Catégorie : Industrie

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  • Un nouveau CEO pour Stadler

    Un nouveau CEO pour Stadler

    Le conseil d’administration du groupe Stadler a nommé Markus Bernsteiner nouveau directeur général (CEO) à compter du 1er janvier prochain. Il remplacera alors Peter Spuhler, qui retrouvera le poste de président du conseil d’administration qu’il occupait jusqu’en 2020.

    Markus Bernsteiner (55 ans) est actuellement directeur général adjoint du groupe Stadler et vice-président exécutif de la division Suisse. Il travaille depuis 1999 chez Stadler, où il a été successivement responsable de l’usine à Bussnang, puis des usines d’Altenrhein et de St. Margrethen, avant de prendre en 2018 la tête de l’usine de Berlin à titre intérimaire. En 2014, il était responsable de la création de la division Composants, au sein de laquelle toutes les usines assurant les fournitures en interne ont été intégrées sous la même direction. Avant sa carrière chez Stadler, Markus Bernsteiner a travaillé pour les entreprises suisses Bühler et Benninger. Mécanicien puis technicien d’exploitation, il a suivi une formation continue en administration des affaires, avant d’obtenir un Executive MBA à l’Université de Saint-Gall (HSG).

    De son côté, Peter Spuhler reviendra au conseil d’administration de Stadler pour « se concentrer pleinement sur la direction du processus stratégique, sur les projets de « fusions et acquisitions », les actions de localisation stratégique des joint-ventures, le suivi et l’approbation des processus d’offre, le développement stratégique de produits et, surtout, l’intensification du service clients ».

  • Le courant passe entre Provins et Paris

    Le courant passe entre Provins et Paris

    Depuis le 29 août, les AGC Bibi (bimode-bicourant) de la ligne P du Transilien qui assurent la relation Paris – Provins ne circulent plus qu’en mode électrique. Avec la mise sous tension, début juillet, de l’électrification 25 kV 50 Hz entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine sur l’axe Paris – Troyes, emprunté par la ligne P jusqu’à Longueville, ainsi que de l’antenne entre cette dernière gare et Provins, plus besoin de recourir à la traction diesel sur la section auparavant non-électrifiée du parcours.

    Cette nouvelle électrification met presque fin à la traction diesel sur le réseau Transilien, dont la dernière desserte empruntant des voies dépourvues de caténaire est celle entre Meaux et La Ferté-Milon, toujours sur la ligne P (qui, plus qu’une seule ligne, correspond en fait au réseau de dessertes banlieues avec la gare de Paris-Est).

    Dans un deuxième temps, à la fin de l’année, les AGC Bibi actuellement en service sur la relation Paris – Provins de la ligne P doivent être remplacés par des automotrices électriques Francilien. Si ce remplacement permet d’unifier le matériel roulant sur la partie sud de la ligne P, il n’est pas forcément bien vu des usagers qui regrettent l’absence de toilettes dans les futures rames. La réponse d’IDFM et de Transilien SNCF est que le choix a été fait de développer le nombre de toilettes en gare, « à Provins, Longueville, Mormant et Paris-Est ».

  • En Allemagne, une première ligne en exploitation 100 % hydrogène

    En Allemagne, une première ligne en exploitation 100 % hydrogène

    Après presque deux ans d’essais avec deux éléments automoteurs de présérie, le train à hydrogène Coradia iLint d’Alstom passe à l’exploitation régulière sur la « première ligne ferroviaire 100 % hydrogène au monde », entre Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude, dans le Land allemand de Basse-Saxe.

    Alimentés par piles à combustible à hydrogène, les 14 iLint qui remplacent 15 autorails sur cette ligne de la LNVG (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen, la société des transports du Land de Basse-Saxe), sont exploités par l’entreprise de transports publics evb (Eisenbahnen und Verkehrsbetriebe Elbe-Weser), la fourniture du combustible étant assurée par la société Linde, spécialisée dans le domaine du gaz et de l’ingénierie. Disposant d’une autonomie de 1 000 km après recharge, les éléments automoteurs Coradia iLint peuvent ainsi être exploités pendant une journée entière.

  • Croissance de l’activité de la RATP au premier semestre

    Croissance de l’activité de la RATP au premier semestre

    La RATP affiche une hausse de 14 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2022 (plus de 3,2 milliards d’euros) comparé à la même période de 2021, « tiré par le dynamisme de ses filiales », a commenté dans un communiqué le 29 juillet Catherine Guillouard, la PDG. L’activité des filiales enregistre une croissance de 51 % avec notamment le démarrage des contrats en Toscane et en Egypte.

    En Ile-de-France, le trafic voyageurs a repris surtout à partir du printemps (+39 % au cours des six premiers mois) « avec la levée des restrictions sanitaire et le retour progressif du tourisme« , note la Régie. Plus précisément, la croissance a atteint + 58% sur les modes ferrés, + 13% sur le bus et et + 28% sur le tramway. « Le trafic reste inférieur de 19% en moyenne à son niveau du 1er semestre 2019, mais l’écart se résorbe à l’approche de l’été (-13% en juin)« .

    Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de hausse des coûts d’exploitation (augmentation de 39 % de la facture énergétique au premier semestre et hausse des coûts salariaux). Le résultat net part du groupe atteint 64 millions d’euros (contre 105 millions au premier semestre 2021).

  • CAF livrera 25 trains régionaux ou interrégionaux en Suède

    CAF livrera 25 trains régionaux ou interrégionaux en Suède

    L’annonce avait été faite à l’automne dernier par le client SJ AB (SJ), l’entreprise ferroviaire « historique » suédoise, mais c’est le 11 juillet que CAF a confirmé la commande en Suède de 25 rames automotrices en tranche ferme. A cette tranche ferme, d’un montant de près de 300 millions d’euros selon CAF, s’ajoutent 60 rames en option.

    Destinées à circuler en unités, simples, doubles ou triples, à une vitesse maximale de 200 km/h, ces rames de cinq voitures devraient entrer en service en 2026. Leur commande s’inscrit dans le plan de renouvellement et d’augmentation de la capacité du parc SJ, en vue de faire face à la hausse de fréquentation attendue sur les services régionaux ou interrégionaux. Selon SJ, les nouvelles rames CAF sont destinées aux relations Stockholm – Västerås – Örebro – Skövde – Göteborg, Stockholm – Uppsala et Linköping – Norrköping – Stockholm – Arlanda – Uppsala – Gävle – Ljusdal. Elles devraient également remplacer les actuelles rames tractées par locomotives entre Kalmar et Göteborg.

    Les rames commandées par SJ sont une déclinaison de la plateforme Civity Nordic de CAF, conçue pour faire face aux conditions climatiques de la Suède. Une unité triple devrait offrir « environ 1 000 sièges disponibles, ainsi qu’un accès facile et une flexibilité pour tous les types de passagers ». Le coût de possession des nouveaux trains devrait être inférieur aux matériels actuels, grâce à leur consommation énergétique et leurs coûts de maintenance réduits.

    A l’occasion de cette commande, CAF a rappelé ses récents succès sur le marché nordique, où l’industriel ferroviaire a renforcé sa position avec l’acquisition d’EuroMaint, spécialiste suédois de la maintenance du matériel roulant. Sur ce marché ouvert où de nombreux appels d’offres devraient être lancés dans les années à venir, CAF a développé des trains à grande vitesse pour la Norvège, des rames de métro pour Helsinki, ainsi que des tramways en Suède (Stockholm et Lund) et en Norvège (Oslo). En outre, le groupe CAF produira 20 automotrices régionales électriques et 8 bimodes (biodiesel-électrique) pour la société de matériel roulant AB Transitio, tout en obtenant, par l’intermédiaire d’EuroMaint, deux contrats de service pour SJ. L’un couvre la maintenance pendant 12 ans du parc de trains régionaux Krösatågen et interrégionaux Kustpilen (qui comprendra entre autres les 28 automotrices commandées à CAF par AB Transitio citées plus haut), alors que l’autre porte sur la modernisation, jusqu’en 2025, de 57 voitures de trains de nuit (voitures-lits et couchettes).

    P. L.

  • Alstom lance au Québec un centre d’innovation pour la propulsion hybride, à batterie ou hydrogène

    Alstom lance au Québec un centre d’innovation pour la propulsion hybride, à batterie ou hydrogène

    C’est au Québec, à Saint-Bruno-de-Montarville, où se trouve son siège social pour les Amériques, qu’Alstom va créer un nouveau « centre d’innovation dédié aux solutions de mobilité ferroviaire vertes ». L’implantation de ce centre dans la localité où se trouvait le siège de Bombardier Transport est lié à un engagement pris lors de l’acquisition de ce dernier par Alstom en janvier 2021.

    Concrètement, ce centre d’innovation aura comme mission première de « développer les futures plateformes à propulsion verte hybride, batterie ou hydrogène spécifiquement adaptées au marché nord-américain du transport sur rail des biens et des personnes ». Alstom veut ainsi répondre ainsi aux besoins de décarbonisation du secteur, sur un continent où les transports ferroviaires se caractérisent par un faible emploi de la traction électrique pour les trains de voyageurs et un usage quasi-exclusif du mode thermique pour le fret. « Contrairement à l’Europe ou l’Asie, le réseau ferré du Canada et des États-Unis est à peine à 1 % électrifié », souligne Éric Rondeau, qui dirigera le centre d’innovation, tout en précisant que « plus de 27 000 locomotives au diesel » empruntent au quotidien ce réseau nord-américain. Éric Rondeau « a une expérience reconnue dans le domaine de l’électrification des transports », précise Alstom, qui rappelle qu’il a « récemment agi comme conseiller stratégique principal auprès d’Investissement Québec International et le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec pour la mise en valeur et le déploiement de la filière batterie du Québec ».

    Le futur centre de Saint-Bruno, qui pourrait créer jusqu’à environ 80 emplois dans les prochaines années, bénéficiera de sa proximité avec les quelque 500 ingénieurs d’Alstom qui travaillent actuellement sur ce site québécois, où se trouvent des installations dédiées au prototypage, ainsi que des équipements de réalité virtuelle et de réalité augmentée. En outre, les ingénieurs du centre « collaboreront étroitement avec les acteurs clés du secteur québécois de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’avec des partenaires industriels de la filière québécoise de la batterie et de l’hydrogène ». Notamment, le centre d’innovation travaillera avec l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’Université du Québec à Trois-Rivières sur les questions liées à l’écosystème de fourniture et d’exploitation de la propulsion à l’hydrogène. Ce centre participera également à l’Initiative de croissance durable de l’Université McGill de Montréal, laboratoire d’idées qui vise à fournir aux entreprises et aux gouvernements « des solutions novatrices pour accélérer la transition verte dans le domaine des transports ».

    PL

  • La part de Bombardier dans les trains Zefiro V300 transférée à Hitachi

    La part de Bombardier dans les trains Zefiro V300 transférée à Hitachi

    La reprise par CAF du site de Reichshoffen et de la plateforme Talent 3 n’est pas le seul épilogue de la reprise de Bombardier Transport par Alstom. Parmi les engagements pris par Alstom envers la Commission européenne, dans le cadre de l’acquisition de Bombardier Transport, figurait également le transfert des activités de ce dernier liées à sa contribution au V300 Zefiro à Hitachi Rail. Ce train à très grande vitesse, aujourd’hui en service pour Trenitalia en Italie et en France, avant l’Espagne avec ILSA, était en effet co-produit à l’origine par Bombardier Transport et AnsaldoBreda, ce dernier ayant été repris par Hitachi. Annoncé le 1er décembre dernier, ce transfert à Hitachi Rail est officiellement finalisé depuis le 1er juillet.

    Alstom annonce continuer d’honorer ses obligations concernant les commandes de matériel roulant de Trenitalia et ILSA pour assurer une transition en douceur. Et ajoute que cette transaction, soumise aux approbations réglementaires, « respecte tous les processus sociaux et de consultation des organes de représentation du personnel ».

  • Pourquoi l’opérateur des transports milanais est candidat aux lignes 16 et 17 du Grand Paris Express

    Pourquoi l’opérateur des transports milanais est candidat aux lignes 16 et 17 du Grand Paris Express

    En plus de Keolis et de RATP Dev, ATM, la société des transports publics de Milan a choisi de répondre, en partenariat avec Egis, à l’appel d’offres pour les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express. Arrigo Giana, son PDG, s’en explique à Ville, Rail & Transports.

    Ville, Rail & Transports : ATM s’est porté candidat à l’exploitation des lignes 16 et 17 . Pourquoi cet intérêt?

    Arrigo Giana : Participer à des appels d’offres nationaux et internationaux comme ceux des lignes 16 et 17 fait partie du plan stratégique de l’entreprise qui cherche à se développer. ATM veut offrir un service durable, efficace et technologiquement avancé. Au fil des années, nous avons acquis une grande expérience à l’étranger dans la gestion des lignes de métro automatique. Nous sommes ainsi devenus l’un des principaux opérateurs européens avec plus de 50 km de lignes exploitées et 50 stations gérées.

    Depuis 2008, via Metro Service A/S, nous gérons les lignes de métro automatique M1 et M2 de Copenhague, et depuis 2019, également les lignes M3 et M4.

    De plus, à Milan, nous sommes responsables de la ligne automatisée M5 et à partir de l’automne 2022, nous gèrerons aussi la ligne M4. Après son ouverture complète prévue en 2024, il y aura encore 15 km et 21 stations supplémentaires.

    Nous disposons d’une solide expérience dans la fourniture de transport public reliant le centre-ville à la périphérie, un service essentiel pour améliorer la qualité de vie de ceux qui y résident. A Milan, nous exploitons l’ensemble de la zone métropolitaine, desservant 96 municipalités, avec plus de 30 000 trajets quotidiens. C’est un savoir-faire que nous souhaitons exporter à Paris.

    VRT : Pourquoi avoir noué un partenariat avec Egis?

    A. G . : Nous avons choisi de nous allier avec Egis au sein d’un groupement temporaire nommé Atemis, pour maximiser nos chances dans l’appel d’offres. Nous représentons deux excellentes sociétés, ATM en exploitation et en maintenance, Egis en ingénierie. De plus, Egis est très connu en France et dans le monde entier.

    L’objectif d’Atemis est d’offrir un service de transport public complet allant de la gestion des étapes de pré-exploitation à l’exploitation elle-même. Notre service sera durable, innovant et centré sur le client.

    VRT : Etes-vous intéressé par d’autres réseaux de transport français? Et plus globalement, quelle est votre stratégie à l’international?

    A. G. : La croissance internationale d’une part, ainsi que la réalisation de notre plan 100 % électrique et de « Milan Smart Mobility » (mobilité « intelligente ») d’autre part, représentent la clé de voûte de notre plan stratégique. Nous nous intéressons aux réseaux de mobilité intégrée et à tous les autres domaines de gestion de systèmes technologiquement avancés et d’exploitation de lignes de métro automatisé. C’est pourquoi nous regardons attentivement les appels d’offres lancés sur le marché français, dont ceux sur les bus en Ile-de-France, ainsi que dans le reste de l’Europe et au Moyen-Orient.
    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Alstom et six fournisseurs en région AuRA adoptent la démarche CARE

    Alstom et six fournisseurs en région AuRA adoptent la démarche CARE

    Mise en oeuvre à deux reprises depuis deux ans dans les Hauts-de-France, puis avec BpiFrance, la démarche encouragée par l’association CARE (Compétitivité-Accompagnement-Rail-Emploi) s’étend à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette démarche vise à permettre des échanges de bonnes pratiques et à rendre les relations plus fluides entre les donneurs d’ordre du secteur ferroviaire et une demi-douzaine de PME-PMI fournisseurs, l’ensemble de ces acteurs formant alors une « grappe ».

    C’est donc ainsi qu’une nouvelle grappe régionale CARE, formée de six PME-PMI ferroviaires autour d’Alstom a été lancée le 20 juin à Villeurbanne, avec le soutien financier, à hauteur de 50 %, du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, en coopération étroite avec le cluster CARA (European Cluster of Mobility Solutions). Une démarche dont se sont félicités Jean-Pierre Audoux, président de l’association CARE, Claire Badrikian, directrice des Achats France d’Alstom, et Catherine Staron, conseillère régionale et première Vice-Présidente de la commission Transports de la région.

    Cette fois, ce sont donc les entreprises Centum T&S, CMS Industrie, Duchêne Industries, Poncin Métal, SIP et VapéRail qui « vont bénéficier pendant 18 mois de 22 jours d’accompagnement et d’expertise industrielle, à la fois individualisés et collectifs, via des échanges de bonnes pratiques entre les participants et une mise en réseau et ce, afin de renforcer leur performance, leur compétitivité et leur maturité et ainsi contribuer pleinement au renforcement de la chaine d’approvisionnement ferroviaire ».

  • De nouveaux trains Stadler pour le Mont-Blanc Express

    De nouveaux trains Stadler pour le Mont-Blanc Express

    Les Transports de Martigny et Régions (TMR) et la SNCF ont signé un contrat avec Stadler pour l’acquisition de sept nouvelles rames destiné à la ligne franco-suisse du Mont-Blanc Express, entre Saint-Gervais, Vallorcine et Martigny. Désignées Z890 en France et Beh 4/8 en Suisse, ces automotrices à voie métrique pourront aussi bien circuler en adhérence que sur la crémaillère, présente du côté suisse. Ce nouveau matériel devra remplacer, fin 2025-début 2026, les rames Z800 en service depuis 1996-97. Si elles sont populaires pour leurs fenêtres ouvrantes et leurs baies vitrées panoramiques, les rames Z800 présentent toutefois l’inconvénient de ne pas être accessibles aux personnes à mobilité réduite ; en particulier, elles ne répondent pas à la loi fédérale suisse sur l’égalité pour les handicapés (LHand). De plus, leur coût d’entretien est jugé « trop important » par les TMR.

    C’est pourquoi les deux entreprises ferroviaires qui exploitent la ligne, SNCF Voyageurs et les TMR, ont effectué un achat groupé des sept nouvelles rames pour un total de 76 millions de francs suisses, soir 72,6 millions d’euros. « La participation à charge de la compagnie suisse s’élève à 43,4 millions de francs. Le Canton [du Valais] et la Confédération, comme commanditaires de l’offre, participent au financement de cette acquisition par la prise en charge des coûts non couverts du Transport Régional Voyageurs », précisent les TMR. La part française est financée par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a annoncé avoir voté, lors de sa dernière Commission permanente, « un montant total de plus de 55,6 millions d’euros » correspondant à quatre des sept rames.

    Les nouvelles rames devront satisfaire à de multiples critères, tant du côté suisse que français. Outre sa conformité aux normes suisses LHand, le nouveau matériel devra être opérable sur l’ensemble de la ligne, tout en ayant des exigences environnementales élevées, dont la maîtrise de la consommation énergétique. Ce nouveau matériel devra pouvoir circuler en unité doubles, « notamment sur le tronçon crémaillère, ce qui augmente fortement l’efficacité au niveau de l’exploitation », précisent les TMR. Chaque rame pourra transporter jusqu’à 230 personnes, dont les entrées et sorties seront comptées automatiquement pour mieux connaitre la fréquentation de la ligne. Ce matériel sera en outre équipé de caméras de vidéoprotection « avec prédisposition permettant de visualiser les images en temps réel » et d’un système d’information voyageurs embarqué « dernière génération », précise la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui ajoute que les vitrages « haut débit » faciliteront l’accès Internet à bord.

    La livraison des nouvelles rames est prévue « entre septembre 2024 et juillet 2025 », indiquent les TMR, pour qui ce renouvellement s’inscrit dans la stratégie de mobilité du canton du Valais et s’articule autour du projet de mise en conformité de l’infrastructure de toute la ligne du Mont-Blanc Express, qui se poursuit jusqu’en 2029. Alors que pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce rajeunissement « permettra d’optimiser l’organisation de la maintenance des rames actuelles, de répondre aux besoins d’exploitation de ligne et de la développer ».

    P. L.