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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

L’offre TER se renforce en Bretagne
La Bretagne poursuit sa politique en faveur du rail. La région a annoncé, le 30 août, une augmentation des circulations TER sur l’étoile rennaise. L’expérimentation du dispositif “Deux trains sur une même voie“ (2TMV) en octobre dernier, permet d’ajouter, à partir du 2 septembre, 24 liaisons TER par jour. Soit 120 par semaine dans les deux sens, sur les axes vers Vitré (+ 7 trajets), La Brohinière (+ 2 trajets), Montreuil-sur-Ille (+ 2 trajets)Saint-Malo (+ 2 trajets), Saint-Brieuc (+ 7 trajets) et même jusqu’à Vannes (+ 2 trajets).Ces circulations sont positionnées sur les « flancs de pointes », l’objectif étant notamment d’arriver à Rennes avant 7h, de repartir de Rennes après 19 h, afin de conserver des temps de parcours compétitifs par rapport à la voiture, mais aussi de faciliter les correspondances avec les TGV. Ce qui doit doit permettre d’acheminer 340 000 voyageurs de plus par an.Dans un an, à la rentrée 2025, c’est l’axe Vannes – Quimper qui verra son offre renforcée avec jusqu’à 21 circulations supplémentaires par jour. Et dans deux ans, ce sera le tour de la Bretagne Nord. En septembre 2026, jusqu’à 29 circulations supplémentaires seront ajoutées sur le tronçon Brest à Lamballe, dont certaines seront prolongées jusqu’à Rennes.Globalement, la Bretagne veut augmenter de 20 % son offre de train/km, à l’horizon 2030.9 rames nouvellesInterrogé sur la question de la réservation obligatoire dans les TER, mise en place dans la région Normandie, et expérimentée sur deux lignes de la région Grand-Est, Michaël Quernez, le premier vice-président chargé du climat et des mobilités a répondu que « ce n’est pas la politique de la région Bretagne. Pour éviter la saturation, nous avons acquis du matériel. Nous voulons augmenter l’offre ». Il a rappelé que la Bretagne avait acheté 9 rames TER. « Elles coûtent entre 16 et 18 millions d’euros chacune ». Et elles représentent une hausse de 10 % du parc de TER de la région.Pour mémoire, 420 millions d’euros ont été investis dans les transports en 2024, soit le quart du budget régional. L’élu reconnaît toute même que « 15 % des trains connaissent une forte, voire une très forte fréquentation ». Mais le président de région, Loïg Chesnais rappelle de son côté une campagne de publicité locale dont le slogan « Je prendrais le suivant », suggère que l’offre est suffisamment forte pour permettre aux voyageurs d’emprunter un autre train moins rempli…Y. G.
Un drone roulant pour l’inspection des lignes à grande vitesse italiennes
Il s’appelle URV, pour « Unmanned Railway Vehicle », et c’est en quelque sorte la première draisine à grande vitesse ! Comme l’indique son nom – en anglais, même s’il a été développé par le gestionnaire du réseau ferré italien RFI – personne n’est présent à bord de ce petit véhicule d’inspection des voies ferrées, long de 7,5 mètres seulement, deux de haut, trois de large.
Destiné avant tout à des missions dites D3, pour « dull, dirty & dangerous » (ennuyeuses, sales et dangereuses), il détecte en temps réel les personnes ou objets présents sur les lignes à grande vitesse. Ce « drone roulant » peut inspecter les zones critiques ou dangereuses, par exemple en préalable à une intervention humaine, à des vitesses pouvant atteindre 200 km/h et en deux modes : autonome (sans intervention humaine) ou télécommandé (par un opérateur). À condition toutefois que la ligne à grande vitesse parcourue soit équipée du système européen ETCS de niveau 2.
Les capteurs installés sont opérationnels dans les spectres visible (caméras couleurs RVB) et infrarouge (IR/NIR/IFR), mais font également appel à des techniques laser (lidar). Outre la réalisation d’enregistrements au moyen de ces capteurs, ainsi que leur transmission sécurisée au moyen d’une distribution de clés quantiques (Quantic Key Distribution, QKD), l’URV, doté de bras mécaniques et de rovers, est également capable du transporter de l’outillage vers des zones de chantier. Du moins dans le rayon d’action permis par ses batteries embarquées, qui confèrent à ce petit véhicule une autonomie de quatre heures en fonctionnement continu.
Testé cet été à proximité de Bologne, sur le circuit d’essai San Donato, l’URV devrait entrer en service à la fin de cette année ou au début de 2025. Notons que de tels « drones roulants » font également l’objet de recherches sur d’autres réseaux ferrés à travers le monde.
P. L.

Madrid met son veto à l’OPA de Ganz Mavag sur Talgo
Le gouvernement espagnol a bloqué le 27 août l’offre publique d’achat du groupe hongrois Ganz Mavag Europe sur le constructeur ferroviaire Talgo, expliquant craindre, avec une telle opération « des risques pour la sécurité nationale et l’ordre public« .
Rappelons que, fin juillet, le conseil d’administration du constructeur espagnol avait fait part de sa préférence pour un rachat par Magyar Vagon (Ganz Mavag) plutôt que par le tchèque Skoda, la firme hongroise ayant indiqué quelques mois auparavant vouloir acquérir 100 % de l’entreprise espagnole valorisée à hauteur de 620 millions d’euros. Le gouvernement espagnol avait alors aussitôt fait part de son opposition désormais officiellement notifiée.

De nouvelles rames transfrontalières entre la France et l’Allemagne
La région Grand Est a dévoilé, le 27 août, le nouveau modèle Régiolis TFA qui doit relier la France à l’Allemagne. 30 rames de la gamme Coradia Polyvalent seront en effet mises en service, à partir d’octobre sur le réseau français, et à l’été 2025 (une fois obtenue l’homologation) côté allemand. Elles relieront , à l’ouest, Metz à Trèves, Metz à Sarrebruck et Strasbourg à Sarrebruck et, à l’est, connecteront les rives alsaciennes, palatines et badoises du Rhin, notamment Strasbourg et Karlsruhe, ainsi que la ligne Mulhouse-Fribourg et Strasbourg-Offenbourg.
Le matériel roulant a nécessité un investissement de 388 millions d’euros, porté par Grand Est, avec « une participation des
Länder du Bade-Wurlemberg, de la Sarre et de la Rhénanie-Palalinal, à hauteur de 20 millions d’euros« , indique la région dans un communiqué. « Le projet également bénéficié d’un financement européen sur ces frais de développement, dans le cadre du programme Interreg pour un montant de 6,2 millions d’euros« , ajoute-t-elle.
A partir de l’été prochain, les nouvelles rames remplaceront le matériel actuellement exploité sur les lignes de et vers le Bade-Wurtemberg : Strasbourg-Offenbourg et Mulhouse-Müllheim.Dans le cadre de leur coopération, la région Grand Est et le Land de Bade-Wurtemberg indiquent aussi travailler « à la mise en place d’interfaces pour l’échange automatisé des données d’horaires« . Ce qui devrait permettre aux voyageurs de consulter les horaires dans la région voisine via leur application locale respective.

Maurienne : la réouverture au trafic ferroviaire reportée à l’an prochain
Ils devaient se terminer à l’automne 2024, mais les travaux de consolidation de la falaise de la Praz en Maurienne, vont se prolonger jusqu’« au 1er trimestre 2025, si aucun nouvel aléa géologique sérieux ne survient ». C’est ce qu’ont annoncé, le 31 juillet, la préfecture de Savoie, le département et SNCF Réseau dans un communiqué commun.Rappelons que des pluies diluviennes avaient, le 27 août 2023 et les jours suivants, provoqué des éboulements et la chute de 15 000 m3 de roches, fragilisant la galerie qui couvre la voie ferrée en contrebas de la falaise de la Praz. Cette voie est notamment empruntée par les TGV Lyon – Turin – Milan dont le trafic est suspendu depuis les éboulements.« Les cavités instables découvertes dans la zone centrale du versant il y a quelques semaines, à la suite d’une opération de minage, se révèlent beaucoup plus étendues que prévu », rapporte le communiqué. « Elles vont nécessiter des travaux supplémentaires de purges, d’ancrage et de pose de grillages qui viennent modifier le calendrier prévisionnel de réouverture de la voie ferroviaire située en contrebas. »Des ouvriers cordistes travaillent sept jours sur sept à plus de 200 mètres de hauteur sur ce chantier. « À tout moment, des pierres ou des blocs peuvent se détacher et chuter en contrebas », précise encore le communiqué.
78 millions pour moderniser la ligne Nice-Breil-sur-Roya
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a décidé de lancer un programme de régénération et de modernisation de la ligne ferroviaire Nice-Breil-sur-Roya. Ces travaux vont entraîner la fermeture de la liaison du 2 septembre 2024 au 14 décembre 2025.
Ils doivent notamment permettre « d’assurer la pérennité et la sécurité de la ligne en consolidant les nombreux ouvrages d’art et en améliorant la stabilité des voies » et « d’améliorer sensiblement l’offre de train avec, dès la fin des travaux, un TER par heure, et par sens, entre Drap et Breil et deux TER par heure, et par sens, entre Nice et Drap, soit une augmentation de l’offre de 46%« , indique la région dans un communiqué, en justifiant cette fermeture temporaire par « la configuration de la ligne, le nombre élevé de tunnels et l’urgence des travaux, (qui) ont conduit le maitre d’ouvrage et les partenaires du projet, à faire le choix de la fermeture temporaire de la ligne ».
Des cars de substitution seront mis en place et un maintien des TER entre Nice et Drap sera assuré (hors fermeture complète de trois semaines au début et à la fin des travaux).
L’investissement, de 78,1 millions d’€ (auxquels se rajoutent environ 8 millions d’€ pour les transports de substitution) est pris en charge par la région à hauteur de 56,5 millions d’€, aux côtés de l’Etat, de SNCF Réseau, de la Métropole Nice Côte d’Azur, de la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française et de la Communauté de Communes du Pays des Paillons.

André Wyss, futur président du conseil d’administration des Chemins de fer suisses
Le conseil d’administration des Chemins de fer suisses (CFF) a approuvé en août l’arrivée en tant qu’administrateur d’André Wysss à partir d’avril 2025. PDG d’Implenia, entreprise suisse spécialiste de la prestation de services dans les domaines de la construction et de l’immobilier, il succèdera en 2026 à Monika Ribar à la présidence du CA.

Une association dénonce la réservation obligatoire dans les TER
Le collectif réseau européen #enTrain s’inquiète, dans un communiqué diffusé le 13 août, de « l’avionisation des TER » , autrement dit la réservation obligatoire à bord des TER. « Elle est déjà lancée en région Normandie et depuis juillet 2024 « pour expérimentation » sur deux lignes TER de la région Grand-Est. La pratique pourrait s’étendre à toutes les régions« , estime-t-il, en indiquant avoir lancé, contre cette politique, une pétition, qui avait recueilli en dix jours près de 9000 signatures.
Selon ce collectif, « la réservation est une contrainte inutile » qui pourrait dissuader de prendre le train pour lui préférer « un mode plus souple mais plus polluant tel que la voiture ou le scooter« .
Cette pratique consiste finalement à adapter la demande à l’offre et non pas l’offre à la demande. C’est donc, poursuit-il, « un cache-misère pour le ferroviaire français, doté d’une infrastructure vieillotte, de lignes du quotidien entretenues à minima, et qui peinent à répondre à une demande croissante de transports moins polluants à des prix raisonnables ».
C’est aussi la position de la Fnaut qui précise par ailleurs qu’elle « a toujours souhaité que, pour les trains de long parcours autrefois dénommés Intercités et pour partie déclassés depuis en TER, une réservation de place assise soit possible mais pas obligatoire, ce qui permet à ceux qui le souhaitent de se garantir une place assise sans empêcher les autres de monter à bord du train« .
Face aux critiques, Régions de France a fini par réagir le 21 août en affirmant que « ce débat, non-vérifié, est sans fondement et ne reflète aucunement les travaux en cours sur les transports express régionaux ». Selon l’association, la réservation obligatoire ne concerne que 1% de l’offre des transports express régionaux. « Au cours de ces expérimentations, des adaptations ont été introduites pour offrir aux clients abonnés une flexibilité d’usage plus grande sur une partie des trains à réservation (quota de places-libres, possibilité de prendre un autre train avec une réservation). Ces dispositifs font l’objet d’un retour d’expérience positif, par exemple en Région Normandie : +10pts de satisfaction clients ont été observés en 2023, +6% de fréquentation (2) », écrit-elle dans un communiqué.
MH P

SNCF : de nouveaux smartphones pour les contrôleurs et les agents d’escale
SNCF Voyageurs a de nouveau signé, fin juin, un contrat d’achat de 23 000 téléphones portables avec la société Crosscall. Les smartphones sont destinés aux agents de la relation clients TGV, Intercités et TER (contrôleurs, agents d’escale).En 2019, SNCF Voyageurs avait déjà choisi, face à des concurrents asiatiques, cette entreprise française, installée à Aix-en-Provence, qui conçoit des téléphones “durcis“, autrement dit adaptés aux usages que peuvent en faire les professionnels, dans le bâtiment, les travaux publics et l’industrie. Crosscall explique fabriquer ou sélectionner les meilleures pièces disponibles pour répondre aux cahiers des charges.Le modèle retenu par SNCF Voyageurs, le Stellar-X-5, dernier smartphone lancé par Crosscall en octobre 2023, a subi des tests de résistance (40 chutes d’1,5 m sur du béton sur les six faces), mais aussi des tests de flexions, avec une pression de 500 newtons (51 kg environ) sur l’appareil. Le verre de l’écran est l’un des plus résistants du marché, certifié IK05, et supportant un impact d’une énergie jusqu’à 0,70 joules. Enfin, le Stellar-X5 est étanche à la poussière, à l’eau douce, comme à l’eau salée (immersion à 2 m pendant 30 min), et peut même continuer de fonctionner dans ces éléments, pour filmer par exemple ou prendre des photos, car l’écran reste fonctionnel.L’appareil (172,4 mm x 80,1 x 11,9, pour 249 g) dispose d »une capacité de 8 GO, de la 5G, du Bluetooth 5.2 et du Wifi 6/6E.« Des tests ont été effectués par la SNCF pour savoir si les smartphones “accrochaient“ bien le réseau, pendant que les trains roulaient, à plus 300 km/h pour certains, s’ils passaient facilement d’une antenne à une autre, etc. », explique Crosscall. Plus le téléphone cherche, plus il consomme d’énergie. D’où l’intérêt, d’avoir des composants qui consomment peu pour ménager la batterie. Pour son Stellar-X5, et sa batterie de 4500 mAh, Crosscall annonce une autonomie de 11 h en utilisant le GPS, et 31 h 20 en communication, soit 2,5 jours en moyenne. « Notre précédent contrat avec SNCF Voyageurs, qui devait durer 3 ans, a été prolongé d’un an grâce à la solidité et à la durée de vie des batteries du Trekker X-4. Si bien que le nouveau contrat est d’une durée initiale de cinq ans. C’est également un argument de durabilité».L’entreprise qui aussi pour clients la Police nationale et la Gendarmerie (230 000 smartphones leur ont été fourni en 2021) a récemment signé un contrat avec Leroy Merlin pour livrer 29 000 smartphones. Mais l’importance de ces contrats reste assez exceptionnels. Après SNCF Voyageurs, Crosscall espère convaincre d’autres filiales du groupe SNCF ou « des opérateurs de transport ferroviaires en Europe comme Renfe ou la Deutsche Bahn ».Yann Goubin
Les livraisons des rames Omneo 2 destinées à la Normandie ont commencé cet été
La région Normandie a présenté fin juin à Évreux, les deux premières rames Omneo 2 qu’elle a reçues d’Alstom sur une commande totale de 27 rames. Le constructeur les livrera progressivement jusqu’à la fin de l’année.Elles seront affectées aux lignes Paris-Vernon-Rouen et Paris-Évreux-Serquigny du réseau Nomad et remplaceront les anciens matériels TER 2N NG, V2N, V0 2N et BB 15000 en service depuis plus de 30 ans.Légèrement différentes des Omneo premium, ces nouvelles rames sont climatisées, dotées de sièges plus confortables, avec prises électriques et USB individuelles, et du wifi. Elles comportent 552 places assises, dont deux places UFR (par rame), et d’une place dédiée à un accompagnement avec un chien guide. Chaque rame comptera aussi 12 emplacements pour vélo, contre 3 dans la précédente génération d’Omneo.Cellules de comptageUn système d’information voyageurs équipe chacune des rames afin de renseigner, en temps réel, d’éventuelles perturbations sur les lignes en correspondance. Enfin, les Omneo 2 sont équipés de cellules de comptage.Ces 27 rames Omneo 2, compléteront les 40 rames Omneo Premium commandées en 2020 (1,25 milliard d’investissement total, financé par la Normandie). Elles permettront d’avoir une flotte uniforme sur l’ensemble des grandes lignes normandes – ces deux matériels peuvent être couplés – apportant notamment davantage de robustesse aux circulations.La région en attend une amélioration de la qualité de service. En 2023, le taux de ponctualité était de près de 93 %, déjà en hausse de 4 points par rapport à 2019 et stable par rapport à 2022.L’entretien de ces nouveaux matériels sera assuré sur les sites de maintenance de Sotteville-lès-Rouen et de Clichy positionnés de manière à permettre une meilleure rotation du matériel.À l’occasion de cette présentation, la région a annoncé un taux de satisfaction voyageurs de 92 % en 2023 contre 90 % en 2022 et 82 % en 2020.Y. G.