Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Les chemins de fer suisses enregistrent un trafic voyageurs record en 2024

    Les chemins de fer suisses enregistrent un trafic voyageurs record en 2024

    Les chemins de fer suisses ont transporté chaque jour 1,39 million de personnes dans les trains grandes lignes et régionaux. Un record selon les CFF qui affichent un bénéfice annuel de 275 millions de francs suisses (plus de 288 millions d’euros), en légère augmentation par rapport à 2023. Cependant, l’endettement reste élevé à 12,1 milliards de francs suisses (12,7 milliards d’euros), supérieur à celui de l’année précédente en raison d’investissements élevés dans le matériel roulant, explique la compagnie dans un communiqué.

    Côté marchandises, CFF Cargo Suisse a enregistré un déficit de 76 millions de francs suisses (-40 millions un an auparavant). A l’international, SBB Cargo International a renoué avec les bénéfices : 3,5 millions de francs suisses en 2024 alors qu’elle en avait perdu 2,5 millions en 2023.

     

  • La proposition de loi sur la sûreté dans les transports en voie d’adoption définitive

    La proposition de loi sur la sûreté dans les transports en voie d’adoption définitive

    Après un long cheminement, perturbé par les changements de gouvernement, la proposition de loi visant à renforcer les pouvoirs d’intervention des agents de sûreté dans les transports collectifs a été validée le 6 mars par les députés et sénateurs réunis en commission mixte paritaire. Déposé par celui qui était alors sénateur LR des Alpes-Maritimes, Philippe Tabarot devenu depuis ministre des Transports, le texte adopte plusieurs mesures très attendues par le secteur des transports publics. Le ministre s’est dit « heureux et fier » de l’accord trouvé par les Parlementaires.

    Parmi les mesures retenues figure la pérennisation du port de caméras-piétons pour les contrôleurs, qui a été expérimentée jusqu’en octobre dernier. Les professionnels plébiscitent ces caméras en raison de leur efficacité et réclamaient leur maintien.

    Le texte permet aussi les palpations de sécurité par les agents assermentés s’il existe des éléments objectifs laissant penser qu’une personne pourrait détenir une arme ou autre objet présentant un risque pour la sécurité des voyageurs. Il contient également une mesure ouvrant la voie à une interdiction de paraître dans les réseaux de transport similaire à celle existant dans les stades de football.

    Par ailleurs, la proposition de loi comporte une gradation des amendes pour les bagages oubliés, en cas d’oubli involontaire (amende forfaitaire de 68 euros), de bagage non étiqueté (135 euros) ou d’oubli volontaire (jusqu’à 1500 euros).

    Autre mesure, décriée mais conservée, l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) lors de grands rassemblements, comme cela a été le cas au moment des JO de Paris, qui devait s’achever en mars, est prolongée jusqu’en mars 2027 (au lieu de la fin 2027 comme initialement envisagée).

    L’adoption définitive de la loi est attendue pour le 17 mars.

  • Lancement de la phase de préfiguration du Serm de l’agglomération toulousaine

    Lancement de la phase de préfiguration du Serm de l’agglomération toulousaine

    L’État, l’Occitanie, la Haute-Garonne, Toulouse Métropole et Tisséo Collectivités ont lancé le 3 mars la phase de préfiguration du Serm (service express métropolitain) de l’agglomération toulousaine. Cette phase doit permettre de finaliser à l’été 2025 un dossier de synthèse à remettre au ministre délégué chargé des transports en vue d’obtenir le statut de Serm par arrêté ministériel.

    Le coût de cette étape est estimé à 535 000 € HT, financés à 50 % par l’Etat et à hauteur de 12,5 % par chacune des autres parties prenantes. 

    Le Serm de l’agglomération toulousaine doit se déployer sur périmètre regroupant 19 Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Le projet doit faciliter l’accessibilité aux transports publics. En 2023, 68% des habitants de la troisième couronne toulousaine se déplaçaient en voiture, et seulement 7% en transports en commun, et 3% en vélo. Parallèlement, la fréquentation des trains régionaux liO a augmenté de 68% sur le territoire occitan entre 2019 et 2024.

  • Le Maroc passe une commande de 168 trains auprès de trois constructeurs dont Alstom

    Le Maroc passe une commande de 168 trains auprès de trois constructeurs dont Alstom

    Pour se préparer à accueillir en 2030 la Coupe du monde de football, le Maroc vient de passer une commande de 168 trains pour 2,8 milliards d’euros. A l’automne dernier, Alstom avait signé un protocole d’accord avec l’Office national des chemins de fer (ONCF) du Maroc pour la fourniture de 18 trains à grande vitesse de type Avelia Horizon, dénommé TGV M en France. Le montant du contrat est estimé entre 750 millions et un milliard d’euros en fonction des options qui seront retenues.

    Rabat a également annoncé le 26 février, les derniers attributaires du marché : l’ONCF a retenu CAF pour 30 rames intercités (aptes à 200 km/h, et d’une capacité de 500 voyageurs), avec une option de 10 rames supplémentaires. Les chemins de fer marocains ont également signé avec Hyundai Rotem pour 110 rames (60 navettes rapides dites TNR et 50 unités de Réseau express régional), à deux niveaux et aptes à 160 km/h. C’est le premier contrat étranger aussi important pour ce constructeur coréen.

    Le PDG de Hyundai Rotem, Lee Yong-Bae, avait annoncé en juillet dernier, lors d’une rencontre avec le ministre de l’Industrie et du commerce du Maroc, Ryad Mezzour, l’intention du groupe de construire une usine de fabrication de trains au Maroc, l’accompagnant d’un transfert de technologies. Le gouvernement espagnol a quant à lui approuvé, le 13 février, un prêt de plus de 750 millions d’euros au Maroc pour l’aider à financer l’achat de trains.

    Les offres des constructeurs espagnol Talgo et chinois CRRC Zhuzhou Locomotive Co n’ont pas été retenues.
  • Des manifestants réclament des réponses en Grèce sur la pire catastrophe ferroviaire du pays

    Des manifestants réclament des réponses en Grèce sur la pire catastrophe ferroviaire du pays

    Grèves, manifestations et colère le 28 février en Grèce à l’occasion du deuxième anniversaire de la pire catastrophe ferroviaire du pays qui avait causé la mort de 57 personnes, majoritairement des jeunes. Plus de 325 000 personnes ont ainsi manifesté pour demander des réponses sur la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, dans la vallée de Tempé à quelque 350 km d’Athènes. Les deux trains, dont un de marchandises, avaient circulé sur la même voie pendant plusieurs kilomètres sans qu’aucun système d’alarme ne se déclenche.

    En plus de l’erreur humaine attribuée au chef de gare local, l’enquête avait immédiatement pointé de graves négligences sur le réseau ferré, notamment dans le domaine de la sécurité. Un rapport d’experts financé par des familles de victimes affirme que le train de marchandises transportait une cargaison non déclarée de produits chimiques explosifs. De nombreux manifestants estiment que les causes de l’accident sont dissimulées pour protéger de hauts responsables qui pourraient être tenus pour responsables.

  • Stadler fournira huit rames à voie étroite pour le Train des Pignes

    Stadler fournira huit rames à voie étroite pour le Train des Pignes

    La région Sud attend pour le début 2027 les premières rames commandées l’été denier à Stadler Rail. La région avait en effet attribué au constructeur le marché de la fourniture de huit nouveaux autorails hybrides à voie étroite destinés aux Chemins de fer de Provence. Le contrat s’élève à environ 82,4 millions, assorti de deux tranches optionnelles de 15,3 millions et 7,6 millions.

    Les trains auront une capacité d’environ 180 voyageurs, et pourront être couplés pour former des rames en UM de 80 m et ainsi faire face à des pointes de fréquentation. Près de 600 000 voyageurs ont emprunté le Train des Pignes en 2024.

    Ils seront équipés d’un moteur diesel ainsi que de batteries rechargeables. Le train pourra fonctionner en ville grâce à leurs batteries entre Nice et Plan de Var, puis poursuivre leur trajet avec leur moteur thermique. Grâce à ces batteries, ainsi qu’à l’utilisation de biodiesel,  » le gain en émissions de polluants sera de 77 % », par rapport au matériel actuel (CFD X303 – X307), expliquait, en juillet dernier, Jean-Paul David, président de la régie régionale des transports Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Côté aménagement intérieur, les nouveaux autorails seront dotés de larges baies vitrées, et d’écrans d’informations dynamiques.

    Ils seront aussi totalement accessibles aux personnes à mobilité réduite et pourront emporter des vélos.

    Après une phase d’études, pour s’accorder avec la région Sud sur le design définitif et les spécificités techniques, Stadler commandera les composants et commencera la construction en 2026. Après les premières livraisons attendues début 2027, viendront les phases de tests en ligne puis de mise en service commercial début 2028.
  • Le document de référence du Lyon-Turin se prépare

    Le document de référence du Lyon-Turin se prépare

    Alors qu’il affiche dix années d’activités au compteur, TELT, le maître d’ouvrage du Lyon-Turin, a publié sur son site une version préliminaire du document de référence du réseau. Un avant-goût de ce document à venir qui doit décrire les caractéristiques fonctionnelles, les règles d’exploitation, les modalités de tarification et d’accès à la future section transfrontalière de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, Il doit garantir « un traitement équitable et non discriminatoire entre les différentes entreprises ferroviaires qui utiliseront l’infrastructure de TELT », indique le promoteur du Lyon-Turin.

    C’est une étape clé pour se préparer, explique cette entité qui exploitera lors de sa mise en service le tunnel de base du Mont-Cenis actuellement en construction entre Saint-Jean de Maurienne côté français et Suse côté italien. Une fois la construction achevée, la société TELT, détenue à 50% par l’Etat français et à 50% par l’Etat italien à travers Ferrovie dello Stato Italiane (FS), sera en effet chargée de commercialiser les sillons pour les trains de fret et de voyageurs sur cette section ferroviaire.

    Pour lire le document : ici

     

  • La SNCF engrange pour la quatrième fois consécutive un exercice très bénéficiaire

    La SNCF engrange pour la quatrième fois consécutive un exercice très bénéficiaire

    Le record de 2022 n’a pas été battu mais pour la quatrième année consécutive, le groupe SNCF est bénéficiaire avec un résultat net positif de 1,6 milliard d’euros. Il fait mieux qu’en 2023 (1,3 milliard), mais moins bien qu’il y a deux ans (2,4 milliards d’euros).

    Ces bénéfices vont lui permettre de poursuivre des investissements qui ont atteint l’an dernier un autre record : près de 11 milliards d’euros dont plus de 95% dans le ferroviaire en France. Ils vont aussi assurer à Jean-Pierre Farandou, dont le mandat prend fin en mai 2025, une sortie sur un bilan « en ligne avec ses objectifs ».

    « Tous les engagements que j’avais pris ont été tenus », a insisté jeudi matin le président, lors de la présentation des résultats 2024, en soulignant sa maitrise de l’endettement du groupe. Le chiffre d’affaires de 43,4 milliards d’euros, dont un tiers est réalisé à l’international, affiche une progression de 4,8% par rapport à 2023. Sa croissance est tirée par la branche voyageurs, qui regroupe SNCF et Keolis. Elle a atteint + 5,4% sur les lignes TGV en France et en Europe, + 7,5% pour les TER, +7,1% pour les Intercités et + 4,4% pour le Transilien, réseau encore impacté par le télétravail. L’activité de Keolis, qui a remporté de nouveaux appels d’offres aux Etats-Unis, à Houston et à Austin, augmente de 9,6%.

    15 millions de places supplémentaires

    Jean-Pierre Farandou a réaffirmé que les tarifs pratiqués sur la longue distance étaient maintenus volontairement « au plus juste », conformément à la stratégie de volume qu’il défend. « La hausse des coûts n‘a pas été répercutée dans sa totalité sur les prix de vente et nous avons amélioré l’exploitation », répète-t-il.

    Le groupe a réussi en 2024 à proposer 15 millions de places supplémentaires avec un parc contraint en attendant l’arrivée des premières rames commandées à Alstom. Ce nouveau TGV, en phase d’expérimentation, devrait être mis en service début 2026. « On peut comprendre qu’avec la dose d’innovation qu’il comporte, la phase d’expérimentation prenne du temps. Je préfère attendre quelques mois supplémentaires mais qu’il fonctionne ! », a commenté le PDG, en espérant que la signature d’un contrat entre Alstom et le Maroc, portant sur 18 trains à grande vitesse de nouvelle génération entrainera l’ouverture d’une nouvelle ligne de production chez l’équipementier.

    Côté fret, l’activité de Rail Logistics Europe affiche +7,9%, tandis que celle de Geodis reste stable (+0,3%). Le chiffre d’affaires a été impacté par le ralentissement économique mondial, qui a entrainé une baisse des volumes transportés en France, en Europe, comme aux Etats-Unis.

    « Pas un euro ne sort de la SNCF »

    La rentabilité du groupe va lui permettre de maintenir des investissements dans « la qualité du service » qui reste une priorité alors que la concurrence s’intensifie. « Pas un euro ne sort de la SNCF », a rappelé Jean-Pierre Farandou. En 2024, le groupe a financé ses projets à hauteur de 50%, en fonds propres et d’1,7 milliard d’euros tirés du fonds de concours. « Cela correspond aux dividendes auxquels l’Etat renonce et qui sont fléchés vers le groupe », précise la direction.

    SNCF Réseau a ainsi bénéficié de 5,5 milliards d’euros dont plus de la moitié pour la régénération du réseau principal. 3,7 milliards ont permis l’acquisition et la rénovation de matériels roulants et l’adaptation de l’outil industriel ferroviaire. Un milliard d’euros ont été consacrés à la modernisation et à l’entretien des gares.

    L’entretien du réseau reste une priorité. Le groupe ferroviaire entend consacrer 2,3 milliards d’euros supplémentaires entre 2024 et 2027 à sa régénération. Au-delà de la période, Jean-Pierre Farandou estime à 1,5 milliard d’euros par an les montants nécessaires pour garantir la qualité de service. Elle sera déterminante pour permettre au groupe de faire face à la concurrence sur les lignes rentables. Leurs profits risquent d’être « écrémés » par les nouveaux opérateurs au point d’impacter « le cercle vertueux ». Quant aux lignes déficitaires, la SNCF ne veut pas se retrouver seule à « assumer la politique d’aménagement du territoire ». Mais à ce sujet, la décision est justement aux mains des politiques.

    27 000 nouveaux collaborateurs

    Si un plan de réduction des coûts et de performance a bien généré 500 millions d’euros d’économies, il ne s’est pas fait au détriment de « l’équilibre économique et social » pour lequel Jean-Pierre Farandou s’est engagé. Au contraire, la croissance « profitable » de la SNCF fait l’objet « d’un retour » aux salariés qui se traduit par une amélioration de leur pouvoir d’achat. La rémunération de 150 000 cheminots va augmenter de 17%, en moyenne, sur trois ans.  Les recrutements ont également repris, signant une « inversion de la courbe de réduction d’emploi ». Le premier recruteur de France a engagé l’an dernier 27 700 nouveaux collaborateurs dont 18 500 en CDI. Ces embauches concernent 23% de femmes, contre 21,5% en 2023 et porte l’effectif total du groupe à 290 000 salariés, dont 217 000 en France.

  • Siemens signe un accord-cadre avec Northrail portant sur 50 locomotives Vectron

    Siemens signe un accord-cadre avec Northrail portant sur 50 locomotives Vectron

    Siemens Mobility a signé le 20 février un accord-cadre portant sur 50 locomotives Vectron avec RIVE Private Investment, un groupe d’investissement européen indépendant et société mère de Northrail, l’un des principaux fournisseurs de leasing et gestionnaires d’actifs ferroviaires en Europe.

    L’accord-cadre prévoit la livraison de 15 locomotives Vectron, accompagnée d’un contrat de maintenance d’une durée de huit ans. Il prévoit une option sur 35 locomotives Vectron supplémentaires et une prolongation du contrat de maintenance de huit années supplémentaires.
  • La Renfe a transporté plus d’un million de voyageurs depuis 2023 entre la France et l’Espagne

    La Renfe a transporté plus d’un million de voyageurs depuis 2023 entre la France et l’Espagne

    La compagnie ferroviaire espagnole a annoncé début février avoir dépassé le cap du million de voyageurs depuis son arrivée en 2023 sur le marché français. La Renfe fait rouler depuis l’été 2023 des trains AVE pour relier l’Espagne à la France avec deux lignes au départ de Lyon et Marseille, reliant une quinzaine de destinations dans les deux pays. « Le corridor Marseille-Madrid représente à lui seul 60% de la fréquentation totale, bien que la ligne la plus fréquentée reste Lyon-Barcelone, suivie des trajets Barcelone-Montpellier et Lyon-Montpellier », précise dans un communiqué la compagnie.

    Elle prévoit dans les prochains mois le lancement d’une nouvelle ligne à destination de Toulouse.