Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le métro de Varsovie prépare un appel d’offres majeur

    Le métro de Varsovie est en train de préparer un appel d’offres portant sur 35 trains. Un contrat évalué à 240 ou 250 millions de livres (280 à 300 millions d’euros). Pour exploiter la majeure partie de la ligne 2, vingt rames sont suffisantes, mais la Société du métro de Varsovie envisage d’en acheter davantage car elle prévoit une forte hausse de fréquentation sur la ligne 1 au moment du lancement de la seconde ligne. Actuellement, les trains qui circulent dans le métro de Varsovie ont été achetés à Alstom et au Russe Vagonmash.

  • CFR premier opérateur ferroviaire de proximité dans le Morvan

    Le premier opérateur ferroviaire de fret de proximité devrait voir le jour dans le Morvan. Il exploitera une quarantaine de kilomètres de voies ferrées et en assurera l’entretien C’est le projet le plus abouti : le premier opérateur ferroviaire de fret de proximité devrait voir le jour dans le Morvan. Il exploitera une quarantaine de kilomètres de voies ferrées entre Corbigny et Cercy (Nièvre), et en assurera l’entretien. Jusqu’à présent, cette section de ligne, en mauvais état, était utilisée uniquement pour des transports de fret, ceux des entreprises Lafarge et Eiffage, assurant un trafic annuel de 300 000 tonnes.
    La liaison va être fermée cet été, du 1er juillet au 15 septembre, pour être rénovée. Au lieu de dépenser 17 millions d’euros pour remettre en état les infrastructures, RFF se contentera de débourser 5 millions pour maintenir leur pérennité. A l’avenir, la nouvelle société, baptisée Compagnie ferroviaire régionale (CFR), prendra en charge non seulement l’entretien courant mais aussi les travaux plus lourds. Il est prévu qu’elle remplace chaque année deux kilomètres de voies.
    Cette société en cours de montage réunit trois personnes privées qui veulent s’associer à Lafarge et Eiffage. Le capital devrait être détenu à 50 % par les deux entreprises. Celles-ci sont prêtes à s’engager pour assurer une pérennité à cette ligne desservant leurs carrières, qu’elles comptent exploiter durant de longues années. En revanche, RFF, qui a apporté son appui technique, ne fait pas partie du capital. Pas plus que les collectivités locales ou la Caisse des dépôts et consignations, sollicitées, qui pourraient toutefois apporter leur aide à l’édifice.
    L’activité de la CFR devrait démarrer cet automne, une fois que la loi sur l’organisation et la régulation des transports ferroviaires, dont le vote est attendu le 20 juillet, sera promulguée. Cette loi doit permettre à RFF de déléguer la gestion de liaisons ferroviaires secondaires à de nouveaux opérateurs selon des modalités plus souples que celles en vigueur sur le réseau principal. Grâce à cette nouvelle disposition, un contrat pluriannuel de cinq ans devrait être signé entre RFF et la CFR. Cette dernière devra aussi obtenir dans des délais serrés la qualité d’entreprise ferroviaire.
    Le modèle économique envisagé prévoit que les deux chargeurs, Lafarge et Eiffage, s’engagent sur une garantie de trafic en volumes et en prix. C’est ce qui donnera à la CFR une surface financière suffisante pour prendre en charge l’entretien des voies et la gestion des circulations. Mais c’est aussi ce point qui pose problème : quel sera le niveau de prix ? « Pour l’heure, dans le protocole, il n’y a aucun chiffre », note l’un des partenaires.
    RFF participera aussi à cette garantie de trafic, via ses transports de ballast. Par ailleurs, toute entreprise qui en fera la demande pourra utiliser la ligne. RFF continuera à allouer les sillons et à percevoir les redevances, dont il reversera une partie à CFR.
    Grâce à cette nouvelle organisation, le trafic de la ligne pourrait doubler si le service de transport local est amélioré, estiment ses promoteurs. « Les forestiers pourraient être intéressés un jour, ce qui apportera de nouveaux trafics », note l’un d’eux. « Tout dépendra des prix », ajoute-t-il. Dans un premier temps, un à trois trains complets sont prévus. CFR ouvre la voie du transport de proximité en proposant un modèle qu’elle juge adapté à de faibles trafics. Ce modèle pourrait être reproduit ailleurs d’ici à la fin de l’année.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Re-nationalisation du rail en Tasmanie

    Le gouvernement de Tasmanie reprendra le 30 novembre prochain le réseau ferré de cette île au sud de l’Australie, soit 726 km de voie de 1 067 mm acquis en 2004 par l’entreprise australienne de fret ferroviaire Pacific National.?Faute d’accord, l’exploitant aurait cessé de d’assurer des trains de fret sur l’île, où les trains de voyageurs avaient déjà disparu en 1978.?La perspective d’une disparition des trains avait mobilisé les entreprises locales, qui jugent le rail indispensable au transport de leurs productions. Mais Pacific National, entreprise intégrée qui gère à la fois le réseau insulaire et ses trains de fret, jugeait que l’état de ses infrastructures était trop mauvais pour les maintenir en service. Le principal axe de ce réseau, la ligne Nord – Sud, est d’ailleurs fermé depuis un déraillement mai dernier.

  • Toronto accepte de payer plus cher son tramway

    La ville de Toronto a accepté le 26 juin de doubler sa contribution à la construction de nouveaux tramways par le groupe Bombardier, pour éviter que ce projet de 1,2 milliard de dollars canadiens (736 millions d’euros) ne capote. Son conseil municipal a donc décidé de porter sa part à 834 millions de dollars (511,2 millions d’euros) après avoir appris que le gouvernement fédéral ne participerait pas au financement, ce projet n’ayant selon lui pas sa place dans le plan de relance de l’économie à court terme. L’offre de Bombardier pour la fourniture de 204 tramways au prix de 1,2 milliard expirait le 27 juin. Si le financement n’avait pas été assuré, la ville aurait dû procéder à un nouvel appel d’offres. En avril, la commission des transports de Toronto (TTC) avait choisi Bombardier aux dépens de Siemens et précisé que les premiers trams entreraient en service en 2012, les derniers en 2018.

  • Contrats pour six entreprises françaises dans le métro du Caire

    Le 21 juin, en présence d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, et de Mohamed Mansour, ministre égyptien des Transports, l’Autorité nationale des tunnels égyptienne a signé une série de contrats dans le cadre de la deuxième phase (6 km) de construction de la ligne 3 du métro du Caire. Six entreprises françaises participent au projet : Alstom, Bouygues, Colas Rail, Eurovia, Thales et Vinci. Le montant total de leurs contrats atteint 420 millions d’euros. Deux sociétés égyptiennes, Orascom et Arab Contractors, sont également partenaires. Depuis 25 ans, le métro du Caire est la « réalisation phare de la coopération économique franco-égyptienne », a souligné Anne-Marie Idrac, et lors de sa visite au Caire en décembre, le premier ministre François Fillon avait signé un prêt concessionnel à l’Egypte de 200 millions d’euros pour ce projet. Le réseau cairote compte actuellement deux lignes, mises en service en 1987 et 1996, qui totalisent 66 km. Une fois terminée, la troisième ligne comptera 33 km et desservira l’aéroport du Caire.

  • CAF emporte le tramway de Saragosse

    Le constructeur espagnol CAF vient d’emporter le marché du tramway de Saragosse (Aragon) : construction, maintenance sur 35 ans et fourniture des rames, le tout pour 200 millions d’euros. Pour gagner, CAF a constitué le Consorcio Traza (Tranvia de Zaragoza) avec une caisse d’épargne et des entreprises de BTP, cet organisme devant exploiter le réseau. L’investissement global sera de 400 millions d’euros pour une ligne diamétrale de 13 km livrée à l’exploitation en 2013. CAF mettra au point 25 rames dessinées par Giugiaro et dotées d’accumulateurs pour les sections sans caténaire en centre-ville. Disposant d’une usine sur place, CAF a aujourd’hui un carnet de commandes correspondant à 4,1 milliards d’euros et compte pour l’honorer ouvrir deux sites de fabrication en 2009 : l’un au Mexique, l’autre au Chili (voués aux métros) qui s’ajoutent à celui prévu à São Paulo (tous matériels voyageurs).

  • Michel Vauzelle appelle le gouvernement à respecter les délais pour la LGV Paca

    Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle (PS), a appelé le 18 juin le gouvernement à « respecter son engagement pour qu’une décision soit prise avant le 30 juin » pour le tracé du projet de LGV entre Nice et Paris. Le médiateur Yves Cousquer, qui avait été nommé en févier, a en effet remis son rapport, et « il serait inadmissible que cette décision majeure pour l’avenir de notre région soit à nouveau différée comme le laissent à penser certaines rumeurs », estime Michel Vauzelle, qui rappelle que ce dossier « a déjà pris deux ans de retard par rapport au calendrier établi à l’issue du débat public ». Deux tracés étaient principalement en lice, l’un au nord à travers le haut Var, le long de l’A8, l’autre au sud, dit des métropoles, passant par Marseille et Toulon. « Il est possible qu’il y ait d’autres choses à trouver », avait toutefois indiqué Yves Cousquer début mai à Marseille.

  • Alain Juppé dément l?arrêt des études du TGV Bordeaux – Espagne

    Les études concernant l’éventuel aménagement d’une ligne ferroviaire au Pays basque français, stoppées il y a quelques semaines par le ministère de l’Intérieur, reprendront. Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, en a été informé par François Fillon et l’a annoncé dans un communiqué. Il y aura donc bien une ligne nouvelle au sud de Bayonne pour la LGV Bordeaux – Espagne. La décision fait suite à une réunion d’arbitrage organisée le 19 juin par Matignon. « Les études permettront d’améliorer le projet de cette ligne qui sera très largement enfouie pour protéger l’environnement humain et naturel de la région », selon le communiqué. Soulagement du côté du président du conseil régional d’Aquitaine. Projet de 15 milliards d’euros, la LGV Sud Europe Atlantique (SEA), constituée d’un tronçon central (Tours – Bordeaux) et de trois branches, doit mettre Bordeaux à 2 heures de Paris, 1 heure de Toulouse et 4 heures de Madrid.

  • L?australien Toll remporte la concession du réseau ferroviaire cambodgien

    Le 12 juin dernier, après pas loin de 18 mois de négociations, le gouvernement cambodgien a concédé, pour 30 ans, au groupe australien Toll – allié au conglomérat local Royal – l’exploitation du réseau ferré du pays. Vainqueur de l’appel d’offres pour la réhabilitation des deux lignes composant celui-ci, Phnom Penh – Poipet, ville frontière avec la Thaïlande (386 km, dont 48 entièrement à reconstruire) et Phnom Penh – port de Sihanoukville (266 km), TSO est le premier à s’en réjouir : la mise en concession était la condition que la Banque asiatique de développement (BAD) posait au financement des travaux confiés à l’entreprise française. TSO va donc enfin pouvoir s’atteler à la tâche, dès que la BAD aura approuvé le budget final du projet, qui du fait d’importantes modifications, est passé de 73 à 148 millions de dollars.

  • Contrat Thales pour le métro de La Mecque

    Thales vient d’être choisi par China Railway Construction Corp. (CRCC) pour la fourniture, l’intégration, et le déploiement d’un système de télécommunications et de contrôle de trains automatisés (CBTC), pour le métro de La Mecque. Un contrat de 103 millions d’euros pour une ligne de 20 km (Al Mashaaer – Al Mugaddassah) desservant trois quartiers, sera le premier réalisé dans la région de La Mecque. La ligne devrait être opérationnelle en novembre 2010 pour le prochain pèlerinage des musulmans à La Mecque. Mi-2011, en prévision du Ramadan, la ligne passera en mode automatique. Les nouvelles rames auront une capacité de 72 000 voyageurs par heure.