Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Pas de convention TER en Auvergne Rhône-Alpes
En discussion depuis mars 2016, la région Auvergne Rhône-Alpes et la SNCF n’ont pu aboutir à un accord sur la nouvelle convention TER au 1er janvier 2017. Si l’histoire est ancienne, puisqu’en 2015, des négociations tendues avaient été menées par le précédent exécutif PS conduisant à la prolongation d’un an de la convention, cette fois-ci, le constat d’échec est patent.
Le principal point d’achoppement repose sur 40 millions d’euros que la région entend déduire du montant de la future convention (560 millions environ). « Cela correspond à des frais généraux abusifs facturés par la SNCF », remarque Patrice Mignola, VP aux Transports de la région. Selon un benchmarking des opérateurs concurrents potentiels, la fourchette oscillerait même entre 40 et 90 millions. « On fait un effort en choisissant le minimum, la SNCF doit le comprendre » insiste-t-il. Après 18,9 millions de pénalités, la facture commence à être salée pour la SNCF. « Le danger est que la qualité de service va en pâtir », s’inquiète Didier Vullierme (PS). Réponse de Laurent Wauquiez : « La SNCF a si mal planifié qu’elle n’a même pas formé de nouveaux conducteurs. Le laisser-aller dans tous les domaines, c’est fini ! »
En attendant de conclure une nouvelle convention (courant 2017 ?), la continuité du TER sera assurée grâce au règlement européen OSP (Obligation de service Public). La région versera une compensation financière de 510 millions estimée « sur les éléments fournis par la SNCF et sur l’analyse critique régionale ». En outre, la région appliquera la liberté tarifaire en conservant les tarifs de décembre 2016 et permettant un gain du montant de la TVA sur les compensations tarifaires. Une décision rendue possible par le décret du 17 mars 2016 et approuvée par l’opposition régionale.
Claude Ferrero
Sophie Dutordoir, ex-Electrabel, à la tête de la SNCB
La SNCB a une nouvelle patronne. Sophie Dutordoir, 53 ans, a été nommée à la tête des chemins de fer belges le 16 décembre, pour succéder… à Jo Cornu. C’est la première fois qu’une femme dirigera la société. Un profil quelque peu atypique : à la tête d’Electrabel, filiale belge de GDF Suez, de 2005 à décembre 2013, la Flamande avait claqué la porte de l’entreprise pour ouvrir une épicerie fine/table d’hôte aux alentours de Bruxelles. Elle avait toutefois gardé des mandats d’administratrice dans de grands groupes (BNP Paribas Fortis, Bpost, Valeo) « pour garder contact avec le monde de l’entreprise ». Lors d’une courte conférence de presse, la nouvelle CEO a indiqué vouloir faire évoluer la SNCB « vers une entreprise plus moderne au service des voyageurs » et se donner « quelques semaines » pour étudier les principaux défis qui l’attendent.
Un financement alternatif pour CDG Express
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finance rectificative, l’Assemblée nationale a adopté début décembre un nouveau montage pour financer CDG Express, a indiqué Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports, à La Tribune. Cette solution avait été proposée quelques jours auparavant par le président d’Aéroports de Paris dans une lettre envoyée au Premier ministre d'alors, Manuel Valls.
Dans ce courrier, Augustin de Romanet proposait que le groupement ADP-SNCF Réseau apporte 400 millions d’euros de fonds propres ainsi que 100 millions d’euros d’avance remboursables, auxquels pourront s’ajouter des « quasi-fonds propres à hauteur nécessaire » et une « garantie des actionnaires ».
Une solution alternative après l’annonce début novembre du report à 2024 de la taxe sur les billets d’avion qui devait en partie financer le projet de liaison ferrée entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy.
Augustin de Romanet, qui a toujours fait de la réalisation de CDG Express un projet phare de son mandat, évite une autre solution alternative qu’avait en tête le secrétaire d’Etat aux Transports : la perception d’une taxe sur les commerces implantés dans l’aéroport.
L’investissement pour réaliser CDG Express est estimé à 1,7 milliard d’euros. Les études ont montré que les recettes apportées par les utilisateurs de CGD Express ne suffiront pas à couvrir les frais. D’où l’idée de compléter l’enveloppe en taxant les passagers à destination ou au départ de l’aéroport de Roissy.
L’idée initiale consistait à appliquer cette taxe dès 2017. Mais les compagnies aériennes, au premier rang Air France, ont su se faire entendre du gouvernement, qui a finalement remanié son calendrier.
Les services du secrétariat d’Etat et surtout ceux de Bercy vont maintenant devoir sortir leurs calculettes pour voir si la solution avancée par ADP permet effectivement de lancer le projet de desserte entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Les parties prenantes souhaitent aboutir à un projet de notification du projet à Bruxelles pour la fin janvier.
M.-H. P.

Pollution à Paris. Plus de gratuité en cas de pic ?
Le Stif n’a pas tardé à faire ses comptes et à réagir suite aux six jours de gratuité des transports franciliens lors des épisodes de pollution début décembre. Le 19, il indiquait que l’efficacité de la mesure paraissait limitée au regard de son coût, estimé à 23 millions d’euros. p { margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; color: rgb(0, 0, 10); line-height: 120%; text-align: left; }p.western { font-family: « Times New Roman »,serif; font-size: 12pt; }p.cjk { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }p.ctl { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }a:link { }
La mesure « n’est clairement pas soutenable financièrement vu la fréquence des pics de pollution et leur durée », affirme le Stif dans son communiqué. En effet, à partir des données annuelles d’Airparif, on peut considérer que la mesure la mesure pourrait s’appliquer de 15 à 20 jours par an, soit un coût de 60 à 80 millions d’euros.
La somme aurait pu servir à « investir pour baisser de manière durable la pollution. Avec 23 millions d’euros, le Stif aurait pu acheter 50 bus électriques qui auraient roulé 14 ans sans émettre de pollution », est-il ajouté. Enfin, la mesure est « perçue comme injuste par les associations d’usagers et son influence sur le comportement des automobilistes est négligeable ». Si l'absence de validation ne permet pas de compter précisément le nombre de voyageurs, des comptages partiels de la RATP indiquent qu'en moyenne, le réseau compterait 5 % de trafic supplémentaire.
Une extrapolation faite à partir de lignes 2, 5 et 9 du métro qui disposent de systèmes de comptages automatiques sur les rames, et où le trafic a augmenté le trafic de 3 % à 12 % selon les jours. dont la moyenne est de 5 % environ. Dans le RER A, il n'a pas été constaté d'augmentation significative. De son côté, la SNCF estime aussi à environ 5 % la hausse de fréquentation sur les autres lignes RER (sauf le B qui a subi une panne) et Transilien.
Le bureau du Stif a donc mandaté sa présidente, Valérie Pécresse, pour présenter au conseil de janvier des options « soutenables financièrement », soit en faisant appel à des financements supplémentaires spécifiques – Etat, collectivités locales – pour maintenir la gratuité, soit en substituant à celle-ci un tarif incitatif.
France-Espagne : SNCF-Réseau et Adif prennent le relais de TP Ferro
Ce lundi 19 décembre, doit être signée à Paris la création de « Ligne Figueras – Perpignan » (LFP), une société publique dont le capital est partagé
entre SNCF-Réseau et son homologue espagnol Adif. Avec cette entité dont le siège social est à Madrid, les Etats français et espagnol prennent donc le relais du concessionnaire TP Ferro pour l'exploitation du tronçon international à grande vitesse Perpignan – Figueras ouvert le 15 décembre 2013. La société TP Ferro associait les entreprises de BTP Eiffage et ACS qui, à partir de 2003, ont construit le tunnel international du Perthus (un investissement d'un milliard d'euros), et elle devait exploiter le tronçon pour 50 ans. Mais l'AVE espagnol est arrivé en retard et le trafic n'a pas été au rendez-vous : TP Ferro a été mise en liquidation en septembre 2016 après avoir accumulé une dette de 557 millions d'euros.
Michel Garicoïx
Le T3 fête ses 10 ans et poursuit sa route
Le premier rail du prolongement du T3 entre les portes de la Chapelle et d’Asnières a été posé le 16 décembre. L’occasion de fêter les dix ans du tram des boulevards des maréchaux parisiens. 4,3 km et 8 nouvelles stations relieront, en 2018, les grands projets urbains du Nord et du Nord-Ouest de la capitale. En cumulant les arcs T3a (Pont du Garigliano – Porte d’Ivry ouvert en 2006) et T3b (Pte d’Ivry – Pte la Chapelle), c’est le tram le plus fréquenté d’Ile-de-France, avec 330 000 voyageurs par jour, dont 67 % empruntent une correspondance.
Keolis retenu pour exploiter le réseau australien de Newcastle
class= »MsoNormal »>
Le gouvernement de l’Etat de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW) a choisi Keolis Downer, la filiale australienne du Groupe Keolis, pour l’exploitation et la maintenance du nouveau réseau de transport public intégré de Newcastle, au nord de Sydney, annoncé mi-décembre la filiale de la SNCF. Le contrat débutera en juillet 2017 pour dix ans et génèrera un chiffre d’affaires cumulé de 312 millions d’euros.
« C’est la première fois en Australie qu’un contrat de transport multimodal est délégué à un opérateur privé », se félicite le groupe de transport public.
RER 2N NG : premiers trains dans deux ans
Ce n’est pas encore signé. Mais tout le monde veut aller vite, la commande pourrait être passée par la SNCF en janvier et la convention de financement approuvée dans la foulée par le Stif. Alstom et Bombardier ont remis il y a un mois leur Best and final offer. A quoi ressemblera le RER 2N NG ? Pas de détail pour l’instant. On sait simplement qu’il devra « être très fortement motorisé, offrir une forte capacité et être fiable dès ses débuts », souligne Jean-Baptiste Eymeoud. Le DG France d’Alstom sait parfaitement ce qu’il en coûte de manquer le rendez-vous de la mise en service : alors chez Bombardier, il a connu les déboires de la NAT et ses conséquences ruineuses.
Sous réserve donc que la commande soit passée rapidement, les quatre premiers trains pourraient sortir au plus tôt fin 2018, pour passer les essais techniques et les tests d’homologation. L’objectif est de mettre en service en 2021 un « miniparc » de 14 rames. Valérie Pécresse, qui sera alors en fin de mandat, ne sera pas mécontente de donner aux Franciliens avant les élections régionales un avant-goût du renouvellement massif des trains qu’elle a promis. On ne sait pas encore quelles rames précisément seront alors mises en service, le RER 2N NG devant connaître deux versions, l’une pour le RER E (112 mètres), et une autre, plus longue d’une voiture (130 mètres), pour le RER D. Début 2017, la commande précisera si les longues ou les courtes viennent d’abord, ou un mixte des deux.
En attendant, comme prévu, les deux prochaines années, avec la fin des RER A et du métro fer RATP s’annoncent difficiles à Valenciennes. Après, c’est une autre affaire. Les usines de Crespin (Bombardier) et Petite-Forêt (Alstom) vont alors tourner à plein et produire après 2020 « 60 trains par an, voire 70, soit deux voitures par jour » précise Jean-Baptiste Eymeoud. Les deux constructeurs (alliés dans un consortium où Alstom a 70 % des parts et Bombardier 30 %), s’apprêtent à travailler comme ils le font déjà pour le MI 2N, destiné au RER A. Alstom faisant les deux voitures d’extrémité et Bombardier les voitures intermédiaires, Alstom assurant de plus propulsion, traction et bogies.
A la direction d’Alstom, on regrette un « faux procès » sur la délocalisation de la production. Selon Jean-Baptiste Eymeoud, DG d’Alstom France, « la France bénéficie plus de l’international en volume et en valeur, que l’inverse. Et si certains sous-ensembles mécaniques peuvent être fabriqués dans nos sites à l’étranger, cela ne représente que 5 % de la valeur finale. RER NG sera lui conçu et fabriqué sur les sites d’Alstom en France. » Compte tenu de certains achats, c’est 75 % à 80 % de la valeur finale qui devrait être rélaisée en France. Le nouveau train devrait faire tourner la plupart des sites français d’Alstom. Sites qui, rappelle Jean-Baptiste Eymeoud, malgré les demandes de localisation de plus en plus nombreuses des clients internationaux, « travaillent à 40 % pour l’exportation. Sur un CA de sept milliards, 2,2 sont réalisés en France, dont 1,3 pour le marché français et 0,9 pour l’international ». Et le patron pour la France d’Alstom compte pour aider à pérenniser les sites nationaux (à la fois de matériel roulant et de signalisation) sur des appels d’offres en cours à l’international, comme « le métro de Hanoi, le métro du Caire, ou les trains régionaux du Sénégal ».
F. D.Nouvelles rames et automatisation pour la L4 du métro
p { margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; color: rgb(0, 0, 10); line-height: 120%; text-align: left; }p.western { font-family: « Times New Roman »,serif; font-size: 12pt; }p.cjk { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }p.ctl { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }a:link { }
Deuxième ligne la plus fréquentée du métro, la L4 sera la 3e du réseau à être automatique. Les premiers travaux de rehaussements de quais ont commencé cette année, la pose des façades étant de mi-2017 à fin 2018 afin de pouvoir faire circuler les premières rames automatiques en 2021. Parallèlement, les travaux de prolongement au sud, jusqu’à Bagneux, sont en cours et le Stif a voté l’achat de 20 nouvelles rames MP14, livrables en 2021 et 2022 s’ajouteront aux 32 MP89 et MP05 transférées de la ligne 14. Coût global de ces opérations : 624 M€.
Sept réseaux récompensés par les Challenges de la Journée du transport public
Comme chaque année, les Challenges de la Journée du transport public, qui se sont tenus le 29 novembre à Paris, ont récompensé les meilleures campagnes de communication et les meilleures initiatives mises en œuvre par les réseaux pour inciter les Français à utiliser les transports collectifs plutôt que leur voiture. Information sur le réseau Sept réseaux ont été distingués :
-Dans la catégorie Information sur le réseau : Grand Evreux Agglomération et Trans Urbain gagnent le prix de la meilleure communication pour la campagne « Le tour d’Evreux », tandis que la Communauté d’agglomération du Beauvaisis et Beauvaisis Mobilités sont lauréats de la meilleure initiative de transport pour la campagne « Redécouvrez la ville ».
-Dans la catégorie « Changement de comportement », la meilleure campagne de communication est réalisée par Rennes Métropole pour l’opération « Mobil’acteurs : le défi ! », tandis que le Département des Alpes-Maritimes et Keolis Alpes-Maritimes sont récompensés par le prix meilleure initiative pour l’opération « Cars à étage »
_Dans la Catégorie « Services aux voyageurs », la Région Haute-Normandie est distinguée avec son dispositif « commentjyvais.fr »
– Dans la Catégorie « Voyageur connecté », Grand Besançon et Besançon Mobilités sont couronnés pour le lancement de l’application Ginko
Et la meilleure initiative de transport revient à Métropole Rouen Normandie et Transdev Rouen pour l’opération « 1 SMS = 1 voyageur »