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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Des TGV directs entre le sud de la France et les Alpes en 2014
Les lignes reliant Valence, Grenoble et Lyon font l’objet d’importants travaux pour permettre, à l’horizon 2014, des dessertes TGV directes entre le sud de la France et les grandes villes des Alpes – Grenoble, Chambéry, Annecy, Genève –, a annoncé RFF le 8 septembre. La première étape des travaux vient de s’achever avec le doublement d’une partie de la ligne Valence – Grenoble (le Sillon alpin) et la création d’un échangeur ferroviaire pour permettre aux lignes Lyon – Grenoble et Valence – Grenoble de se croiser. A la clé, l’amélioration de l’accessibilité et du confort de certaines gares, la construction de murs antibruits et la suppression de passages à niveau. La 2e phase consistera à relier ces lignes régionales à la LGV Méditerranée. Le montant global des travaux est de 450 millions d’euros sur sept ans, dont 180 pour la 1re étape, financés par l’Etat, RFF et les collectivités locales.
Antonio Tajani veut réexaminer la sécurité ferroviaire européenne
La Commission européenne a annoncé le 8 septembre un réexamen des règles existantes en matière de sécurité ferroviaire dans l’Union, pour déterminer comment les améliorer. Même s’il juge « globalement élevé » le niveau de la sécurité, le commissaire aux transports Antonio Tajani évoque deux améliorations. « Premièrement, nous devrions passer à un système qui permet aussi de contrôler à distance les wagons. Deuxièmement, nous devons étendre les attributions de l’Agence ferroviaire européenne en l’autorisant, par exemple, à prendre part aux enquêtes nationales en cas d’accident », a-t -il précisé. Dans un état des lieux, la Commission estime que la mise en place des mesures harmonisées au niveau européen est trop lente, à cause notamment de la longue durée de vie des infrastructures et du matériel roulant.
La grande vitesse pour la Coupe du monde au Brésil
Sur la base d’une étude remise en juillet par Halcrow, le Brésil devrait se lancer très rapidement dans la réalisation d’une LGV Campinas – São Paulo – Rio de Janeiro (511 km) qui profiterait à près de 30 millions de personnes. Pour Dominique Bussereau, qui s’exprimait le 9 septembre à Brasília : « Le premier train à grande vitesse du continent américain devrait être brésilien. » Le TGV argentin est victime de la crise, la Californie est en mal de financement, les corridors Washington – Boston ou Montréal – Windsor sont moins avancés. Le Brésil a une échéance toute trouvée : la Coupe de monde de football en 2014. Il est vraisemblable que l’ensemble de la lign e ne pourra pas être prêt à cette date. On évoque une réalisation phasée, Campinas – São Paulo pour commencer. Le camp français dit tenir la corde. Principaux rivaux identifiés : les Japonais, qui viennent comme d’habitude avec un packaging financier. Les Français espèrent convaincre la BEI d’appuyer l’offre d’Alstom. Alstom qui réalise déjà le tramway de Brasília.
Un plan de relance du TER
Malgré la crise, la fréquentation des TER est en hausse de 2,6 % au premier semestre, comparé à la même période de 2008. Ce rythme révèle toutefois un net ralentissement de la croissance et reste loin des prévisions de + 6 %. Pour relancer la dynamique, SNCF Proximités engage un plan de relance du TER. Dans sa palette de nouveaux services proposés, qui visent surtout à renforcer la ponctualité et l’information des voyageurs, la SNCF s’apprête à équiper ses trains d’écrans plats d’information en temps réel (correspondances, gares desservies, durée et motif des perturbations…). Deux TER en Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais seront équipés d’ici à la fin de l’année et, en 2010, TER SNCF proposera aux régions d’équiper les trains les plus récents, soit environ 600 rames. Par ailleurs, en négociations exclusives avec Alstom sur la commande de renouvellement de rames TER, la SNCF prendra sa décision « courant octobre », selon le directeur du TER, Claude Solard. L’appel d’offres de janvier 2008 porte sur un « marché potentiel de 1 000 rames de nouvelle génération », destinées à couvrir les besoins à partir de 2013.
La première ligne de métro de Sofia est terminée après trente ans de travaux
Trente ans après le début de sa construction interrompue à plusieurs reprises, la première ligne complète du métro de Sofia a été mise en circulation le 7 septembre. Un tronçon de 2,3 km dans le centre de la capitale bulgare relie notamment les deux principaux tronçons allant jusqu’aux quartiers les plus peuplés, celui de Lulin à l’ouest, desservi par le métro depuis 1998, et celui de Mladost au sud, qui ne s’est doté d’un métro qu’en mai dernier. La première ligne complète doit transporter jusqu’à 180 000 personnes par jour et alléger ainsi le trafic routier encombré de Sofia, seule ville bulgare à disposer d’un métro. Avant la fin de 2012, le métro devrait compter une 2e ligne et totaliser ainsi 27 stations.
Trou d?air en perspective pour les locomotives neuves en Amérique du Nord
Les commandes de locomotives neuves devraient connaître une chute en 2010, selon GE Transportation. Le constructeur, qui travaille actuellement sur des commandes en cours, prévoit que la production de locomotives dans son usine américaine chutera de 44 % en 2009, retombant à 485 unités, et que la chute sera encore plus rude (50 % ou plus) en 2010. Lorenzo Simonelli, président-directeur général de GE Transportation, indique qu’aucun client américain n’achète en ce moment et que « les baisses des volumes de fret ne font rien pour aider les constructeurs ». Toutefois, estimant que la baisse est une conséquence du mauvais climat économique, l’industriel reste optimiste à long terme.
Grande-Bretagne : la BEI prête 1 milliard de livres à Crossrail
Transport for London (TfL) a obtenu un prêt de 1 milliard de livres Sterling (1,13 milliard d’euros) de la Banque européenne d’investissement (BEI) destiné au projet Crossrail de RER est – ouest londonien, chiffré à 16 milliards de livres (18,2 milliards d’euros) et prévu pour 2017. Ce prêt fait partie de l’engagement passé par TfL de recueillir 2,4 milliards de livres pour le projet sur un total de 7,7 milliards apportés en commun avec le Grand Londres.
L?usine Hyundai-Rotem de Philadelphie va entrer en opération
L’usine d’assemblage dont Hyundai-Rotem a entrepris la construction à Philadelphie en 2006, après avoir remporté un contrat de 270 millions de dollars pour la fourniture de 120 automotrices électriques destinés au réseau urbain de la capitale de la Pennsylvanie (Septa), va démarrer ses opérations en novembre pour achever l’assemblage des premières rames, semi-finies, expédiées le 1er septembre de Corée. Elle emploiera 350 personnes. Pour rappel, outre Philadelphie, Hyundai-Rotem a également fourni, aux Etats-Unis, des rames aux métros de Boston (75 unités) et de Los Angeles (121 unités).
Franche-Comté : un club pour préparer l’arrivée du TGV Rhin-Rhône
Le « Club TGV Rhin-Rhône » a été inauguré le jeudi 27 août au conseil régional de Franche-Comté. Ce « club » n’est cependant pas une première car le « Club 320 » l’a précédé concernant le TGV Est. Fort de cette expérience, ce nouveau club permettra de s’organiser autant au niveau économique, touristique, culturel, qu’universitaire pour se préparer à l’arrivée du TGV Rhin-Rhône. Toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues car l’accès au club est libre pour les acteurs des villes de Montbéliard/Belfort, Besançon, Vesoul, Dole et Dijon. Cette inauguration étayée de témoignages d’acteurs du Club 320, a mis en évidence la nécessité d’agir vite avant la date de circulation du TGV Rhin-Rhône fixée en décembre 2011, mais aussi après. La région Franche-Comté a affirmé sa volonté de renforcer le réseau local par bus, par TER mais aussi des trains grandes lignes, pour qu’autour de l’axe Rhin-Rhône soit prévu un maximum de liaisons avec les agglomérations voisines. Plusieurs réunions de travail sont prévues pour se préparer au mieux à cet événement qui, selon Pierre Messulam, directeur de la mission TGV Rhin-Rhône à la SNCF, « changera inévitablement la vie des Francs-Comtois ».
Les chassés-croisés de l?été
Cet été, Fret SNCF et Euro Cargo Rail ont gagné de nouveaux trafics et en ont perdu d’autres. On notera des « basculements » de trafic d’ECR vers Fret SNCF Transfesa choisit la SNCF
Le logisticien espagnol Transfesa, devenu filiale de la DB à l’été 2007, a préféré poursuivre avec Fret SNCF plutôt qu’avec Euro Cargo Rail, également dans le giron de la DB. Ce choix d’un opérateur hors du groupe allemand auquel l’espagnol appartient, Fret SNCF le souligne dans un article de son journal client Perspectives fret : « Bien que filiale à 60 % de DB, challenger de Fret SNCF en France avec ECR, Transfesa a renouvelé sa confiance à Fret SNCF pour transporter, sur plus de 1 000 km, un volume de trafic qui devrait dépasser 1 000 trains entiers par an. » Les trafics Grande-Bretagne – Espagne, France – Espagne et Allemagne – Espagne sont concernés.
Fret SNCF s’est engagé contractuellement à une ponctualité de 90 %, car c’est bien la piètre qualité du service qui avait poussé Transfesa, fin 2007, à confier la traction du train « Ford » reliant Dagenham (près de Londres) à Silla (près de Valence en Espagne), à Euro Cargo Rail, pour sa partie française. Concernant les raisons de ce choix, certains protagonistes évoquent le fait que « l’atelier de Transfesa étant installé sur une propriété SNCF [à la frontière franco-espagnole], il s’agit d’une négociation donnant/donnant résultant d’un nouveau partenariat global entre ces deux acteurs ». Dès la mi-août, ce train repasse ainsi entre les mains de la SNCF, qui sera jugée sur la qualité du service.Des produits frais pour ECR et Fret SNCF
Mi-juillet, le groupe agroalimentaire Bakkavör a démarré, avec le logisticien Norfolkline, un transport ferroviaire de produits frais entre l’Italie et la Grande-Bretagne, via le tunnel sous la Manche. Les conteneurs frigorifiques sont chargés sur le train régulier Norfolkline qui relie Novara (Italie) à Hams Hall (Grande-Bretagne) deux fois par semaine. Ce service est désormais géré par Freight Europe, la filiale britannique de la SNCF, et est exploité par les tractionnaires Colas Rail (Grande-Bretagne), Europorte 2 (tunnel sous la Manche), Fret SNCF (France) et Crossrail (Suisse et Italie). DB Schenker Rail UK et ECR sont alors écartés de la production de ce train alors que la filiale française avait été sélectionnée, à l’automne 2007, pour pallier la mauvaise qualité du service alors fourni par Fret SNCF. ECR met en exergue un problème d’infrastructure et précise que « c’est en raison de plages de travaux importantes et donc d’un manque de sillons disponibles qui a induit l’interruption de notre participation. » DB Schenker Rail UK et ECR continue toutefois d’exploiter ce train entre Novara et Daventry, le principal client étant le géant des boissons alcoolisées Diageo. DB Schenker Rail UK lance, avec le logisticien britannique Stobart, un transport de marchandises sous température dirigée. Trois trains par semaine relient Valence, en Espagne, à la Grande-Bretagne. Cette relation est ouverte aux clients des deux sociétés, mais aussi à toutes nouvelles entreprises intéressées. Stobart justifie le choix de s’allier à DB Schenker Rail UK, par le fait que « toute la traction ferroviaire sera fournie par un seul opérateur ». En effet, les filiales ECR France et ECR Espagne seront mises à contribution. Keith Heller, directeur général adjoint de DB Schenker Rail, songe à d’autres développements possibles. « Avec l’augmentation des pressions environnementales et économiques, nous voyons d’énormes opportunités de croissance pour des services similaires vers la France et l’Allemagne », précise-t-il.ECR gagne Vallourec et la SNCF reprend Solvay
Le groupe Vallourec, leader dans la production de tubes acier sans soudure, a décidé de diversifier ses fournisseurs de transport ferroviaire. Veolia Cargo a été le premier à bénéficier de cette stratégie, en Allemagne d’abord, puis vers la France (Oberhausen – Berlaimont) début 2009. ECR est entré en piste au cours de ce printemps et opère un trafic interusines entre Déville-lès-Rouen d’une part, Saint-Saulve et Berlaimont près de Valenciennes d’autre part. Solvay change de prestataire traction pour ses trains de charbon desservant les sites de Tavaux et de Varangéville depuis le port de Dunkerque. Après une refonte de la logistique de ces approvisionnements, ECR avait remporté l’appel d’offres. Le contrat de trois ans arrive à son terme et Fret SNCF a remporté ce service. ECR souligne qu’il n’a encouru aucun problème de services durant l’année dernière sur ce trafic et n’a supprimé aucun train. Solvay précise que pour ce lot, étant donné que d’importantes capacités de stockage sécurisent l’approvisionnement, le premier critère était le prix. Fret SNCF a, selon le client, consenti un bel effort. L’opérateur historique a également remporté cet été, le lot « calcaire » pour l’usine de Dombasle-sur-Meurthe. « La notion de service est fondamentale et nous demandons un niveau supérieur aux 90 % généralement acquis dans le transport ferroviaire », souligne Solvay.
Laurent CHARLIER