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Catégorie : Politique des transports
Retrouvez toute l’actualité de la politique des transports: réglementation, législation, rapports d’élus, d’institutions et d’associations des transports

Ile-de-France Mobilités va s’afficher en bleu
Le 1er juillet, les rames Dualis du tout nouveau tram express T11 devraient grâce à des stickers arborer en bleu la nouvelle marque du Stif : Ile-de-France Mobilités. Un bleu pâle, pas inconnu, puisque, précise-t-on au cabinet de Valérie Pécresse, il s’agira de celui figurant aujourd’hui sur le logo du Stif à côté de l’orange dominant. (Notre photo le montre lors de la livraison par Alstom aux couleurs de la SNCF.)
Les Regio 2N, attendus sur la ligne R à la fin de l’année, devraient eux, être livrés par Bombardier aux nouvelles couleurs : avec le nouveau logo bien sûr, et une large bande du même bleu complétant le gris vif-argent apposé de plus en plus largement par le Stif sur les matériels. Exit le logo Stif et la liane courant le long de ces matériels. Quant aux logos des opérateurs, ils sont appelés à se faire plus discrets.
Les associations d’usagers s’inquiètent un peu du coût de ce changement de livrée et de logo. Qui devrait concerner aussi bien les matériels roulants que le papier à lettres ou le passe Navigo. Il se dit que le cabinet de Valérie Pécresse voudrait aller vite, pour symboliser au mieux la révolution des transports promise par la présidente du conseil régional et du Stif. Démenti formel, au cabinet de la présidente, où l’on assure que les choses vont se faire progressivement.
Quant à la nouvelle signalétique, conforme à la charte des modes du Stif, qui a notamment prévu la disparition du nom RER (voir notre Lettre confidentielle du 29 mai), elle devrait elle aussi apparaître le 1er juillet. Mais plus discrètement qu’on ne le pensait. Juste sur les documents imprimés concernant le nouveau service, la signalétique des trains et des gares restant inchangée.F. D.
Recomposition dans le monde politique des transports
A l’issue du premier tour des élections législatives, de nombreuses personnalités connues pour leur engagement dans les transports ont été soit directement mises sur la touche, soit mises en grande difficulté. C’est le…
cas du socialiste sortant Jean-Paul Chanteguet, qui était le président très investi de la commission Aménagement du territoire et du Développement durable de l’Assemblée nationale et qui a été sévèrement éliminé dans la première circonscription de l’Indre. Il est devancé de peu par la candidate du FN, Mylène Wunsch (14,05 %), tandis que François Jolivet, dissident LR, investi par La République en marche, surfe sur la vague (37,16 %).
A Montreuil et Bagnolet, le conseiller régional d’Ile-de-France Pierre Serne (EELV) ancien vice-président chargé des Transports est aussi sorti dès le premier tour avec un peu plus de 8 % des voix.
D’autres pourraient suivre dimanche prochain. Pourtant très implanté dans la IXe circonscription de la Gironde, le socialiste et spécialiste des transports Gilles Savary est en grande difficulté avec 17,38 % des voix, loin derrière la candidate LREM Sophie Mette (31,21 %).
A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l’Ecologie, est en ballottage très défavorable face au candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, dans la 2e circonscription.
Citons encore dans la première circonscription de la Meuse, l’incertitude pour l’UDI-PR Bertrand Pancher qui est au coude-à-coude avec Diana André (à 27,82 % pour le premier contre 27,42 % pour la seconde).
Ajoutons ceux qui ont choisi de ne pas se représenter : le socialiste Philippe Duron, qui n’a pas brigué de troisième mandat dans la première circonscription du Calvados, Frédéric Cuvillier, ex-secrétaire d’Etat socialiste aux Transports, qui a décidé de passer la main pour rester maire de Boulogne-sur-Mer et a manifesté son soutien à Emmanuel Macron ; Le Républicain Dominique Bussereau qui a décidé de ne pas se présenter pour se consacrer à sa fonction de président du conseil départemental de Charente-Maritime, un département qu’il dirige depuis 2008 ; Ou encore le député sortant de la Drôme, Hervé Mariton, qui a échoué sur le fil à se présenter à la primaire de la droite de novembre 2016, et a choisi de renoncer…
Alstom : Gian-Luca Erbacci devient patron de l’Europe…
Gian-Luca Erbacci, italien, 55 ans, nouveau senior vice-président Europe, remplace Andreas Knitter, qui quitte Alstom. Gian-Luca Erbacci dirigeait depuis 2013 la région Moyen-Orient et Afrique. Il était auparavant responsable…
de la région Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Alstom Transport. Il a rejoint le groupe en 1999 en tant que directeur industriel Italie.
Avec 13 000 collaborateurs, l’Europe est la principale région d’Alstom. Elle représente 37 % du chiffre d’affaires mondial. Elle se subdivise en sept sous-régions, Italie et Suisse, Royaume-Uni et Irlande, Espagne et Portugal, pays nordiques, Benelux, Allemagne et Autriche, et Europe de l’Est. Rappelons que la France, à part, est une région en soi avec, à sa tête, Jean-Baptiste Eymeoud.
Le RER B va mal, Valérie Pécresse met en cause la SGP
A la suite d’incidents à répétition sur le RER B, le conseil du Stif a entendu, le 30 mai, les dirigeants de la RATP et de la SNCF, en l’occurrence Philippe Martin (DG adjoint de la RATP) et Alain Krakovitch (DG du Transilien). Valérie Pécresse a présenté dans la foulée à la presse des premières mesures, en pointant du doigt les travaux du Grand Paris Express. A Arcueil, ces travaux pour la future gare de correspondance entre ligne 15 Sud du Grand Paris et RER B sont en cours, et la RATP a fait le choix d’un ralentissement des circulations, à 30 km/h ; sur 500 mètres, tout en maintenant 20 trains par heure et par sens, devenus tous omnibus. Résultat de cette grille horaire tendue, le moindre incident a de larges répercussions. La branche de Saint-Rémy-les-Chevreuse du RER B n’a plus que 76 % de régularité, et celle de Robinson 63,5 %. « Intenable », dit Valérie Pécresse. Rude coup pour un RER où l’on avait réussi, rappelle Philippe Martin, en créant un poste de commandement unique, à gagner sept points de régularité en deux ans. Le dernier mois de mars a été catastrophique, avec 40 incidents majeurs sur la ligne, soit trois fois plus que d’habitude… Malheureusement, il n’y a pas grand-chose à faire d’ici l’été, qui devrait amener une détente avec les vacances. A la rentrée de septembre, Valérie Pécresse demande qu’on rétablisse 15 trains semi-directs pour Saint-Remy, ou que la desserte du plateau de Saclay soit renforcée, mais le service normal ne devrait être retrouvé qu’en novembre, après le ripage, à Arcueil, d’un ouvrage d’art sous les voies du RER. Or, le problème ne peut que se présenter à nouveau. Pour assurer de bonnes correspondances avec les RER, les gares du métro Grand Paris Express (métro profond comme on le sait) vont le plus souvent se placer sous les gares et les voies du RER. Et il y a 29 gares en correspondance.
Deux solutions se présentent. Ralentir comme l’a fait la RATP à Arcueil, ou fermer entièrement les circulations le week-end comme l’a fait la SNCF à Clamart, opération qui doit s’achever avec le ripage d’un ouvrage d’art sous les voies du RER en août. L’opération fermeture le week-end n’a rien d’édénique, mais elle a plutôt la préférence de la présidente de région, qui demande de toute façon que l’on sanctuarise pour les voyageurs l’heure de pointe en semaine. Reste que, selon Valérie Pécresse, une meilleure coordination des travaux avec la SGP s’impose. Remarque qui n’est pas du goût de la Société du Grand Paris, où l’on brandit comme un étendard la « coconstruction » et où l’on assure que, de comité technique en comité de pilotage puis en comité de suivi des chantiers, tout est fait, gare par gare, pour que tous les partenaires soient associés à la conception comme à la réalisation des chantiers. A commencer par le Stif, sans qui la SGP ne peut quasiment rien faire sans avoir l’aval du Stif… Reste qu’il vaudrait mieux s’entendre assez vite. Valérie Pécresse, qui a autorité sur les services de transport, mais pas directement sur la SGP (ce qu’elle regrette), entend profiter de son siège au conseil d’administration de la société pour peser dans les décisions. On est parti pour dix ans de chantier, rappelle-t-elle et il n’est pour elle « pas question que la construction d’un métro destiné à faciliter la vie impacte le vécu des voyageurs franciliens ».
F. D.

La nouvelle bataille du stationnement
La dépénalisation du stationnement programmée le 1er janvier prochain se prépare en ce moment.
Les grandes métropoles qui ont fait le choix de déléguer le contrôle du stationnement payant ont lancé leurs consultations. Dans le cadre de la compétition lancée par Paris, les offres finales ont été remises il y a quelques semaines et le résultat devrait être connu courant juin. Des négociations sont aussi en cours à Bordeaux, les premières offres ont été remises à Strasbourg ainsi qu’à Montpellier…Les acteurs traditionnels, Indigo, Effia ou Transdev Stationnement, sont sur la brèche. Mais
on voit aussi arriver des candidats de l’étranger. Notamment d’Espagne où la dépénalisation du stationnement est déjà pratiquée. Des acteurs chinois se montrent intéressés par le marché européen. Mi-mars, Les Echos révélaient que Shougang, l’un des plus grands groupes sidérurgiques chinois, avait remis une offre pour reprendre Indigo, le numéro un en France.Autre bouleversement : la tendance de nombreuses villes à réduire la place de la voiture dans leur centre ainsi que la digitalisation des métiers imposent de repenser le modèle économique. Avec de nouveaux challenges portés par l’arrivée d’opérateurs, notamment les pure players du digital qui se développent vite et bousculent le marché avec des offres tarifaires low cost.
VR&T a interrogé les patrons de trois sociétés, Sébastien Fraisse, directeur général adjoint d’Indigo, Fabrice Lepoutre, directeur général d’Effia, et François Bruyant, président de Transdev Stationnement. Points de vue.
Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous de votre activité en 2016 et quelles sont les perspectives pour 2017 ?
Sébastien Fraisse. Pour Indigo, 2016 a été une année record puisque nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 860 millions d’euros, en hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Tous nos marchés sont en hausse. La croissance a été particulièrement dynamique à l’international (notamment en Europe, tout particulièrement en Espagne, mais aussi au Brésil ou aux Etats-Unis). La France représente désormais la moitié de notre activité.
En 2017, nous espérons la même tendance, avec certainement une croissance plus dynamique à l’international, qui devrait alors représenter plus de la moitié de notre chiffre d’affaires.
Francis Lepoutre. Malgré tous les vents contraires en 2016, Effia a réalisé une année très solide avec une hausse de 3 % de son chiffre d’affaires à 145 millions d’euros. Nous avons réalisé une superbe année sur le plan commercial, avec 19 contrats remportés auprès de donneurs d’ordres publics et privés.
Conjuguée à une politique commerciale B to C très active, cette dynamique nous permet de réaliser un début d’année en fanfare avec une hausse du CA de plus de 11 % par rapport à 2016 sur le premier trimestre. Si l’on fait abstraction de Paris intra-muros, qui subit les conséquences de la politique de la ville en matière de restriction de la circulation, tous les clignotants sont au vert et l’année 2017 sera un très bon millésime.
Par ailleurs nous venons de nous implanter en Belgique à travers l’acquisition de la société Alfa Park, qui représente la première étape de notre développement à l’international. Enfin, nous nous positionnons résolument sur les appels d’offres en cours pour la gestion de la voirie dans le cadre de la dépénalisation du stationnement, qui représente des perspectives très intéressantes dans les trois années qui viennent.
François Bruyant. Le groupe Transdev, qui est l’opérateur des mobilités du groupe de la Caisse des dépôts (Transport et Stationnement) a renforcé de manière très importante ses capacités dans les métiers du stationnement en parcs et en voirie. En complément de ces activités, directement ou à travers ses SEM partenaires (stationnement public et privé parcs et voirie, parcs d’aéroports gérés, parcs-relais), Transdev Stationnement a procédé fin 2016 à l’acquisition de 100 % des activités d’exploitation du groupe Urbis Park (250 collaborateurs) et de 10 % de la société des actifs gérés.
Ces activités (dont le chiffre d’affaires n’est pas consolidé) représentent actuellement un ensemble global de 130 000 places gérées (Paris et IDF, Montpellier, Bordeaux, Metz, Nancy, Laval, Marseille…) Soit un doublement du nombre de places entre 2016 et 2017. Cela contribue à l’expertise du groupe Transdev et lui permet de compléter l’offre multimodale du parcours client, de répondre aux attentes des collectivités et d’apporter une offre de stationnement prenant en compte les enjeux de mobilité au sens large.
Nous assistons depuis plusieurs mois, à l’approche de la mise en œuvre de la loi Maptam prévue au 1er janvier 2018, à un très fort développement des appels d’offres de gestion et contrôle du stationnement payant de voirie (associés ou non à la gestion de parcs du stationnement).
Nous avons été les premiers à remporter ce type d’appel d’offres (avec celui de la ville de Suresnes, en cours de déploiement), et nous sommes également présents dans toutes les grandes consultations en cours (Paris, Bordeaux…), mais aussi dans de nombreuses villes moyennes.
Par ailleurs nous privilégions les offres de gestion globale du stationnement urbain (parcs et voirie), qui nous permet d’apporter une valeur ajoutée complémentaire liée à la connaissance des enjeux globaux de mobilité (transport et stationnement), aux synergies possibles et de profiter des innovations développées par le groupe Transdev.
VR&T. Comment imaginez-vous les parkings de demain ?
Sébastien Fraisse. Les sujets dont on parlait depuis plusieurs années (apporter des services nouveaux) se concrétisent. Ainsi, nous avons lancé début mai à Boulogne-Billancourt le premier « parking Midas ». L’automobiliste peut faire réviser sa voiture, changer les pneus. Il peut aussi récupérer un colis.
Nous partons du constat que les parkings peuvent aussi servir à la vie quotidienne. Ils doivent faire partie du parcours de l’automobiliste.
Autre projet que nous lancerons en septembre également en Ile-de-France : nous avons neutralisé deux niveaux dans un parking de la Défense, soit 1 600 m2, pour aménager un site dédié à l’événementiel qui sera géré par Culture et Patrimoine. Des concerts pourront être organisés ainsi que des expositions, il sera aussi possible d’y boire un verre. Nous allons donner un autre usage aux parkings. Car ce parking avait été surdimensionné et cela répond à la demande de notre délégataire. Ce sera original et sans équivalent dans la région parisienne.
Dans le cadre de la requalification des centres-villes, on envisage aussi des animations dans les parkings. La France est très en retard par rapport à d’autres pays dans ce domaine. Très souvent pour des questions de réglementation. En Colombie par exemple, le tiers du chiffre d’affaires d’Indigo ne provient pas directement du stationnement mais d’autres activités.
Enfin, je vous rappelle qu’Indigo, qui se positionne comme le leader du stationnement, souhaite élargir son activité à la mobilité. Actionnaire de Smoovengo, nous avons signé le 9 mai le contrat Vélib’. Le service pourra s’appuyer sur nos parkings en centre-ville où les vélos pourront être réparés ou stockés.
Fabrice Lepoutre. Nous travaillons sur trois axes pour le client. D’abord, nous améliorons l’expérience client en rendant l’accès aux parkings plus simple à travers un parcours digital plus fluide. Ensuite, nous proposons des services pour rendre nos sites plus conviviaux : en ce moment par exemple nous généralisons les boîtes à lire, qui reposent sur une démarche participative : chacun dépose un livre et emprunte ceux déposés par d’autres. Enfin nous travaillons sur une offre full service : jusqu’à présent un client payait un espace de stationnement pendant un espace-temps donné. Demain, il accédera à un bouquet de services autour de la voiture, parmi lesquels le stationnement : il pourra en amont réserver le lavage de sa voiture, le changement des pneus, le chargement électrique, etc. le tout en quelques clics sur une appli ergonomique, avec des tarifs compétitifs. En venant chez nous, le client gagnera du temps. Pour cela nous nouons des partenariats avec des entreprises spécialisées et c’est ce qui nous a conduits fin 2016 à prendre le contrôle de la start-up L2O, qui a inventé un dispositif de lavage écologique très innovant.
François Bruyant. Les parkings en ouvrage vont être impactés par les contraintes et le contrôle accru du stationnement en voirie : le comportement des automobilistes changera forcément. On pense que cela devrait les inciter à fréquenter davantage les parkings. Peut-être aussi les nouvelles politiques de stationnement des collectivités pourraient accélérer de nouvelles formes de travail comme le télétravail.
D’ores et déjà, les clients nous demandent plus de simplicité, des services personnalisés et des offres tarifaires attractives. Nous cherchons à leur simplifier la vie avec des comparateurs modaux, des supports uniques de paiement et des services, comme la possibilité de récupérer un colis ou de réaliser des travaux d’entretien de leur véhicule quand il est au parking.
Nous menons aussi une réflexion basée sur notre expertise de la mobilité et notre connaissance du parcours client. Nous tirons parti de la mutualisation de nos services. Par exemple, à Thonon, où nous venons de remporter un marché liant le stationnement en voirie et en parcs, nous pouvons jouer sur les synergies avec Transdev présent localement pour améliorer l’intermodalité. Le parking est l’un des maillons de l’intermodalité. C’est aussi un hub naturel du dernier kilomètre pour la logistique urbaine.
VR&T. Comment vous positionnez-vous par rapport aux start-up ?
Sébastien Fraisse. Pour le moment, les start-up n’ont pas bouleversé le paysage. Nous avons créé un acteur digital : OPnGo qui occupe le créneau. Ce système permet d’entrer et de sortir dans des parkings sans ticket, grâce à une adresse mail, sa plaque d’immatriculation, et bien sûr ses références bancaires.
Fabrice Lepoutre. En amont, la concurrence sur les appels d’offres est toujours plus intense, il faut se battre sur chaque affaire. En aval, on voit apparaître une concurrence sur les tarifs entre différents parkings, favorisée par l’émergence des acteurs du digital qui font désormais partie du paysage. Face à cela Effia réagit à deux niveaux : premièrement, nous sommes sur une ligne de modération tarifaire (pas d’augmentation en 2016 ni en 2017). Deuxièmement nous ne croyons pas à une hypothétique ligne Maginot face aux acteurs du digital, et nous avons choisi de travailler avec eux en concluant notamment un accord stratégique avec la start-up Onepark.
François Bruyant. Nous accompagnons les automobilistes tout au long de leur parcours avec des services classiques (information, réservation…) mais aussi via des applis de guidage de recherche de places, ou l’intégration dans les applications multimodales comme Moovizy ou Optimod’, et le développement en partenariat avec des start-up de plateforme de propositions de services liées à l’utilisation et l’entretien du véhicule. Nous travaillons avec une cinquantaine de start-up.
VR&T. Où faut-il selon vous implanter les parkings ?
Sébastien Fraisse. Il y a un enjeu propre à la grande couronne parisienne dans le cadre du Grand Paris avec la réalisation de gares nouvelles. Il faudra forcément se poser la question de nouveaux parkings. Ces gares sont construites dans l’objectif d’offrir un accès rapide à Paris, l’Ile-de-France. Certains arriveront en bus ou en deux roues. Mais il faudra aussi penser aux automobilistes en leur proposant des parcs-relais. L’enjeu est très important. En province aussi, le stationnement est le maillon qui permet aux automobilistes de passer de leur voiture à un autre mode. C’est ce que nous proposons à Toulouse où nous avons construit un nouveau parking sous les allées Jean-Jaurès que la ville souhaitait requalifier pour revoir la place de la voiture.
Fabrice Lepoutre. La construction de parkings dans les centres-villes relève à présent de l’exception : les coûts de construction et d’exploitation des parkings, qui ont explosé au cours des 20 dernières années compte tenu de l’évolution des réglementations, rendent très difficile la rentabilisation de nouveaux ouvrages, surtout lorsqu’ils sont souterrains. En outre, les centres-villes sont déjà plutôt bien équipés, et l’émergence du costationnement (qui rend possible, dans certaines conditions, l’accès au public à des parkings privés) contribue à accroître la capacité disponible. Enfin, avec la loi Maptam les voiries devraient être globalement mieux gérées, ce qui chassera les voitures-ventouses et créera des capacités supplémentaires.
Les nouveaux parkings seront à l’avenir implantés dans les zones où les capacités en stationnement sont insuffisantes pour couvrir les besoins, c’est-à-dire en périphérie des centres-villes (parcs-relais) et dans les quartiers nouveaux ou faisant l’objet de réhabilitation, à la condition qu’ils puissent être mutualisés pour des usages complémentaires : bureaux, commerces et logements.
François Bruyant. Les collectivités cherchent avant tout une prise en compte de leurs contraintes spécifiques et donc des projets « sur mesure », avec une forte composante locale.
Pour les nouveaux ouvrages (moins nombreux cependant), les collectivités comme les clients privés recherchent aussi de plus en plus une optimisation du nombre de places avec une meilleure connaissance et prédictibilité des usages alternatifs, des mutualisations possibles, des techniques de stationnement automatisés (parc d’aéroport pour l’instant).
On assiste à la poursuite de la mise en cohérence des politiques transport et stationnement, en particulier avec une réflexion sur une meilleure utilisation des parcs-relais.
Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT

La région Ile-de-France a adopté son plan vélo
Le conseil régional d’Ile-de-France a adopté son plan vélo le 18 mai dans le but de développer la pratique du vélo au quotidien, et de tripler le volume des déplacements en quatre ans. « L’objectif, c’est 2 millions de trajets quotidiens à vélo à l’horizon 2021 », a précisé Stéphane Beaudet, le vice-président chargé des transports. Le plan prévoit notamment le lancement d’un appel à projets sur trois ans, sur des territoires à fort enjeu en prenant en compte l’ensemble des besoins des usagers. « Il s’agit de passer d’une logique de guichet (à subventions) à une logique de projets de territoire », a encore déclaré l’élu francilien qui ne souhaite plus financer quelques mètres de pistes cyclables épars. Sont en jeu des attentes fortes comme la sécurité (éclairage, fin des coupures urbaines…), les parkings, la signalétique ou les services (information, réparations, locations, etc.).
Le plan vélo prévoit également davantage de services en partenariat avec le Stif, tels que des espaces de stationnement en complément des stations Véligo à proximité des arrêts de cars, aires de covoiturage ou des lycées ; l’intégration d’un calculateur d’itinéraires cyclables à l’appli Vianavigo ; le développement de la location longue durée de vélos à assistance électrique. « Le budget dépendra de la nature des projets proposés, a déclaré Stéphane Beaudet. Il s’agit d’intéresser les territoires pour qu’on dépense le maximum » pour la pratique du vélo. Et la région précise que dans un souci d’exemplarité, elle favorisera la pratique du deux-roues auprès de ses agents.

Le 2 juillet, le RER disparaît…
Selon des études du Stif, la distinction de dénomination entre Train et RER n’est plus pertinente. Le terme RER devrait disparaître au profit de Train. C’est l’application de la charte des modes élaborée par le Stif.
Le T11 Express (ou Tram 11) va innover, et son exploitation, confiée par la SNCF à une société de droit privé dont elle est actionnaire, n’est pas du goût de tous. Le 2 juillet, ce Tram Epinay – Le Bourget (Seine-Saint-Denis) va présenter au moins une autre innovation. Elle concerne la signalétique, avec l’application des dispositions d’une Charte des modes, élaborée par le Stif et indexée aux contrats avec les opérateurs. Le Tram 11 ne devrait pas être en correspondance avec les RER B ou C, mais avec le Trains B ou le Train C. Le Stif considère en effet, après avoir fait les études qui s’imposent, que les dénominations actuelles ne sont pas compréhensibles par tout le monde. La distinction entre RER et train n’est pas claire et ne s’impose pas. D’où l’option de ne retenir que quatre termes correspondant aux quatre modes de transport public utilisés : train, métro, tram, bus, et de renoncer aux sept dénominations actuelles : RER, train de banlieue, métro, tram express, tramway, TZen, bus. Des mots qui seront inscrits au long, au grand dam de la RATP qui tient au logo M de métro inscrit dans un cercle. Le pictogramme aussi a été écarté. Ni logo, ni picto, mais lettrage. Ces mots courts, connus de tous, sont jugés aisément compréhensibles par la plupart des touristes ou voyageurs occasionnels. On ajoutera que l’arrivée d’un cinquième mode, le câble, ne nécessitera pas de rallonger le moment venu les panneaux.
Exit donc, l’appellation RER. Symboliquement c’est très fort. A priori, cela ne pose pas de problème à la SNCF. D’ailleurs, les appellations des trains Transilien, malgré des trous déconcertants dans l’alphabet, inscrivent déjà les lignes H, J, K, L, N, P, R, U, dans la continuité des RER A, B, C, D et E, que la SNCF exploite, soit seule, soit pour les deux premières avec la RATP.
Il n’y a sans doute pas que la simplicité qui pousse le Stif à oublier le RER. Ces trois lettres ne sont plus le label fort qu’elles ont été. Cependant, la RATP est réticente à voir disparaître une appellation historiquement très forte, et qui distingue clairement les deux RER où elle est présente, A et B, des métros qu’elle exploite comme des trains de SNCF. Appellation qui fut longtemps signe d’une performance avec laquelle la RATP, à coups de rames à deux niveaux, de pilotage automatique ou de nouveau Sacem, aimerait renouer. Toujours est-il que le RER, qui aura 40 ans le 8 décembre, jour anniversaire de la jonction Auber – Nation, pourrait alors qu’on souffle les bougies voir son nom s’envoler.
Parallèlement, des voyageurs attentifs remarquent, sur les quais de gares SNCF d’Ile-de-France, à mesure que les rénovations se font, la feuille verte du Transilien et le bleu pâle disparaître au profit du bleu sombre et du « carmillon » SNCF. Pas de raison invoquée à cet automne précoce, attaquant les feuilles tendres au printemps. Pas impossible que cela ait à voir avec le statut des gares. On sait que la direction Gares & Connexions n’est pas assurée de rester au sein de Mobilités et pourrait (c’est une des hypothèses) se trouver logée dans SNCF Réseau : un gestionnaire d’infrastructure censé être plus neutre qu’un exploitant historique, le jour où la concurrence aura gagné tout ou partie des transports publics d’Ile-de-France. La couleur du groupe SNCF aurait en ce cas toujours du sens. Pas celle du transporteur Transilien.
Sur les matériels, autre schéma encore. C’est au profit de l’autorité organisatrice que les marques des exploitants s’atténuent progressivement. Une AO qui, selon notre confrère Mobilettre, veut désormais s’affirmer comme Ile-de-France Mobilités. Les Regio 2N d’Ile-de-France qui entrent en scène sont encore largement aux couleurs de l’opérateur. Mais, sur les MP14 de la RATP ou les RER 2N NG de la SNCF, le gris Stif devrait s’imposer quasiment sans partage. Un Stif qui aura réussi l’exploit de faire de l’uniforme gris la couleur de la modernité.
F. D.
« A partir de 200 000 habitants, un modèle économique est possible pour l’autopartage »
Interview de Jean-Baptiste Schmider, directeur général de Citiz, réseau d’entreprises coopératives d’autopartage.
Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous 15 ans après le lancement de Citiz ?
Jean-Baptiste Schmider. Nous proposons plus de 1 000 voitures, avons passé le cap des 25 000 abonnés et sommes toujours un réseau d’indépendants qui travaillent de façon étroite avec des collectivités. Nous essayons de nous intégrer au maximum au modèle des déplacements de chaque collectivité.
Aujourd’hui, après deux ans atones, nous constatons un regain, après les annonces sur la fin du diesel, le lancement des pastilles Crit’Air… Ce sont les contraintes imposées par les collectivités qui favorisent – ou pas – le développement de l’autopartage. Le prix du carburant est aussi un signal important. Nous sommes plutôt optimistes pour l’avenir car les questions liées à la santé publique imposent des solutions alternatives pour se déplacer. Même si ce n’est pas sans contraintes pour nous aussi sur le plan de la motorisation.
Nous ne proposons pas de modèles électriques car nos voitures doivent enchaîner les courses et n’ont pas le temps de passer à la recharge. Mais nous sommes en train de « dédiéséliser » le parc avec des petits véhicules hybrides ou essence. Le diesel représente aujourd’hui moins de 50 % de notre parc. Notre modèle économique ne nous permet pas – encore – d’avoir des motorisations innovantes. Mais n’oublions pas qu’une voiture en autopartage permet de remplacer dix voitures particulières comme le montre la dernière étude de l’Ademe sur le sujet.
VR&T. Gagnez-vous de l’argent ?
J.-B. S. Notre objectif est d’en perdre le moins possible et d’arriver à l’équilibre. A partir de 200 000 habitants dans une agglomération, le modèle économique est possible. Nous avons essayé de pousser le modèle le plus loin possible dans les territoires de moins de 150 000 habitants. Quand le modèle économique n’existe pas, on propose à la collectivité de s’engager. Ou bien on fait des ajustements en réduisant la flotte. En dessous de 100 000 habitants, il faut forcément une participation de la collectivité si elle souhaite un service d’autopartage.
Sur les territoires de 100 000 à 200 000 habitants, nous proposons une structure allégée. Nous proposons à la collectivité d’être la cliente de ce service. C’est ce qu’on a fait par exemple à Dijon. La collectivité nous garantit un minimum d’utilisation de nos véhicules. Le seuil est une utilisation de 6 heures par jour et par voiture. Soit un taux d’utilisation de 25 % par voiture. Mais même dans une ville comme Toulouse, nous n’avons pas réussi à atteindre l’équilibre économique et nous avons fermé l’agence. Désormais, nous gérons tout de loin.
VR&T. Proposez-vous de nouveaux services ?
J.-B. S. Nous avons lancé Yea à Bordeaux en mai. C’est du flee floating, c’est-à-dire sans stations ni dépôt. On peut prendre la voiture où on veut et la laisser où on veut dans un périmètre donné. Le véhicule est localisé avec un smartphone. Ce modèle, démarré il y a deux ans à Strasbourg, va de plus en plus se développer. Nous croyons beaucoup à la complémentarité avec le modèle avec station et qui se réserve à l’avance. En effet, un service purement spontané ne donne pas la garantie d’avoir un véhicule à un moment précis. Il faut proposer les deux modèles. C’est cela qui permettra la démotorisation. Nous allons généraliser le flee floating dans toutes les villes de plus de 300 000 habitants.
VR&T. Quelles sont vos ambitions ?
J.-B. S. Notre objectif est de doubler le nombre de voitures et d’utilisateurs dans les cinq ans qui viennent. Nous souhaitons nous implanter dans toutes les villes de plus de 300 000 habitants. Cet objectif devrait être atteint dans trois ans.
Nous n’avons pas encore l’ambition de nous implanter à l’étranger. Nous pouvons y être présents via des partenariats avec des homologues, notamment en Allemagne ou en Suisse. Nous avons déjà des partenariats plutôt dans des villes transfrontalières.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

Gouvernement Philippe : des pros aux commandes des Transports
Ministre chargée des Transports, Elisabeth Borne fait partie de ces grands spécialistes qu’ont voulu nommer Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Ministre de plein exercice et non plus secrétaire d’Etat, comme le demandait la profession elle exerce ses fonctions auprès d’un ministre d’Etat au poids politique important, Nicolas Hulot, nommé à la Transition écologique et solidaire en fonction de ces compétences et de ses convictions. Un tandem extrêmement costaud dans son domaine, qui tranche avec des attelages qu’on a connus, composés souvent de personnalités politiques choisies plus en fonction d’équilibres entre les partis que de connaissance initiale des dossiers. A des professionnels de la politique succèdent des spécialistes de leur portefeuille. Ce côté « pro » est conforté par la personnalité des directeurs de cabinet. Michèle Pappalardo auprès de Nicolas Hulot, Marc Papinutti avec Elisabeth Borne sont des « seniors » du ministère de l’Equipement. Ce qui ne veut pas dire que l’administration prend les commandes. On peut compter sur Nicolas Hulot pour fixer le cap.
« J’ai dédié ma carrière aux sujets de la transition écologique et du transport et j’aurai à cœur d’incarner les grands enjeux de ce ministère dans la lignée de l’accord de Paris », a indiqué Elisabeth Borne en prenant « les clés du camion, de l’avion, du train, du bus, du vélo » que lui a remis le 18 mai Alain Vidalies. En remontant dans les archives de la République, on trouvera peut-être des précédents. Mais la nomination de la patronne d’une entreprise publique de transports au ministère qui en exerce la tutelle n’est pas courante. Dans l’autre sens, on se souvient d’Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’Etat aux Transports (1995-1997), devenant cinq ans après patronne de la RATP, puis de la SNCF. Ou de Jean-Cyril Spinetta, directeur de cabinet du ministre de l’Equipement, devenant aussitôt après, en 1990, patron d’Air Inter, ce qui avait surpris. Des concurrents de la RATP se sont un peu inquiétés de la nomination d’Elisabeth Borne. Parmi les dossiers sensibles qu’elle aura à gérer, on cite le projet de liaison ferroviaire CDG Express, un contrat pour lequel Keolis et RATP Dev d’un côté et Transdev de l’autre sont en compétition… Cela dit, la carrière de la ministre ne peut se réduire aux deux dernières années passées à la RATP. Et, pour bien souligner le changement de dimension et de point de vue, elle a réservé son premier déplacement à la SNCF. Guillaume Pepy l’a guidé dans une gare Montparnasse qui se prépare au lancement le 2 juillet, des deux nouvelles lignes à grande vitesse, pour Rennes et Bordeaux.
X-Ponts, 56 ans, Elisabeth Borne a commencé sa carrière au ministère de l’Equipement. Elle a été à partir de 1997 conseillère technique chargée des Transports auprès de Lionel Jospin, Premier ministre. On l’a connue directrice de la Stratégie de la SNCF (2002-2007), directrice des Concessions chez Eiffage (2007), directrice générale de l’Urbanisme à la Mairie de Paris (2008-2013), préfet de Poitou-Charentes (2013), avant de devenir directrice du cabinet de Ségolène Royal.
Auprès de Ségolène Royal, elle a notamment participé aux négociations sur le plan de relance autoroutier. Un dossier délicat où elle a pu être remarquée par Emmanuel Macron et son équipe. Elle a aussi eu l’occasion de travailler à ce poste avec Nicolas Hulot. Et le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire aurait appuyé sa nomination.
Nommée en mai 2015 PDG de la RATP, Elisabeth Borne aura passé trop peu de temps à la tête de l’entreprise publique pour la marquer en profondeur. Elle en a piloté le nouveau plan stratégique, « Défis 2025 », appelé à succéder au « Vision 2020 » décidé sous Pierre Mongin. Mais elle commençait tout juste à le mettre en œuvre. Or, ce plan doit préparer l’entreprise à la concurrence, la RATP perdant le 31 décembre 2024 ses droits exclusifs sur le réseau de bus.
Lors de sa présidence, elle a eu la tâche de négocier et signer le contrat Stif avec la nouvelle direction, nommée par Valérie Pécresse. C’est aussi lors de son mandat que Laurence Batlle a succédé à François-Xavier Perin à la tête de RATP Dev.
Elisabeth Borne a fait de l’innovation et du digital une priorité et en a d’abord confié la responsabilité à Nathalie Leboucher (ancienne d’Orange) avant de nommer en février 2017 Marie-Claude Dupuis directrice Stratégie, Innovation et Développement et membre du Comex. Marie-Claude Dupuis avait d’abord été chargée de mettre en œuvre le plan « Bus2025 » et de le faire passer d’un objectif encore très politique, fixé par Pierre Mongin, à un vrai programme industriel. Lors de cette phase Elisabeth Borne a montré, avec pragmatisme, qu’elle privilégiait certaines options techniques (la recharge de nuit au dépôt) mais sans en faire un dogme.
Sa façon de diriger, jugée assez personnelle, a parfois déconcerté le management de l’entreprise. Cependant certains syndicalistes de l’entreprise l’ont appréciée et l’ont fait savoir. Il est vrai qu’elle n’a pas eu à affronter de conflit social dur, n’ayant pas eu le temps de se frotter à l’échéance majeure pour l’entreprise : l’ouverture à la concurrence.
Elisabeth Borne va-t-elle continuer à porter des revendications du secteur des transports publics qu’elle a elle-même défendues quand elle était présidente de la RATP ? Beaucoup se disent aujourd’hui que leur combat pour une TVA à 5,5 % (contre 10 % aujourd’hui) ou pour des financements pérennes n’est peut-être pas perdu. Un combat qu’ils jugent vital pour le secteur.
F. D. et M.-H P.

Michèle Papparlardo, de la ville durable à Nicolas Hulot
En choisissant Michèle Pappalardo pour diriger son cabinet, Nicolas Hulot a choisi une vraie spécialiste des grands dossiers du ministère. Née en 1956, cette énarque a déjà dirigé le cabinet d’un ministre de l’Environnement. C’était celui de Michel Barnier, de 1993 à 1995. Après avoir dirigé France 2, elle a été de 2003 à 2008, directrice générale de l’Ademe. Puis Commissaire général au Développement durable. Elle était récemment coordinatrice de Vivapolis, marque française de la ville durable à l’international et, depuis février dernier, présidente du conseil de développement de la Métropole du Grand Paris.