Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • La 4G arrive dans le RER C

    Après un premier test, sur un kilomètre de tunnel du RER C au niveau des de la gare d’Austerlitz, toute la Rive Gauche, de Bibliothèque François Mitterrandà Champ de Mars, est équipée des 3G et 4G, depuis le 18 avril, fournies par les quatre opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile. A la fin de l’été 2017, la connectivité mobile sera étendue à la Rive Droite jusqu’à Saint-Ouen, annonce Transilien SNC. L’opérateur estime que les Franciliens, qui sont amenés à effectuer des trajets quotidiens longs, de 96 minutes en moyenne « ont besoin d’être connectés de bout en bout, pour leurs loisirs, mais aussi pour recevoir l’information nécessaire à leurs déplacements. » Le RER C est la première ligne ferroviaire connectée en souterrain, grâce aux partenariats avec Axians Rail et Synérail qui ont effectué les travaux de nuit.

  • Naissance d’une nouvelle association pour promouvoir la concurrence ferroviaire

    Une nouvelle association, baptisée l’alliance des nouveaux entrants ferroviaires (Allrail) a été lancée le 20 avril à Bruxelles par l’Association européenne des entreprises de fret ferroviaire (Erfa) et les principaux nouveaux entrants dans le transport de voyageurs : LEO Express, MTR Nordic, NTV, Regiojet, Trailine et Westbahn. Des entreprises « qui partagent comme valeurs communes, la concurrence loyale et le libre accès au marché ferroviaire », souligne Jean-Gabriel Audebert-Lasrochas, le directeur des Affaires publiques France de Trainline.

    « L’Allrail a pour ambition de réformer en profondeur le secteur ferroviaire européen et de lever l’ensemble des barrières réglementaires, techniques et politiques à l’entrée sur le marché ferroviaire en Europe », explique l’association dans un communiqué.

    Erich Forster, le directeur général de Westbahn, a été élu président de cette association et Tony Berkeley, directeur de l’Erfa, en est le vice-président.

  • CarPostal France rachète Trans Azur en Provence

    Le spécialiste des villes moyennes, CarPostal France, grignote tranquillement ses parts de marché. Après les Autocars Grindler rachetés fin 2015 en Isère, cette fois, c’est avec l’acquisition de Trans Azur qu’il renforce son implantation en Paca. Exploitant des réseaux urbains de Menton et de Salon-de-Provence depuis quatre ans, le groupe suisse développe ainsi son offre dans l’interurbain. Entreprise familiale fondée en 1961, Trans Azur (50 salariés, 45 véhicules) a réalisé un chiffre d’affaires de près de 4 millions d’euros en 2016 via une gamme complète de services (transport régulier, à la demande, scolaire, périscolaire, transport de personnel, occasionnel). Principaux clients : la métropole Aix-Marseille Provence et le département des Bouches-du-Rhône. Effective au 12 avril 2017, la reprise s’opérera dans la continuité, promet CarPostal France, avec le maintien des emplois et de la politique d’investissement, la phase de transition étant gérée par le dirigeant et fondateur de la PME, François Roux. Lequel estime que son acquéreur « respectera les valeurs historiques chères à l’entreprise, appréciées en interne et recherchées par les clients ».

     

  • Europorte. Accord sur le temps de travail

    « Europorte France et ses quatre organisations syndicales CGT, CFDT, SUD et CFTC, viennent de signer à l’unanimité un accord sur le temps de travail dans le cadre de la réforme ferroviaire », a indiqué dans un communiqué du 18 avril la filiale fret d’Eurotunnel.
    Cet accord prévoit notamment « une meilleure visibilité des plannings », la création d’un compte épargne-temps et un observatoire trimestriel de suivi.

  • Pas de candidat français pour la grande vitesse en Californie

    A la date limite de remise des candidatures pour l’assistance à la mise en œuvre de la ligne ferroviaire à grande vitesse californienne… style= »margin-bottom: 0px; text-align: justify; font-size: 14px; line-height: normal; font-family: Georgia; color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
    cinq réponses avaient été reçues par la California High-Speed Rail Authority. Cette dernière cherche à conclure un partenariat avec un opérateur ferroviaire de classe mondiale pour l’assister au développement initial du train à grande vitesse, au niveau « système ». Une mission qui comprendra l’acquisition du matériel roulant, des voies, des équipements et des gares, mais aussi la responsabilité de la mise en service de l’exploitation sur la section entre la Silicon Valley et la Central Valley (phase 1). Le contrat, d’une valeur maximale de 30 millions de dollars (28,25 millions d’euros) sur six ans, devrait être signé l’été prochain.

    Par ordre alphabétique, ces cinq candidats sont : China HSR ETO Consortium (China Railway International, Beijing Railway Administration, China Railway Eryuan Engineering Group et China Railway Corporation) ; DB International US (DB International USA, Deutsche Bahn AG, Alternate Concepts et HDR) ; FS First Rail Group (Ferrovie dello Stato Italiane S.p.A., FirstGroup plc, Trenitalia, Rete Ferroviaria Italiana S.p.A., CentoStazioni S.p.A., Italferr S.p.A. et McKinsey & Company Inc.) ; Renfe (Renfe Operadora, Globalvia Inversiones S.A.U. et Adif) ; et enfin Stagecoach Group (Stagecoach Group plc et Coach USA Administration).

    Des candidats chinois, allemands, italiens, britanniques ou espagnols… Mais étrangement, pas de traces d’entreprises françaises ou japonaises dans les consortiums candidats. Certes, ce contrat initial n’est que très modeste en valeur, mais il a une grande importance stratégique pour les choix qui guideront la réalisation de la première « vraie » ligne à grande vitesse américaine.

    Patrick Laval

  • Izy augmente ses capacités

    Lancée il y a un an, Izy, l’offre low cost de Thalys a transporté plus de 400 000 voyageurs au total. Cette année, Izy va faire l’objet « de premiers ajustements » dans le double but de « rationaliser le modèle de production » et d’augmenter la capacité afin de mieux répondre à la demande sur certains horaires, explique Thalys dans un communiqué. Dès cet été, l’offre devrait ainsi augmenter de 6 %.

     

  • Lyon prépare l’automatisation totale de sa ligne B du métro

    Lyon prépare l’automatisation totale de sa ligne B du métro

    La fréquentation en hausse du métro et le matériel roulant vieillissant expliquent le projet « Avenir Métro », présenté début avril par Annie Guillemot, présidente du Sytral, aux commandes de l’opération avec les TCL/Keolis.

    Au total, 430 millions d’euros seront investis d’ici à 2023, dont 140 millions pour l’achat de trente nouvelles rames Alstom. Ce montant sera complété notamment par les commandes de 18 autres rames, aujourd’hui en option, et par celles de systèmes d’automatisme (90 millions d’euros) et d’information voyageurs. Les rames au nouveau design, signé Fabrice Pouille et RCP, seront climatisées, dotées d’éclairage LED. De meilleures performances en accélération et freinage permettront une récupération d’énergie, avec « un objectif de 25 % d’économie d’énergie », selon Edwige Besse Barci, directrice de l’Equipement et du Patrimoine au Sytral.

    Le métro représente plus de la moitié des 1,6 million de déplacements des TCL chaque jour, en hausse de 20 % depuis 2010. Et la fréquentation du réseau devrait continuer à augmenter : +40 % d’ici 2023 (+60 % à 2030) sur la ligne B, +15 % à 2023 (+25 % à 2030) sur la ligne D et, aux mêmes dates, +2 % et +4 % sur la ligne A. Pour répondre à l’augmentation des capacités aux heures de pointe, la ligne B verra son matériel roulant entièrement renouvelé avec 30rames, et passera au pilotage automatique intégral. Cette ligne, qui assure la desserte de la Part Dieu et sera prolongée vers les Hôpitaux-Sud, accueillera les quatre premières rames en 2019 en pilotage automatique cohabitant avec les rames avec conducteurs, jusqu’à l’automatisation intégrale à partir de mi-2020. La ligne D sera dotée en 2023 du nouveau pilotage automatique déployé sur la ligne B, en remplacement du système qui en fit le premier métro automatique « grand gabarit » en 1991. Dix nouvelles rames renforceront la ligne D qui bénéficiera également de trains de 4 voitures (au lieu de 2), un dispositif expérimenté depuis 2015 et dont « l’exploitation délicate donne toute satisfaction ».

    L’automatisation de la ligne B, « préparée très en amont », devrait entraîner la suppression de 47 postes de conducteurs de métro, compensés principalement par des départs en retraite et par des reclassements dans l’exploitation/maintenance du parc et le PC réseau.

    Claude Ferrero

  • 2016, mauvais cru pour la ponctualité des trains

    Selon l’autorité de la qualité de service dans les transports, qui a publié le 30 mars son rapport annuel sur la qualité de service lors du Haut comité de la qualité de service dans les transports (HCQST), la ponctualité des trains ne s’est pas améliorée en 2016. « Le secteur a connu de fortes intempéries ainsi qu’un mouvement social national en juin 2016. Par ailleurs, les mesures de sûreté nécessaires dans le contexte actuel peuvent aussi contribuer à ces résultats », explique en préambule l’autorité. Ainsi les retards des TGV enregistrent-ils une forte hausse, passant de 0,8 % à 11,5 %, en raison principalement de causes externes au transport et des problèmes d’infrastructures, « toutes les deux représentant 29 % » qui expliquent les principaux retards.

    Du côté des Intercités, 14, 6 % des trains étaient en retard, contre 12,2 % en 2015. L’AQST souligne les raisons liées à la gestion du trafic (35 %), celles dites externes (23 %) et celles dites infrastructures (18 %). Les taux de retards croissent aussi pour les TER, passant en moyenne de 9 % à 9,8 %, mais avec de fortes disparités selon les régions, allant de 5,1 % dans le Grand Est à 15,1 % en Paca. Enfin, les RER et Transilien affichent également des taux de ponctualité contrastés. Les lignes RER affichent toutes des baisses, en particulier les lignes A et D, notamment en raison de leur fort trafic. Côté Transilien, ce sont les lignes N (Montparnasse), P (Paris-Est) et R (Paris Sud-Est) qui sont les plus dégradées. Tandis que les lignes L (Saint-Lazare) et K (Paris Nord) s’améliorent grâce à une restructuration des horaires pour la première, de nouveaux trains pour la seconde.

  • TGV. La SNCF installe des portes d’embarquement

    TGV. La SNCF installe des portes d’embarquement

    Testées depuis plus d’un an dans les gares de Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles, des « portes d’embarquement » vont être progressivement installées sur les quais de 14 grandes gares d’ici à la fin 2018*.

    Les premières ont été mises en service le 4 avril dans la gare de Paris-Montparnasse, à l’entrée des quais 6 et 7. Les voyageurs doivent présenter leur titre de transport au lecteur optique du portillon doté de vitres.

    Ces équipements sont fournis par la société IER, filiale du groupe Bolloré. L’investissement est évalué à 15,4 millions d’euros.

    L’objectif est de lutter contre la fraude qui représente un manque à gagner de 100 millions d’euros pour les TGV (300 millions au total pour la SNCF selon ses estimations). La SNCF indique avoir constaté le côté dissuasif du dispositif : durant la période de test, 30 % des personnes qui souhaitaient voyager sans billet en ont finalement acheté un ou ont renoncé à prendre le train. « Cela présente un vrai intérêt en termes de tranquillité et de sérénité à bord : on limite considérablement les incivilités dans les trains quand on filtre la fraude à quai », affirme-t-elle. Selon la compagnie ferroviaire, les contrôleurs n’auront plus qu’à vérifier les cartes de réduction et les pièces d’identité à bord, ce qui leur laissera davantage de temps pour rendre un meilleur service aux voyageurs.

    Toutefois la fédération nationale des associations d’utilisateurs des transports (Fnaut) redoute des difficultés d’accès pour « pour toutes les personnes qui veulent accompagner leur famille au train, qui ont des enfants, qui ont des bagages » et aussi pour « tous les handicapés [qui] vont devoir demander une assistance au personnel présent ».

    Réponse de la SNCF : « Un dispositif est prévu pour les personnes fragiles, les familles… Il y aura une gestion au cas par cas. » Durant les périodes de grands départs, les portes pourront aussi rester ouvertes si nécessaire.

    M.-H. P.

     

    *Les 14 gares

    Dès cette année : Montparnasse, Marseille, Paris-Nord, Paris-Lyon, Nantes et Rennes.

    Fin 2017-début 2018  : Lyon-Perrache, Paris-Est, hall 1 et 3 de la gare de Paris-Lyon, Bordeaux.

    2018 : Aix-TGV, Lyon-Part-Dieu, Le Mans, Saint-Pierre-des-Corps et Tours.

  • La SNCF a validé le marché des futurs tourniquets en Ile-de-France

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    Suite à un appel d’offres européen pour des portiques de validation spécifiques à la zone dense, Transilien a retenu l’offre de Conduent. Ce marché permettra « le remplacement progressif des 1 800 tourniquets, dont certains datent de plus de 30 ans », souligne le Stif, qui finance l’opération à 100 %.

    Sous réserve des études en cours, la première gare à être équipée pourrait être Saint-Lazare, dernière gare parisienne en accès totalement libre, malgré un trafic de 1600 trains et 450 000 voyageurs par jour. Un équipement « particulièrement utile dans la lutte contre la fraude, rappelle Valérie Pécresse, présidente du Stif et de la région Ile-de-France. Et qui sera doté des technologies nécessaires au déploiement du Smart Navigo. » Ces tourniquets doivent diviser par deux le nombre de clients Transilien qui ne passent pas par un portique de contrôle.

    Le matériel vendu par Conduent est adapté aux flux importants et se veut innovant. Avec ses portes pivotantes (et non plus « effaçables »), il est doté d’une nouvelle technologie de détection qui offre un débit plus élevé et s’adapte en distinguant le type de voyageur – adulte, enfant et voyageur avec bagages. « Les cas de fraude seront comptabilisés, pourront être suivis en temps réel et faire l’objet d’une alerte lumineuse et sonore », précise encore le Stif dans son communiqué.