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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Nouvelle décoration pour le matériel TER Picard
Une nouvelle identité visuelle a été appliquée début février 2009 sur le matériel TER de Picardie, à la demande de la région. Cette livrée est composée de bandes vertes horizontales de deux largeurs différentes placées de la manière suivante.
– Les bandes larges situées, sur les Z 26500, entre les fenêtres des deux étages, et sur les AGC (sur une des remorques d’extrémités et sur les remorques intermédiaires) au-dessus des fenêtres de la partie surbaissées de la caisse, à gauche des portes d’entrée.
– Les bandes étroites sont placées, pour les Z 26500, au-dessus des fenêtres et des portes situées aux extrémités des caisses, et pour les AGC, en dessous ou au-dessus des fenêtres, à droite des portes d’entrée. Le logo de la région est aussi apposé, en gros, à gauche des portes d’entrée sur les motrices des AGC. Pour les Z 26500, en plus du logo présent dans la bande large, il est apposé à chaque extrémité de caisse.
Dans les bandes ayant une grande hauteur, on retrouve le logo et le nom de la région, tandis que dans les bandes de faible épaisseur on retrouve l’adresse de son site Internet. Début mars, neuf X 76500 et huit Z 26500 ont déjà été traités. Le reste du matériel sera traité progressivement, lors de son passage en atelier (quinze X 76500 et sept Z 26500) avant la fin 2010. Le matériel devant être livré en 2010 (quinze B 82500 et huit Z 26500) sera pelliculé à la livraison. Pour les X 73500, aucune décision n’a été prise pour le moment, mais le conseil régional pourrait adopter une nouvelle livrée.La région Centre assiste à la réunion du TGV Grand Centre-Auvergne
Le président du conseil régional du Centre, Jean-Michel Bodin, s’est rendu à la réunion du comité de pilotage du projet de TGV Grand Centre Auvergne du 5 mars, qui devait établir le financement des études préliminaires. Elles devraient débuter en 2009 et durer 18 mois. Lors de la réunion du comité, Jean-Michel Bodin a réitéré la demande de la Région pour que ces études préliminaires prennent bien en compte les besoins d’aménagement et de développement durable du territoire régional et ne se traduisent pas par un projet de doublement de la LGV Paris – Lyon qui ne bénéficierait qu’aux grandes métropoles. En effet, le tracé déterminera la possibilité ou pas, pour les agglomérations du Centre concernées (Orléans, Bourges, Vierzon, Issoudun, Châteauroux), de bénéficier de l’effet réseau TGV. Ces études doivent établir une véritable synergie entre le réseau classique existant et la future ligne à grande vitesse afin que les relations intervilles, les relations vers Paris et vers la Méditerranée soient plus rapides, et que l’accès au réseau européen de la grande vitesse soit effectif. Elles doivent donc intégrer dans leur périmètre les axes POLT, Nantes – Lyon, Bourges – Montluçon.
Bientôt le WiFi dans les trains du Nouveau Mexique
INX Inc., spécialiste américain de solutions de communications IP, vient de remporter un contrat de 2,7 millions de dollars pour l’équipement Internet sans fil à haut débit dans les trains RailRunner Express au Nouveau Mexique. Les voyageurs de la ligne reliant Belen à Santa Fe (près de 160 km) disposeront prochainement d’un accès WiFi gratuit. Le réseau sans fil supportera jusqu’à 1 000 connexions simultanées et inclura des applications et services comme l’appel téléphonique d’urgence, la vidéo embarquée et à quai ou encore la vidéosurveillance.
Un consortium espagnol décroche la rénovation du métro de Caracas
Consorcio Sistema Metro est le groupe ibérique qui vient d’obtenir la rénovation de la ligne 1 du métro de Caracas. La capitale vénézuélienne compte quatre lignes totalisant 45,6 km. Créée en 1983, la ligne 1 est la plus saturée et a besoin d’un rajeunissement que mènera le consortium formé par le basque CAF avec Cobra (Barcelone) pour la fourniture d’électricité et Dimetronic (Madrid) pour le contrôle des trains. D’un montant de 1,5 milliard d’euros, le contrat prévoit la livraison par CAF de 48 rames, soit 336 voitures qui seront fabriquées en Espagne, mais également la rénovation de la voie, des ateliers et des stations. À ce stade, le marché ne prévoit pas d’associer les constructeurs à l’exploitation future de la ligne.
Ansaldo STS équipe trois corridors fret australien
La filiale australienne d’Ansaldo STS a signé avec le gestionnaire des infrastructures ferroviaires australiennes Australian Rail Track Corporation (ARTC) un marché de 153 millions sur trois ans concernant des projets de signalisation destinés à accroître la capacité, la fiabilité et le rendement sur trois corridors fret spécialisés dans le transport de charbon dans les États de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria : Hunter Valley, North Coast et South Sydney. Sur les deux premières lignes, le consortium ARTC – Ansaldo STS Network Control Systems Alliance (AANCSA) remplace la Hunter Valley and North Coast Signalling Alliance, établie en 2005.
Procter & Gamble préfère le train
Le fabriquant américain de biens de consommation a préféré le train à la route pour relier la Belgique à la Grande-Bretagne Le train à 120 km/h plutôt que le camion. C’est le choix de Procter & Gamble (P&G), fabriquant américain de biens de consommation, pour un des maillons de sa chaîne logistique reliant la Belgique à la Grande-Bretagne. « Ce projet s’inscrit parfaitement dans notre objectif d’augmenter la part du transport ferroviaire en Europe de l’Ouest, de 10 à 30 % d’ici à 2015 », précise Keith Harrison, responsable logistique de P&G.
Deux trains hebdomadaires relient le port sec de Muizen (près de Malines) au port de Zeebruges et mettent ainsi fin, depuis février 2009, à la rotation d’une centaine de camions chaque semaine. P&O Ferrymasters et Inter Ferry Boats (IFB), filiale des chemins de fer belges (SNCB), sont les principaux acteurs de ce service. Le ministre-président flamand, Kris Peeters, s’est félicité de la stratégie de réduction de l’impact environnemental des activités de l’industriel (– 40 % de dioxyde de carbone rejeté, d’eau et d’énergie consommées, de déchets produits, sur dix ans) : « Le projet de P&G montre que les entreprises font de l’amélioration des processus logistiques une
priorité, et qu’ils osent choisir une approche multimodale. » Deux fois par semaine, un train dédié de 30 wagons emmène des conteneurs P&O Ferrymasters du hub IFB de Muizen au port de Zeebruges, où ils embarquent pour la Grande-Bretagne. Les biens de consommation de marques Duracell, Pringles et Ariel sont placés en conteneurs de 40 pieds et acheminés par camion jusqu’à Muizen, depuis les sites de production d’Aarschot et de Malines. Cent vingt kilomètres séparent ces deux points : cette distance est courte et bien inférieure à la valeur de pertinence du transport ferroviaire de conteneurs, généralement de l’ordre de 700 à 800 km.
Ce montage est-il économique ? « La solution proposée est plus chère de 5 à 10 % que le tout camion, admet Geert Pauwels, coordinateur du groupe fret SNCB, mais le client a fait le choix d’une stratégie de développement durable devant notamment aboutir au triplement de la part du rail dans ses transports, d’ici à 2015. » Dans le cadre de la politique de promotion du transport durable et du soutien au ferroviaire menés par le Service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports, le dispositif bénéficie de subventions. « IFB a travaillé en collaboration étroite avec P&O afin de pouvoir offrir cette offre très commerciale, mais celle-ci n’aurait pas pu être proposée sans les subsides octroyés par l’État belge », précise Geert Pauwels.
En outre, P&G a joué la carte de la massification, levier indispensable à la réussite d’une telle chaîne logistique. « Le client a regroupé certains transports afin de pouvoir mettre en place ce trafic ferroviaire, souligne Geert Pauwels : le contrat bisannuel mentionne un flux de 270 EVP par semaine, nous attendons ainsi un volume minimum de notre client, afin de rendre ce trafic rentable. »
La collaboration entre IFB et P&G pourrait à l’avenir s’intensifier, après une période d’essai et en fonction de la reprise de l’économie globale. « Muizen – Zeebruges est la seule liaison opérée à ce jour, mais avec le client nous sommes en train de développer des solutions globales internationales », précise Geert Pauwels. En Belgique, IFB exploite quotidiennement des navettes entre le Main Hub d’Anvers, Zeebruges, Courtrai, Mouscron, Charleroi et Athus. Vers la France, des services réguliers relient Mâcon, Lyon, Chalindrey, Strasbourg et Ottmarsheim. IFB travaille toujours en collaboration étroite avec un transporteur, comme P&O dans ce cas, et offre des solutions porte à porte. « Le groupe fret développe son offre de services de sorte que, dans un futur proche, nous soyons à même d’offrir une offre globale multimodes », annonce Geert Pauwels.
Laurent CHARLIER
Projet de liaison ferroviaire entre la Chine et Taïwan
Afin de renforcer les relations commerciales, la Chine envisage de construire une ligne de chemin de fer reliant ses côtes à l’île de Taiwan. La partie continentale de Chine est en train de « concevoir activement le plan » d’une ligne ferroviaire traversant le détroit de Taiwan et reliant ainsi Pékin à Taipei, a indiqué à l’agence Chine Nouvelle le ministre chinois des Chemins de fer Liu Zhijun, le 12 mars. Cette ligne passerait par Fuzhou, capitale de la province du Fujian (est), mais il n’est pas précisé si les 180 km de traversée du détroit de Formose se feront en tunnel ou par un pont. Du côté de Taipei, la nouvelle a été accueillie avec circonspection : il y aurait déjà suffisamment d’efforts faits pour améliorer les liaisons maritimes, aériennes, et postales.
Les déboires de Rail Link
L’opérateur, dépendant d’une seule compagnie maritime, la CMA CGM, fait face à de grandes difficultés Rail Link ne souhaite pas communiquer sur ses résultats. Mais dans le petit monde du secteur combiné, c’est un secret de Polichinelle : Rail Link va mal. L’opérateur aurait enregistré de grosses pertes en 2008. En cause, selon plusieurs observateurs, son modèle économique « dédié aux intérêts d’une seule compagnie maritime », la CMA CGM. Pour faire face aux difficultés, Rail Link supprime des trains. L’opérateur a concentré son réseau sur les principaux ports français, Le Havre, Marseille, Fos. Pour améliorer ses taux de remplissage, il s’est lancé dans une guerre des prix. « Quand on baisse les fréquences, on n’est plus apte à répondre à la demande du marché », explique un observateur. Autre problème auquel doit faire face Rail Link : les flux maritimes sont structurellement déséquilibrés. « Or, l’économie d’un train nécessite d’équilibrer les flux. »
Signe de ces difficultés, Veolia Transport a fait savoir à CMA CGM qu’elle souhaitait mettre fin à leurs filiales communes, Rail Link Europe et Veolia Cargo Link, lancées en septembre 2006 pour développer une offre de transport combiné de conteneurs maritimes en Europe. « Le développement de l’activité ferroviaire grâce à ce partenariat a été très rapide (triplement des volumes en deux ans) mais la rentabilité et les volumes n’ont pas été suffisants en raison du contexte concurrentiel », explique CMA CGM. Les relations commerciales ne sont pas rompues pour autant entre les deux groupes. Rail Link devait ouvrir une ligne Le Havre – Bordeaux avec Veolia Transport à la fin mars, puis en lancer une autre entre Le Havre et Paris à la fin du mois.
Le groupe CMA CGM affirme qu’il souhaite continuer à se développer dans le ferroviaire pour maîtriser toute la chaîne logistique et « apporter à ses clients un service complet et performant, offrant des solutions ferroviaires, routières et fluviales intégrées ».
Marie-Hélène POINGT
Liège Guillemins inaugurée en septembre
C’est une gare new look toute en courbes qui sera inaugurée en septembre à Liège. Conçue par l’Espagnol Santiago Calatrava, à qui l’on doit aussi Lyon-Saint-Exupéry TGV, la gare SNCB de Liège Guillemins aura coûté quelque 280 millions d’euros. Selon la SNCB, la gare rénovée devrait accueillir 50 000 passagers par jour dans les prochaines années.
Skoda renoue avec l’électrique
La S 109E de Skoda commandée par les chemins de fer tchèques dans des conditions controversées poursuit ses essais à Velim. Les deux premières locomotives de la série interopérable S 109E ont débuté cet hiver leur seconde phase de tests sur l’anneau d’essais de Velim (République tchèque). Celle-ci devrait s’achever vers le milieu de l’été prochain.
Fin 2008, le constructeur Škoda Transportation avait marqué la fin de la première campagne en invitant la presse à assister à une marche à 200 km/h. La locomotive était alors alimentée en 25 kV 50 Hz et évoluait sous le système de sécurité hongrois, l’un des six « packages pays » qui équipera les engins. Vingt exemplaires ont été acquis par les chemins de fer tchèques CD (Ceské dráhy) au printemps 2004. Cette série, désignée par le client sous le numéro 380, représente un investissement de 2,7 milliards de couronnes tchèques (près de 100 millions d’euros au cours d’aujourd’hui).
L’attribution de cette commande, très controversée, apparaît comme une décision essentiellement politique. La solution Škoda semble en effet peu compétitive face à d’autres plateformes de locomotives, comme celles de Bombardier ou Siemens, par exemple. A noter qu’en 2003 Bombardier et Appian Group, l’investisseur détenant la holding Škoda, avaient convenu de collaborer à la fabrication de véhicules ferroviaires. Cependant, Bombardier a été évincé par la firme tchèque et a dès lors décidé de ne faire aucune proposition et de ne participer à aucun projet en République tchèque.
Le processus d’homologation se poursuit, mais le calendrier initial stipulant que la première locomotive approuvée devait être remise au client le 27 décembre 2008 n’a pas pu être tenu. 2010 est à présent évoqué. La machine est prévue pour évoluer en République tchèque, en Slovaquie, en Pologne, en Hongrie, en Autriche et en Allemagne. Grâce à l’interopérabilité, les CD attendent un important gain de performance, notamment sur l’axe Berlin – Prague – Vienne. Différentes raisons expliquent le retard du programme. Le changement de fournisseurs en cours de projet : notamment celui du transformateur, finalement fabriqué par ABB Zurich. Le design a également été revu à plusieurs reprises : l’évolution des STI (spécifications techniques d’interopérabilité), et en particulier l’application de la norme EN 15227 – « exigences en sécurité passive contre collision pour les structures de caisse des véhicules ferroviaires » –, a entraîné de nouvelles adaptations. Conséquence : quatre versions successives ont alors dû être dessinées par Porsche Design.
La locomotive est taillée pour une vitesse maximale commerciale de 200 km/h. Elle développe, selon le constructeur, une puissance nominale de 6,4 MW, pouvant grimper jusqu’à 7,2 MW au maximum. Elle assurera aussi bien des trains de voyageurs que des convois de marchandises. La réversibilité est prévue, même si pour le moment les CD ne disposent d’aucune rame avec voiture équipée de cabine de conduite. La protection contre l’incendie est assurée par des parois coupe-feu au dos des cabines et par des détecteurs. En ce qui concerne les équipements de sécurité et de signalisation, la locomotive est prééquipée ETCS (European Train Control System). La grande majorité des équipements provient de fournisseurs tchèques : Bonatrans (essieux), Lekov (majoritairement détenue par Faiveley, pour les équipements haute tension), Dako-CZ (systèmes de freinage), MEP Potrelmov (équipements électriques) et la société sœur Škoda Electric (divers sous-systèmes électriques comme les moteurs de traction et les blocs moteurs).
Laurent CHARLIER