Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le casse-tête du retour du train de nuit Paris – Cerbère

    Carole Delga a réussi à se faire entendre d’Alain Vidalies. Quelques jours avant de quitter le gouvernement, l’ancien secrétaire d’Etat aux Transports qui avait pourtant signé la disparition de tous les trains de nuit…

    à l’exception de deux lignes jugées d’aménagement du territoire, est revenu sur sa décision pour le Paris – Cerbère : il a signé un accord avec la présidente de l’Occitanie permettant la reprise de la ligne de nuit Paris – Cerbère arrêtée depuis décembre dernier.

    Au terme de cet accord, l’Etat s’engage sur deux ans à prendre en charge la moitié du déficit de ce train (évalué à 2,8 millions d’euros annuels), la région supportant l’autre moitié.

    Pour SNCF Intercités, cette décision s’apparente à un véritable casse-tête : il lui faut obtenir des sillons de la part de SNCF Réseau qui demande en général un délai de deux ans pour cela… A ce jour, elle n’avait toujours pas obtenu de sillons permettant d’arriver à une heure correcte à Cerbère. Autre souci à régler : trouver des conducteurs alors qu’elle en manque, mais aussi du matériel disponible…

    Du coup, le train doit théoriquement démarrer le 2 juillet, mais aucun billet n’est encore en vente… Il est prévu qu’il circule quotidiennement pendant la saison haute, puis uniquement le week-end en basse saison.

    Si la région se dit tout de même satisfaite, elle estime que son combat n’est pas fini. Elle réclame toujours la réouverture de la ligne de nuit desservant Tarbes – Hendaye. Mais jusqu’à présent, l’Etat n’a pas voulu céder sur ce point, arguant qu’avec l’ouverture en juillet de la LGV Paris – Bordeaux, cette liaison perdait de son intérêt.

    M.-H. P.

  • Un financement fédéral sauve la grande vitesse en Californie

    Coup double au sud de San Francisco : non seulement le réseau suburbain Caltrain va bien être électrifié, mais le financement fédéral de ce projet rendra possible l’arrivée du train à grande vitesse…

    californien dans la région.

    La Federal Transit Administration (FTA) a en effet confirmé qu’elle accorderait un financement complet d’une valeur de 647 millions de dollars (575 millions d’euros) pour l’électrification du corridor ferroviaire Caltrain, entre San Francisco et San José. Un financement dont le délai avait été repoussé en février dernier, suite à l’intervention au niveau fédéral des opposants locaux au projet, alors qu’une série de contrats avaient été signés en juillet 2016, avec Balfour Beatty pour l’électrification proprement dite et avec Stadler pour la fourniture d’automotrices électriques à deux niveaux.

    De quoi améliorer les performances des trains de la grande banlieue sud de San Francisco et y permettre, à terme, l’arrivée des trains à grande vitesse sur une ligne électrifiée (les actuels trains grandes lignes Amtrak, en traction diesel, desservent quant à eux Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco).

    Commentant l’approbation du financement, Jim Hartnett, directeur général de Caltrain, n’a pas été ingrat vis-à-vis de l’administration Trump, remerciant particulièrement la secrétaire aux Transports, Elaine Chao, et estimant que l’électrification du corridor permettrait de créer 10 000 emplois dans la région.

    P. L.

  • La Fnaut prône une politique de petits prix et de volume

    Si la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) se dit globalement satisfaite des trains low cost et de la politique des petits prix mis en place par la SNCF, elle regrette que le modèle low cost ne soit appliqué que sur des parcours restreints dans l’espace et dans le temps. Même si heureusement, ajoute-t-elle, les cartes de réduction commerciales permettent de baisser les coûts pour le voyageur.

    Autre ombre au tableau, elle juge la tarification pour les familles « catastrophique ». « Dès que l’enfant a 12 ans, la tarification est dissuasive, affirme-t-elle. Un constat d’autant plus grave que les familles ont des besoins de déplacements importants en période chargée comme en période creuse et qu’avec un coefficient moyen d’occupation des TGV de l’ordre de 75 %, des pistes d’amélioration peuvent être recherchées ».

    Parmi ses préconisations, la fédération recommande de constituer « une large gamme de prix réduits associée à une maîtrise des coûts des différentes prestations ». Elle réclame aussi le maintien des circulations en heures creuses, avec pour principe le cadencement. En résumé, elle souhaite une politique de petits prix associée à une politique de volume.

     

  • Le trafic des Intercités repart à la hausse

     

     

    Après des années de baisse autour de -5 ou -6 % par an, le trafic reprend des couleurs sur les Intercités. Sur les cinq premiers mois de 2017, la hausse atteint 4,1 % comparé à la même période de l’année précédente (et +2,2 % de chiffre d’affaires).

    Selon la direction Intercités, c’est la politique des petits prix qui explique principalement ce retournement de tendance qualifié « d’historique ». 73 % des voyageurs (Intercités en a transporté 29 millions l’an dernier) bénéficient d’un tarif réduit, affirme-t-elle. Les seuls trains 100 % Eco, ces trains qui ont été lancés en 2015 et permettent de voyager à des tarifs très compétitifs du vendredi au lundi, affichent une progression de trafic de 14 % (et 82 % de taux de remplissage). «C’est une vraie réussite. Nous répondons à la première attente de nos clients qui porte sur le prix », estime Jean Ghedira le directeur Intercités. « Sur le trajet Paris-Bordeaux, que l’on parcourt en 4h20 avec un Intercité, vous pouvez bénéficier d’un prix garanti qui ne dépassera pas 35 euros. On peut même obtenir un billet à 15 euros en anticipant. Nous sommes dans le marché, car en face, le covoiturage coûtera environ 38 euros », précise Caroline Chabrol, la directrice marketing et commercial.

    Toutefois, cette politique de réduction tarifaire atteint ses limites : « Si nous continuerons à offrir un grand nombre de petits prix, nous allons arrêter de baisser nos tarifs», prévient Jean Ghedira, en indiquant que le prix moyen des Intercités est de 26 euros, de 30 euros sur les lignes à réservation obligatoire et de 18 euros sur les trains sans réservation.

    Parmi ses projets, la direction Intercités étudie la possibilité de lancer d’autres trains 100 % Eco sur d’autres destinations, notamment les villes balnéaires comme Le Croisic, Saint Nazaire…Mais rappelle que les Intercités 100 % Eco ne représentent que 3 % du chiffre d’affaires.

    Les horaires de certains trains ont aussi été revus pour permettre de faire des excursions à la journée de bout en bout avec des partenariats (au Mont Saint Michel par exemple), et de nouveaux services sont envisagés comme la possibilité d’avoir à bord des conférenciers pour faire découvrir un site ou une région.

    Reste que malgré ces projets tous azimuts, l’activité des Intercités est appelée à fondre. Sur les 25 liaisons exploitées actuellement, 18 liaisons vont être transférées aux régions et devenir des TER d’ici à 2020 selon les accords passés entre les régions et l’État, actuel autorité organisatrice.

    En interne, cela se traduira par le transfert chez TER de 1700 personnes sur les 2700 qui travaillent actuellement pour Intercités.

    Mh P

  • Transilien. Mikaël Lemarchand nommé directeur du Marketing et des Services

    Transilien. Mikaël Lemarchand nommé directeur du Marketing et des Services

    Mikaël Lemarchand est nommé directeur du Marketing et des Services de SNCF Transilien à compter du 6 juin 2017. Il remplace Brice Bohuon, qui occupait ce poste depuis 2014.
    Mikaël Lemarchand arrive d’Eurostar où il était directeur général pour la France et directeur des Gares pour les trois pays, fort d’une double expérience de direction Opérationnelle et de direction Marketing et Développement.
    Mikaël Lemarchand aura notamment pour mission de réussir l’intégration du digital dans le service aux voyageurs quotidiens de Transilien, pour concilier nouvelles technologies et service humain dans nos trains et dans nos gares.

  • Répétition générale sur Paris – Rennes et Paris – Bordeaux

    Deux TGV sont partis de la gare de Paris-Montparnasse le 7 juin, l’un reliant en 1h26 Rennes, l’autre desservant Bordeaux en 2h08. Une répétition générale avant leur mise en service commercial le 2 juillet.

  • Le musée des Transports urbains de France s’ouvre au public

    Le musée des Transports urbains de France ouvrira ses portes le 17 juin 2017 à Chelles en Seine-et-Marne. « Les visiteurs découvriront 67 des 141 véhicules de la collection : omnibus et tramways à chevaux, autobus, trolleybus, tramways électriques et à vapeur, de Paris et de province, de 1863 à nos jours », souligne l’Amtuir, une association de passionnés qui s’est installée à Chelles depuis 2008 pour restaurer et conserver des véhicules et des archives.
    D. M.
    https://www.facebook.com/amtuir.org

    https://www.twitter.com/MTU_Officiel

     

  • L’alliance franco-allemande Alleo sur la voie de la reconquête

    L’alliance franco-allemande Alleo sur la voie de la reconquête

    Alleo, qui fête cette année ses dix ans, est en train de rattraper le retard subi en 2016. L’offre à grande vitesse franco-allemande proposée en coopération par la SNCF et la Deutsche Bahn a en effet fortement subi l’année dernière…

    le contrecoup des attentats perpétrés en France et de l’accident de la rame d’essai du TGV Est survenu fin 2015. « Alors que nous affichions un trafic en hausse de 5 à 10 % par an au tout début de la coopération, puis de +3 à +5 % à partir de 2012, le trafic a chuté en 2016 en atteignant 1,6 million de passagers contre 1,8 million l’année précédente », relate Emmanuel Mroz, le directeur d’Alleo côté France. « En 2017, notre objectif est de rattraper ce retard et même de gagner encore du trafic. Nous sommes sur la bonne voie », ajoute-t-il.

    Les évolutions de dessertes proposées depuis 2016 devraient y aider. Tout particulièrement l’ouverture de la deuxième phase du TGV Est en juillet dernier, qui a permis de gagner 30 minutes entre Paris et Stuttgart et une dizaine de minutes entre Paris et Francfort. A cette occasion, l’offre a été augmentée et portée à 5 allers-retours chaque jour entre Paris et Stuttgart (en 3 heures 08 pour le meilleur temps de parcours) et à 6 allers-retours quotidiens entre Paris et Francfort (3 heures 38, meilleur temps de parcours). De plus, un train relie chaque jour Francfort à Marseille.

    Un billet combiné a également été mis en place permettant de prendre facilement et avec un seul titre de transport une correspondance entre les trains Alleo et sept destinations importantes (Hambourg, Berlin, Heidelberg et Kassel côté allemand, Bordeaux, Montpellier et Marne-la-Vallée, côté français). « Nous avons dû fournir un travail important pour trouver les meilleures correspondances et des tarifs avantageux qui ne correspondent pas à l’addition du prix des deux billets. Cela répondait à une vraie demande », commente Emmanuel Mroz.

    Pour conquérir de nouveaux voyageurs, Alleo mise aussi sur le service. Le Wi-Fi sera proposé à bord des trains gratuitement à partir de juillet. Et une réflexion est lancée sur l’extension des périodes de réservation : aujourd’hui, il est possible de le faire jusqu’à 4 mois avant, pourquoi pas plus ? s’interroge Alleo.

    Enfin les responsables franco-allemands vont prochainement plancher sur la suite de l’accord de coopération Alleo prévu pour durer jusqu’en 2020. Il y a du potentiel estime-t-on, puisque si sur la ligne Paris – Stuttgart, le train accapare 65 à 70 % des parts de marché face à l’avion, il n’en détient que 30 à 35 % sur l’axe Paris – Francfort. En attendant, 10 000 billets vont être vendus en France au prix promotionnel de 29 euros en seconde classe (39 euros en 1re) du 1er au 10 juin pour des voyages à effectuer du 19 juin au 30 septembre sur les lignes Alleo. Et 10 000 billets seront vendus aux mêmes conditions côté allemand pour marquer les dix ans de l’accord.

    M.-H. P.

  • Le Contournement Nîmes Montpellier est sous tension

    La caténaire du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) a été mise sous tension fin mai. L’alimentation électrique de cette ligne nouvelle prolongeant la LGV Méditerranée constitue une étape majeure de ce projet avant sa livraison, prévue en octobre prochain. Désormais, la circulation de trains électriques y est possible.
    La caténaire de la ligne nouvelle est alimentée en 25 kV 50 Hz par la sous-station électrique de la Castelle (Lattes) et début juin, l’alimentation proviendra également de la sous-station existante de Biscarrat (Jonquières-Saint-Vincent), ce qui donnera à la ligne nouvelle sa configuration électrique définitive.
    Les opérations de mise sous tension de la caténaire sont coréalisées par Oc’Via Construction (signataire du PPP) et SNCF Réseau. Le CNM est désormais totalement intégré au RFN (Réseau ferré national) du point de vue électrique.

     

  • Le Stif vote trois milliards d’euros pour les gares

    Le conseil du Stif du 30 mai a approuvé les grands principes d’un plan de développement des gares d’Ile-de-France, à la fois intermodales et multiservices. L’ensemble de ces programmes représente un budget de trois milliards d’euros d’ici à 2025 pour moderniser les 455 gares ferroviaires traversées quotidiennement par les RER et Transilien. Dans la continuité, le conseil a également entériné un plan de rénovation des gares routières pour un montant de 250 millions d’euros sur dix ans. « La rénovation de nos gares est essentielle dans le cadre de la révolution des transports que j’ai lancée, car la gare d’aujourd’hui et de demain n’est plus seulement un lieu où l’on vient prendre son train. Elle doit évoluer pour offrir toujours plus d’intermodalité, de services et faire gagner du temps aux Franciliens », a expliqué Valérie Pécresse, présidente de la région et du Stif. La priorité est donnée aux grandes gares de grande couronne et l’effort de rénovation est engagé dans plus de 150 gares où des travaux sont en cours ou à l’étude. Priorité aussi, la mise en accessibilité pour laquelle 1,4 milliard d’euros sont prévus afin que 266 gares soient accessibles en 2025. Le Stif a aussi décidé d’investir dans la création dès cette année de 150 espaces connectés et chauffés en gare, équipés de prises électriques et d’une connexion Wi-Fi gratuite. Enfin, 10 000 places de stationnement supplémentaires en parcs-relais seront créées pour 2021.