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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

« Les cars pourront circuler partout en 2020 s’ils respectent la norme Euro 6 »
Entretien avec Ingrid Mareschal, secrétaire générale de la FNTV.
Ingrid Mareschal a pris en décembre dernier le poste de secrétaire générale de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV). A l’occasion du 23e congrès de la FNTV qui aura lieu le 14 octobre, elle revient sur les implications de la loi Macron sur le secteur des autocars. Selon elle, avec l’essor de ce mode sur longue distance, des bouleversements devraient se produire sur le territoire. Mais, ajoute-t-elle, tout finira par s’équilibrer au bénéfice du consommateur. Restera à gagner la bataille de l’image de l’autocar. Ville Rail & Transports. La loi Macron adoptée en juillet a libéralisé le transport longue distance par autocar. Il est trop tôt pour en faire le bilan, mais quels sont les premiers constats ?
Ingrid Mareschal. C’est un succès, on constate un réel engouement des voyageurs pour ces transports mis à leur disposition. Nous pensons que des millions de voyageurs utiliseront le car dès la première année.
Mais c’est une vision forcément partielle puisque pour le moment, seules les lignes supérieures à 100 km sont totalement libéralisées. Les entreprises ne commercialisent donc pas les liaisons inférieures à 100 km. Un décret doit préciser toute la procédure d’autorisation relative à ces liaisons de moins de 100 km. Les entreprises devront en effet les déclarer. Nous pensons qu’il y aura beaucoup de refus de la part des collectivités locales. Et c’est l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) qui sera chargée de vérifier qu’il n’y a pas d’atteinte substantielle à l’équilibre économique d’une liaison ferroviaire. Nous y sommes favorables car historiquement, nos entreprises de transport par autocar se sont positionnées sur des marchés délégués par les collectivités. Nous ne souhaitons pas qu’elles soient mises en péril.
Nous avions plaidé pour que le seuil soit fixé à 200 km car nous estimions que c’était le juste point d’équilibre pour que la partie libéralisée et pour que le transport conventionné fonctionnent chacun correctement. Le gouvernement a voulu envoyer un signal fort au marché et doper l’économie du marché. Mais le seuil de 100 km est un moindre mal.VR&T. Le marché français ne risque-t-il pas de vivre la même situation qu’en Allemagne où les opérateurs des lignes de car longue distance se sont lancés dans une guerre des prix et perdent de l’argent ?
I. M. Ce ne sont pas les mêmes conditions. En Allemagne, le seuil d’autorisation a été fixé à 50 km. Il y a aussi des différences géographiques dans le sens d’une plus grande densité de villes petites et moyennes en Allemagne.
En France enfin, notre réseau autoroutier est beaucoup plus développé (dix fois plus) que le réseau ferré. L’autocar peut aller là où le train ne peut pas aller. Mais notre culture ferroviaire est très forte. De ce fait, alors que la concurrence est très vive, parfois mortelle, en Allemagne, en France, où l’encadrement est fort, les évolutions seront sans doute plus progressives.
Nous avons rencontré cet été Emmanuel Macron, qui nous a fait part de sa volonté de suivre l’évolution du marché de manière à le recadrer si des difficultés surgissaient. Et la vérification qui sera effectuée par l’autorité de régulation, l’Arafer, est un garde-fou pour que la concurrence ne soit pas débridée. Dans un premier temps, il y a aura un impact sur le territoire, mais tout finira par s’équilibrer, et tout cela pour le bénéfice de l’usager.VR&T. Qu’est-ce qu’il faudrait améliorer rapidement selon vous ?
I. M. Nous travaillons avec l’Etat sur le sujet des gares routières. Nous partageons un même constat : il y a un manque de gares routières ou bien une saturation quand elles existent. Les besoins peuvent être différents d’un lieu à l’autre. Cela peut aller d’un simple arrêt sécurisé à un pôle d’échanges multimodal, bien connecté.
Il n’est pas forcément nécessaire qu’un car pénètre au cœur d’une agglomération. On peut imaginer de construire certaines gares routières en périphérie, en un point qui serait bien raccordé aux transports publics. Cela peut être pertinent à la fois pour les usagers et pour les entreprises qui ne sont pas obligées de faire sortir leurs cars du réseau autoroutier et de leur faire perdre du temps.
Une étude réalisée en 2012 par la FNTV montrait que 50 % des villes préfectures ne sont pas équipées en gare routière. Et quand il y en a, ces gares servent à des lignes régulières et ne sont pas correctement interconnectées.VR&T. L’autocar va faire face à une concurrence qu’il n’avait pas prévue : le covoiturage. Qu’est-ce qui peut faire la différence ?
I. M. Si les autocars avaient pu circuler avant, sur le territoire, le covoiturage se serait sans doute moins développé. Nous sommes finalement davantage en concurrence avec le covoiturage qu’avec le train. Nous empruntons en effet le même réseau, nous proposons la même souplesse et des tarifs attractifs. Mais les autocaristes offrent en plus la sécurité, les conducteurs sont formés et bénéficient d’une réglementation sociale très stricte. Pour un même prix, nous offrons donc des garanties supplémentaires. Auxquelles s’ajoute la possibilité de transporter avec soi autant de bagages que l’on veut. Après, ce n’est pas le même style de voyage qu’avec des covoitureurs.VR&T. A l’heure de la loi de transition énergétique et peu avant la COP21, les entreprises d’autocars longue distance semblent singulièrement épargnées par des contraintes d’achat de véhicules propres. Quels efforts la profession peut-elle s’engager à réaliser ?
I. M. Nous sommes souvent stigmatisés avec une image de pollueurs. Pourtant, depuis de nombreuses années, la profession est engagée dans une démarche de développement durable. Nous représentons une forme de transport public puisqu’un car remplace 30 voitures individuelles.
Nous participons à la baisse des émissions polluantes et nos véhicules en rejettent de moins en moins. Un arrêté d’application de la loi Macron en préparation va indiquer que les autocars respectent au minimum la norme Euro 5 à partir de 2017. Puis à partir de 2018, c’est la norme Euro 6 qui s’imposera. Ces dispositions sont totalement acceptées par les entreprises car en général elles utilisent des véhicules neufs pour les longues distances, appelés à rouler longtemps et rapidement amortis.
En ce qui concerne la loi de transition énergétique, on parle désormais de véhicules « à faibles émissions » à l’horizon 2020 et non plus de véhicules « propres ». Nous travaillons aussi à l’élaboration du décret d’application de cette loi qui permettra de définir cette notion. On distingue les véhicules urbains et les véhicules interurbains. Les cars, de leur côté, seront autorisés à circuler partout à partir de 2020 à condition qu’ils respectent la norme Euro 6.
Ces évolutions auront des conséquences sur le marché de la vente d’occasion : les entreprises ne pourront plus revendre aussi facilement les cars en dessous d’Euro 6. Toutefois, comme ces règles ne sont pas applicables au transport scolaire, on pourra utiliser les véhicules les plus anciens pour cette activité. Les transports scolaires représentent 60 % de l’activité du secteur.VR&T. Comment renforcer la sécurité de ce mode appelé à se développer ?
I. M. Avec l’essor du transport par autocar, nous sommes effectivement attendus sur deux questions : d’une part, comme je viens de le dire, sur les questions environnementales, d’autre part sur la sécurité.
Nos entreprises sont soumises à des contraintes fortes dans le domaine des formations de conducteurs. De plus, la législation impose de nouveaux équipements de sécurité. Depuis janvier 2015, les autocars doivent être dotés de ceintures de sécurité. Nous devons sensibiliser le public au port de la ceinture qui doit devenir une évidence comme elle l’est dans une voiture.
Depuis septembre dernier, des éthylotests doivent aussi être installés. Nous représentons le seul secteur pour lequel cet équipement a été imposé. C’est une contrainte qui a été assez coûteuse pour les entreprises. Mais c’est rassurant pour tout le monde, notamment pour les parents dont les enfants utilisent les transports scolaires. Et c’est une fierté pour la profession.Propos recueillis par
Marie-Hélène PoingtPlus de 70 villes desservies par les autocars en France
Plus d’un mois après la libéralisation du transport par autocars, déjà plus de 70 villes sont desservies en France et une trentaine d’autres le seront d’ici la fin de l’année, a déclaré le 21 septembre Emmanuel Macron. On devrait en compter 100 d’ici à la fin de l’année, estime le ministre de l’Economie.
Selon ses calculs, 700 emplois créés, 250 000 passagers déjà transportés, contre 110 000 sur l’ensemble de 2014. « D’ici fin 2016, un million de voyageurs auront emprunté ces lignes et on aura créé des milliers d’emplois », précise-t-il.La RATP embarque un Français de plus à bord du bus électrique
En signant le 30 septembre une convention d’exploitation avec le groupe Heuliez, la RATP allonge un peu plus la liste des constructeurs avec lesquels elle va tester le bus électrique. Une signature annoncée dans le cadre des Rencontres nationales du transport public qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre.
Et ce n’est pas fini, puisque des discussions sont en cours avec d’autres constructeurs. Actuellement, outre les français Heuliez, Bolloré (qui fera rouler l’an prochain des Bluebus allongés sur une ligne entière) et PVI, les européens Solaris et Irizar sont retenus ainsi que les chinois Yutong (associé à l’alsacien Dietrich Carebus) et Golden Dragon (associé au néerlandais Ebusco).
Ces constructeurs ne veulent pas passer à côté de l'énorme commande qui se profile depuis que la RATP a annoncé vouloir passer à une flotte 100 % propre à l’horizon 2025 (80 % de bus électrique, 20 % au biogaz). « Nous avons prévu de tester les différents bus en condition d’exploitation réelle », rappelle Elisabeth Borne, la PDG de la RATP qui veut devenir demain « le partenaire incontournable de la mobilité durable ».
Les premiers essais devraient démarrer vers la fin de l’année, sûrement avec Irizar et Solaris. même si pour l’heure les bus qui semblent afficher la plus grande autonomie sont chinois. Yutong annonce par exemple une autonomie de quelque 250 kilomètres pour son bus électrique. Une autonomie qui répond au cahier des charges de la RATP qui a opté pour une recharge lente des batteries, de nuit. « Mais il faut prendre tous ces chiffres avec précaution car tout dépend des conditions d’exploitation », nuance Marie-Claude Dupuis, la directrice du Matériel roulant bus à la RATP. « Nous comparerons tous les bus suivant les mêmes conditions d’exploitation », ajoute-t-elle, en se disant certaine que le bus électrique (même s’il est onéreux à l’achat) sera moins cher à exploiter. « C’est pour cela que les hybrides ne peuvent représenter qu’une solution transitoire. » La RATP aborde cette phase transitoire. Elle a aujourd’hui 50 bus hybrides, elle s’apprête à en recevoir 250 à la fin de l’année, puis près de 600 en 2016 sur un parc de 4 500 bus.
BlaBlaCar risque une suspension de son activité en Espagne
La start-up française Blablacar, qui facilite le covoiturage, s’est défendue le 1er octobre de faire une concurrence déloyale aux compagnies d’autocars devant un tribunal de commerce de Madrid, pour éviter la suspension de son activité en Espagne.
La Confédération patronale espagnole des sociétés d’autocar (Confebus) reproche à Blablacar d’exercer illégalement une activité de transport routier de voyageurs, pratiquant ainsi une concurrence déloyale dans ce secteur, et réclame à la justice une suspension préventive de ses activités, le temps de l’enquête.
Cette procédure est une première pour Blablacar, forte de quelque 20 millions d’usagers dans 19 pays, dont 2,5 millions en Espagne.
Le champion français du covoiturage, qui perçoit des commissions sur les voyages arrangés, nie être un moyen de transport. Il se définit comme un « réseau social qui met en lien des particuliers voyageant vers une même destination, en ne partageant que les frais de voyage, et sans but lucratif de la part de ses utilisateurs ».
De nouvelles mesures de lutte contre la pollution
La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution…
a annoncé le 30 septembre Ségolène Royal. « Jusqu'à présent, la circulation alternée ne pouvait être décidée qu'une fois l'épisode de pollution constaté, a rappelé la ministre de l'Ecologie. Désormais, les décisions pourront être prises dès qu'il y a l'alerte de pollution », a ajouté Ségolène Royal, qui avait été accusée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et d'autres élus franciliens de tergiverser lors des pics de mars. Cela vaudra également pour d'autres mesures d'urgence, comme la limitation de la vitesse.
Autre nouveauté, « il y aura une commission locale rassemblant des élus locaux, des associations, des citoyens qui seront associés à la décision », même si la décision finale reste au préfet.
Et, conformément à la loi sur la transition énergétique, les maires des grandes villes pourront créer des zones à circulation restreinte, dont l'accès sera limité ou interdit aux véhicules les plus polluants, de manière permanente ou ponctuelle.
La mise en place de « certificats de qualité de l'air » au 1er janvier 2016, permettra aussi de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Ils prendront la forme de pastilles de couleur (vert, violet, jaune, orange) apposées sur le pare-brise. Le vert ne concerne que les véhicules « 100% électrique et hydrogène ». Grenoble et Strasbourg vont expérimenter à partir du mois d'octobre et jusqu'à la fin de l'année ce dispositif de pastilles et de zones de circulation restreinte).La réforme des gares routières est lancée
Au sortir d’une réunion avec les principaux acteurs du transport par autocar, les gestionnaires d’infrastructure et les élus, les ministres de l’Economie et des Transports ont annoncé leur intention de développer les arrêts et gares routières. Un mois après l’ouverture du secteur, on dénombre 104 lignes et d’ici à fin 2016, l’ouverture d’au moins 100 autres lignes est prévue. Les arrêts et gares routières doivent assurer un bon maillage territorial et faciliter l’intermodalité. Une petite vingtaine de gares ferroviaires ont été identifiées comme pouvant accueillir des gares routières ; des aires d’autoroute pourraient être mobilisées ; et des gares privées créées. Un groupe de travail a été mis en place en lien avec l’Arafer. Par ailleurs, le gouvernement annonce qu’il prendra d’ici six mois une ordonnance visant à réformer le cadre juridique des gares routières qui date de 1945. Elle permettra en particulier de préciser les conditions d’accès et d’utilisation des points d’arrêts.
Londres achète 51 bus électriques de technologie chinoise
Avant la fin de l’été prochain, Londres sera devenue, sans conteste, la capitale européenne de l’électromobilité, puisqu’elle disposera du plus grand parc d’autobus à propulsion 100 % électrique. A partir du 27 août 2016, l’opérateur London General (groupe Go-Ahead) doit, en effet, mettre en service pas moins de 51 single-deckers. Le montant global du contrat signé le 29 juillet est de 19 millions de livres, soit près de 26 millions d’euros, ou 500 000 euros l’unité. Les bus circuleront sur les deux lignes 507 Waterloo – Victoria et 521 Waterloo – London Bridge, héritières du célèbre réseau Red Arrow initié du temps de l’ancien London Transport. Les nouveaux autobus marieront un châssis et des équipements électriques de l’industriel chinois BYD (Build Your Dreams) à une carrosserie du constructeur britannique Alexander Dennis. Récemment, BYD aurait déclaré vouloir reproduire ce type de partenariat industriel pour de futures commandes sur le marché européen. Les deux véhicules intégraux qu’il avait fournis avec succès pour les dix-huit mois d’exploitation commerciale probatoire à Londres devraient donc demeurer l’exception. Transport for London (TfL) s’est déclaré très satisfait de l’exploitation probatoire de ces deux véhicules. TfL dit avoir apprécié à la fois le relationnel avec l’industriel chinois et son approche technique, essentiellement son choix de batteries du type fer-phosphate considéré par les Londoniens comme le plus pertinent.
La carrosserie des 51 prochains autobus appartiendra au type Enviro200 de dernière génération, récemment commercialisé par Alexander Dennis. Le constructeur, qui produit notamment le même véhicule en version intégrale avec motorisation Cummins, doit assurer la maintenance et les réparations sur site des futurs autobus 100 % électriques. Aptes à transporter 90 voyageurs, ces véhicules n’auront plus que deux packs de batteries fer-phosphate au lieu des trois mis en œuvre sur les exemplaires probatoires. Londres a d’ores et déjà décidé qu’en 2020 les quelque 300 single-deckers entrant dans la zone à zéro émission devraient tous être 100 % électriques. Il devrait donc rester environ 250 véhicules de ce type à fournir aux différents opérateurs londoniens.
Philippe Hérissé
UberPop interdit à Bruxelles aussi
Après le Conseil constitutionnel qui a confirmé le 22 septembre l'interdiction d’UberPop en France, c’est au tour du tribunal de commerce de Bruxelles de sceller le sort de ce service controversé qui permet à des particuliers de proposer à d’autres particuliers de les transporter dans leur véhicule. Le tribunal belge a en effet déclaré illégale, le 24 septembre, l’application UberPop, après une plainte déposée par des sociétés de taxis, qui dénonçaient une situation de concurrence déloyale. La société américaine a maintenant 21 jours pour mettre fin à son application dans la capitale belge, sous peine d’encourir une amende de 10 000 euros par infraction constatée (avec un plafond d’un million d’euros). Uber a annoncé son intention de faire appel mais il est vraisemblable que la société décidera de suspendre son application à Bruxelles. Une application déjà interdite dans des pays européens, comme l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays-Bas.
Ces coups durs n’ont pas empêché Uber de communiquer sur ses objectifs en France, considérée par ses dirigeants comme « un pays stratégique » pour son développement. La filiale française d’Uber a ainsi indiqué qu’elle souhaite doubler ses effectifs d'ici à la fin 2016 en employant plus de 150 salariés, si le développement du marché des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) le permet, indique Les Echos. Le marché des VTC a explosé depuis cinq ans : près de 9 000 véhicules de ce type circulent en Ile-de-France, selon la fédération de leurs exploitants, un chiffre à mettre en rapport avec les quelque 17 700 taxis parisiens recensés par la préfecture de police.
Gares routières : les sociétés d’autocars devront financer les travaux
Les travaux d’amélioration des gares routières devront être majoritairement financés par leurs utilisateurs, c’est-à-dire les sociétés d’autocars, a indiqué le 28 septembre le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, à l’issue d’une réunion avec les différents acteurs. Dans de nombreuses villes, de lourds travaux vont devoir être menés pour agrandir ou rénover les gares routières, suite à la loi Macron sur la croissance et l’activité, qui a libéralisé en août les liaisons par autocars et va entraîner un fort développement de ce mode de transport. Une ordonnance, « qui définira toutes les règles que devront respecter ces gares routières », est prévue pour le début d’année prochaine : « nous sommes en train de préparer le texte de cette ordonnance ».

Transdev accélère les déplacements propres dans la vallée de Chamonix Mont-Blanc
Les deux signataires mettent en avant une stratégie de mobilité durable dans un contexte particulier de montagne où la population (14 000 habitants) est multipliée par dix en saison touristique Transdev veut faire de Chamonix le « laboratoire Montagne » du groupe. On sait combien les habitants de la vallée du Mont-Blanc, avec un tunnel et des paysages grandioses traversés par des colonnes de camions, sont sensibilisés à la préservation de leur environnement. Le 18 septembre, la Communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc (CCVCMB) et Transdev ont affiché leur ambition d’intégrer une réelle mobilité durable locale en lançant le nouveau contrat de transports urbains qui les lie pour sept ans. Reconduit après une collaboration de plus de vingt ans, le contrat concerne 2,1 millions de voyageurs par an et porte sur un montant de 33 millions d’euros, dont 5,2 millions d’euros pour moderniser le réseau Chamonix Bus, composé de 17 à 38 véhicules selon les saisons.
Cet investissement est l’un des objectifs prioritaires, et concrets, de l’engagement de l’opérateur en faveur d’un réseau propre, conformément au Plan de protection de l’atmosphère européen : « Nous voulons faire un réseau totalement respectueux de l’environnement », insiste Jean-Marc Janaillac, président de Transdev. Le contrat prévoit six nouveaux bus Euro 6 et six bus standard hybrides – qui rouleront en électrique dans le centre de Chamonix – ainsi que deux nouveaux Bluebus électriques (Bolloré) pour la navette gratuite de centre-ville « Le Mulet », qui sera 100 % électrique dès février 2016. Mieux, « nous visons des bus 100 % électriques sur le réseau pour 2020 », promet Eric Fournier, président de la CCVCMB. Impact attendu : des réductions d’émissions de CO2 de 26 tonnes par bus par an et de 30 % de consommation de carburant.
Autre point fort du contrat, l’opérateur va lancer un appel à projet international « Montagne et Mobilité » en janvier 2016 pour une sélection des entreprises en mai. Les start-up devront plancher sur des solutions innovantes visant à améliorer la qualité de l’air et la gestion des trafics, qui devront être mises en œuvre dans l’année qui suit. Dans l’immédiat, tous les bus intègrent un système d’information dynamique visuelle et sonore complet (dont le plan des pistes et l’état des remontées mécaniques). Dès cet hiver, 2/3 des bus seront équipés du Wi-Fi gratuit, permettant aux skieurs d’acheter leur forfait pendant le trajet sans perdre de temps aux caisses des remontées mécaniques.
Claude Ferrero
Megabus développe son réseau en France
A partir du 30 septembre, Megabus, autocariste à bas prix, va ouvrir 17 nouvelles lignes en France. Les 2 premières liaisons seront au départ de Marseille et Toulon. Dans le communiqué, Megabus annonce … doubler le nombre de ses collaborateurs sur son site près de Lyon, dans le cadre de ce développement.
Désormais Megabus propose 27 liaisons au départ de 13 villes, avec un prix d’appel à un euro et dispose d’une flotte de 10 autocars neufs. A partir de 2016, l’autocariste devrait disposer de 35 véhicules et couvrir 50 liaisons sur l’ensemble du territoire.
Megabus, filiale ecossaise de Stagecoach, compte aujourd’hui plus de 150 destinations, parmi lesquelles Londres, Manchester, Glasgow, Édimbourg, Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Toulouse, Barcelone, Lille, Luxembourg, Cologne, Francfort, Munich, Berlin, Hambourg, Rome, Milan et Naples.
Megabus transporte plus de 15 millions de passagers par an en Europe et en Amérique du Nord .