Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Keolis et RATP Cap Ile-de-France pressentis pour exploiter les premiers bus RATP ouverts à la concurrence

    Keolis et RATP Cap Ile-de-France pressentis pour exploiter les premiers bus RATP ouverts à la concurrence

    C’est l’heure de vérité pour la RATP qui voit ses lignes de bus ouvertes à la concurrence. Et cela ne commence pas trop mal : Ile-de-France Mobilités a annoncé le 25 octobre que RATP Cap Ile-de-France était pressentie pour l’exploitation de deux premiers lots. Le premier lot, baptisé Territoire Boucles Nord de Seine, couvre notamment les communes d’Asnières-sur-Seine, Levallois-Perret, Villeneuve-la-Garenne, Clichy-la-Garenne ou encore Saint-Ouen, avec certaines lignes allant dans Paris ou jusqu’à Argenteuil. « Au total, 19 lignes de bus et 2 centres bus (Asnières et Pleyel) sont concernés« , précise l’autorité organisatrice des transports franciliens.

    Le second lot que devrait exploiter la filiale de la RATP, dénommé Bords de Marne, dessert Neuilly-sur-Marne, Vincennes, Villemomble, Gagny ou encore Fontenay-sous-Bois, avec certaines lignes allant jusqu’à Bagnolet, Créteil ou Montreuil. Soit 29 lignes de bus, dont 7 lignes Noctilien, et 3 centres opérationnels bus (Saint-Maur-des-Fossés, Neuilly-Plaisance et un nouveau site à Neuilly-sur-Marne).

    Le troisième lot attribué devrait aller à Keolis : il s’agit du territoire Marne et Brie, qui couvre la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne. « C’est le seul lot qui n’est pas actuellement opéré à 100 % par la RATP« , indique encore IDFM. Il représente 39 lignes de bus, trois lignes de transport à la demande ainsi que six centres opérationnels bus.

    Ces choix devraient être validés le 12 novembre par le conseil d’administration d’IDFM. Dix autres lots doivent encore être attribués d’ici la fin du premier semestre 2025. Les mises en service seront échelonnées sur 18 mois, entre l’été 2025 et la fin 2026.

    MH P

  • Le nouveau métro de Lille désormais attendu au premier semestre 2026

    Le nouveau métro de Lille désormais attendu au premier semestre 2026

    Est-ce le bout du tunnel pour le métro de Lille ? Alors qu’il attend depuis plus de douze ans d’être modernisé, un nouveau calendrier a été récemment validé par la métropole lilloise : le nouveau système de pilotage automatique du métro proposé par Alstom devrait commencer à fonctionner à partir de la mi-novembre.

    Il serait temps. La modernisation de la ligne 1 du métro devait initialement être lancée en 2016. Baptisé Fluence (gamme Urbalis version 500), le système de signalisation avait été vendu en 2012 par Alstom à la collectivité pour un montant de 266 millions d’euros (valeur 2012), incluant l’acquisition de 27 nouvelles rames de 52 mètres. A l’époque, l’objectif était de faire face à l’augmentation prévisible du trafic en augmentant de 50 % la capacité de la ligne 1.

    Le système de pilotage automatique retenu doit permettre aux navettes de communiquer directement entre elles et de raccourcir les intervalles minimaux entre deux passages autour de 65 secondes. Une technologie très innovante comparée aux systèmes CBTC actuels, plus classiques, avec des balises au sol donnant des informations à des équipements embarqués à bord des trains. Mais qui n’était, semble-t-il, pas mature au moment où Alstom a décidé de la commercialiser.

    Depuis plus de dix ans, le constructeur mène en effet de multiples tests pour arriver à bout d’incessants bugs et réclame des délais supplémentaires. Conséquence, une énorme dérive des coûts pour Alstom et des relations tendues avec la Métropole de Lille qui a obtenu, en compensation, le versement de royalties à chaque fois qu’Alstom vend Fluence à un autre réseau (lire aussi : ici).

    Les grosses difficultés semblent désormais dépassées puisque la mise en service de Fluence est maintenant programmée au mois prochain. La collectivité lilloise prévoit aussi que les premières rames de 52 mètres commandées à Alstom seront mises en service au cours du premier semestre 2026. Certaines d’entre elles sont déjà stockées depuis 2019 par la Métropole, d’autres arriveront prochainement puisque la production a repris, a indiqué à VRT Jean-Baptiste Eymeoud, le président France d’Alstom.

    En janvier 2028, toutes les rames de 52 mètres devraient avoir remplacé les anciennes rames de 26 mètres. Dans le même temps, les travaux d’adaptation des quais devraient être menés. En espérant que ce nouveau calendrier soit enfin le bon.

    Marie-Hélène Poingt

     

  • Après le casse-tête de la modernisation du métro de Lille, des interrogations en Ile-de-France

    Après le casse-tête de la modernisation du métro de Lille, des interrogations en Ile-de-France

    Des concurrents d’Alstom le reconnaissent : le jour où son système de signalisation Fluence fonctionnera, le constructeur français disposera d’un outil de pilotage automatique extrêmement innovant sur le marché mondial des métros automatiques. Notamment face à la concurrence chinoise de CRRC, qui a développé et mis en service un premier système semblable (TACS 3.0) sur la nouvelle ligne 6 du métro de Qingdao inaugurée en avril 2024.

    Mais sans attendre, Alstom cherche depuis des années à vendre le plus largement possible cette technologie. Trop d’assurance sur le niveau de maturité de son nouveau produit de la part d’Alstom ou manque de compétences techniques pointues du côté des élus à qui on promet la lune ? Sans doute un peu des deux. C’est ainsi que le réseau de Lille a été le premier, en 2012, à acheter Fluence pour moderniser son métro. La Métropole de Lille a récemment annoncé sa mise en service à la mi-novembre alors qu’elle était attendue huit ans auparavant.

    Turin, Lausanne, Grand Paris…

    Turin a également retenu Fluence pour la ligne 1 de son métro et la Société du Grand Paris l’a choisi pour la ligne 18. Or cette ligne du Grand Paris Express sera peu fréquentée comparée aux autres (6000 à 7000 passagers par heure et par sens). Elle ne nécessite donc pas vraiment les performances promises par Alstom et un passage très fréquent du métro. Qu’à cela ne tienne, les élus ont décidé de prendre des trains plus petits (de 3 voitures) et de les faire passer souvent… même si ce choix pourrait être plus coûteux. Une consolation toutefois : il devrait être moins compliqué d’installer Fluence sur un nouveau métro en développement, que de l’adapter sur une ligne déjà existante comme c’est le cas pour le métro de Lille.

    Environnement saturé

    A Lausanne aussi, les dirigeants des transports publics mènent une discussion « de gré à gré » avec Alstom sur la modernisation du système de pilotage actuel, selon Patricia Solioz Mathys, la directrice générale. Avec l’objectif de resserrer l’intervalle entre le passage des rames. Les travaux pourraient débuter en 2026.

    Mais le cas le plus compliqué pourrait concerner les RER B et D pour lesquels SNCF Réseau a retenu le système d’exploitation NexTeo basé, selon nos informations, sur la technologie Fluence. Car, si Fluence finit par fonctionner à Lille, cela ne signifie pas pour autant que le système de signalisation est aussi validé dans tous les cas d’usages ferroviaires. La question se pose notamment dans le tunnel saturé entre Châtelet et Gare du Nord, où circulent les RER B et D qui roulent vite (jusqu’à 100 km/h voire plus) et nécessitent du temps et de la distance pour freiner. S’ajoutent les problèmes de télécommunications et de bande passante à assurer entre trains en mouvement dans un environnement saturé d’ondes…  Après le casse-tête de Lille, bientôt au tour de Paris?

    Marie-Hélène Poingt

  • La RATP commande à Stadler la prochaine génération de locomotives pour le métro parisien

    La RATP commande à Stadler la prochaine génération de locomotives pour le métro parisien

    On s’imagine souvent que le marché français est difficile pour Stadler. Mais lorsqu’il s’agit de véhicules « sur mesure », le constructeur suisse garde toutes ses chances. Comme lorsqu’il s’agit de fournir la prochaine génération de locomotives pour les trains de travaux du métro parisien, traditionnellement appelés « tracteurs » par la RATP.

    C’est en effet Stadler qui été retenu – pour la première fois – par la RATP, pour la fourniture de douze de ces engins de traction construits sur mesure au gabarit du métro parisien, avec une option pour deux unités supplémentaires. Ces engins assureront la traction des trains de travaux de service, d’entretien et de maintenance de l’infrastructure sur les quelque 245 km du réseau du métro parisien, tant sur les cinq lignes équipées pour la circulation de métros sur pneus que sur les neuf lignes à roulement « fer ».

    La commande de nouveaux engins s’inscrit dans le cadre de l’industrialisation de la maintenance des infrastructures par la RATP. Ces 12 locomotives viendront compléter le parc actuel de tracteurs à partir de 2027. Longues de 15 m, elles reposeront sur quatre essieux et seront dotées d’attelages « entièrement automatiques ». Ces engins pourront être utilisés en simple comme en double traction, pour la remorque de trains de 120 tonnes ou 240 tonnes maximum.

    Comme les rames de métro parisien à roulement « fer », ces locomotives circuleront sur voie normale et seront adaptées aux rayons de courbure serrés que l’on rencontre parfois sur le réseau. Lors des phases d’acheminement vers les zones de chantier, ces machines seront alimentées par le troisième rail 750 V, qui permettra également de recharger les batteries. Le haut niveau de fiabilité attendu pour ces engins de traction devra leur permettre de s’insérer, sans les perturber, entre les rames assurant le service régulier, tout en tirant leur énergie de traction de leurs batteries sur les zones de chantier lorsque le troisième rail 750 V est consigné.

    P. L.

  • Seul en lice, Keolis reconduit pour l’exploitation des transports lillois

    Seul en lice, Keolis reconduit pour l’exploitation des transports lillois

    Seul en lice, Keolis s’est vu attribuer le 18 octobre le nouveau contrat de délégation de service public des transports de la métropole de Lille. Le contrat, qui prévoit 383,7 millions d’euros payés annuellement à l’exploitant, court du 1er avril 2025 au 31 décembre 2031. Il vise une amélioration de l’offre, avec la création de nouvelles lignes de bus (trois lignes express notamment), des horaires étendus ou encore une nouvelle billettique, pour aboutir à une hausse de 25 % du trafic d’ici la fin 2031.

    Mais il suscite une vive opposition de la part de l’Union des Voyageurs du Nord (UVN), qui se présente comme la première association d’usagers du Nord-Pas-de-Calais, et demande aux élus de la Métropole européenne de Lille (MEL) « l’annulation pure et simple du marché« , compte tenu « des nombreux problèmes actuels sur le réseau urbain et transfrontalier« . L’association estime aussi que « la MEL n’a pas respecté les recommandations de la Cour Régionale des Comptes il y a cinq ans » qui demandait « plus de transparence et plus « d’ouvertures » dans le cahier des charges pour améliorer la concurrence« .

     

  • Keolis continuera d’exploiter le réseau de transport public d’Orléans pendant encore six ans

    Keolis continuera d’exploiter le réseau de transport public d’Orléans pendant encore six ans

    Un nouveau contrat renouvelé pour Keolis : Orléans Métropole a retenu la filiale de la SNCF pour exploiter et maintenir le réseau TAO pendant encore six ans à partir de 2025. « Le contrat, d’une valeur cumulée de 493 millions d’euros, couvre l’ensemble des modes de transport de la métropole, incluant le tramway, les bus, les vélos, le transport à la demande (TAD), ainsi que les parcs relais et les VéloPark« , indique l’opérateur en rappelant qu’il permettra de desservir 22 communes et 300 000 habitants.

  • « Métro pour tous »: trois scénarios pour la ligne 6 de la RATP

    « Métro pour tous »: trois scénarios pour la ligne 6 de la RATP

    Juste avant le lancement des Jeux paralympiques, le 26 août, et dans un exercice de communication bien huilé, Valérie Pécresse avait lancé un appel pour « rendre le métro accessible à tous ». Dans la foulée, un pacte avait été signé par la présidente de l’Ile-de-France et de son autorité des transports IDFM, la maire de Paris Anne Hidalgo, et l’association APF-France Handicap.

    Valérie Pécresse veut prouver sa détermination pour enclencher un « grand plan » qui mettrait à l’étude ce projet très coûteux, évalué entre 16 et 20 milliards d’euros, et qui prendrait une vingtaine d’années pour être réalisé. Un budget très conséquent qu’elle propose de voir cofinancé pour un tiers par la région, l’État et à la Ville de Paris pour les deux autres tiers.

    Premières assises

    Pour maintenir la pression médiatique, la patronne des transports franciliens a organisé le 10 octobre dernier les premières « Assises du métro pour tous » dans l’hémicycle du Conseil régional, à Saint-Ouen : des tables rondes auxquelles étaient conviées toutes les parties prenantes du dossier de l’accessibilité. Avec, en guest star, le comédien et réalisateur Artus. « Les Jeux paralympiques ont déclenché quelque chose. Il ne faut pas que ce soit un coup d’épée dans l’eau. Je reviendrai dans deux ans. Je ne lâcherai pas le sujet », a lancé l’auteur du film événement sur le handicap « Un p’tit truc en plus » (plus de 10 millions d’entrées). Le projet « Métro pour tous » est aussi parrainé par le producteur Dominique Farrugia, atteint de sclérose en plaques, et par Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport paralympique.

    Pour enclencher la machine à 20 milliards d’euros, Valérie Pécresse a annoncé « une convention pour financer les études préliminaires sur la ligne 6 du métro parisien », attendues pour fin 2025. Et une autre série d’études (évaluées à 3 M€) pour évaluer la faisabilité des travaux sur les autres lignes du métro. Le tout sera évalué par un « comité de suivi du métro pour tous » créé cette année.

    S’appuyant sur l’étude commandée par la RATP qui chiffrait à 700 M€ la mise en accessibilité des 28 stations de la ligne 6 du métro parisien, en partie aérienne où l’installation d’ascenseurs et de refuges anti-incendie semblerait possible, l’élue met un million d’euros sur la table pour affiner les connaissances sur les contraintes techniques et dresser des priorités. « Je retends la main à l’État et à la Ville de Paris » pour financer ces études [2 autres M€], a répété Valérie Pécresse.

    Celle de la RATP a déjà repéré six stations où les aménagements s’annoncent complexes : « Nous avons identifié des stations aériennes, des stations semi-enterrées, ainsi que des stations souterraines simples et celles avec correspondances. Trois scénarios ont été identifiés pour l’accessibilité de la ligne 6 : un scénario perlé du tronçon central entre Bercy et Trocadéro de 270 à 350 M€ avec neufs ans minimums d’études et de travaux, un scénario perlé de terminus à terminus de 390 à 500 M€ avec dix ans minimum d’études et de travaux, un scénario tout accessible de 660 à 850 M€ avec 12 à 15 ans d’études et de travaux », a listé Claire-Hélène Coux, directrice de la maîtrise d’ouvrage des projets à la RATP.

    La suite ? Comme Artus, Valérie Pécresse semble déterminée à ne rien lâcher pour porter ce dossier très populaire et indispensable, mais qui pour se réaliser, nécessite de voir la ville de Paris et l’Etat délier aussi les cordons de la bourse. Pas sûr que le moment soit le mieux choisi.

    N.A

  • Vers une privatisation de Transdev 

    Vers une privatisation de Transdev 

    Treize ans après la fusion de Veolia et de Transdev, le géant des transports publics Transdev va devoir se passer (en partie) de son actionnaire historique, la Caisse des dépôts et de consignations (CDC) qui détient aujourd’hui 66% de son capital, le conglomérat familial allemand Rethmann les 34 % restants. Des rumeurs couraient en interne, notamment à la Caisse des dépôts, et dans un courrier d’explications adressé le 10 octobre aux cadres de Transdev, révélé par notre confrère Mobilettre, le pdg Thierry Mallet a annoncé le projet du retrait partiel de la CDC. Elle prévoit de se maintenir au capital à hauteur de 34% à 14%.

    Dans le scénario le plus bas, la Caisse n’aurait pas une minorité de blocage, mais bénéficierait toutefois de droits spécifiques comme le choix du lieu du siège du groupe « qui restera en France », veut-on rassurer du côté de la rue de Lille. « L’objectif de la Caisse des Dépôts est de rester durablement au capital de Transdev tout en alignant le niveau de participation à la réalité de ce qu’est devenu le groupe aujourd’hui, un groupe très international et en même temps solidement ancré en France », lit-on dans le courrier que nous avons pu consulter. Dans tous les cas, le processus aboutira à une privatisation de facto de Transdev.

    En 2023, l’opérateur de transport public a réalisé 70% de son chiffre d’affaires à l’étranger, l’activité France passant pour la première fois sous la barre des 30 % (à 29,3 % des facturations totales), tandis que le résultat net restait stable, à 20 millions (lire : ici). Or, la CDC a plutôt vocation à investir dans l’Hexagone.

    La sortie de l’institution financière publique devrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. « L’opération nécessite de passer par un processus de mise en concurrence pour garantir le respect des intérêts du secteur public et d’obtenir une autorisation préalable prise par arrêté du Ministère de l’Economie sur avis conforme de la Commission des participations et des transferts », précise une porte-parole de la Caisse des dépôts.

    Plus de Rethmann ou l’arrivée d’un fonds ?

    « Le sujet est de longue date sur la table, à la Caisse et à Bercy, et il est légitime depuis le virage international de Transdev, et notamment depuis le rachat du mastodonte américain First Transit en 2023 (1,4 milliard de dollars de chiffre d’affaires, 20 000 collaborateurs, ndlr], commente Jean-Marc Dubau, délégué syndical CFDT du siège de Transdev. La seule inconnue aujourd’hui, c’est le nouveau pacte d’actionnaires : aura-t-on plus de Rethmann ou un troisième actionnaire, voire plus, dans le tour de table ?, poursuit le syndicaliste. Si c’est un jeu à plusieurs acteurs avec l’arrivée de fonds de pension ou d’investissements, ce ne sera pas le même horizon stratégique pour Transdev, avec probablement des impacts sociaux différents », ajoute-t-il. Ce que l’on sait, c’est que le groupe Rethmann qui cherche à devenir un major sur le marché des services, une sorte de Veolia européen, est très motivé pour prendre le contrôle de Transdev et renverser l’équilibre des forces. Serait-elle prête à payer de la survaleur comme en 2019 ? », s’interroge le représentant de la CFDT.

    Et quelles seraient les réactions des collectivités locales, autorités organisatrices des transports ? En 2011, les maires socialistes de Strasbourg, Grenoble ou Nantes n’avaient pas vu d’un bon œil la fusion entre Veolia Transport et Transdev. L’ombre du Cac 40…

    Quant à un rapprochement capitalistique avec Keolis ou RATP Dev (qui a détenu jusqu’en 2010 un quart du capital de Transdev), l’option n’est pas envisagée par le pacte d’actionnaires en place.

    Nathalie Arensonas

    La famille Rethmann est présente dans le transport, le recyclage de déchets, la logistique et l’équarrissage.
  • Les lauréats 2024 des Grands Prix de la région Capitale

    Les lauréats 2024 des Grands Prix de la région Capitale

    Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris ont marqué d’une empreinte durable les transports publics. On le voit dans cette 12e édition des Grands Prix de la Région Capitale : de nombreuses initiatives ont été lancées, étendues ou accélérées à l’occasion des Jeux. Toutes celles que nous primons cette année sont destinées à durer. Elles démontrent aussi le bel engagement des transports publics dans la réussite de cet événement, et font la part belle à l’accueil, à la performance et à l’inclusion.

    Découvrez les gagnants des Grands prix de la région Capitale 2024 :

    Pass Intermodalité : La ligne 14 relie Orly à Paris

    Etaient aussi en lice :

    • Le réaménagement de la gare du Nord, à Paris
    • Les promesses de la nouvelle gare Saint-Denis Pleyel
    • L’emport du vélo sur autocar dans le Vexin.

    Pass modernisation : La gare de Saint-Denis fait peau neuve

    Etaient aussi en lice : 

    • La gare de saint-Quentin-en-Yvelines – Montigny-le-Bretonneux désormais accessible
    • La modernisation du centre de commandement du RER A
    • Le chantier majeur de remplacement d’aiguillages en gare du Nord.

    Pass Périurbain : Des bus de soirée dans le Val d’Oise et en Seine-et-Marne

    Etaient aussi en lice :

    • L’Essonne s’associe à BlaBlaCar pour renforcer le covoiturage
    • Le T12 entre Massy et Evry
    • La ligne 11  du métro RATP double de longueur pour mieux desservir la Seine-Saint-Denis
    • La ligne de car express Bréval-La Défense

    Pass Innovation : L’IA au service de la maintenance prédictive du réseau ferroviaire

    Etaient aussi en lice :

    • Les bus, instruments de la biodiversité sur le territoire du Grand Versailles
    • Un troisième quai de métro porte d’Auteuil
    • La ligne 4 du métro RATP entièrement automatique
    • L’information sur l’affluence déployée sur le RER grâce à l’IA.

    Pass Gestion de projet : La préparation coordonnée des JO

    Etaient aussi en lice :

    • Eole entre progressivement en service
    • Qommute pour diffuser la même information aux voyageurs
    • La prise en charge de la gare Saint-Denis Pleyel par Keolis.

    Pass Aménagement urbain : L’aménagement autour du canal Saint-Martin et la vélorue quai de Valmy

    Etaient aussi en lice :

    • Un nouveau quartier dans le 12e arrondissement de Paris
    • Les ateliers Vaugirard de la RATP prennent forme
    • Un gouvernail à Marne-La-Vallée
    • La requalification urbaine suite à l’arrivée du T3b à l’ouest de Paris.

    Pass Smart City : Le crowd monitoring pour piloter les flux en temps réel

    Etaient aussi en lice :

    • Keobot, l’agent conversationnel
    • Baludik en Vallée de Montmorency et à Saint-Germain Boucle de Seine
    • MyMobilité centralise les demandes de transport pour personnes à mobilité réduite
    • Les traducteurs intelligents développés par la RATP et la SNCF.

    Pass Logistique urbaine : Ayopa distribue en vélo les produits frais du marché de Rungis

    Etaient aussi en lice :

    • Heppner se met à la cyclo-logistique
    • Trusk a réorganisé ses livraisons dans Paris pendant les JO
    • La « TACTIC » pour transformer la logistique urbaine dans la métropole du Grand Paris

    Lire le dossier complet avec le détail de toutes les candidatures : ici

  • Pourquoi l’arrivée des bus bi-articulés Tzen 4 en Ile-de-France va connaître un sérieux retard

    Pourquoi l’arrivée des bus bi-articulés Tzen 4 en Ile-de-France va connaître un sérieux retard

    Mauvaise surprise pour Ile-de-France Mobilités après la faillite au printemps dernier du constructeur de bus Van Hool : le repreneur, l’entreprise néerlandaise VDL, a décidé de délaisser l’activité bus pour ne reprendre que l’activité cars qui l’intéressait. Or, l’autorité organisatrice des transports franciliens avait commandé à Van Hool 30 bus Tzen 4 pour desservir, à partir de la fin de l’année, la ligne qui reliera Corbeil-Essonnes à Viry-Châtillon, en passant par Évry-Courcouronnes, Ris-Orangis et Grigny.

    Le constructeur belge était associé en groupement avec Alstom et Kiepe Electric pour la conception et la fabrication de ces bus biarticulés innovants de 24 mètres, 100% électriques, qui peuvent se recharger très rapidement. Mais il faudra encore attendre avant de les voir arriver. « Cinq bus sur trente ont déjà été livrés au centre bus de Corbeil-Essonnes. Les vingt-cinq bus restants sont actuellement à l’usine Van Hool de Lier (Belgique)« , indique à VRT Ile-de-France Mobilités.

    Île-de-France Mobilités a donc cherché un nouveau constructeur et trouvé un accord avec le suisse Hess pour lui faire réaliser les prestations qui relevaient de Van Hool. « Hess est en mesure de reprendre la production sans délai dès qu’il aura accès aux vingt-cinq bus« , assure IDFM, qui a négocié un accord avec les curateurs (désignés par la justice belge pour gérer la faillite) pour débloquer l’accès à l’usine et aux bus. « Celui-ci est en cours de formalisation et devrait permettre de débloquer la situation« , ajoute IDFM. Côté usagers, on espère au mieux une arrivée à la mi-2025 de ces nouveaux bus à haut niveau de service, pouvant transporter 140 passagers, pour remplacer la ligne 402, la plus fréquentée de l’Essonne avec quelque 26 000 voyageurs par jour.

    Marie-Hélène Poingt