Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Flowbird racheté par le suédois Easypark

    Flowbird racheté par le suédois Easypark

    C’est l’histoire du plus petit qui rachète le plus gros. Après le feu vert successif des autorités européenne, américaine puis française fin novembre 2024, EasyPark annonce aujourd’hui la finalisation du rachat de Flowbird, le géant français des solutions de paiement de stationnement et de transport public (380 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024), pour devenir le « premier fournisseur mondial de plateformes de mobilité ».

    Easypark est un éditeur suédois d’applications de stationnement (ParkMobile, RingGo, Park-line) déployées dans 4 000 villes réparties dans une vingtaine de pays, dont la France. Il a réalisé l’an passé 252 millions de chiffre d’affaires. Le montant du rachat n’est pas divulgué.

    Pour l’heure, les activités de Flowbird, originaire de Besançon où 600 des 2 000 salariés de l’entreprise travaillent, « se poursuivent sans changement », indique le communiqué d’Esaypark qui emploie 1 800 salariés. « Dans les mois à venir, des informations supplémentaires seront partagées sur l’organisation de cette nouvelle entité, qui aspire à devenir une référence mondiale en matière de mobilité », lit-on aussi.

    Trois sociétés d’investissement, Vitruvian Partners, Verdane et Searchlight Capital Partners, sont copropriétaires de la nouvelle entité.

  • Accident à Strasbourg : la rame de tramway n’était pas équipée de système anti-recul

    Accident à Strasbourg : la rame de tramway n’était pas équipée de système anti-recul

    Deux jours après la collision entre deux rames de tramway dans le tunnel de la station souterraine Strasbourg gare centrale, le directeur général de la compagnie des transports (CTS), Emmanuel Auneau, a livré de nouveaux détails sur l’accident dans lequel 68 passagers, sur les 152 qui se trouvaient à bord, ont été légèrement blessés.

    Samedi 11 janvier après-midi, une rame est venue percuter un second tramway en reculant sous le tunnel de la gare centrale, à une certaine allure : 20 ou 30 km/h selon un expert qui se fonde sur les images des dégâts matériels (nez des trams enfoncés, portes déformées). Le tramway était arrêté en pente, dans la trémie, « ce qui est tout à fait normal, quand il y a un tramway en face », explique Emmanuel Auneau à l’AFP. « Il devait repartir et faire une sorte de démarrage en côte, ce que n’a pas réussi à faire le tramway ». La circulation des trams était alors très perturbée en raison d’une manifestation en centre-ville : les tramways ne pouvaient plus passer et devaient faire demi-tour à la station gare centrale, avec un aiguillage actionné pour rebrousser chemin. « Cet aiguillage a parfaitement fonctionné et donc il n’y a pas eu de problème d’aiguillage », assure Emmanuel Auneau.

    Pas de dispositif anti-recul

    L’enquête judiciaire menée par des officiers de police judiciaire pour établir d’éventuelles responsabilités humaines écarte d’ores et déjà l’hypothèse d’un acte volontaire. Une deuxième enquête, « technique » menée par les experts du bureau enquêtes et analyses des transports terrestres (BEA-TT) a été ouverte. Ils vont analyser les données techniques enregistrées par la boîte noire des tramways. Il s’agit de savoir « si les freins ont bien fonctionné, si le conducteur a appuyé sur le bouton, à quel moment, et comment s’est comportée la rame », explique le directeur général de la CTS.

    Certaines rames construites par Alstom sont équipées d’un dispositif qui empêche de repartir en arrière, mais les plus anciennes n’en sont pas équipées. « La rame qui est descendue n’était pas équipée » de ce système, précise Emmanuel Auneau. Elle date des années 2000 et « ce système n’existait pas à l’époque » mais elle était « tout à fait conforme et homologuée pour circuler sur le réseau », assure le directeur général.

    Les deux rames de tramways sont encore immobilisées dans le tunnel pour essayer de reconstituer les circonstances de la collision, et la circulation est donc interrompue à la station Gare centrale, « jusqu’à une date encore indéterminée », lit-on sur le site de la CTS. Des de bus de remplacement assurent la desserte de la gare.

    La conductrice qui était dans la cabine de tête du tramway qui a reculé est physiquement indemne mais choquée. Idem pour le conducteur de la rame qui était à l’arrêt,  décrit le dirigeant de la compagnie des transports. Une cellule psychologique a été ouverte pour les salariés, une ligne téléphonique « Allô CTS » est en place pour les voyageurs : 03 88 77 70 70.

  • La tribune de 6t – Pour concurrencer la voiture sur les déplacements interurbains, les correspondances en modes collectifs doivent passer de la coupure à la couture

    Pour concurrencer la voiture, les opérateurs doivent jouer sur plusieurs leviers pour faire des correspondances la clef de voûte des voyages réussis.

    Camille Krier, Nicolas Louvet, 6t-bureau de recherche

    Alors qu’une récente étude de l’association de consommateurs UFC-Que choisir pointe le manque de ponctualité des TER, et que la SNCF a récemment mis en application une limitation de bagages sur les trains INOUI et Intercités, la qualité de service offerte par les modes ferroviaires interurbains soulève une fois de plus des interrogations de la part des Français. La voiture personnelle, quant à elle, semble offrir à ses usagers de nombreux avantages (rappelons le triptyque « ubiquité – instantanéité – immédiateté » offert par ce mode selon Gabriel Dupuy).
    Si elle ne garantit pas une fiabilité totale sur la route des vacances ou des week-ends prolongés, avec les risques d’embouteillages que ce choix modal comporte, et qu’elle ne permet pas non plus d’emporter le maximum de deux valises par passager permis par la SNCF (même les plus vastes monospaces ou SUV n’ont pas la capacité de stocker une dizaine de valises, lorsqu’ils transportent cinq passagers), la concurrence entre train et voiture pour les déplacements interurbains demeure rude, et se renforce avec l’effet combiné de la baisse des prix du carburant et de la hausse de celui des billets de train. Selon les chiffres de la dernière enquête mobilité nationale, la voiture est utilisée pour plus de 72,4 % des voyages en 2019, alors que seuls 13,8 % sont effectués en train. Face à l’impératif de réduction des émissions de GES du secteur de la mobilité, il apparait aujourd’hui crucial de renforcer l’attractivité des modes collectifs par rapport à la voiture individuelle. Cela vaut aussi bien pour les trajets du quotidien, avec le levier clef des déplacements domicile-travail, que pour les déplacements longue distance, pour lesquels certains ménages conservent une voiture dont ils pourraient se passer au quotidien.

    Parking à la gare de Brumath (Bas-Rhin).

    La correspondance en transports collectifs, 
le nœud du problème

    Face à l’avantage du porte-à-porte offert par la voiture individuelle, combiner plusieurs lignes de transports collectifs au sein d’un même déplacement permet d’augmenter la portée de ces modes alternatifs et d’enrichir l’offre proposée. La forme même du réseau ferré français, en étoile autour de Paris, implique pour nombre de voyageurs de réaliser des correspondances entre deux gares de la capitale. Les correspondances en train et cars régionaux sont aussi incontournables pour rallier certaines destinations. Les correspondances font ainsi partie intégrante de l’expérience des voyageurs en modes collectifs interurbains. 6t-bureau de recherche a accompagné l’Autorité de la Qualité de Service dans les Transports (AQST) dans la compréhension fine de l’expérience et du ressenti des voyageurs en correspondance.
    Il en ressort avant tout que la réalisation de voyages en modes collectifs interurbains avec correspondances est un choix par défaut, associé à une perte en qualité de service. Les correspondances constituent en effet une rupture dans l’expérience de voyage et peuvent en entraver la fluidité.
    Les voyageurs peuvent être amenés à changer de gare, en empruntant un transport en commun urbain pour relier les deux ou à cheminer avec de lourds bagages dans des espaces de transit bondés aux heures de pointe. De plus, en cas de voyage avec correspondance, les conséquences des retards et perturbations se révèlent encore plus négatives pour les voyageurs, la perturbation d’un des modes empruntés pouvant se répercuter sur l’ensemble de la chaine de déplacement, avec des enjeux en termes d’indemnisation, notamment dans le cas où plusieurs transporteurs différents sont concernés.
    Associées à une perte de temps et de confort, les correspondances sont également source d’incertitude et de stress pour les voyageurs, qui déplorent un manque de fiabilité.

    D’un objectif de fluidification de la rupture de charge au traitement des correspondances comme opportunités

    Afin de concurrencer la voiture sur davantage d’origines-destinations interurbaines, il s’agit donc de s’attaquer à l’enjeu des correspondances en transports collectifs. Cela peut notamment passer par deux leviers principaux.
    Le premier est celui de la diminution de l’incertitude et des craintes des voyageurs quant au bon déroulement du déplacement dans son ensemble. Au-delà de la réduction des perturbations, il demeure crucial, le cas échéant, de travailler à la diffusion en temps réel d’informations précises et claires sur l’état du trafic, les mesures d’adaptation et d’indemnisation proposées, souvent mal connues des voyageurs. Cela leur permet, d’une part, de s’adapter le moment venu et, d’autre part, d’améliorer le ressenti et l’acceptabilité de ces situations.
    Le second levier majeur réside dans la résorption du ressenti négatif associé à la rupture de charge que représentent les correspondances. Cette rupture se traduit à la fois dans le temps, avec des temps d’attente jugés trop longs ou au contraire des temps de correspondances réduits pouvant générer du stress chez les voyageurs, et dans l’espace, avec un enjeu d’orientation, dans les espaces de transit comme dans l’espace public.
    Assurer une bonne expérience du temps et de l’espace durant les correspondances permet ainsi aux voyageurs de mieux vivre la rupture de charge qu’elles impliquent. Les déplacements d’un mode à un autre peuvent ainsi être fluidifiés par différentes mesures de guidage et de signalétique, et l’attente peut être rendue plus agréable par un traitement qualitatif des espaces et la mise à disposition de services et d’aménités.
    S’il apparait difficile de maintenir l’illusion d’un déplacement sans couture, les opérateurs peuvent enfin tâcher de faire des correspondances une pause appréciable. Ces dernières pourraient alors être traitées comme des opportunités : opportunité de se ressourcer ou de se restaurer, de se divertir ou pourquoi pas de découvrir une destination supplémentaire en cours de route. Des partenariats seraient ainsi à imaginer entre opérateurs et acteurs locaux du tourisme et de la restauration.
    Face à la concurrence de la voiture, les correspondances en modes collectifs interurbains ne constitueraient alors plus le nœud du problème, mais plutôt la clef de voûte d’un voyage réussi.

  • Ce qui nous attend en 2025

    Ce qui nous attend en 2025

    Cette année sera marquée par de nombreux rendez-vous, notamment dans le domaine de l’ouverture à la concurrence des bus de la RATP, des trains de banlieue et des Intercités. La question du financement des infrastructures devra aussi être tranchée. Voici quelques temps forts repérés par la rédaction. Une liste qui ne demande qu’à s’enrichir…
     

    JANVIER

    ▷ 1er janvier :
    • La réforme des tarifs entre en vigueur en Ile-de-France. Un tarif unique s’applique : 2,50 pour les trains et les RER et 2 euros pour les bus et les trams. Le prix du Navigo passe à 88,80 euros.
    • Début de l’activité des deux sociétés Hexafret et Technis qui remplacent Fret SNCF.
    • RATP Dev gère désormais les modes lourds (métro, funiculaire, tramway…) de Lyon tandis que Keolis exploite les bus et trolleybus.
    • RATP Dev reprend également l’exploitation et la maintenance des réseaux de mobilités des villes de Caen et de Narbonne.
    • Les véhicules polluants (Crit’Air 3) ne peuvent plus circuler dans la zone à faibles émissions (ZFE) délimitée par l’autoroute francilienne A86. Une nouvelle étape dans la mise en application de la ZFE dans la métropole du Grand Paris. D’autres métropoles sont aussi concernées par ces mises en place de ZFE. Par exemple Rennes, où dans un premier temps seuls les véhicules les plus polluants sont interdits.
    . La région Grand Est prend la compétence sur 525 km de routes nationales non concédées comme le permet la loi 3DS. En clair, la région va entretenir et exploiter ce réseau à titre expérimental pendant cinq ans. Le projet inclut la mise en place d’une « éco-contribution poids lourds » (ECPL) qui permettra de financer les investissements nécessaires.
    • Vélo & Territoires et le Club des villes et territoires cyclables et marchables deviennent le Réseau vélo et marche, un réseau unique des collectivités engagées pour les mobilités actives en France.

     

    ▷ 5 janvier
    • Les trois autres lignes du réseau du métro de Riyad en Arabie Saoudite devraient avoir été mises en service.

     

    ▷ 8 janvier
    • Mise en place du dispositif Stop Fraude. Il doit permettre de vérifier la fiabilité des adresses données par les contrevenants. C’est l’Imprimerie nationale qui hébergera et gérera la plateforme de renseignements des adresses.

     

    ▷ 29 janvier
    • Réouverture de la station Hôtel-de-Ville de la Courneuve (en Seine-Saint-Denis) sur la ligne T1.

     

    ▷ Et aussi :
    • Attribution du contrat sur les Intercités, après l’appel d’offres lancé par l’Etat sur les lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux.
    • Inauguration de la gare de Villejuif-Gustave Roussy dans la partie sud de la ligne 14 de la RATP. Cette gare assurera l’interconnexion entre les lignes 14 et 15 sud et desservira le premier centre de lutte contre le cancer en Europe.
    • Réception des premières rames du métro nouvelle génération MF19 sur la ligne 10 pour mener des essais, en vue d’une mise en service des premières rames à partir de la fin 2025.
     • Arrivée d’une première rame Ouigo rénovée.

     

    FÉVRIER

    • Réunion négociation annuelle obligatoire (NAO) à la RATP pour décider des hausses de salaires.

     

    ▷ Et aussi
    • Une conférence sur le financement du transport public devrait être organisée.
    • Conclusion de la Mission sur les violences routières.
    • Livraison de la phase 2 du technicentre Val Notre Dame à Argenteuil (Ligne J) sous maitrise d’ouvrage SNCF Voyageurs.
    • Présentation du calendrier révisé pour la mise en service de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express

     

    MARS

    ▷ 15 Mars
    • Lancement de l’autoroute ferroviaire Cherbourg-Bayonne.

     

    ▷ 22 mars
    • Le groupement Stretto (composé de Keolis et SNCF Voyageurs) va exploiter les lignes du lot ferroviaire ouvert à la concurrence par Ile-de-France Mobilités : les tramways T4, T11 et la branche Esbly <> Crécy de la Ligne P.

     

    ▷ 31 mars
    • Réouverture de la partie Est (Bobigny-Noisy-le-Sec) du tramway T1.
    ▷ Et aussi :
    • Remise en service de la ligne ferroviaire de la Maurienne après l’éboulement d’aoput 2023.

     

    AVRIL

    ▷ 1er avril
    • Fin de l’interruption temporaire de circulation permettant l’ouverture de la ligne du tramway T1 jusqu’à Noisy-le-Sec.

     

    ▷ Et aussi :
    • Après s’être implantée en France en lançant des lignes entre Lyon et Marseille, et Barcelone et Madrid, la compagnie des chemins de fer espagnole Renfe annonce l’ouverture d’une troisième liaison, entre Toulouse et Barcelone. Plus tard, elle vise Paris.
    • L’automotrice à grande vitesse Alstom Avelia Liberty devrait être mise en service par Amtrak à partir du printemps 2025, entre Boston et Washington.

     

    MAI  

    ▷ 15 mai : Grands Prix des Régions organisés par Ville, Rail & Transports.
    ▷ Et aussi :
    • Réouverture de la ligne Luchon-Montréjeau.
    • Première nationalisation d’un opérateur de transport ferroviaire dans le cadre du plan britannique visant à faire passer les compagnies privées dans le giron public. South Western Railways, qui opère dans le sud ouest de l’Angleterre, sera la première entreprise concernée. Suivront en juillet : la société c2c, puis à l’automne Greater Anglia.

     

    JUIN 

    ▷ Du 15 au 18 juin : Sommet de l’Union internationale ds transports publics (UITP) à Hambourg

     

    ▷ Du 24 au 26 juin :
    • Salon Sifer à Lille
    • Journées Agir à Reims

     

    ▷ 29 juin
    • Lancement des trains de Transdev sur l’axe Marseille-Toulon-Nice dans le cadre de la ouverture à la concurrence des TER voulue par la région Sud.
    ▷ Et aussi mi-2025 :
    • Signature du nouveau contrat entre IDFM et la RATP pour cinq ans.
    • Résultats d’appels d’offres de la ligne L puis de la Ligne J dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des trains de banlieue parisienne.
    • Attribution du lot TER Bourgogne Ouest Nivernais par la région Bourgogne-Franche Comté.
    • Des rames Régiolis transfrontalières France-Allemagne (TFA) doivent circuler à l’été 2025 entre l’Alsace, la Lorraine et les Länder voisins (Rhénanie-Palatinat, Sarre, Bade-Wurtemberg).
    • Début des travaux du futur centre de commandement des RER B et D. Il sera implanté à la Plaine Saint-Denis et doit être opérationnel à l’horizon 2030.
    • Le premier téléphérique d’Île-de-France, le Câble 1, doit être mis en service dans le Val-de-Marne. Il desservira cinq stations situées entre les communes de Créteil et Villeneuve-Saint-Georges.

     

    JUILLET : 

    ▷ 1er juillet
    • Le Danemark succède à la Pologne à la présidence de l’Union européenne.

     

    ▷ Du 8 au 11 juillet
    Le Congrès sur la grande vitesse ferroviaire tient sa 12e édition à Pékin en deux endroits symboliques : le China National Convention Center (CNCC) (Centre national chinois des congrès) et le National Railway Test Center (NRTC) (Centre d’essai ferroviaire national. Il est organisé conjointement par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et les chemins de fer chinois.

     

    AOUT :

    ▷ 1er août :
    • Keolis commence l’exploitation du lot de bus gagné en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des bus RATP. Une autre partie du contrat doit commencer le 1er novembre pour sept ans.
    • Bus Optile en concurrence phase 2 : démarrage du nouveau contrat dans le nord-ouest de l’Île-de-France (DSP1 Vexin).

     

    ▷ Et aussi :
    • Achèvement du chantier du Pont des Cathédrales à Saint-Denis qui remplace un ouvrage centenaire. Ce pont pourra accueillir les trains de la ligne K, les RER mais aussi les futures navettes du CDG Express.
    • A partir d’août, la ligne Paris-Orléans ferme en journée pour travaux. Le chantier va durer six mois.
    • Le parc de TFS (ancien matériel) est totalement remplacé, à la fin de l’été, par 37 nouvelles rames TW20 sur le T1.

     

    SEPTEMBRE

    ▷ 1er septembre
    • Le Sytral fusionne ses trois réseaux historiques sous une marque unique : TCL, le réseau des transports en commun lyonnais, les Cars du Rhône, le réseau de transport interurbain du département, et Libellule, le réseau de transport de la Communauté d’agglomération de Villefranche-Beaujolais-Saône, seront ainsi réunis sous un seul et même nom : TCL.

     

    ▷ Et aussi :
    • Le protocole signé entre le conseil régional de Bretagne et six intercommunalités de l’axe Quimper-Vannes (dénommé « BreizhGo Express Sud »), prévoit plus de fréquences de TER dès la rentrée 2025. Cette démarche partenariale entre une région et des EPCI est présentée comme une première nationale.
    • Réouverture de la gare de Talence-Médoquine. Les travaux avaient été lancés en avril 2024. La gare doit être au cœur d’un pôle d’échanges multimodal de transports dans la décennie à venir.

     

    OCTOBRE

    ▷ 16 octobre :
    • Les Grands Prix de la région capitale sont organisés par Ville, Rail & Transports.

     

    ▷ Et aussi :
    • Tous les délégataires des lots de bus RATP devaient avoir été choisis d’ici octobre. Les emblématiques lignes parisiennes intra-muros doivent être attribuées en dernier.

     

    NOVEMBRE

    ▷ 1er novembre :
    • RATP Cap Île-de-France, qui a gagné les lots 42 « Boucles Nord de Seine », et 45 « Boucles de Marne », commence à exploiter les bus gagnés dans le cadre de l’appel d’offres lancé par IDFM. Pour une durée de 8 ans.

     

    ▷ Du 4 au 6 novembre :
    • Les Rencontres nationales du transport public (RNTP,) se déroulent à Orléans.

     

    DÉCEMBRE

    ▷ 14 décembre
    • Fin des travaux sur la ligne reliant Nice à Tende. Le train des Merveilles était stoppé depuis septembre 2024 pour permettre la réalisation d’importants travaux de rénovation et de modernisation de la ligne de la vallée de la Roya.

     

    ▷ 16 décembre :
    • 34e édition du Palmarès des Mobilités organisé par Ville, Rail & Transports.

     

    ▷ Et aussi :
    • Signature du nouveau contrat liant SNCF Voyageurs à Ile-de-France Mobilités (IDFM).
    • La région Grand Est prévoit, d’ici la fin 2025, de choisir le ou les nouveaux concessionnaires de plusieurs lots de TER ouverts à la concurrence : le lot Bruche-Piémont-Vosges en décembre. Auparavant, elle devrait avoir choisi le ou les délégataires pour le lot transfrontalier Est-Strasbourg au 3e trimestre ainsi que pour le lot transfrontalier Ouest-Metz.
    • De son côté, la région Sud choisira son concessionnaire pour le lot Est Provence et pour la ligne des Alpes au cours du second semestre.
    • Commande de matériels Intercités pour les trains de nuit et pour la transversale Bordeaux-Marseille annoncée en 2024 par l’Etat pour 2025.
    • Tout au long de l’année, poursuite du déploiement des rames Alstom RER NG pour les RER E et D
    • Pour la ligne 18 : arrivée au SMR (site de remisage et de maintenance ferroviaire) de Palaiseau des premières rames Alstom destinées à la ligne 18 du métro Grand Partis Express.
    • Le MF19 entrera en circulation sur la ligne 10 du métro parisien.
    • La gare de Lyon Part-Dieu devrait avoir été totalement rénovée.
    • Fin des travaux sous l’avenue des Champs Elysées où doit être construit sous terre un hôtel logistique où seront stockées des marchandises pouvant être livrées par mobilités douces.
    • L’avenir d’Orlyval doit être décidé à la fin de l’année, suite aux études qui auront été menées auparavant. Ces navettes se voient remises en question depuis l’arrivée de la ligne 14 qui met le centre de Paris à une vingtaine de minutes de l’aéroport.
    • Des travaux pourraient démarrer côté Lettonie pour lancer le projet ferroviaire Rail Baltica (Varsovie – Kaunas – Riga – Tallinn – Helsinki) soutenue par Bruxelles.
    • Le projet de métro de Belgrade pourrait franchir une nouvelle étape vers sa réalisation. Il comprend à horizon 2028 une ligne de 21,8 km et 21 stations, puis vers 2030 une seconde ligne de 24,2 km et 26 stations et enfin une ligne de 23 km et 22 stations.
    • Le choix du groupement chargé de réaliser la ligne à grande vitesse Québec-Toronto pourrait être décidé en 2025… si le gouvernement canadien ne change pas. Le montant de l’investissement pourrait représenter 53 milliards d’euros. Des entreprises françaises sont sur les rangs.
  • Strasbourg mesure l’affluence à bord de ses tramways

    Strasbourg mesure l’affluence à bord de ses tramways

    La start-up Affluences, spécialisée dans les mesures et la communication, sur l’affluence à bord des véhicules de transport, a été chargée par la CTS, l’exploitant des transports de la métropole de Strasbourg, d’effectuer des relevés à bord des tramways. L’expérimentation prévue pour six mois, vise à mesurer la fréquentation à bord des trams des lignes A et D à la station Etoile Bourse, pour les transmettre en temps réels aux voyageurs de la station suivante, Porte de l’Hôpital.

    Affluences a déployé des « tramway scans » sur les quais de la station Etoile. Composé d’une caméra et d’un boitier de comptage, l’équipement est doté d’un algorithme d’IA. Il scanne les rames et évalue leur taux de charge à travers les portes et fenêtres. Les informations recueillies sont ensuite transmises par le réseau 4G sur une page accessible aux voyageurs, qui leur indique l’affluence à bord, évaluée de 1 à 5 (du plus faible au plus fort). Les voyageurs peuvent accéder à la page dédiée par le biais d’un QR code indiqué en station. L’expérience doit permettre de vérifier la fiabilité de la technologie et son adaptabilité aux spécificités du tramway.

     

  • Interview de Hiba Farès : « RATP Dev a doublé ses parts de marché en France »

    Interview de Hiba Farès : « RATP Dev a doublé ses parts de marché en France »

    RATP Dev finit l’année en remportant un nouveau contrat à Singapour et en lançant les deux premières lignes du métro de Riyad. La filiale de la RATP est également entrée en négociations exclusives avec FirstGroup pour la vente de ses activités de bus londoniens qui étaient déficitaires. La présidente du directoire Hiba Farès dresse pour VRT le bilan de 2024 et esquisse les perspectives 2025.

    Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous de l’année 2024 ?

    Hiba Farès. L’année 2024 a été intense. C’était la troisième année de mon mandat à la tête de RATP Dev et le début de la concrétisation du plan stratégique que je porte. En gagnant l’exploitation de la ligne 15 Sud et auparavant de la gare d’Orly (dont la fréquentation dépasse les prévisions),  nous avons pris le virage du rail urbain. Hier, nous avons pris les clés de la gare de Villejuif-Gustave Roussy. Et le 1er janvier, nous gèrerons les modes lourds de Lyon. Ce sera un gros changement qui doit être transparent pour tout le monde.

    Nous avons aussi eu une grande vague de renouvellement de nos délégations de service public (DSP), à Lorient, Annemasse, Vienne, Bourges ou la Roche-sur-Yon pour n’en citer que quelques-unes. En offensif, nous avons enregistré de beaux succès avec Bayonne, Saintes ou Brive. Au premier janvier, nous démarrons les DSP à Narbonne et à Caen.

    Sur le marché urbain, nous avons doublé nos parts de marché qui sont passés de 10 à 20 %. Nous avons suffisamment grandi pour être partout. Et nous nous sommes bien développés dans le sud de la France.

    L’année prochaine sera moins intense. Nous serons en défensif sur Angers, un contrat que nous apprécions beaucoup et où nous avons ouvert il y a quelques mois deux nouvelles lignes de tram. Nous allons ainsi continuer notre développement qui a débuté en France il y a plus de 20 ans et qui est raisonné et raisonnable. Nous avons commencé par de petites villes, puis par des villes moyennes, puis plus grandes. Nous sommes capables d’aller dans des villes de toutes tailles pour gérer tous types de réseaux.

    VRT : Quid du marché des TER?

    H. F. Nous continuons à travailler sur ce marché. Nous nous sommes positionnés sur l’appel d’offres Etoile de Caen lancé par la Normandie. Ce dossier va bien nous occuper l’année prochaine. Il a du sens car il est en correspondance avec le transport urbain que nous gèrerons à Caen. Nous regarderons les autres appels d’offres mais nous n’irons pas partout. Seulement si nous estimons que les conditions sont réunies. C’est-à-dire s’il y a de la place pour un nouvel acteur, s’il y a suffisamment de temps pour récupérer le matériel, s’il y a un accompagnement au coût de réponse aux appels d’offres…

    VRT. Comment vous positionnez-vous sur le transport interurbain?

    H. F. Nous essayons de renouveler nos contrats mais nous ne sommes pas dans une stratégie de développement. Nous pouvons être candidats en cas de complémentarité avec un de nos contrats de transport urbain.

    VRT. Comment s’est passé le lancement des deux lignes de métro de Riyad que vous gérez depuis décembre?

    H. F. Cela fait plus de dix ans que nous accompagnons Riyad sur son projet de métro : six lignes lancées quasiment en même temps, c’est assez unique. Nous avions déjà lancé, il y a un an, avec notre partenaire Saptco, le réseau de bus qui était alors inexistant. Ensemble les réseaux de bus et de métro sont très maillés.

    Nous gérons deux lignes de métro sur les six. Nous avons recruté et formé 1300 personnes. Dont 70 % de Saoudiens et 40 % de femmes. La ligne 1 ouverte le 1er décembre enregistre une fréquentation exceptionnelle : 100 000 voyageurs par jour. Et la 2, lancée le 15 décembre, ne désemplit pas. L’intermodalité a été bien pensée, notamment avec des parkings relais qui sont pleins. C’est une phase de découverte. Nous verrons à terme s’ils sont suffisants.

    VRT. Vous avez aussi gagné un contrat à Singapour?

    H. F. Nous avons remporté le contrat d’exploitation de la nouvelle ligne de métro de Singapour avec SBS Transit dont la maison-mère est ComfortDelGro, notre partenaire sur la ligne 15 Sud. Nous sommes à Singapour pour les épauler. Nous sommes le seul opérateur non singapourien qui a le droit de cité à Singapour.

    VRT. Quelles sont vos perspectives à l’international?

    H. F. Nous avons quatre marchés où nous intervenons sur l’intermodal : la France, les Etats-Unis, l’Italie et l’Arabie Saoudite. Et sur le reste du monde, nous intervenons en tant que spécialistes du rail urbain : tramways, métros, trains du quotidien…

    Nous avons ainsi huit appels d’offres en cours concernant le rail urbain, dont deux en Australie (Melbourne et Sydney), le renouvellement de la concession pour le Gautrain en Afrique du Sud, ainsi qu’aux Etats-Unis, au Canada et en Serbie.

    Notre activité à l’international représente aujourd’hui 70 %. Elle représentera 60 % en 2025.

    RATP Dev est pleinement dans sa feuille de route. Son expertise est reconnue en France et à l’international, et notamment sur le segment du rail urbain et sur des contrats très différents de projets complexes et industriels. C’est notre plus-value et notre savoir-faire.

     

     

  • Le groupe allemand Rethmann devrait devenir l’actionnaire majoritaire de Transdev

    Le groupe allemand Rethmann devrait devenir l’actionnaire majoritaire de Transdev

    Après plusieurs mois de discussions sur l’entrée d’un nouvel actionnaire dans le capital de Transdev, la Caisse des Dépôts a tranché : elle a annoncé le 16 décembre avoir retenu Rethmann pour engager des négociations exclusives lui permettant de prendre 32 % de parts additionnelles dans le capital de Transdev. Ce qui ferait du groupe allemand l’actionnaire majoritaire avec 66 % des parts, la Caisse des Dépôts en conservant 34 %. Et ce qui aboutira à la privatisation de l’opérateur de transport public français.

    La Caisse des Dépôts explique son choix par la nécessité de soutenir le développement stratégique prévu en France et à l’international (qui représente désormais les deux tiers du chiffre d’affaires), mais aussi par la « stabilité managériale » qui en découlera, « l’équipe en charge du groupe restant aux commandes« . Le siège social sera maintenu en France.

    L’opération pourrait devenir effective dans le courant de l’année 2025, une fois consultées les instances représentatives du personnel et sous réserve de l’approbation des autorités administratives et réglementaires compétentes.

  • Coup d’arrêt pour l’extension du tramway à Strasbourg

    Coup d’arrêt pour l’extension du tramway à Strasbourg

    La commission d’enquête publique a rendu le 9 décembre un avis défavorable au projet d’extension du tramway dans l’Eurométropole de Strasbourg. Ce chantier à 268 millions d’euros prévoyait la cinq kilomètres de voies nouvelles en direction de Schiltigheim (34.000 habitants) et Bischheim (18.000 habitants), accompagnées par les opérations massives d’urbanisme et des changements significatifs des plans de circulation automobile.

    Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg, a déploré ce « coup dur » qui empêchera probablement la municipalité écologiste de lancer les travaux du « Tramway Nord » en 2025. Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole, a promis de « retravailler » le projet.

    L’enquête publique qui s’est déroulée entre le 9 septembre et le 18 octobre a abouti à plus de 7000 contributions. Le rapport de la commission d’enquête (150 pages) a été remis à la préfecture du Bas-Rhin, mais son contenu n’a pas été révélé. La concertation autour du projet d’extension a été marquée par les oppositions virulentes et structurées des riverains et opposants, qui ont reproché à la municipalité sa volonté de « passer en force ». L’opposition s’est cristallisée autour du choix de tracé et la requalification de l’avenue des Vosges, axe structurant dans l’organisation des mobilités de l’agglomération.

    L’opposition politique a fustigé l’équipe municipale en place. « L’avis défavorable de la commission d’enquête constitue une grande première dans l’histoire du projet tramway à Strasbourg. Si j’en crois les commentaires et les indiscrétions, il s’agirait davantage d’une contestation de la méthode de conduite du projet que sur le fond de celui-ci », observe Roland Ries, maire de Strasbourg jusqu’en 2020, initiateur de plusieurs phases antérieures du tramway dans l’agglomération.

    « Le Tramway Nord est un élément majeur de notre politique de mobilité promise et engagée en 2020, qui comprend également 100 millions d’investissements en faveur des réseaux cyclables, l’aménagement de pôles d’échanges multimodaux, la transformation du secteur de la gare et la participation au fonctionnement du RER métropolitain », rappelle de son côté Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge des mobilités, lors du lancement du projet. Le « Tramway Nord » devait notamment soulager l’exploitation saturée sur les six lignes existantes au centre de Strasbourg. La mise en service était prévue en 2027.

  • Les nouveaux tramways arrivent sur la ligne T1 en Seine-Saint-Denis

    Les nouveaux tramways arrivent sur la ligne T1 en Seine-Saint-Denis

    De nouvelles rames de tramway sont entrées en service le 10 décembre sur la ligne T1 reliant le carrefour des Quatre-Routes à Asnières-sur-Seine à la gare de Noisy-le-Sec. Dénommées TW20 par Île-de-France Mobilités qui les finance (167 millions d’euros investis) et la RATP qui exploite la ligne, ces rames Citadis X05 sont construites par Alstom.
    Elles ont été commandées par IDFM en octobre 2021, en 37 exemplaires, puis une commande de 28 rames supplémentaires a été passée en juillet dernier.
    Les TW20 vont progressivement remplacer les rames actuelles, TFS, en service depuis l’ouverture de la ligne T1, il y a plus de 30 ans. Plus anciennes rames de tramways en service en Île-de-France, elles avaient symbolisé le retour de ce mode de transport dans la région.
    La livraison des nouveaux matériels TW20 a commencé en avril dernier, au dépôt de Villetanneuse. Et les premiers essais en ligne ont débuté en septembre. La livraison va se poursuivre jusqu’à l’été 2025.
    Longs de 33 mètres et large de 2,40 m, ces nouveaux tramways permettent d’accueillir 200 voyageurs de plus (+ 15 %) par rapport au matériel actuel. Ils sont dotés de six portes doubles de 1,30 m par côté, y compris aux extrémités, et sont totalement accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce à un système de pivot permettant de réduire encore un peu plus l’espace entre les portes et le quai.
    Les rames sont climatisées, dotées chacune de 20 écrans d’information voyageurs et de 32 prises USB pour recharger les appareils électroniques.
  • Le métro de Thessalonique enfin en service

    Le métro de Thessalonique enfin en service

    Thessalonique a dû attendre près de 20 ans avant que son métro puisse accueillir ses premiers voyageurs : la première ligne de son métro automatique flambant neuf relie en effet désormais en 18 minutes, depuis le 30 novembre dernier, l’est et l’ouest de la deuxième ville de Grèce, qui compte plus d’un million d’habitants. Un chantier long car il a permis de mettre au jour plus de 300 000 trésors archéologiques.

    La ligne a été construite sur l’ancienne avenue romaine qui traversait autrefois la ville et le long de laquelle ont été découverts des vestiges archéologiques. L’entreprise publique Elliniko Metro a attribué le contrat pour l’exploitation et la maintenance de cette première ligne de 9,6 km, desservant 13 stations, à la société Thema, partenariat entre le français Egis et ATM, la société publique des transports publics de Milan en Italie.

    Le métro de Thessalonique présente des similitudes avec celui de Copenhague, notamment l’utilisation de rames automatiques de type AnsaldoBreda Driveless Metro fournies par Hitachi Rail Italy. Une extension de la ligne vers l’est est en cours.