans les prochains jours une communication présentant une feuille de route pour le développement de la grande vitesse en Europe.

  • Siemens remporte le contrat de fourniture des nouvelles rames du métro automatique lillois

    Siemens remporte le contrat de fourniture des nouvelles rames du métro automatique lillois

    La métropole de Lille signe un chèque de 445 millions d’euros à Siemens Mobility pour l’achat de 57 nouvelles rames destinées à la ligne 2 du métro automatique Val. Longue de 31 km, ponctuée de 44 stations, la ligne 2 du métro lillois a été inaugurée en 1989. Elle dessert huit communes et transporte plus de 67 millions de passagers par an, toutes les minutes et demie en heure de pointe.

    Plus capacitaire, le nouveau matériel va remplacer les anciens Val en service sur cette ligne depuis 35 ans. Les premières livraisons sont annoncées pour 2028. Le marché comprend aussi la fourniture de pièces de rechange ainsi que la formation des agents.

    Conçues dans le centre de compétence mondial de Siemens Mobility pour les métros automatiques (250 ingénieurs) à Toulouse, ainsi qu’à Lille, les rames de nouvelle génération seront fabriquées dans l’usine de Vienne en Autriche du constructeur allemand. Une chaîne de valeur 100% européenne, précise-t-on chez Siemens.