Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Sept places seront réaménagées d’ici à 2019 à Paris

    Le Conseil de Paris a voté le 29 mars le réaménagement de sept places emblématiques de Paris, comme celles de la Bastille ou du Panthéon, avec pour objectif de réduire la place des voitures au profit des piétons et de la verdure. L’« acte fondateur de ces réaménagements est que le piéton et le cycliste deviennent prioritaires sur ces sept places », a lancé la maire PS de la capitale Anne Hidalgo en présentant le projet.
    Ces sept places, où les travaux s’échelonneront de 2017 à 2019, sont la place de la Bastille (IVe, XIe, XIIe arrondissements), de la Nation (XIe, XIIe), du Panthéon (Ve), d’Italie (XIIIe), de la Madeleine (XIIIe), la place Gambetta (XXe) et la place des Fêtes (XIXe).

  • JCDecaux remporte encore une fois la gestion des panneaux « hors gare » de la SNCF

    JCDecaux a annoncé le 24 mars avoir remporté un appel d'offres de SNCF Réseau portant sur la gestion des panneaux « hors gare », pendant huit ans.
    Le groupe français d'affichage, qui était le prestataire sortant, va exploiter à partir du 1er avril « un patrimoine hors gare représentant 4 500 emplacements 8 m2 déroulants et 12 m2, implantés pour 80 % d'entre eux sur 54 agglomérations de plus de 100 000 habitants ».

  • Gares & Connexions veut doubler ses revenus d’ici 2023

    SNCF Gares & Connexions souhaite doubler ses revenus et ses surfaces commerciales d’ici 2023. Cette direction indépendante de la SNCF, qui exploite 180 000 m2 de commerces dans 400 des 3 000 gares françaises, a récolté l’an dernier des redevances d’un montant de 180 millions d’euros, en hausse de 5,88 %.
    « On veut passer à des revenus de 360 millions d’euros et accroître nos surfaces marchandes à 300 000 m2 d’ici 2023 », a indiqué le 24 mars Patrick Ropert, directeur général de Gares & Connexions.
    « Aujourd’hui, notre business plan ne génère pas suffisamment de valeur pour entretenir l’ensemble du patrimoine […] d’où notre volonté d’engager un vaste plan de transformation », a ajouté le dirigeant.
    En 2015, SNCF Gares & Connexions a subi une dépréciation d’actifs de 450 millions d’euros. Pour générer davantage de valeur, l’entreprise mise notamment sur le développement croissant du commerce en zone de flux (travel retail), qui avec une progression annuelle de 8 %, devrait représenter un marché de 8 milliards d’ici 2020. Gares & Connexions, qui se rémunère sur le chiffre d’affaires des enseignes, a également intérêt à voir l’activité des distributeurs en gare augmenter. En 2015, les distributeurs présents en gares ont vu leurs ventes croître de 4,6 %, avec un chiffre d’affaires entre 1,2 et 1,3 milliard d’euros. Aujourd’hui, 10 millions de personnes passent quotidiennement dans une gare, en 2020, 13 millions sont attendus. La SNCF prévoit ainsi d’investir 2,2 milliards d’euros d’ici 2020 pour transformer ses gares, afin d’y intégrer davantage de commerces, mais également de restauration et de services (crèche, pressing…).

  • L’appel à manifestation d’intérêt sur les trains de nuit lancé avant la fin du mois

    Le gouvernement va lancer, avant la fin du mois de mars, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur les trains de nuit. Les opérateurs intéressés… class= »MsoNormal »>
     

    devraient avoir jusqu’à la fin mai pour répondre.

    Y aura-t-il des candidats ? Interrogé par Ville, Rail & Transports, Jean-Marc Janaillac regrette que les deux trains de nuit qui continueront à être subventionnés (Paris-Briançon et Paris-Rodez/Latour de Carol) ne soient pas également proposés aux opérateurs alternatifs à la SNCF. « Si l ‘exploitation de ces trains –et leurs subventions- faisaient partie de l’AMI, cela aurait du sens. Là, je n’en suis vraiment pas sûr », commente le PDG de Transdev, en se demandant qui pourra être intéressé par ces trains très déficitaires qui roulent souvent quasiment à vide.

    Si personne n’est candidat, ces liaisons de nuit disparaîtront. Réponse avant l’été.

    Marie-Hélène Poingt

  • Transdev renoue avec le développement

    Pour la première fois depuis plusieurs années, Transdev a réussi à stabiliser son activité en 2015. Son revenu, qui s’élève à 6,6 milliards d’euros… a toutefois été impacté par des contrats perdus, notamment celui de Boston (perdu en 2014 au profit de Keolis après une âpre bataille) ou de Valenciennes (un contrat auquel l’opérateur avait renoncé en raison de relations difficiles avec l’autorité organisatrice des transports et qui devait débuter le 1er janvier 2015). Désormais, les bus, cars et trams représentent 72 % de l’activité, le rail 10 %.

    Reste toutefois encore une dernière étape du programme de cession à achever cette année, avec la cession des activités en Israël, indique l’opérateur de transport public qui est désormais « centré sur 19 pays ».

    L’année dernière, le résultat opérationnel courant s’est amélioré de 15 % à 19 millions d’euros et l’entreprise affiche un résultat net part du groupe de 82 millions d’euros (24 millions en 2014). « Nous avons dépassé les objectifs de redressement que nous nous étions fixés en 2013 », indique Jean-Marc Janaillac, le président de Transdev.

    Par ailleurs, l’endettement financier net a été abaissé de 132 millions d’euros pour passer à 741 millions d’euros, ce qui « permet de retrouver des marges de manœuvre pour nourrir nos ambitions » , ajoute Jean-Marc Janaillac. 2015 marque aussi la sortie du capital de la SNCM, une participation qui entravait depuis des années le développement du groupe.

    En 2016, Transdev va donc aborder une nouvelle étape. Celle-ci passe par le financement de la dette de l’entreprise et par la restructuration de l'actionnariat. La Caisse des dépôts et consignations et Veolia sont entrés en discussion pour permettre la sortie de ce dernier du capital. Puis, Transdev, cherchera des actionnaires minoritaires pour accompagner son développement sur le long terme.

    La santé financière retrouvée, Transdev veut aussi consacrer ses moyens à développer l’innovation en se positionnant comme un acteur des nouvelles mobilités. Au métier historique d'opérateur de transport va donc venir s'ajouter de plus en plus celui d'intégrateur de services de mobilité.

    MHP

    Trandev gagne à Wellington

    A partir du 1er juillet, Transdev prendra les commandes du réseau ferroviaire de la banlieue de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande Sur les quinze années que pourrait durer le contrat – d'une durée de neuf ans avec possibilité d’une période de six ans supplémentaire sous réserve de la réalisation des objectifs – l'autorité organisatrice, Greater Wellington regional council (GWRC) estime réaliser quelque 60 millions d'euros d’économie avec son nouvel exploitant. Pour l'AO, c'est le premier contrat de transport qui est basé sur la performance. Contrat dont le coût prévisionnel annuel est de 33,8 millions d’euros.

    C'est allié à l'industriel coréen Hyundai Rotem pour la maintenance des trains que Transdev Australasia, filiale du groupe pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'a ravi à KiwiRail, entreprise publique néo-zélandaise sortante, qui s'était associée à l'australien Downer et à Keolis pour répondre à cet appel d'offres.

    Connu sous le nom commercial de Metlink, ce réseau ferroviaire comporte cinq lignes totalisant 154 km et 49 stations. Il a transporté 12,3 millions de voyageurs en 2015. Les 450 salariés de KiwiRail seront repris par Transdev. « Très heureux du développement sur le marché du transport ferroviaire de passagers en Nouvelle-Zélande », son président Jean-Marc Janaillac rappelle qu'il « arrive après notre contrat ferroviaire d’Auckland, exploité avec succès depuis 2004 ». Le groupe déjà présent en Australie, notamment à Sydney (Light Rail) et à Melbourne (bus), conforte en effet sa présence en Océanie.

    Pour mémoire, début 2014, Keolis avait été soupçonné de sacrifier ses marges pour ravir à Transdev l'important contrat du RER de Boston (Etats-Unis). Ce dernier avait été conclu sur une base inférieure de 25 millions de dollars annuels à l'offre du sortant, MBCR, un consortium avec Transdev. Et les premiers mois d'exploitation, chaotiques, lui ont valu plusieurs millions de dollars de pénalités pour défaut de ponctualité. Depuis, le Comex de la SNCF, sa maison mère, lui aurait signifié en substance « plus jamais ça »…Grâce à ses investissements dans le matériel roulant (plus de 400 millions de dollars ces dernières années), l'autorité organisatrice de Wellington peut se permettre de réclamer « de meilleurs services ferroviaires pour moins de subventions », comme le rapporte The New Zealand Herald.

    CN

     

  • Les cars concurrencent surtout les TGV et les TET

    Les cars concurrencent surtout les TGV et les TET

    L’observatoire mis en place par l’Arafer, l’autorité de régulation du secteur, dresse un premier bilan de la libéralisation du transport longue distance par autocar. L’offre, qui s’étend sur tout le territoire, s’est mise en place très rapidement mais la demande reste concentrée sur quelques liaisons… « Il est important que chacun connaisse l’état du marché et que les responsables politiques puissent disposer d’éléments d’information fiables pour ensuite pouvoir prendre les bonnes décisions », a expliqué Pierre Cardo, le président de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), qui présentait le 21 mars le premier bilan de la libéralisation du transport longue distance par autocar permise par la loi Macron.

    Ce bilan, établi par l’observatoire des transports et de la mobilité sur les six premiers mois de la libéralisation, montre que, à la fin décembre, 148 lignes d’autocar étaient proposées et 136 villes desservies, de toutes tailles. « Le maillage s’est rapidement constitué », commente Nicolas Quinones-Gil, responsable de l’observatoire, même si, reconnaît-il, « Paris et Lyon sont les deux villes où les voyageurs se voient proposer le plus de destinations possibles ». En effet, même si le réseau s’étend sur 76 000 kilomètres, la demande reste concentrée sur quelques liaisons, notamment celles baptisées Top 10 par l’observatoire et qui concentrent 51 % du nombre total de passagers transportés, la plupart au départ ou à l’arrivée de Paris (voir la carte).

    Les 6 opérateurs qui se sont pour le moment positionnés sur le marché (Ouibus, Isilines, Eurolines, Flixbus, Megabus, Starshipper) se font concurrence sur 197 liaisons, soit sur près de 30 % de l’offre. Curieusement, la seule liaison qu’ils proposent tous Paris-Angers. Et ils sont encore 5 à se concurrencer sur Paris-Lille, Paris-Lyon et Paris-Rennes.

    Sur le créneau des liaisons de moins de 100 kilomètres, qui doivent faire l’objet d’une déclaration auprès du régulateur, 121 liaisons avaient été notifiées à l’         ARAFER au 21 mars 2016. Si les régions estiment que ces lignes peuvent entrer en concurrence avec les services TER qu’elles subventionnent, elles peuvent saisir l’ARAFER pour demander soit une interdiction, soit une limitation. A condition qu’elles puissent démontrer que le service d’autocar porte une atteinte substantielle aux liaisons TER.

    28 liaisons ont déjà fait l’objet de saisines de la part des AOT et l’Arafer a pour le moment rendu deux avis favorables et 4 défavorables. Quatre liaisons de moins de 100 km étaient commercialisées à l’heure où nous mettions sous presse, mais une cinquantaine pourrait l’être suite à l’expiration du délai de saisine.

    « A quoi répondent ces liaisons ? A une offre qui n’existe pas ? Ou bien à des heures où ne circulent pas de TER ? » , s’interroge Anne Yvran-Billon, la vice-présidente de l’Arafer qui indique qu’il faudra attendre de connaître les informations collectées sur le ferroviaire, en juin 2016, pour commencer à avoir des réponses.

    Pierre Cardo assure d’ores et déjà que le public visé n’est pas le même. « Les prix proposés par les autocaristes sont très bas. Ils ne visent pas les mêmes voyageurs que les TER mais cherchent à attirer une clientèle nouvelle, d’occasionnels ou de voyageurs disposant d’un faible budget mais de plus temps comme les étudiants par exemple». Selon lui, « la concurrence directe avec les TER n’est pas évidente. Elle l’est sans doute plus avec les trains d’équilibre du territoire ». Les cars sont aussi en concurrence avec les TGV si l’on se base sur le top 10 des destinations par autocar.

    L’observatoire de la mobilité publiera chaque trimestre un bilan détaillé du marché du transport par autocar. Complété par des analyses similaires dans le secteur du ferroviaire, il permettra, précise le gendarme des activités terrestres, « de pouvoir présenter une analyse de la concurrence intermodale  (train, autocar, covoiturage) ».

    Marie-Hélène Poingt

  • Coup de frein aux gares sur lignes nouvelles en Languedoc-Roussillon

    Le nouveau conseil régional de la région fusionnée avec Midi-Pyrénées, à majorité mixte PS-PRG et écologiste, a demandé un moratoire sur tous les projets de gares « exurbanisées ». Sont visées les gares du Contournement de Nîmes et Montpellier, à Manduel près de Nîmes et à La Mogère au sud de Montpellier, cette dernière étant en construction. Mais aussi celles situées sur la future ligne nouvelle Montpellier – Perpignan (LNMP) à Béziers et Narbonne. Pour La Mogère, d’un coût d’environ 140 millions d’euros, la région, cofinanceur pour 32 millions, demande la suspension des travaux une fois la dalle réalisée et gèle son financement. Cela en attente des états généraux du rail organisés par le conseil régional, qui s’ouvriront en avril.

    « Nous tenons à prendre le temps de l’écoute de tous les ayants droit au transport », a expliqué le vice-président de la région chargé des Transports, Jean-Luc Gibelin (PCF) qui, durant la campagne, s’est engagé sur « les trains du quotidien ». « Pourquoi serait-il pertinent que Toulouse-Matabiau accueille des TGV en centre-ville et pas la gare Saint-Roch à Montpellier ? », s’est-il interrogé dans les médias régionaux. Cette gare a été voulue par la précédente majorité municipale montpelliéraine (socialiste) comme le point d’entrée d’un nouveau quartier d’affaires « Oz ». Sa pertinence est controversée car elle est déconnectée de toute correspondance TER. Elle a aussi vu sa légitimité – discrètement – mise en doute par le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel (divers gauche), au vu de premières projections de trafic très réduites. La métropole, qui finance à hauteur de 11 millions d’euros, suivrait la région si cette dernière annule son financement.

    Par ailleurs, sept recours contre La Mogère attendent devant la justice administrative. Celui d’un « Collectif anti-Mogère » attaque la déclaration de projet. Les autres sont portés par le vice-président de la métropole René Revol (Parti de Gauche), la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut), Asseco-CFDT et Attac Montpellier. Sont visés l’absence de correspondance avec le réseau régional ; le gain de temps minimal grevé par un accès difficile au réseau de tramways (au mieux la coûteuse extension d’une ligne alors que la gare Saint-Roch est desservie par quatre lignes) ; le surdimensionnement des prévisions de trafic au moins jusqu’à la mise en service de la LNMP, pas avant 2030 ; les dangers d’inondation ; et la pertinence du partenariat public-privé pour les finances publiques. Les opposants contestent par ailleurs la saturation de la gare Saint-Roch, dotée de six voies à quai plus deux en impasse côté Sète, qui vient d’être magnifiquement rénovée et dont la surface a été doublée pour plus de 50 millions d’euros.

    Michel Gabriel LEON

  • La gare la plus chère du monde inaugurée à New York

    La nouvelle gare du World Trade Center, où a eu lieu l’un des attentats du 11 septembre 2001, a ouvert ses portes le 3 mars. Son coût final de 3,85 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) – près du double du budget initial de 2 milliards – en fait la gare la plus chère du monde. L’édifice aux lignes modernes est l’œuvre de l’architecte Santiago Calatrava. Son bâtiment emblématique est un grand hall de forme ovale mesurant 111 m de long et de 49 m de haut, baptisé « Oculus », surmonté de poutres dirigées vers le ciel évoquant les ailes d’un oiseau. Il n’y a pas eu de cérémonie officielle avant l’ouverture de la station construite autour du site des Twin towers, désormais transformé en mémorial, mais il est prévu une inauguration au printemps. A terme, la gare reliera la navette desservant le New Jersey (Path) et onze lignes de métro. Elle abrite enfin un vaste centre commercial de 34 000 m² du groupe Westfield, dont les boutiques et restaurants n’ouvriront qu’en août. Lancé en 2004, le projet a été très critiqué pour son esthétique et son coût. Prévue en 2009, la livraison intervient avec sept ans de retard.

     

  • Nice dévoile le design des rames de sa nouvelle ligne de tram

    Nice dévoile le design des rames de sa nouvelle ligne de tram

    Christian Estrosi, président de la métropole Nice Côte d’Azur, le designer Ora ïto et Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom, ont dévoilé le design des tramways Citadis d’Alstom qui circuleront sur la ligne Est – Ouest de la métropole à l’horizon fin 2018-début 2019.
    Le président de la métropole avait lancé une vaste consultation auprès des habitants qui ont voté du 30 novembre au 31 janvier derniers pour choisir un design parmi les trois propositions présentées et imaginées par le designer français Ora ïto. Le design ocre a été choisi avec une majorité de 44 % des votes. Ce design épuré et sa couleur ocre rouge s’inspirent des pigments des façades d’immeubles niçois, comme celles de la place Masséna ou celle du musée Matisse, élégante villa du XVIIe siècle emblématique de la ville.
    La ligne sera équipée de la dernière génération du tramway Citadis d’Alstom, le Citadis X05 qui offre plus de confort : 40 % de surface vitrée en plus par rapport à l’ancienne génération circulant sur la ligne 1, des éclairages LED pour une lumière douce et homogène, de larges sièges individuels et des informations liées au voyage diffusées sur des écrans extra-larges. L’accessibilité sera renforcée avec des portes à deux vantaux sur toute la longueur de la rame, permettant également d’augmenter le flux d’échange en station de 20 %. La sécurité des voyageurs sera assurée par un système de vidéoprotection en temps réel et des matériaux à très haute résistance au feu.
    La spécificité de cette nouvelle ligne de tramway porte sur l’absence de ligne aérienne de contact (LAC) sur l’ensemble de la partie en surface du tracé et une alimentation ponctuelle en station. Cette exigence de la métropole répond à la volonté d’intégrer la nouvelle ligne de tramway dans le paysage urbain tout en préservant l’architecture de la ville.
    Pour cela, Alstom fournira, en première mondiale, sa dernière technologie de recharge statique par le sol, SRS. Elle permet de charger le tramway lorsqu'il est à l'arrêt en station en moins de 20 secondes, de façon automatique et sécurisée. Les tramways seront équipés d’un dispositif embarqué de stockage d’énergie, Citadis Ecopack, qui permet de garantir leur autonomie entre deux points de recharge.
    Sept des douze sites français d’Alstom contribuent au développement de ce système de tramway pour la métropole Nice Côte d’Azur : La Rochelle pour la conception et l’assemblage des rames, Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs, Tarbes pour les chaînes de traction, Villeurbanne pour l’informatique embarquée et l’information voyageurs, Saint-Ouen pour la coordination du design et, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Vitrolles pour la solution de recharge statique par le sol.

  • Un nouveau concept pour la restauration en gare

    Comment mieux tirer parti des dix millions de voyageurs qui passent chaque année dans les gares en leur proposant de nouveaux services ? C’est l’objectif de Gares & Connexions

    qui s’intéresse tout particulièrement à l’offre de restauration et cherche à en renouveler le concept. Une activité qui représente actuellement le tiers des 180 millions d’euros de redevances perçues en gare.

    L’entité de la SNCF chargée de la gestion des gares, qui a lancé un appel d’offres l’année dernière concernant la restauration dans huit gares, vient donc de retenir Areas (groupe Elior) en lui attribuant un contrat de 700 millions d’euros sur dix ans.

    Areas, qui se présente comme le troisième opérateur mondial de concession dans les lieux de transports, a conçu des espaces sur mesure pour chaque gare, en fonction des flux de voyageurs et de leurs typologies. « Nous avons suivi plusieurs idées fortes pour construire notre offre, notamment en ouvrant notre portefeuille d’enseignes pour répondre à la demande de diversité de Gares & Connexions », explique Areas.

    La gare du Nord en sera particulièrement transformée, avec une sorte de « rue de commerces de restauration », selon les mots de Patrick Ropert, le patron de Gares & Connexions. Elle proposera des enseignes habituelles, comme Monop’ ou Paul, et d’autres moins connues en France comme LaPlace, un concept hollandais autour du produit frais, la boulangerie sans gluten Chambelland ou encore l'américain Factory & Co pour les standards new-yorkais (bagels, cheesecakes…)

    Un restaurateur installé à proximité de la gare du Nord, Thierry Breton, fera aussi partie de l’aventure avec l’enseigne Bara (sandwichs de saison).

    Autre innovation, qui sera certainement appréciée du voyageur qui souhaiterait s’acheter un sandwich mais craint de rater son train, Areas a créé une application baptisée wiiish qui permettra, en 2017, de commander son menu dans l’un des restaurants de la gare du Nord et même de se le faire livrer au début du quai avant d’embarquer.

    Les premières enseignes feront leur apparition à la fin du deuxième semestre. « L’offre de restauration préexistante sera maintenue. Nous allons aussi construire une brasserie avec le chef Thierry Marx, en partenariat avec Lagardère », rappelle Patrick Ropert, qui résume : « Nous redonnons de la place à la restauration en gare. »

    M.-H. P.