Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    Pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants qui devront instaurer en 2025 des zones à faibles émissions (ZFE), le compte à rebours a commencé. Pour le moment, sur les 43 agglomérations concernées, seules 11 ont déjà sauté le pas et mis en place des zones où les véhicules les moins polluants sont acceptés en fonction de leur vignette Crit’Air.

    Le sujet est potentiellement explosif, rappelle Philippe Tabarot, sénateur LR des Alpes-Maritimes, et ancien rapporteur au Sénat du volet mobilités de la loi climat et résilience en 2021. Avec la mise en place de ces ZFE,  « ce serait alors près de 41% du parc automobile français actuel qui serait interdit de circuler dans les grandes villes« , écrit-il dans une tribune envoyée aux médias. Selon l’élu, le transport étant le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, il convient de le décarboner. « La zone à faible émission (ZFE) constitue, dans l’arsenal, un moyen pour atteindre cet objectif« , reconnaît-il, en insistant sur la nécessité de « l’acceptabilité sociale« , qui lui semble aujourd’hui mieux prise en compte qu’il y a un an.

    Toutefois, la Métropole du Grand Paris a décidé de reporter à partir de septembre 2024 l’interdiction des Crit’Air 3 dans la ZFE, a indiqué sur France Bleu Paris Patrick Ollier, son président, l’interdiction des Crit’Air 4 et 5 étant déjà en vigueur.

    Pour aider les automobilistes, l’État a décidé de mettre en place des aides à l’acquisition de véhicules non polluants, tels que le bonus écologique et la prime à la conversion. « Le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique sera porté à 7 000 euros pour les 50 % des Français qui gagnent le moins. Le dispositif de leasing pour les véhicules électrique sera ouvert aux précommandes au second semestre 2023« , a ainsi indiqué dans un communiqué le ministère de la Transition écologique après la tenue, le 25 octobre, du 1er comité ministériel sur les « zones à faibles émissions mobilité ». Au moins 150 millions d’euros issus du fonds vert viendront aussi en soutien des collectivités pour mettre en place ce dispositif.

    Enfin, l’Etat a promis de mettre un dispositif de contrôle et de sanction automatisé pour veiller à la mise en œuvre effective des ZFE-m. « Elle nécessitera le déploiement de dispositifs techniques. L’État y travaille d’ores et déjà aux côtés des collectivités afin d’aboutir d’ici 2024″, souligne le ministère sans donner plus de détails. Un comité de suivi se réunira tous les six mois pour suivre les avancées des futures ZFE. Et un groupe de travail sera lancé dans les prochaines semaine pour harmoniser les règles s’appliquant plus particulièrement aux professionnels.

    MH P

  • Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter First Transit, « l’un des plus grands opérateurs privés de solutions de mobilité en Amérique du Nord« , précise le groupe français en a annonçant le 26 octobre avoir signé un accord d’acquisition. Le temps d’obtenir les approbations des autorités américaines et canadiennes de la concurrence, l’opération pourrait devenir effective d’ici la mi-2023.

    A ce moment-là, Transdev va considérablement grossir aux Etats-Unis, qui représentent à ce jour la troisième source de revenus pour le groupe, après la France et l’Allemagne. First Transit, Inc, réalise en effet globalement 1,3 milliard de dollars de chiffre d’affaire, avec 20 000 collaborateurs et une flotte de plus de 12 000 véhicules (détenus et exploités) en Amérique du Nord. L’entreprise américaine, également présente au Canada, réalise au total 300 millions de voyages chaque année, avec plus de 300 sites dans 41 Etats, 4 provinces canadiennes et Porto Rico, indique Transdev.

    La filiale de la Caisse des dépôts et consignations (66 %) et de l’allemand Rethmann (34 %) pourra ainsi proposer en Amérique du Nord une offre de transport et de services diversifiés : bus et cars, transport adapté, navettes, train, tramway mais aussi maintenance des flottes. « En s’associant à First Transit, Transdev ajoute de nouveaux services et une nouvelle expertise à ses activités aux États-Unis et au Canada. Cette acquisition est très complémentaire en termes de présence régionale et de services offerts« , a commenté Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur de transport public français. Au Canada en particulier, Transdev, présent qu’au Québec et dans l’Ontario, pourra étendre son champ d’intervention vers l’ouest du pays.

    En mai 2022, la Cour des Comptes avait publié un rapport pointant la situation contrastée de Transdev, en particulier en Amérique du Nord, où le groupe employait environ 17 000 salariés et réalisait 17 % des activités du groupe, avec un chiffre d’affaires marqué par une forte baisse en 2020 (- 16,2 %) à 1 145 M€. Le gardien des finances publics appelait alors « à une vigilance particulière » aux Etats-Unis… Un mouvement de désengagement des activités déficitaires avait déjà été engagé par Transdev dès 2018, soit bien avant la crise sanitaire, (avec les activités B2C, taxis, navettes d’aéroports, puis les cars longue distance Eurolines-Isilines) pour se recentrer sur le cœur de métier au service des collectivités locales et des entreprises. Une nouvelle page s’ouvre vraiment.

    MH P

     

  • Frédéric Beylier prend les commandes de Flowbird

    Frédéric Beylier prend les commandes de Flowbird

    Le groupe Flowbird a annoncé le 13 octobre la nomination de Frédéric Beylier au poste de PDG. Il remplace Bertrand Barthelemy qui a choisi, après 12 ans à ce poste,  « de se concentrer sur son rôle de membre du conseil d’administration« , indique un communiqué de l’entreprise spécialiste de solutions billettique et de la gestion du stationnement.

    Le nouveau patron, qui a notamment travaillé pour Oberthur Technologie (devenu Idemia), doit conduire « la nouvelle phase de croissance » du groupe présent dans plus de 80 pays.

  • Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Ile-de-France Mobilités a retenu le 10 octobre le groupe Lacroix-Savac pour l’exploitation, à partir du 1er août 2023 et pour cinq ans, des lignes de bus desservant le territoire de Montereau et ses environs. Il s’agit de 19 lignes de bus, une ligne express et un service de transport à la demande.

    De son côté, Trandev a été sélectionné sur les lignes de bus (40 + 4 services de TAD) desservant la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau, la Communauté de communes Moret Seine et Loing, ainsi que le sud de la Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux. Son contrat de délégation de service public, qui inclut la réalisation d’un nouveau centre opérationnel bus sur la commune de Moret-Loing-et-Orvanne, débutera également le 1er août 2023 pour une durée de 5 ans.

  • Keolis exploitera les navettes du Mont Saint-Michel

    Keolis exploitera les navettes du Mont Saint-Michel

    Mi-octobre, Transdev passera le relais à Keolis pour l’exploitation des navettes du Mont Saint-Michel dans la Manche. La filiale de la SNCF a en effet gagné la délégation de service public pour une durée de 5 ans. Keolis sera « mobilisée pour assurer l’exploitation et la maintenance des parcs de stationnement et des lignes de transport desservant le site du Mont-Saint-Michel », indique dans un communiqué l’établissement public du Mont Saint-Michel (EPMSM). L’opérateur devra notamment proposer des rotations plus importantes lors des pics de fréquentation.

    Le périmètre géré est composé de trois lignes de transport et de plus de 5 000 places de stationnement. Dans un communiqué, Keolis précise qu’il « mobilisera aussi sa filiale Effia » dans le cadre de cette concession, qui doit générer un chiffre d’affaires cumulé d’environ 26 millions d’euros. Il est aussi prévu que des véhicules fonctionnant au biocarburant soient déployés d’ici à 2023. 1,6 million de voyages annuels sont attendus.

    Transdev assurait le service depuis 13 ans. Mais ce service était déficitaire car l’opérateur de transport public avait engagé des travaux conséquents qui n’ont pas été amortis, a indiqué à l’AFP le directeur de l’EPMSM. L’établissement public ajoute qu’il devra lui verser contractuellement 12 millions d’euros pour compenser les années manquantes pour amortir le matériel.

  • Keolis aux commandes des transports de Senlis pour six ans

    Keolis aux commandes des transports de Senlis pour six ans

    Keolis a débuté le 1er septembre l’exploitation du réseau de transport de Senlis dans le cadre d’un contrat de 6 ans. « Composé d’une flotte de 10 véhicules (bus et minibus), le réseau TUS, accessible gratuitement pour ses voyageurs depuis 2000, est structuré autour de cinq lignes« , rappelle l’opérateur de transport public, filiale de la SNCF. « Keolis Oise aura pour mission principale d’améliorer la qualité de service du réseau et de déployer une information voyageurs dynamique« , poursuit-il.

    Le gain de ce contrat permet à Keolis de renforcer son implantation dans l’Oise, où le groupe rappelle exploiter « également les transports urbains de Chantilly, de Lamorlaye et de Pont-Sainte- Maxence et des services interurbains pour la Région Hauts-de-France« .

  • La CATP achète 25 trolleybus Hess pour Nancy

    La CATP achète 25 trolleybus Hess pour Nancy

    La Centrale d’achat du Transport public (CATP) a annoncé qu’elle avait acheté les 25 trolleybus commandés à Hess pour le compte de la Métropole du Grand Nancy. Validée en juillet dernier, cette commande, chiffrée à un montant total de 35 millions d’euros, porte sur des trolleybus rechargeables en ligne du modèle lighTram 25 DC du constructeur suisse Hess, longs de 24 mètres. Leur livraison est prévue au printemps 2024 pour une mise en service programmée en septembre suivant en remplacement du TVR.

  • Devant le succès, Nouvelle-Aquitaine va développer les lignes de car express

    Devant le succès, Nouvelle-Aquitaine va développer les lignes de car express

    Au départ, il s’agissait d’une expérimentation, mais aujourd’hui le car express entre Bordeaux et Créon est devenu une évidence. « Personne ne veut revenir en arrière » souligne Renaud Lagrave, vice-président en charge des mobilités à la région Nouvelle-Aquitaine. Cette première ligne de car express lancée en septembre 2019, sur un trajet de 26 kilomètres entre les deux cités girondines, connait des pics à près de 1000 personnes par jour.

    Le principe consiste à desservir une zone non encore couverte par une ligne existante ou un TER alors que de nombreuses personnes effectuent des trajets domicile/travail. L’objectif est aussi de proposer du confort et de la fréquence et de la rapidité, en l’occurrence 20 minutes pour Créon, en s’arrêtant le moins possible. « Le concept, c’est vraiment le choc d’offre, de manière à ce qu’il n’y ait plus d’hésitation à prendre le transport collectif », assure Renaud Lagrave.

    Quatre autres lignes en projet

    D’autres lignes de car express sont ainsi prévues. Une deuxième devrait voir le jour entre Bordeaux et Blaye à l’automne 2023, puis plus tard à destination du Bassin d’Arcachon, du Médoc et de Belin-Béliet. Le développement des lignes de cars express est inscrit dans la feuille de route pour le développement d’un Réseau Express Régional métropolitain adoptée fin 2018 par la région Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux Métropole. Concernant le RER métropolitain, cette même feuille de route définissait un réseau s’appuyant sur trois lignes TER à l’horizon 2028. « L’idée c’est d’avoir du report modal sur l’existant avec les trains, et de créer une offre grâce aux cars express là où rien n’est possible », explique Renaud Lagrave.

    Hélène Lerivrain

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Le stationnement payant des deux-roues n’est plus un tabou

    Le stationnement payant des deux-roues n’est plus un tabou

    Le stationnement des motos et scooters est devenu payant à Paris le 1er septembre. Les motos et les scooters peuvent stationner sur 42.000 places pourvues à cet effet, mais également sur les bandes de stationnement payant aménagées initialement pour les voitures. Le tarif varie en fonction des arrondissements et des zones : 3 euros par heure dans la zone 1 qui comprend les arrondissements centraux de Paris, du premier au onzième. Au-delà, en zone 2 (du douzième au vingtième arrondissement), le tarif motos s’établit à 2 euros au minimum par heure. Pour inciter à la rotation des emplacements, le tarif augmente fortement pour le stationnement de longue durée, jusqu’à 37,50 euros pour six heures en zone 1. Les résidents peuvent bénéficier d’un tarif préférentiel en souscrivant à un abonnement (22,50 euros par an), qui donne droit à un tarif de 0,75 euros pour stationner une journée, et de 4,50 euros pour une semaine.

    Paris n’est pas la première commune à franchir le pas. Dans le Val-de-Marne, après Vincennes et Charenton, Saint-Mandé a imposé le stationnement payant des deux-roues motorises depuis le 1er janvier 2022. Afin, selon la mairie, « d’éradiquer le stationnement parfois anarchique des motos et scooters, d’en finir avec les engins ventouses et de reporter vers les parkings ceux qui sont peu utilisés« .

    Ailleurs en France, les élus semblent attendre le retour de l’expérience parisienne avant de lancer leurs expérimentations. « Ce n’est pas d’actualité pour le moment. Et au moins jusqu’à la fin de ce mandat« , a prévenu Denis Tallédec, l’élu chargé de la circulation et du stationnement à Nantes, dans un entretien avec la presse locale. Une retenue similaire a été observée à Strasbourg, où les élus ont longuement débattu en septembre 2021 de la nouvelle stratégie pour le stationnement dans la ville, sans aborder la question des deux-roues motorisés.

    « Laissez nous choisir où nous garer, en toute sécurité et ne nous punissez pas en nous faisant payer pour notre choix de mobilité intelligente« , a déjà prévenu la fédération des motards en colère, qui a organisé en août une manifestation à Paris pour dénoncer le stationnement payant. Enquête européenne à l’appui, les motards rappellent que « le stationnement gratuit pour les motocyclistes est et devrait rester la norme« . Ils laissent toutefois la porte ouverte aux discussions et rappellent qu’ils seraient « prêts à payer pour le stationnement des motocyclettes, tant qu’il y a des installations en place« . Les installations les plus demandées dans les aires de stationnement payantes sont les mesures antivol et l’espace de rangement pour les casques et les vêtements de moto.

    Olivier Mirguet

  • Le courant passe entre Provins et Paris

    Le courant passe entre Provins et Paris

    Depuis le 29 août, les AGC Bibi (bimode-bicourant) de la ligne P du Transilien qui assurent la relation Paris – Provins ne circulent plus qu’en mode électrique. Avec la mise sous tension, début juillet, de l’électrification 25 kV 50 Hz entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine sur l’axe Paris – Troyes, emprunté par la ligne P jusqu’à Longueville, ainsi que de l’antenne entre cette dernière gare et Provins, plus besoin de recourir à la traction diesel sur la section auparavant non-électrifiée du parcours.

    Cette nouvelle électrification met presque fin à la traction diesel sur le réseau Transilien, dont la dernière desserte empruntant des voies dépourvues de caténaire est celle entre Meaux et La Ferté-Milon, toujours sur la ligne P (qui, plus qu’une seule ligne, correspond en fait au réseau de dessertes banlieues avec la gare de Paris-Est).

    Dans un deuxième temps, à la fin de l’année, les AGC Bibi actuellement en service sur la relation Paris – Provins de la ligne P doivent être remplacés par des automotrices électriques Francilien. Si ce remplacement permet d’unifier le matériel roulant sur la partie sud de la ligne P, il n’est pas forcément bien vu des usagers qui regrettent l’absence de toilettes dans les futures rames. La réponse d’IDFM et de Transilien SNCF est que le choix a été fait de développer le nombre de toilettes en gare, « à Provins, Longueville, Mormant et Paris-Est ».