Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Une nouvelle solution pour compter les voyageurs à bord des bus

    Une nouvelle solution pour compter les voyageurs à bord des bus

    Connaître précisément le nombre de voyageurs montés à bord d’un bus, l’information est intéressante surtout lorsqu’on doit s’assurer que chacun garde bien ses distances. D’où la solution proposée par la société Businfo, qui est en train d’être déployée dans plusieurs collectivités. Baptisée Quantabus, elle consiste à installer des capteurs aux portes des véhicules pour évaluer la fréquentation, ce qui permet de transmettre les données au chauffeur et au système central. Ces indicateurs de fréquentation peuvent aussi être communiqués aux voyageurs via des applis ou bien sur des bornes d’informations ou encore mises à disposition en open data.

    La ville de Nevers a ainsi prévu de déployer cette solution sur une partie de ses bus à partir du début juillet. Angers et Creil devraient l’implanter sur une quinzaine de bus chacune à partir de la rentrée scolaire. Ce sera aussi le cas pour 154 cars d’Ile-de-France Mobilités.

    Businfo, qui s’est spécialisée dans le déploiement de solutions logicielles et matérielles, propose aussi aux collectivités d’aller plus loin en analysant ces données. Dans ce but, elle a noué un partenariat avec Citio, (une start up issue de RATP Dev), qui travaille sur le big data et l’intelligence artificielle.

  • Strasbourg installe des stations-service sur ses pistes cyclables

    Strasbourg installe des stations-service sur ses pistes cyclables

    La ville de Strasbourg a inauguré le 16 juin ses trois premières stations-service dédiées aux vélos. Ces bornes d’entretien en libre-service proposent une dizaine d’outils sécurisés (tournevis, clés, démonte-pneus) et une pompe adaptée aux deux formats de valves les plus courants. Elles ont été installées sur les itinéraires cyclables les plus fréquentés de l’agglomération à la cité de la musique, au Parlement européen et près de la gare centrale.

    « Notre politique cyclable doit aller au-delà de la réalisation d’infrastructures », estime Jean-Baptiste Gernet, conseiller eurométropolitain en charge des mobilités actives et innovantes. « Ces trois premières stations-service sont un test. Si l’accueil est favorable, nous en installerons d’autres sur le réseau », prévient l’élu. Le coût unitaire de ces bornes s’établit à 2 200 euros.

    La collectivité a conclu un accord avec l’association locale d’insertion VéloStation, qui se chargera de l’entretien des bornes et s’engage à intervenir en 48 heures en cas de dégradation. Conçues par l’industriel américain Saris, les bornes mesurent 1,40 mètre de haut et permettent d’accrocher le vélo par la selle pour effectuer les opérations d’entretien dans de bonnes conditions. Les outils permettent de régler les principaux composants d’un vélo (freins, transmission) ou de démonter une roue ou un pneu. Mais les rustines ne sont pas fournies en cas de crevaison.

    Strasbourg compte 700 kilomètres d’itinéraires cyclables, dont 100 kilomètres supplémentaires ont été aménagés ces six dernières années. La part modale du vélo s’établit à 11 %, selon la dernière enquête ménages réalisée en 2019.

    Olivier Mirguet

  • A Lyon, le Sytral s’attend à 165 millions d’euros de pertes en 2020

    A Lyon, le Sytral s’attend à 165 millions d’euros de pertes en 2020

    Un impact financier sans précédent. C’est le jugement de Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, qui a estimé à 165 millions d’euros la perte pour l’année 2020 suite à la crise du Covid-19. Ces pertes « considérables » affectent en priorité les recettes avec environ 100 millions d’euros, devant le versement mobilité (VM) pour 65 millions d’euros, premier pôle de recettes (368 millions par an).

    Si la présidente du Sytral note « une reprise positive de la fréquentation des transports publics, à hauteur de 60 % en juin », en misant sur une reprise complète d’ici la fin de l’année, elle prévoit une poursuite des pertes de recettes (15 millions) et du versement mobilité (20 millions) pour 2021. A l’horizon 2029, les projections évaluent une perte du VM à 575 millions d’euros liée à une absence de dynamique économique. La présidente du Sytral, qui échange avec le GART, a écrit début mai au Premier ministre sur l’urgence d’un plan de soutien, sans réponse pour le moment.

    Claude Ferrero

  • La DB au secours d’Abellio sur le RER Rhin-Ruhr

    La DB au secours d’Abellio sur le RER Rhin-Ruhr

    Keolis n’est pas le seul exploitant de trains régionaux en Allemagne à connaître une pénurie de conducteurs, problème qui lui a récemment coûté les lignes S1 et S4 du réseau S-Bahn de l’autorité organisatrice VRR (Rhin-Ruhr), autour de Dortmund. Ces lignes ont été réattribuées, d’abord provisoirement puis dans le cadre d’un nouvel appel d’offres, à l’opérateur historique DB Regio. Mais avec un cahier des charges plus strict que celui du contrat annulé, en particulier pour ce qui concerne les questions liées au personnel (formation de 50 conducteurs, présence d’un deuxième agent dans tous les trains en soirée et dans la moitié de ceux circulant en journée) et aux trains annulés pour des causes internes à l’exploitant.

    Ce « serrage de vis » de la part de VRR a précédé un « coup de gueule » de cette autorité organisatrice à la mi-mai contre la prestation « inacceptable » de l’opérateur Abellio sur d’autres lignes du réseau S-Bahn Rhin-Ruhr (en particulier la S3 et la S9), ainsi que sur une ligne régionale (RE 49). Pour chacune des lignes concernées, VRR a donné à Abellio un calendrier allant de la mi-juin à la mi-septembre pour rétablir la situation.

    Cet avertissement de VRR intervient alors qu’Abellio connaît, dans le même secteur géographique, un autre problème de pénurie de personnel, cette fois sur une ligne du nouveau réseau express régional Rhein-Ruhr-Express (RRX). Desservant également le bassin Rhin-Ruhr, mais à ne pas confondre avec le S-Bahn, le réseau RRX comporte moins d’arrêts et ses lignes se poursuivent vers les bassins voisins (Cologne, Coblence, Aix-la-Chapelle, Kassel, Minden…) Sur le nouveau réseau, la ligne RE 1 (Aix-la-Chapelle – Cologne – Düsseldorf – Essen – Dortmund – Hamm) devait être reprise par Abellio, le 14 juin, à l’occasion de la mise en service des nouvelles rames livrées par Siemens pour le réseau RRX. Face à la pénurie de conducteurs qui s’annonçait, en particulier du fait du retard pris pour la formation du personnel pendant la crise sanitaire du printemps 2020, un accord a été trouvé entre Abellio et DB Regio, opérateur de cette relation Aix-la-Chapelle – Hamm jusqu’au 14 juin. C’est ainsi que jusqu’au changement d’horaire de décembre prochain, les deux entreprises exploitent en commun la ligne RE 1. Outre le personnel, DB Regio fournit son propre matériel roulant, alors que les conducteurs salariés d’Abellio sont aux commandes des nouvelles rames RRX.

    P. L.

  • Lausanne veut retrouver sa place sur la carte ferroviaire européenne

    Lausanne veut retrouver sa place sur la carte ferroviaire européenne

    Le canton de Vaud mise sur le rail, « champion de la plus petite dépense énergétique par kilomètre parcouru, pour offrir à ses habitants une mobilité durable, efficace et assurant sa prospérité », selon les termes de la présidente du Conseil d’Etat vaudois Nuria Gorrite. « Il a développé une stratégie ambitieuse pour lui permettre d’avoir son destin ferroviaire en main », a déclaré Nuria Gorrite en présentant à Lausanne la nouvelle stratégie ferroviaire baptisée « Vision 2050 ». Un plan réalisé en collaboration étroite avec l’Office fédéral des transports (OFT), les CFF et d’autres entreprises ferroviaires suisses, ainsi que les cantons voisins (Genève, Fribourg).

    « Même si les conséquences de l’actuelle pandémie diminueront un peu la fréquentation à court terme, une forte augmentation de la capacité du réseau ferroviaire vaudois à long terme reste indispensable », a ajouté la présidente, consciente que « le temps ferroviaire est long ». Et c’est effectivement dans un long processus que le canton de Vaud se lance, la stratégie devant être prête pour 2022 afin d’être présentée dans le prochain paquet d’investissements (2030-2035) aux Chambres fédérales en 2026.

    Le canton devra donc avant toute chose proposer des projets « mûrs et réalistes », prenant comme exemple le canton de Zurich, où les infrastructures de transport public connaissent depuis trois décennies un développement spectaculaire. En s’inspirant de son éternelle rivale à l’échelle suisse, Lausanne veut renforcer sa place, ainsi que celle du canton de Vaud, sur la carte ferroviaire, y compris à l’échelle européenne. Lausanne est, après tout, sur le plus court chemin entre Paris et Milan et souhaiterait être desservie dans l’éventualité de l’établissement (ou du rétablissement) de trains de nuit Marseille – Munich ou Zurich – Barcelone. Bien entendu, la stratégie Vision 2050 comprend également des aménagements à une échelle plus locale (RER Vaud, trains régionaux) pour l’amélioration des transports par rail autour de Lausanne.

    Parmi les projets à l’étude, le plus spectaculaire est la création, en plusieurs étapes, d’une nouvelle ligne entre Genève et Lausanne « pour arrêter de bricoler sur la ligne actuelle », saturée et problématique en cas d’incident. Un autre grand axe est la diminution du temps de parcours entre Berne et Lausanne, afin de mettre la capitale vaudoise à moins de 60 minutes de la Ville fédérale, soit un temps de parcours équivalent à celui entre cette dernière et Zurich.

    P. L.

  • MND construira la 2ème ligne de téléphérique de Saint-Denis de La Réunion

    MND construira la 2ème ligne de téléphérique de Saint-Denis de La Réunion

    Mandataire du groupement Payenke rassemblant six entreprises, MND a annoncé le 15 juin avoir été retenu par la Communauté intercommunale du nord de La Réunion (Cinor) pour réaliser la deuxième ligne du réseau de téléphérique de la ville de Saint-Denis. « D’une longueur de 1,3 km, ce téléphérique urbain reliera le quartier de La Montagne à celui de Bellepierre dans le centre de Saint-Denis », indique le constructeur français. « Il permettra de sécuriser et de désengorger la route de La Montagne empruntée quotidiennement par un flux de plus de 12 000 véhicules ».

    MND sera également chargé de la maintenance de ce téléphérique urbain qui fonctionnera grâce à un système va-et-vient bi-câble avec une voie élargie à 16 mètres pour une forte résistance au vent (jusqu’à 120 km/h). « Outre les gares de départ et d’arrivée, un seul pylône sera installé à proximité de la station Hôpital, réduisant ainsi au minimum l’impact du projet sur l’environnement », souligne l’entreprise. Deux cabines de 50 places, dotées de structures entièrement vitrées, achemineront les voyageurs à une vitesse pouvant aller jusqu’à 45 km/h. Il est aussi prévu 600 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur le bâtiment de la station Vigie. « Ils produiront l’équivalent de 92 % de la consommation électrique annuelle de l’installation », précise encore le groupement.

    Le téléphérique, dont la mise en service est attendue en 2023, sera interconnecté aux réseaux de transports publics. Le montant de l’investissement pour sa construction représente un total de 39,8 millions d’euros pour le groupement.

  • Premiers essais dynamiques du RER NG

    Premiers essais dynamiques du RER NG

    Commandé par SNCF Mobilités pour le compte d’Ile-de-France Mobilités et destiné aux lignes D et E, le RER Nouvelle Génération a effectué ses premiers tours de roue sur la voie « de vitesse » du Centre d’essais ferroviaires de Petite-Forêt (CEF 1). Ce centre est voisin du site Alstom ou la rame a été produite, en coopération avec l’usine Bombardier de Crespin, également située dans le Valenciennois (Nord).

    Sans son aménagement intérieur, mais préalablement lestée, la rame de sept voitures (composition pour le RER D, dont les deux caisses d’extrémité à un niveau encadrent cinq caisses à deux niveaux) a effectué des essais de traction et de freinage, ainsi qu’un test d’accélération à 40 km/h. La rame de 130 m a enfin été préparée pour son acheminement en véhicule, entre deux wagons-raccord et devant 16 wagons assurant le poids frein du convoi, des Hauts-de-France au Centre d’essais ferroviaires de Tronville-en-Barrois (CEF 2), dans la Meuse.

    Au total, 255 rames de six ou sept voitures ont été commandées, la mise en service de la première étant attendue pour 2021.

    Découvrez ci-dessous la vidéo sur ces essais qu’a publié Île-de-France Mobilités sur son compte Twitter :


    Patrick Laval

  • Céline Pasqualini rejoint la SNCF, Anne Mimin la remplace chez Keolis

    Céline Pasqualini rejoint la SNCF, Anne Mimin la remplace chez Keolis

    Jusqu’alors directrice des relations médias et de la communication de crise chez Keolis, Céline Pasqualini a rejoint le 2 juin à la SNCF son ancien patron, Jean-Pierre Farandou. Elle prend le poste de directrice des relations médias sous l’égide de Loïc leuliette qui prend des responsabilités supplémentaires à la direction de la communication.

    Côté Keolis, Anne Mimin prend la place de Céline Pasqualini. Cette diplômée d’un DESS de sciences politique a débuté sa carrière au service de presse du ministre de l’Environnement, Yves Cochet. Elle a occupé plusieurs postes (collaboratrice parlementaire, directrice de cabinet ministériel…) avant de devenir directrice associée de BVA Nudge Unit (le pôle conseil de BVA).

  • Le CEO de Stadler a été remercié

    Le CEO de Stadler a été remercié

    Vu de l’extérieur, tout semble aller pour le mieux pour le constructeur suisse de matériel roulant Stadler, qui connaît un développement impressionnant depuis une vingtaine d’années. En dépit du cours élevé du franc suisse, les commandes tombent sur tous les continents, où de nouveaux sites de production sortent de terre. Et pour faire face à cette croissance, Stadler a été introduit en bourse en avril 2019.
    Mais à sa tête, le groupe suisse connaît des « différences de point de vue dans le développement stratégique et organisationnel », qui ont abouti au départ du CEO Thomas Ahlburg, « d’un commun accord avec le conseil d’administration ». Nommé il y a moins de trois ans et remercié pour ses services, Thomas Ahlburg a été immédiatement remplacé ad interim par son prédécesseur, Peter Spuhler, qui était resté président du conseil d’administration. Ceci en l’attente de la nomination d’un nouveau CEO. Toutefois, d’ici la fin de l’année, Thomas Ahlburg restera « à la disposition de l’entreprise », en tant que Senior Advisor. Et Peter Spuhler ne tarit pas d’éloges pour l’ancien CEO « passionné et pragmatique », tout en rappelant aussitôt que l’un et l’autre n’étaient pas toujours du même avis…
    Après avoir accompagné la croissance de Stadler pendant trois décennies, Peter Spuhler en reprend les rênes alors que deux nuages se présentent à l’horizon, sans qu’il soit dit s’ils ont joué un rôle dans le nouveau changement de CEO. D’une part, les conséquences à terme de la crise du Coronavirus, avec des risques sur le devenir des transports publics, ainsi que sur les finances de ces derniers et les commandes qu’ils seront en mesure de passer. Mais plus immédiatement se joue une affaire de chantage effectué par des pirates informatiques, qui réclament au constructeur 6 millions de dollars, selon l’agence de presse suisse ATS. « Stadler n’est pas et n’a jamais été disposé à effectuer des paiements aux maîtres chanteurs et n’a pas entamé de négociation », a indiqué à l’agence de presse économique et financière suisse AWP un porte-parole de l’entreprise. En réponse, les pirates ont publié des images de documents relatifs à des crédits et des contrats bancaires ainsi qu’un accord fiscal avec le canton de Thurgovie ou encore un projet de construction à Altenrhein (canton de Saint-Gall). Des données qui semblent toutefois anciennes, selon l’ATS, qui ajoute que les pirates « donnent à Stadler une seconde chance de payer avant la publication de la deuxième partie »…

    P.L.

  • L’offre des transports publics franciliens rehaussée progressivement

    L’offre des transports publics franciliens rehaussée progressivement

    « A partir du 2 juin, le réseau de transport en commun retrouvera un niveau d’offre presque équivalent à celui d’avant crise Covid-19 », ont annoncé, le 1er juin la SNCF, la RATP, Optile et IDFM dans un communiqué commun. Toutefois, on n’est pas encore à 100 % d’offre sauf pour le tramway. Le métro circulera avec une fréquence atteignant 90 % de son niveau normal. Cinq stations qui étaient jusqu’alors fermées devaient rouvrir à compter du 3 juin : Victor Hugo sur la ligne 2, Jacques Bonsergent sur la 5, Filles du Calvaire et Porte de Charenton sur la 8, Charles Michel sur la 10. Mais une bonne cinquantaine restent portes closes.

    Le service des RER A et B est aussi prévu à 100 %, tandis que 9 trains sur 10 environ rouleront pendant les heures de pointe sur lignes de RER C (70 % d’offre en moyenne sur la journée), D (65 %) et E (70 %) et s’arrêteront à 22 heures. Le niveau de service assuré par Transilien pourra aller de 55 % pour la ligne U à 85 % pour la K, avec dans tous les cas des trains longs (deux ou trois unités). L’offre des bus RATP doit atteindre 80 % et 100 % côté Optile.

    Depuis le 11 mai, le trafic dans les transports avoisinait le million de voyageurs jour, soit 20 % de la fréquentation habituelle avant le confinement.

    M.-H. P.