Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • 4 constructeurs en piste à Dijon pour le tramway

    Le suisse Stadler, le canadien Bombardier, l’espagnol CAF et le français Alstom sont candidats pour fournir les rames du tramway de Dijon. En réalité, ce marché ne concerne pas uniquement les 32 rames dijonnaises, mais également les 20 que commandera la ville de Brest. Les deux villes se sont unies pour commander le même matériel et réaliser ainsi au moins 12 millions d’euros d’économie sur une facture totale estimée à 120 millions. L’appel d’offres devrait entrer prochainement dans sa phase finale durant laquelle les constructeurs seront invités à faire leur « meilleure offre ».

  • La SNCF va prendre plus de 80 % du capital de Novatrans

    La troisième tentative sera peut-être la bonne pour la SNCF qui cherche à prendre le contrôle de Novatrans depuis de longs mois Le 16 juin, lors de l’assemblée générale de l’opérateur de transport combiné rail-route, la SNCF, qui détient un peu plus de 38 % des parts, s’est entendue avec les transporteurs routiers, qui en possèdent 52 %, pour prendre près de 80 % de la société. L’opération doit se faire en plusieurs temps, en commençant par des rachats d’actions. Le 18 juin, le groupe Norbert Dentressangle a ainsi annoncé qu’il vendait sa participation (15,8 % du capital) à la branche Transports et Logistique de la SNCF. Les autres devraient suivre, vendant l’essentiel de leurs actions. La FNTR et le groupe Charles André souhaiteraient tout de même garder un pied dans Novatrans en conservant quelques parts.
    La SNCF procédera ensuite à une augmentation de capital de 9 millions d’euros, ce qui représente un doublement du capital, pour aider l’entreprise à surmonter la crise.
    Les routiers, qui refusaient jusqu’alors cette montée en puissance de la compagnie ferroviaire, ont obtenu des contreparties. En particulier, la SNCF s’est engagée à ne pas pratiquer de concurrence déloyale à leur égard. En clair, elle ne profitera pas de sa puissance et de sa filiale route Geodis pour casser les prix et emporter des marchés. « Les règles du jeu commercial et les tarifs que Novatrans proposera à ses clients seront basés sur l’anticipation avec un système de réservation efficace et la régularité de la remise pour garantir l’égalité de traitement de tous les clients. Je plaide pour un système ouvert », a expliqué Luc Nadal, le directeur général adjoint de la branche Transports et Logistique, lors de l’assemblée générale du GNTC (Groupement national des transports combinés), le 18 juin.
    « Nous avons considéré que la donne économique passe par de nouvelles règles. Novatrans, qui était d’essence routière, va devenir d’essence ferroviaire », lui a répondu Jean-Paul Deneuville, le délégué général de la FNTR, qui a longtemps résisté aux velléités de pouvoir de la SNCF. Reste à savoir si l’Autorité de la concurrence partagera cette analyse et acceptera cette prise de contrôle qu’elle a déjà refusée par le passé. Avec cette fois-ci une différence : les routiers soutiennent cette solution qui permet d’éviter le risque d’un dépôt de bilan.
    En attendant de connaître le sort qui lui est réservé, Novatrans poursuit son plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En juillet, l’opérateur ne devrait plus employer que 250 à 260 salariés après une centaine de suppressions de postes.
    Une seule plateforme, celle de Rungis, a été fermée dans le cadre du PSE. « Il en reste quatorze, avec un plan de transport réduit du fait de la chute de l’activité économique », précise René Petit, le PDG de Novatrans, qui devrait rester président du conseil d’administration. Mais les rênes devraient être tenues par le nouveau directeur général qui sera nommé : ce sera Tarek Hosni, jusque-là président du directoire de Giraud International, si l’on en croit le magazine Transport Info Hebdo.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Le dépôt du tram d’Angers sera alimenté par des éoliennes

    Dans la famille écolo, Angers Loire Métropole veut se placer tout en haut. Pour alimenter les besoins en électricité du centre de maintenance commun aux bus et aux deux futures lignes de tramway (inauguration de la ligne 1 prévue en 2011), la communauté d’agglomération prévoit un large recours aux énergies renouvelables. Pour ce centre de 7 ha situé sur l’ancien site d’un aérodrome au nord-est d’Angers, dans une zone très peu urbanisée, seront plantées deux éoliennes de 4 kW. L’hiver, le centre de maintenance sera chauffé grâce à une chaudière au bois, et le PCC par une pompe à chaleur de 200 kW. Ce bâtiment sera isolé par 300 m2 de toiture végétalisée. 500 m2 de panneaux photovoltaïques (350 sur le PCC et au niveau de la sous-station électrique) viendront compléter le dispositif. Par ailleurs, la couverture du parking des bus par 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Cette opération serait déléguée à un partenaire qui apporterait les fonds et prendrait ensuite en charge l’exploitation.

  • Toronto accepte de payer plus cher son tramway

    La ville de Toronto a accepté le 26 juin de doubler sa contribution à la construction de nouveaux tramways par le groupe Bombardier, pour éviter que ce projet de 1,2 milliard de dollars canadiens (736 millions d’euros) ne capote. Son conseil municipal a donc décidé de porter sa part à 834 millions de dollars (511,2 millions d’euros) après avoir appris que le gouvernement fédéral ne participerait pas au financement, ce projet n’ayant selon lui pas sa place dans le plan de relance de l’économie à court terme. L’offre de Bombardier pour la fourniture de 204 tramways au prix de 1,2 milliard expirait le 27 juin. Si le financement n’avait pas été assuré, la ville aurait dû procéder à un nouvel appel d’offres. En avril, la commission des transports de Toronto (TTC) avait choisi Bombardier aux dépens de Siemens et précisé que les premiers trams entreraient en service en 2012, les derniers en 2018.

  • Contrats pour six entreprises françaises dans le métro du Caire

    Le 21 juin, en présence d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, et de Mohamed Mansour, ministre égyptien des Transports, l’Autorité nationale des tunnels égyptienne a signé une série de contrats dans le cadre de la deuxième phase (6 km) de construction de la ligne 3 du métro du Caire. Six entreprises françaises participent au projet : Alstom, Bouygues, Colas Rail, Eurovia, Thales et Vinci. Le montant total de leurs contrats atteint 420 millions d’euros. Deux sociétés égyptiennes, Orascom et Arab Contractors, sont également partenaires. Depuis 25 ans, le métro du Caire est la « réalisation phare de la coopération économique franco-égyptienne », a souligné Anne-Marie Idrac, et lors de sa visite au Caire en décembre, le premier ministre François Fillon avait signé un prêt concessionnel à l’Egypte de 200 millions d’euros pour ce projet. Le réseau cairote compte actuellement deux lignes, mises en service en 1987 et 1996, qui totalisent 66 km. Une fois terminée, la troisième ligne comptera 33 km et desservira l’aéroport du Caire.

  • CAF emporte le tramway de Saragosse

    Le constructeur espagnol CAF vient d’emporter le marché du tramway de Saragosse (Aragon) : construction, maintenance sur 35 ans et fourniture des rames, le tout pour 200 millions d’euros. Pour gagner, CAF a constitué le Consorcio Traza (Tranvia de Zaragoza) avec une caisse d’épargne et des entreprises de BTP, cet organisme devant exploiter le réseau. L’investissement global sera de 400 millions d’euros pour une ligne diamétrale de 13 km livrée à l’exploitation en 2013. CAF mettra au point 25 rames dessinées par Giugiaro et dotées d’accumulateurs pour les sections sans caténaire en centre-ville. Disposant d’une usine sur place, CAF a aujourd’hui un carnet de commandes correspondant à 4,1 milliards d’euros et compte pour l’honorer ouvrir deux sites de fabrication en 2009 : l’un au Mexique, l’autre au Chili (voués aux métros) qui s’ajoutent à celui prévu à São Paulo (tous matériels voyageurs).

  • Michel Vauzelle appelle le gouvernement à respecter les délais pour la LGV Paca

    Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle (PS), a appelé le 18 juin le gouvernement à « respecter son engagement pour qu’une décision soit prise avant le 30 juin » pour le tracé du projet de LGV entre Nice et Paris. Le médiateur Yves Cousquer, qui avait été nommé en févier, a en effet remis son rapport, et « il serait inadmissible que cette décision majeure pour l’avenir de notre région soit à nouveau différée comme le laissent à penser certaines rumeurs », estime Michel Vauzelle, qui rappelle que ce dossier « a déjà pris deux ans de retard par rapport au calendrier établi à l’issue du débat public ». Deux tracés étaient principalement en lice, l’un au nord à travers le haut Var, le long de l’A8, l’autre au sud, dit des métropoles, passant par Marseille et Toulon. « Il est possible qu’il y ait d’autres choses à trouver », avait toutefois indiqué Yves Cousquer début mai à Marseille.

  • L?australien Toll remporte la concession du réseau ferroviaire cambodgien

    Le 12 juin dernier, après pas loin de 18 mois de négociations, le gouvernement cambodgien a concédé, pour 30 ans, au groupe australien Toll – allié au conglomérat local Royal – l’exploitation du réseau ferré du pays. Vainqueur de l’appel d’offres pour la réhabilitation des deux lignes composant celui-ci, Phnom Penh – Poipet, ville frontière avec la Thaïlande (386 km, dont 48 entièrement à reconstruire) et Phnom Penh – port de Sihanoukville (266 km), TSO est le premier à s’en réjouir : la mise en concession était la condition que la Banque asiatique de développement (BAD) posait au financement des travaux confiés à l’entreprise française. TSO va donc enfin pouvoir s’atteler à la tâche, dès que la BAD aura approuvé le budget final du projet, qui du fait d’importantes modifications, est passé de 73 à 148 millions de dollars.

  • Contrat Thales pour le métro de La Mecque

    Thales vient d’être choisi par China Railway Construction Corp. (CRCC) pour la fourniture, l’intégration, et le déploiement d’un système de télécommunications et de contrôle de trains automatisés (CBTC), pour le métro de La Mecque. Un contrat de 103 millions d’euros pour une ligne de 20 km (Al Mashaaer – Al Mugaddassah) desservant trois quartiers, sera le premier réalisé dans la région de La Mecque. La ligne devrait être opérationnelle en novembre 2010 pour le prochain pèlerinage des musulmans à La Mecque. Mi-2011, en prévision du Ramadan, la ligne passera en mode automatique. Les nouvelles rames auront une capacité de 72 000 voyageurs par heure.

  • Des italiens choisis pour construire le métro de Riyad

    Deux filiales du groupe italien Finmeccanica viennent d’être désignées pour la construction d’un métro automatique à Riyad, la capitale saoudienne, et la fourniture des rames. Les contrats, signés au Salon aéronautique du Bourget, concernent un total de 218 millions d’euros. Ansaldo STS, filiale du groupe italien d’aéronautique, de défense et de transport, a été choisie par le maître d’œuvre, le géant saoudien du BTP Saudi Binladin Group, propriété de la famille Ben Laden, pour concevoir, construire et mettre en service ce métro automatique sur le campus de l’université des femmes de la ville. (149 millions d’euros). AnsaldoBreda fournira de son côté les 22 rames de métro (69 millions d’euros).