Catégorie : Fret & logistique

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  • Les syndicats, appelés à négocier pour les cheminots de Fret SNCF, annoncent une grève le 21 novembre

    Les syndicats, appelés à négocier pour les cheminots de Fret SNCF, annoncent une grève le 21 novembre

    Maintenant que les deux nouvelles sociétés appelées à remplacer Fret SNCF sont baptisées Hexafret et Technis, place aux négociations avec les syndicats sur les conditions de travail. Les agents seront en effet souvent appelés à travailler de nuit et à s’adapter aux demandes des clients qui souhaitent de la flexibilité. Le tout dans un univers très concurrentiel. D’où la nécessité de discuter d’ici la fin de l’année d’une nouvelle organisation du travail qui prendra la forme, selon la direction, « d’un accord de transition valable trois ans à partir du 1er janvier 2025″.  Mais qui ne touchera pas au statut des cheminots : ils représentent 80 % des effectifs des deux sociétés et garderont leurs avantages (régime de retraite, garantie de l’emploi, facilités de circulation…)

    Pour l’heure, il n’en est pas question puisque les organisations syndicales représentatives de la SNCF ont annoncé, dans un communiqué unitaire, qu’elles appellent à la grève le 21 novembre.

     

     

  • Une plateforme logistique devrait s’implanter sur l’ancien site du Sernam aux Batignolles

    Une plateforme logistique devrait s’implanter sur l’ancien site du Sernam aux Batignolles

    C’est à la place d’un ancien entrepôt du Sernam de la SNCF aux Batignolles, dans le XVIIe arrondissement de Paris, que sera construit d’ici 2027 un site de logistique urbaine. Le lancement de ce projet baptisé Connect Paris a été annoncé le 17 octobre par Prologis, une entreprise spécialisée dans l’immobilier logistique. « Le permis de construire que nous avions déposé en 2023 est désormais purgé de tous recours. C’est pourquoi nous pouvons désormais le présenter », se réjouit Vincent Sadé, vice-président de Prologis France et directeur du déploiement immobilier sur le marché français.
    Des livraisons visant un quart de la population parisienne 
    Le projet consiste à édifier un immeuble logistique développant 67 000 m2 de surface au total, sur 5 niveaux, dans la ZAC Clichy-Batignolles, derrière le Tribunal de grande instance de Paris, et à côté de la direction régionale de la Police judiciaire (DRPJ), « Grâce à cette architecture verticale, inédite en Europe, on optimise l’utilisation de l’espace tout en réduisant l’artificialisation des sols », assure Vincent Sadé. Le site sera végétalisé et le bâtiment surmonté en partie de 4000 m2 de panneaux photovoltaïques et raccordé au réseau géothermique de la Ville de Paris.
    Installé aux limites nord-ouest de la capitale, Connect Paris sera surtout très proche des destinataires des marchandises stockées ou en transit. « A partir de ce ce hub, nous pourrons desservir le quartier de l’Opéra, mais aussi les Champs-Élysées. C’est un quart de la population de Paris soit 1,6 million d’habitants. C’est aussi 1 500 entreprises de plus 100 salariés », précise de son côté Jens Oberg directeur du Capital deployement chez Prologis. Les livraisons pourraient être assurées en 10 à 20 minutes en véhicules électriques — le site sera équipé de bornes électriques – ou en vélos cargo.
    Des embranchements routiers et ferroviaires
    Le site est également proche des principaux axes routiers (A1, A13, A15), ce qui facilitera ses approvisionnements. Il sera aussi embranché au réseau ferré national. Une voie pénétrera dans le bâtiment permettant un déchargement à l’abri. Toutefois, les 200 m de long du bâtiment n’offiraient qu’une voie de 130 m de longueur utile, loin des 700 m d’un train de fret.
    « Nous discutons avec SNCF Réseau de différentes possibilités de desserte ferroviaire. Par exemple, le “découpage“ des rames sur un site annexe comme le faisceau des Batignolles et l’acheminement en tronçon sur le site. Notre voisin sur le site, Eqiom, utilise d’ailleurs ce système pour desservir sa centrale à béton », explique Paul Janssen, responsable du développement de Prologis France.
    « Nous avons des échanges avancés avec une dizaine de clients avec qui nous travaillons déjà. Nous proposerons aussi, sur ce site, un dernier étage destiné à du stockage sécurisé, pour des œuvres d’art ou des marchandises de luxe. Ce qui élargit le spectre de nos clients»,  poursuit Vincent Sadé.
    Le projet est évalué à quelque 400 millions d’euros dont près de 100 millions d’acquisition du terrain. La construction devrait commencer au troisième trimestre 2025 et durer deux ans environ. L’ouverture est espérée pour le 2e semestre 2027.
    Yann Goubin
  • Hexafret et Technis : deux nouvelles sociétés pour remplacer Fret SNCF

    Hexafret et Technis : deux nouvelles sociétés pour remplacer Fret SNCF

    Le processus de «discontinuité»  de Fret SNCF a été confirmé par François Durovray, le ministre des Transports, qui a reçu le 28 octobre les organisations syndicales. Six jours après, la SNCF a franchi une nouvelle étape : la présentation des deux nouvelles sociétés qui vont remplacer Fret SNCF appelé à disparaître à la fin de l’année.

    La première, baptisée Hexafret, sera la nouvelle compagnie ferroviaire qui exploitera 1100 trains hebdomadaires longue distance  grâce à plus de 4000 salariés. Elle sera centrée sur les trains entiers mais irréguliers ou peu fréquents ainsi que sur le transport de coupons et des wagons isolés, autrement dit la gestion capacitaire. Elle sera dirigée par Charles Puech d’Alissac, l’actuel directeur général de Fret SNCF.

    La seconde, Technis, sera la société chargée de la maintenance des locomotives. Elle proposera ses prestations non seulement à Hexafret mais aussi à tous les opérateurs de fret du marché. Elle emploiera 500 personnes dans une dizaine d’ateliers répartis sur le territoire. A sa tête, Tristan Rouzès, jusqu’alors directeur performance et transformation de Rail Logistics Europe.

    700 millions d’euros de CA cumulés

    Les deux nouvelles sociétés visent, dès l’an prochain, un chiffre d’affaires cumulé de plus de 700 millions d’euros, « comparable à celui réalisé par Fret SNCF en 2023 avant le scénario de discontinuité« , indique dans un communiqué Rail Logistics Europe. Rappelons que ce scénario a conduit Fret SNCF à céder 23 flux. Soit 30 % de son trafic, 20 % de son chiffre d’affaires et 10 % de ses emplois. Une solution qui vise à stopper la procédure d’enquête approfondie lancée en janvier 2023 par la Commission européenne et qui aurait pu aboutir au dépôt de bilan de Fret SNCF si la société avait été condamnée à rembourser 5,3 milliards d’euros versés par la SNCF et pouvant être considérés comme des aides illégales.

    Hexafret et Technis commenceront leurs activités à partir du 1er janvier 2015 et feront partie du groupe Rail Logistics Europe (RLE). A cette date, RLE , dirigé par Frédéric Delorme, deviendra « un groupe de plein exercice avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros (contre 1,5 milliard d’euros réalisés en 2020, année de la création de la SAS Fret SNCF) et constitué d’une holding et de six marques avec des sociétés aux expertises complémentaires : Hexafret et Captrain comme entreprise ferroviaire, Technis, le mainteneur de locomotives, Forwardis, le commissionnaire de transport, et VIIA et Navilnad Cargo, les experts du transport combiné rail-route« .

    Ouverture du capital

    La dernière étape du scénario de discontinuité passera par l’ouverture du capital de RLE à un nouvel investisseur public ou privé qui doit rester minoritaire. Cette opération n’est pas imaginée avant 2026, le temps de lancer les deux nouvelles sociétés aux comptes assainis, puis discuter avec des partenaires potentiels en 2025.

    Les dirigeants se donnent des objectifs ambitieux :  atteindre d’ici 5 à 6 ans un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros. Ce qui devrait passer à la fois par de la croissance interne et externe.  Et faire de RLE le numéro un de taille européenne « rentable« .

    Inquiétudes syndicales

    Reste que ces perspectives inquiètent les organisations syndicales. Dans un communiqué unitaire publié le 31 octobre, elles réclament l’arrêt du processus de discontinuité de Fret SNCF et l’obtention d’un moratoire. Et ont déposé une demande d’alarme sociale sur cette question mais aussi sur le processus de filialisation de TER, de Transilien et des Intercités, dans le contexte d’ouverture à la concurrence des liaisons ferroviaires, et plus globalement sur la nécessité de lancer une loi de programmation pluriannuelle des infrastructures de transport « permettant à l’Etat de retrouver sa place de stratège« . Signe sans doute que la disparition de Fret SNCF est désormais acté.

    Marie-Hélène Poingt


    Le groupe SNCF continuera à prendre en charge le T2

    La SNCF a demandé à continuer à prendre en charge le surcoût patronal lié au régime spécial des retraites des cheminots (le T2) pour éviter que les deux nouvelles sociétés Hexafret et Technis ne soient handicapées par ce surcoût face à leurs concurrents. La question a été posée par l’Etat à la Commission européenne. Il faudra attendre quelques mois, le temps de notifications administratives, pour connaître la réponse officielle de Bruxelles mais il semble d’ores et déjà acquis que ces aides devraient être considérées comme étant compatibles avec les règles du marché.


    Les trois lignes rouges

    Le gouvernement, en lien étroit avec la SNCF, avait fixé trois lignes rouges à ne pas franchir dans le cadre du scénario de discontinuité.

    -Pas de plan de licenciements. Les 500 agents concernés par la disparition des 23 flux se sont vu proposer des reclassements au sein du groupe SNCF, notamment de conducteurs chez TER.

    – Pas de report modal. Les trafics ont été repris par la concurrence, affirme-t-on à la SNCF. Même si dans certains cas, des opérateurs ont sous-traité pendant un an ou deux certains trafics à Fret SNCF le temps de s’organiser. Ce qui était prévu et autorisé par la Commission européenne.

    – Pas de privatisation. Le groupe SNCF devra rester majoritaire dans RLE. Le futur actionnaire devra donc détenir moins de 50 % des parts de capital mais il devrait tout de même avoir un poids suffisant pour peser dans les choix stratégiques.

     

  • Naviland Cargo renouvelle son parc de 1250 wagons

    Naviland Cargo renouvelle son parc de 1250 wagons

    Naviland Cargo a annoncé fin octobre investir cette année 100 millions d’euros pour renouveler son parc de wagons auprès de Ermewa. L’opérateur de transport combiné, filiale de Rail Logistics Euerope (groupe SNCF), dispose aujourd’hui d’un parc constitué de 1250 wagons de 60 pieds, dont la moyenne d’âge tourne autour de 45 ans.

    Son objectif est de se « doter de 800 nouveaux wagons de 80 pieds dont la livraison a démarré et se poursuivra jusqu’en août 2025« , indique l’entreprise dans un communiqué. « Les nouveaux wagons remplaceront progressivement les anciens qui seront sortis de la production pour être démantelés et recyclés au fil des livraisons réalisées par Fowardis« .

    Le format de ces wagons va faciliter l’acheminement de marchandises à l’étranger, notamment en Espagne. Ce nouveau matériel permettra aussi transporter plus de volume sur des trains pouvant atteindre 850 mètres sur certaines lignes ( contre 730 mètres actuellement). Ce qui doit augmenter la capacité d’acheminement de Naviland Cargo de 15 %

  • DB Cargo lance un plan de restructuration prévoyant 2300 salariés en moins

    DB Cargo lance un plan de restructuration prévoyant 2300 salariés en moins

    DB Cargo, la filiale de fret ferroviaire de la Deutsche Bahn, a annoncé le 10 octobre qu’elle allait se séparer de 2300 salariés, soit 13 % de ses effectifs. Cette restructuration, effective à partir du 1er janvier, passera par des départs volontaires, des dispositifs de pré-retraite et des reclassements au sein du groupe ferroviaire. Elle se traduira également par la création de nouvelles unités d’affaires axées sur des secteurs spécifiques (acier, automobile, transport combiné…) qui fonctionneront de manière indépendante.

    L’opérateur, l’un des plus importants acteurs de fret ferroviaire en Europe, espère ainsi rationaliser son activité largement déficitaire depuis des années.

  • A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    Le géant du stationnement Indigo qui gère 57 000 places (en délégation de service public ou non) dans Paris intra-muros, ferme un parking public parisien dont il est propriétaire, pour en faire une plateforme logistique du dernier kilomètre. Il s’est associé pour cela à l’opérateur immobilier Corsalis spécialisé dans la distribution urbaine. Le « Pressoir de Bercy », jusqu’alors dédié au stationnement de cars de tourisme et véhicules de gros gabarits, va devenir début 2025 une plateforme de logistique de plus de 2000 mètres carrés.

    Les marchandises arriveront en camion et repartiront en vélo cargo. Coût de la conversion de cet espace souterrain d’un peu plus de 2 000 mètres carrés : deux millions d’euros, en partenariat avec Corsalis. Cette première métamorphose s’inscrit dans un projet plus vaste, et deux autres parkings publics pourraient suivre à moyen terme.

  • Strasbourg expérimente le transport de fret par tramway

    Strasbourg expérimente le transport de fret par tramway

    Utiliser le tramway pour acheminer des marchandises en ville est une idée régulièrement avancée pour désengorger les villes et réduire la pollution. Un test baptisé « projet Tramfret » avait ainsi été mené pendant un mois, fin 2011, consistant à faire circuler pendant les heures creuses sur la ligne T3 Sud une rame sans voyageurs, deux fois par jour et six jours par semaine.

    Strasbourg s’y met à son tour et va l’expérimenter du 16 septembre au 26 octobre sur la ligne B de son réseau. Le test va être mené par La Poste, Alstom, l’Eurométropole de Strasbourg et la compagnie des transports strasbourgeois (CTS).

    Des colis Colissimo doivent être transportés de la station Hœnheim Gare à la station Broglie, dans le centre-ville. « À 9h00, un facteur accompagnera une centaine de colis dans la voiture de tête du tramway. Arrivé à Broglie, un second chargera les colis dans un vélo-cargo afin de les distribuer dans l’hyper centre de Strasbourg. Pendant l’expérimentation, un deuxième circuit s’ajoutera en début d’après-midi », indiquent les promoteurs du projet dans un communiqué.

    Le test, expliquent-ils, doit permettre de vérifier si les colis peuvent cohabiter avec les voyageurs, sans impact sur le confort des voyageurs et sur l’exploitation du réseau tram, et sans altérer le service de distribution des colis.

  • La ligne Strasbourg – Lauterbourg au secours du fret dans la vallée du Rhin

    La ligne Strasbourg – Lauterbourg au secours du fret dans la vallée du Rhin

    Sept ans après, certaines leçons semblent avoir été tirées de la coupure de Rastatt, qui avait paralysé le trafic ferroviaire fret du côté allemand du Rhin… et par ricochet tout le trafic terrestre le long du fleuve, jusqu’en Alsace. En particulier, faire passer du côté français les trains de fret quand les voies ferrées sont bloquées en Allemagne, solution la plus évidente sur la carte mais difficile à réaliser durant l’été 2017, est devenue réalité du 9 au 30 août derniers, pendant la « Rheintalsperre » estivale, c’est-à-dire la coupure pour travaux de la ligne de la rive droite du Rhin, côté allemand. En effet, remorqués par des locomotives diesel BB 75100 mises à disposition par Fret SNCF, les trains de fret – locomotive électrique comprise, en remorque – ont pu être détournés par Kehl, Strasbourg, Lauterbourg et Wœrth. Une « navette diesel » qui a permis de faire passer plus de 400 trains grâce à la mise à disposition de 11 locomotives par Fret SNCF, la mobilisation de 33 conducteurs et la mise en place d’un centre opérationnel dédié. Ce sont ainsi quelque 25 % des trains de fret circulant normalement sur la rive droite du Rhin qui sont passés par le nord de l’Alsace, itinéraire présentant l’avantage d’accepter les trains au format P400 (transport de semi-remorques). Deux autres itinéraires ont également repris le trafic détourné : l’un à l’ouest du Rhin, entre Bâle, Strasbourg, Metz et Thionville entre la Suisse et le Luxembourg ou la Belgique, l’autre à l’est de la Forêt-Noire, entre la Suisse et l’Allemagne.

    Carte du détournement entre Strasbourg et Lauterbourg.

    Le détour par le nord de l’Alsace représente un petit exploit technique, sans en avoir l’air ! Car les obstacles étaient réels. Déjà, passer de l’Allemagne à l’Allemagne par la France implique son lot de différences en matière réglementaire, dont la signalisation. De plus, la traversée du nœud de Strasbourg implique d’avoir des locomotives fonctionnant également sous 25 kV… mais ce problème n’en était pas vraiment un, puisque l’itinéraire par la rive gauche du Rhin n’est de toute façon pas électrifié au nord de Strasbourg, y compris en Allemagne jusqu’au nœud ferroviaire de Wœrth. D’où le recours à des locomotives diesel françaises BB 75100, version interopérable Allemagne et Benelux de la BB 75000. Enfin, après 57 km de double voie côté français, l’itinéraire est à voie unique sur 15 km, du passage de la frontière allemande à Wœrth, ce qui limite le débit.

    Mais le vrai exploit se situe peut-être ailleurs : pour réaliser cette navette transfrontalière, près de trois ans de discussions ont été nécessaires pour mettre d’accord les gestionnaires d’infrastructure DB InfraGO et SNCF Réseau, avec les entreprises fret Rail Logistics Europe (Fret SNCF, Captrain France et Deutschland) et SBB Cargo International, en coopération avec DB Cargo ! On voit au passage que cette solution, au premier lieu franco-allemande, était très importante vue de la Suisse voisine…

    Ce détournement estival d’une vingtaine de trains de fret chaque jour par le nord de l’Alsace, qui a mis en évidence les insuffisances de la voie ferrée entre Strasbourg et Wœrth en matière d’équipements et de capacité, n’a pas fait que des heureux. En effet, les associations représentant les usagers du TER demandent pourquoi il a été possible de rajouter tant de trains de fret sur une ligne où l’on refuse depuis des années d’ajouter des trains de voyageurs… Une chose est sûre :  ce détournement était limité dans le temps, sur une ligne qui doit faire l’objet de travaux dans les années à venir.

    P. L.

  • Un conflit bloque le transport ferroviaire de marchandises au Canada

    Un conflit bloque le transport ferroviaire de marchandises au Canada

    Quelque 10 000 salariés travaillant pour les réseaux ferroviaires canadiens de fret ont été mis en lock-out, le 22 août, après l’échec de discussions sur les conditions de travail. Depuis plusieurs mois, des négociations sont menées sur le thème de la durée du travail, le redéploiement de salariés et la sécurité, entre direction et syndicats dans deux entreprises de transport de marchandises, CN (Canadien National) et CPKC (Canadien Pacifique Kansas City).

    Ces deux compagnies transportent quotidiennement des céréales, des voitures, des produits pétroliers ou encore du bois, pour une valeur quotidienne estimée à 730 millions de dollars américains. D’où des inquiétudes pour le coût de ce conflit sur l’économie du pays, manifestées par des entreprises et des agriculteurs.

  • Europorte et Kerlink vont suivre les marchandises par satellites

    Europorte et Kerlink vont suivre les marchandises par satellites

    Suivre les marchandises quasiment en temps réel, c’est l’objectif de Track value, une solution de traçage de fret développée conjointement, en consortium, par Europorte, filiale de Getlink, et Kerlink, fournisseur de solutions dédiées à l’Internet des Objets (IoT).
    Pour sécuriser les marchandises dans tous les domaines du transport (routier, ferroviaire, aérien et maritime), Track value détecte les ruptures de flux ainsi que les défaillances des équipements ou des infrastructures, et envoie des alertes en cas de dysfonctionnements. Le logiciel permet aussi d’anticiper les opérations de maintenance.
    L’originalité de Track value est surtout de faire appel aux communications satellitaires pour collecter les informations issues des capteurs. Jusqu’alors, les données de l’IoT, transitaient principalement par des liaisons terrestres (LoRa, wifi, 4G, 5G).
    Pour cela, Kerlink s’appuie sur l’entreprise française Kinéis qui a commencé à mettre en service, fin juin, une constellation de 25 nanosatellites.
    Cette première application industrielle dans le fret et la logistique devait être commercialisée au troisième trimestre 2024.