Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Le tramway de Birmingham passe en gestion directe

    Est-ce la dernière tendance dans les transports publics britanniques ? Toujours est-il qu’au moment où le métro de Newcastle repasse en gestion directe pour une phase de modernisation en profondeur, l’autorité organisatrice des Midlands de l’ouest annonce la fin de la délégation de service public pour le Midland Metro, nom officiel du tramway de Birmingham. Actuellement assurée par le groupe britannique National Express, son exploitation devrait être transférée en octobre 2018 à TfWM (Transport for West Midlands), via une filiale nommée Midland Metro Ltd, qui reprendra alors le personnel actuel. Ce transfert s’inscrit dans la perspective du triplement en taille de ce réseau de tram qui, pour l’instant, se résume à une ligne entre Birmingham et Wolverhampton. TfWM a en effet jugé qu’une exploitation en direct serait plus adaptée durant la phase des travaux qu’une exploitation déléguée, dont l’étendue serait difficile à définir par avance. Enfin, au terme de l’extension du Midland Metro, il est prévu que sa fréquentation passe de 6,5 à plus de 30 millions de voyageurs annuels, avec des revenus en hausse que TfGM compte réinvestir dans le réseau.

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  • La ligne 1 du tram de Montpellier a accueilli 500 millions de voyageurs

    La ligne 1 du tramway de Montpellier a accueilli 500 millions de voyageurs depuis sa mise en service en 2000. Avec une fréquentation moyenne de 126 000 voyageurs par jour, c’est la ligne de tram la plus fréquentée du réseau TAM. Cette ligne Mosson – Odysseum, qui s’étend sur 15 km et relie deux pôles dynamiques de la ville, dessert 30 stations.

  • Suède. Le chantier du tramway démarre à Lund

    Le lancement des travaux du futur tramway a été officiellement célébré le 15 février à Lund. A l’automne 2019, cette ville étudiante du sud de la Suède devrait être la première du pays à bénéficier d’un nouveau réseau de tram lancé depuis un siècle. Longue de 5,5 km, la première ligne reliera la gare centrale de Lund au centre de recherche européen ESS.

  • Un BHNS plutôt qu’un tram-train entre Sathonay et Trévoux

    Encore un projet qui disparaît de la liste des trams-trains à l’étude en France. Au nord de Lyon, le projet de réutilisation de la voie ferrée entre la gare de Sathonay-Rilleux et Trévoux change de nature : la précédente majorité de la région Rhône-Alpes envisageait un tram-train, mais c’est finalement le financement des études pour un BHNS que la nouvelle majorité de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes inscrit dans le CPER.

    Fermé aux voyageurs fin 1938, peu après sa reprise par la SNCF, le tronçon de 19 km de voie unique entre Sathonay et Trévoux a accueilli des trains de fret sur une partie de son tracé jusqu’en 2011. En 2007 Rhône-Alpes envisage la réouverture de cette ligne au trafic voyageurs sous forme de train ou de tram-train… sans exclure le recours au trolleybus, en cas de disparition du fret. Aujourd’hui, rien ne s’opposerait donc à la réalisation d’un BHNS, avec ou sans trolley, qui pourrait s’inscrire sans rupture de charge dans la continuité du réseau de bus structurant de Lyon (lignes C), essentiellement assuré par des trolleybus. Reste à voir si les bus articulés désormais envisagés sont en mesure de tenir les promesses du tram-train en matière de performances (parcours en 20 minutes) et de capacité.

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  • Le tram T3 ne fera pas le tour de Paris

    Le 16 décembre, l'heure était à la fête à la porte de Clignancourt. A double titre, puisque non seulement le tram T3 fêtait ses dix ans de service, mais aussi… parce que son nouveau prolongement de 4,3 km entre les portes de la Chapelle et d'Asnières était symboliquement lancé par une soudure réalisée conjointement par la maire Anne Hidalgo, la présidente Valérie Pécresse, la préfète Sophie Brocas et la PDG Elisabeth Borne. Quatre femmes pour une ligne circulaire mettant les femmes à l'honneur dans les choix de noms pour ses arrêts.

    Et une fois cette nouvelle section en service, en 2018, il est prévu de lancer un nouveau prolongement, vers la Porte Dauphine. Mais pas plus loin. Le parcours sur rail se limitera à presque 30 km sur une circonférence de 40 km. Le hiatus entre le Pont du Garigliano et la Porte Dauphine sera laissé à un BHNS. Officiellement, ce hiatus correspondant pour l'essentiel à la traversée du XVIe arrondissement, dont la couleur politique n'est pas celle de la maire de Paris, n'a rien de politique. Pour cette dernière, « la partie dans le XVIe est différente, elle ne nécessite pas de requalification urbaine ». Et comme le tram est considéré comme un outil de requalification urbaine, on se contentera de la simple fonction « transport », laissée au BHNS.

  • Le T3 fête ses 10 ans et poursuit sa route

    Le premier rail du prolongement du T3 entre les portes de la Chapelle et d’Asnières a été posé le 16 décembre. L’occasion de fêter les dix ans du tram des boulevards des maréchaux parisiens. 4,3 km et 8 nouvelles stations relieront, en 2018, les grands projets urbains du Nord et du Nord-Ouest de la capitale. En cumulant les arcs T3a (Pont du Garigliano – Porte d’Ivry ouvert en 2006) et T3b (Pte d’Ivry – Pte la Chapelle), c’est le tram le plus fréquenté d’Ile-de-France, avec 330 000 voyageurs par jour, dont 67 % empruntent une correspondance.

  • Belgique : CAF favori pour les trams flamands, Bombardier conteste

    Si l'avenir est préoccupant en France pour CAF, ce constructeur a le vent en poupe au Benelux. Aux dépens de Bombardier, historiquement ancré en Belgique sur l'ancien site de La Brugeoise et Nivelles (BN) à Bruges. Après le nouveau métro de Bruxelles et les trams pour Luxembourg, Utrecht et Amsterdam, CAF a été désigné soumissionnaire privilégié pour le plus important marché de trams jamais passé par De Lijn, la société régionale des transports flamands. Soit un marché de 146 rames de 32 m à plancher bas, à livrer à partir de 2018. Chiffré à 320 millions d'euros au total, ce marché se répartit entre la ligne de la Côte (62 trams unidirectionnels de 2 400 mm de large), le réseau d'Anvers (66 trams unidirectionnels de 2 300 mm de large) et le réseau de Gand (18 trams bidirectionnels de 2 300 mm de large). Sur la Côte, il s'agit de remplacer les trams BN commandés par la SNCV dans les années 1980 et dotés depuis d'une caisse intermédiaire à plancher bas, alors qu'à Anvers et Gand, les nouveaux trams devraient éliminer les derniers PCC des années 1960. Deux réseaux pour lesquels De Lijn prend actuellement livraison de 88 trams Flexity 2 produits par… Bombardier, dans le cadre d'un précédent marché.

    Or, sur les cinq soumissionnaires pour la commande de 146 trams, Bombardier était l'un des deux seuls, avec CAF, dont l'offre avait été jugée conforme par De Lijn. Bombardier, dont l'usine de Bruges est géographiquement proche des trois réseaux de tram à équiper, risque de pâtir de la perte du marché record flamand, dans un contexte de restructuration des sites européens du constructeur. De sources syndicales, 70 emplois sont menacés à Bruges par le choix en faveur de CAF, en plus de la moitié des 500 postes actuels. Voire le site tout entier, selon Bombardier, qui a fait appel du choix de De Lijn. Le Conseil d'Etat de Belgique devrait rendre son jugement le 22 novembre.

    P. L.

  • Pour Alstom et Carbone 4, le tram est plus « vert » que le BHNS

    A l’heure de la COP22, Alstom et le cabinet parisien Carbone 4 ont présenté une étude comparative sur l’empreinte carbone des tramways et des bus à haut niveau de service (BHNS). Deux solutions qui se retrouvent souvent en concurrence lors de la création de nouveaux réseaux de transport en commun en site propre. Jusqu’à présent, ce sont surtout les questions de coût (investissements, exploitation, cycle de vie) qui ont présidé au choix en faveur d’un mode ou de l’autre. Mais l’impact sur l’environnement de ce choix modal n’a jusqu’à présent pratiquement pas été pris en compte, faute d’évaluations de l’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie, et non seulement sur l’exploitation. En effet, pour ce qui est de cette dernière (et particulièrement sur le poste énergie), le tram possède a priori un avantage certain. Mais est-ce vraiment le cas ? Et qu’en est-il de la phase de construction ? Autant de questions qui trouvent dans l’étude conjointe d’Alstom et de Carbone 4 une première réponse.

    Quoique ses nouvelles solutions de captage (APS, SRS) et de stockage d’énergie permettent à Alstom d’équiper aussi bien des trams que des bus, l’industriel est nettement plus présent sur le premier de ces deux modes. Il n’est donc pas très étonnant qu’Alstom ait choisi de communiquer sur une étude comparative dont les résultats sont globalement en faveur du tramway pour ce qui est de l’empreinte carbone. Une étude qui tombe à point nommé : Alstom a montré à cette occasion que son nouveau système de tramway intégré Attractis présentait une empreinte encore plus faible. Un résultat obtenu par l’optimisation des moyens mis en œuvre pour la réalisation de nouveaux réseaux. Une optimisation pour ce qui est des délais (temps de construction réduits, perturbations limitées), puisque Attractis a pour objectif de réaliser un réseau de 10 km opérationnel en 30 mois. Optimisation aussi pour les investissements mis en œuvre, réduits de 20 %. Moins gourmand en béton, en acier ou en câbles, Attractis devrait également – et assez logiquement – permettre une réduction d’émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 20 %. Une estimation basée sur le retour d’expérience de 17 réseaux de tram intégrés équipés de rames Citadis.

    Dans le modèle de calcul retenu, les émissions de gaz à effet de serre sont le produit de quatre facteurs : le besoin de mobilité, le mode de transport, l’efficacité énergétique et le contenu en dioxyde de carbone de la source d’énergie utilisée.

    L’étude porte sur le cycle de vie d’une ligne fictive mais représentative de 10 km en Belgique, comprenant sa construction et son exploitation pendant 30 ans. La Belgique a été retenue pour son mix électrique moyennement favorable, entraînant l’émission de 240 g de CO2 par kWh. Une valeur très « européenne », mais supérieure à celle en vigueur en France (où le nucléaire assure plus des trois quarts de l’approvisionnement électrique) et très inférieure à la valeur chinoise (800 g de CO2 par kWh). L’étude a été réalisée à fréquentation égale, de 6 400 voyageurs par heure et par sens en heure de pointe, soit un ordre de grandeur qui est bien celui d’une ligne de tram, mais pratiquement le double de la capacité des liaisons actuellement assurées en BHNS (même si les promoteurs de ces derniers annoncent bien plus).

    Dans le cadre de l’étude, cinq alternatives ont été étudiées : trois variantes du BHNS (diesel classique, hybride rechargeable et électrique) et deux solutions de tramway (classique et Attractis d’Alstom). Pour ce qui est des BHNS, les chiffres sont basés sur les publications d’institutions françaises (Ademe) ou internationales (école Chalmers de Göteborg, BHNS de Bogotá) – d’autant plus qu’un bus électrique de 18 m, « c’est de la science-fiction actuellement », selon l’un des auteurs ! En revanche, les données concernant les tramways sont réelles et proviennent du retour d’expérience d’Alstom.

    Lors de la phase de construction, les émissions de CO2 liées à l’établissement d’une ligne nouvelle sont nettement en défaveur du tramway pour ce qui est des matériaux de construction, l’écart étant plus faible pour les équipements de construction et l’énergie liée à la construction proprement dite. Globalement, construire une infrastructure tramway représente 2,2 fois plus d’émissions qu’une infrastructure BHNS. Rien de très surprenant : un tram exige des détournements de canalisations, puis la pose de rails et de lignes aériennes de contact.

    Côté matériel roulant, il faut déjà tenir compte du fait qu’un tram dure 30 ans, contre 15 ans pour un bus. Cependant, construire les 20 trams nécessaires sur la ligne étudiée émet plus de CO2 que de produire les 90 bus diesel qui assureraient le même service. En revanche, les 20 trams sont plus avantageux que les 98 bus hybrides rechargeables ou les 102 véhicules électriques équivalents. Pour deux raisons, liées aux batteries : la production de ces dernières est loin d’être « verte » et leur masse réduit d’autant le nombre de voyageurs acceptables à bord des bus.

    En effectuant la somme des émissions issues des constructions de l’infrastructure et des véhicules, le tram classique se situe au double du niveau du BHNS diesel. Entre ces deux solutions, les BHNS hybrides et électriques se rapprochent du tram, au point de rattraper presque le niveau d’émissions d’Attractis (le tram optimisé d’Alstom n’émet que 14 % de CO2 en plus qu’un BHNS électrique).

    En revanche, du côté de l’exploitation, Attractis ne représente qu’un gain marginal par rapport à un tram « classique ». Quel que soit le tram, le niveau d’émissions de ce dernier est sans commune mesure avec celui des BHNS, même électriques, en dépit d’un mix électrique médiocre dans ce cas d’étude belge. Pour ce qui est de la traction, un BHNS diesel émet en effet 4,6 fois plus de gaz à effet de serre qu’un tram ! Ce dernier est également très performant en matière de fuites de gaz réfrigérants (normes drastiques, contrairement aux bus) et d’énergie utilisée dans les dépôts. En revanche, quel que soit le tram ou le BHNS, la maintenance est aussi peu « verte ». En additionnant tous ces éléments, exploiter un tram permet toujours de diviser les émissions d’un facteur 1,5 à 3,3.

    Intéressante par sa couverture intégrale du cycle de vie d’un projet, cette étude fait toutefois l’impasse sur deux catégories de bus réputés « verts », pour leur absence d’émissions de particules : le trolleybus – tout électrique depuis toujours – et le bus au biogaz. Ce qui est dommage, car ces bus sont – eux – déjà disponibles en version articulée de 18 m

    Recontacté au sujet de ces deux types de bus, le cabinet Carbone 4 nous a apporté quelques précisions qui ne faisaient pas partie de l’étude initiale, mais qui méritaient des chiffrages approfondis pour déterminer les éventuels avantages du trolleybus ou du biogaz sur 30 ans.

    Pour le trolley, en phase construction, « l’infrastructure devrait être plus légère que le tramway et plus lourde que le BHNS, ce qui devrait se retrouver dans les émissions ». Et en phase exploitation, à l’électricité, « il faudrait comparer l’efficacité énergétique du trolley par rapport à un tramway », vu les frottements plus importants que présente le roulement pneu sur route du trolley que le roulement fer sur fer du tram.

    Pour le biogaz, « on est sensiblement sur du BHNS » en phase construction, même si l’on « peut imaginer des différences sur la taille du réservoir – et donc la capacité unitaire des bus – si l’on veut le même contenu énergétique : [pour] la même taille, on devra faire le plein plus souvent, donc peut-être plus de kilomètres haut le pied ». Et sur la phase exploitation, « le facteur d’émission du biogaz peut varier beaucoup en fonction de son mode de production », alors que l’efficacité énergétique est notoirement moindre que celle du diesel.

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  • Lyon va construire son premier tramway « en rocade »

    Le Sytral vient de donner son feu vert à une ligne de tramway inédite : pour la première fois, une ligne « en rocade » – T6 – va relier Lyon à deux communes (Bron et Vénissieux) par l’extérieur. Jusqu’à présent, le tramway jouait son rôle de mode lourd structurant en traversant la ville au départ des gares (Perrache et Part-Dieu), du centre vers la périphérie, et inversement. Cette fois-ci, T6 – pour sixième ligne – va partir de la station Debourg, terminus du tramway T1 à Gerland (sud de Lyon) pour relier la station Hôpitaux, à l’est de la métropole.

    Le nouveau T6 a même gagné son autonomie et en visibilité comme ligne à part entière après avoir été conçue initialement comme le prolongement de T1. Au total, la nouvelle ligne développera un tracé de 6,7 kilomètres ponctués de 13 nouvelles stations, dont certaines en correspondance avec les métros B et D, et les lignes de tramway T1, T2, T4, T5. « La ligne fait le tour de la ville tout en offrant aux gens la possibilité de choisir l’axe par lequel ils veulent pénétrer dans le centre », précise Michel Burgat, directeur du projet. Le temps de parcours prévu est de 21 minutes avec une fréquence toutes les 10 minutes en heures de pointe.

    L’opération coûtera 161 millions d’euros, soit 14 % des investissements du Sytral sur la période 2017-2022. Après l’avis favorable du commissaire enquêteur transmis au Sytral en octobre, l’arrêté de DUP interviendra en janvier 2017. Les travaux d’infrastructures commenceront à l’automne suivant pour une mise en service fin 2019.
    Claude Ferrero

  • A Grenoble, on peut acheter son ticket de tram à la banque

    Après l’utilisation du smartphone comme titre de transport, l’expérimentation du paiement du bus par carte bancaire sans contact, les Transports de l’agglomération grenobloise (TAG) proposent un nouveau service facilitant l’achat des titres de transports pour rendre l’accès aux transports en commun encore plus proche, plus simple, plus rapide… Depuis fin octobre, dix guichets automatiques de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes dans sept villes de l’agglomération grenobloise servent de canal de vente de titres de transport (abonnements, tickets dix ou 30 voyages et Visitag trois jours). Le service avait préalablement été testé en mai et une réflexion est en cours pour l’étendre à d’autres agences de ce réseau bancaire.