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  • Un TER déraille dans les Pyrénées-Orientales suite à une coulée de boue

    Un TER déraille dans les Pyrénées-Orientales suite à une coulée de boue

    Un TER a déraillé le 24 juillet vers 6h30 du matin à la hauteur de la commune d’Eus (Pyrénées-Orientales) sur la ligne Villefranche-Vernet-les-Bains-Perpignan, faisant cinq blessés légers, dont le conducteur et un autre agent de la SNCF. Les quatre autres passagers qui se trouvaient également à bord sont indemnes, a indiqué la préfecture des Pyrénées-Orientales.

    Une enquête est en cours pour connaître les circonstances exactes de l’accident. Selon les premières constatations, il semble qu le déraillement est survenu suite à une coulée de boue et une chute de rochers. Les circulations ont été interrompues sur cet axe. La compagnie a mis en place « une substitution par autocar sur cet axe ».

  • Un tram Škoda sans conducteur en dépôt

    Un tram Škoda sans conducteur en dépôt

    C’est en Finlande, au dépôt de tramway de Tampere (Tampereen Ratikka), mis en service en août 2021, que Škoda a effectué les premières démonstrations de son écosystème Smart Depot, au cours desquelles un tramway ForCity Smart Artic X34 de sa fabrication s’est déplacé automatiquement, sans intervention du conducteur, dans plusieurs cas de figure. En particulier, le tram a dû passer à travers la machine à laver du dépôt et réagir automatiquement aux obstacles présents sur les voies, en combinant un système de conduite automatique (ATO) et un système anti-collision (ACS) que Škoda a développé spécifiquement pour les tramways.

    Cette démonstration est intervenue un an après l’annonce du développement d’un projet de tram autonome par Škoda, dans le cadre de la vision Smart Depot, avec le soutien de l’investisseur tchèque PPF Group.

    Quoiqu’intéressante, cette réalisation n’est pas une première mondiale, dans la mesure où Alstom et la RATP ont testé le garage autonome des tramways au dépôt du T7 à Vitry-sur-Seine il y a sept ans, alors que l’année suivante, Siemens a effectué un parcours de 6 km en tram sans conducteur sur le réseau ViP de Potsdam, en ouverture de l’édition 2018 du salon Innotrans.

    P. L.

  • Les réseaux de transport public de Grenoble et du Grésivaudan s’unissent

    Les réseaux de transport public de Grenoble et du Grésivaudan s’unissent

    Les réseaux M Tag et M TouGo s’uniront dès le 2 septembre pour devenir M réso et abolir les frontières entre la métropole grenobloise et le Grésivaudan (Isère). Cette unification, menée par le Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise (SMMAG) en partenariat avec Grenoble Alpes Métropole et la communauté de communes du Grésivaudan, vise à améliorer l’offre de transport pour mieux répondre aux besoins quotidiens des habitants.

    Dès la rentrée, un seul ticket à 2 € permettra de se déplacer sur ces deux territoires en s’affranchissant des limites administratives. La création de M réso s’accompagne d’un renforcement de l’offre avec la mise en place de nouvelles lignes, mais aussi l’augmentation des fréquences et l’extension des horaires de service de certaines lignes existantes.

    Cette évolution vers un réseau plus efficace et plus lisible devrait contribuer à un accroissement de la fréquentation. Le SMMAG, qui a enregistré 85,5 millions de voyages en 2023, table sur 91,6 millions de voyages en 2025 avec un réseau de 19,8 millions de kilomètres.

    A horizon 2030, l’ambition est d’atteindre 97,2 millions de voyages par an. D’ici là, le réseau pourrait encore s’agrandir. Sylvain Laval, président du SMMAG, a confirmé qu’une extension vers le Pays Voironnais était en discussion.

    Séverine Renard

  • Recentrage européen pour le constructeur ferroviaire espagnol CAF

    Recentrage européen pour le constructeur ferroviaire espagnol CAF

    Après des ventes en croissance de 21 % l’an passé, le constructeur ferroviaire ibérique CAF (Construccion y auxiliar de ferrocarriles)  se fixe pour objectif un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros à l’horizon 2026. Mais si l’entreprise a marqué des points au Proche-Orient ou aux Amériques, elle veut privilégier « parmi ses marchés stratégiques » l’Europe.

    L’assemblée générale annuelle qui s’est tenue en juin à son siège social de Beasain (Pays basque espagnol) a été l’occasion pour le constructeur de valoriser les contrats récents conclus sur le Vieux continent, par exemple la production pour Rome de 121 tramways pour un montant de 457 millions d’euros. CAF recherche en Europe des marchés à la rentabilité plus forte, malgré « les aléas géopolitiques et macroéconomiques qui ont eu des impacts industriels notables », indique Javier Martinez Ojinaga. Et le directeur-général de CAF de pointer les difficultés sur la chaîne d’approvisionnement et les coûts financiers dont l’augmentation des taux d’intérêt. Pour autant les commandes sont bien là : trains tri-modes pour l’anglais LNER, automotrices régionales à livrer à Renfe et rames françaises Coradia polyvalentes.

    L’exercice 2023 de CAF se clôt sur des ventes de 3,852 milliards d’euros, dont 3 milliards pour le seul ferroviaire (matériel roulant et signalisation), le reste correspondant à la filiale Solaris : une entreprise d’autobus polonaise acquise en 2018. Le capital de CAF a aujourd’hui pour principaux partenaires ses propres salariés qui détiennent 29,5 % des actions ainsi que l’établissement financier basque Kutxabank (15%), à côté d’autres actionnaires moindres dont le Gouvernement basque (3%).

    Michel Garicoix

  • Le métro parisien en forme olympique, et le Transilien ?

    Le métro parisien en forme olympique, et le Transilien ?

    Des chiffres qui tombent à pic. A trois jours du coup d’envoi des Jeux olympiques, le 26 juillet, Ile-de-France Mobilités (IDFM) se veut rassurant en annonçant des chiffres de ponctualité inespérés sur le réseau de métro parisien, aux heures de pointe . Ils sont « en très nette amélioration sur quasiment toutes les lignes », lit-on dans un communiqué de l’autorité régionale en charge des transports franciliens, soulagée « d’aborder les Jeux de Paris 2024 avec sérénité »,

    Selon IDFM qui s’appuie sur les données de la RATP, comme l’exige le contrat qui lie l’opérateur à son donneur d’ordre (et qui donne lieu à un bonus ou des pénalités selon les performances) les lignes 1, 2, 5, 10 et 14 affichent quasiment 100 % de ponctualité. 95 % ou plus sur les lignes 3, 4, 7, 9, 11 et 12. Entre 90% et 95 % sur les 6, 8 et 13.

    Les cinq lignes de métro qui étaient en difficulté en mai 2023 (3-3bis, 6, 11, 12), sortent la tête de l’eau (96 à 97% de ponctualité). La 8 et la 13 toujours mal en point en mai dernier, passent la barre des 90%, des hausses respectives de 1 et 2 points. Prolongée jusqu’à Rosny-sous-Bois le 13 juin, la 11 ne souffre plus des interruptions de service nécessaires pour les travaux préparatoires et qui avaient fortement perturbé le trafic pendant de longs mois

    Ville, Rail & Transports a demandé à IDFM les indicateurs du RER, exploités par la RATP et la SNCF, pour le mois de juin, et qui ne figurent pas dans le communiqué de l’autorité régionale des transports. Nous n’avons pas reçu de réponse. Mais la SNCF a admis avoir allégé les circulations des Transilien avant les JO, et qu’elle le fera également après car elle doit étaler les congés des conducteurs pour assurer les renforts sur les offres de transport pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques. Les RER A et D ont été épargnés, le C beaucoup moins.

    Quant au réseau de surface, bus et tramways, il est impacté depuis quelques semaines, et parfois depuis mars, en lien avec le montage des installations et infrastructures pour des Jeux olympiques, avec des déviations ou coupures de ligne.

    lire : « Près de 200 lignes de bus déviées pour les JO, nouvelles stations de métro fermées « 

    lire : « La SNCF a réduit son offre en Ile-de-France avant les JO »

    Comment est mesurée la ponctualité ?

    Pour le métro, il s’agit du nombre de trains circulant lors des heures de pointe (7h30 / 9h30 et 16h30 / 19h30) par rapport à la demande initiale d’Île-de-France Mobilités dans son contrat avec la RATP.

    Pour le RER et les trains, la ponctualité représente le pourcentage de voyageurs arrivant à l’heure ou avec un retard de moins de 5 minutes à leur gare de destination.

    N.A

  • Sandrine Le Feur à la tête de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale

    Sandrine Le Feur à la tête de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale

    Réélue députée du Finistère aux législatives, Sandrine Le Feur (Ensemble pour la République), 33 ans, agricultrice, s’installe dans le fauteuil de présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée. Elle a été élue le 20 juillet. Le fauteuil était précédemment occupé par Jean-Marc Zulesi, un autre Ensemble, battu face au Rassemblement national le 7 juillet dans la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, et fin connaisseur des transports. Il est à l’origine de la proposition de la loi sur les RER métropolitains, votée en décembre 2023

    Presque entièrement renouvelée, la commission parlementaire chargée de préparer les projets ou propositions de loi relatives aux transports (entre autres) compte quatre vice-présidents : le socialiste Gérard Leseul, qui lors de la précédente législature avait proposé le gel des tarifs des transports publics pendant les JO et signé un rapport sur les zones à faible émissions avec le Modem Bruno Millienne (battu le 7 juillet), Mickaël Cosson (Les Démocrates), Jean-Pierre Taite (Droite Républicaine) et Emmanuel Blairy (Rassemblement national). Un cheminot siège au sein de la commission, Bérenger Cernon, député LFI de la 8e circonscription de l’Essonne qui a battu Nicolas Dupont-Aignant, conducteur de RER sur les lignes D et R du RER, et délégué CGT.

    Parmi les propositions de loi en suspens suite à la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, le renforcement des pouvoirs des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP (Suge et GPSR) initiée par le Sénat, l’‘interdiction des grèves dans les transports publics pendant les périodes de grande mobilité. Quant au financement des projets de RER métropolitains dont la liste des projets labellisés par le gouvernement avait été publiée juste avant le deuxième tour des législatives et qui devait faire l’objet d’une conférence du financement, son sort se jouera avec le nouveau gouvernement, quand il sera nommé. La préparation du projet de loi de Finances pour 2025 a démarré avec le gouvernement démissionnaire qui gère les affaires courantes, et avec un objectif budgétaire de 20 milliards d’économies supplémentaires.

    N.A

  • La Régie des transports marseillais reçoit une certification Afnor pour son réseau de bus, tramways et métro

    La Régie des transports marseillais reçoit une certification Afnor pour son réseau de bus, tramways et métro

    C’est une première, affirme la Régie des transports marseillais : au printemps dernier, l’Afnor a décerné au réseau de transport urbain (Marseille, Allauch, Plan-de-Cuques, Sepèmes-les-Vallons) une certification pour la qualité de service de ses bus, tramways et métro.  « La RTM devient le premier réseau de France certifié NF Service sur trois modes« , souligne la régie en précisant que la certification NF Service du pôle d’échanges multimodal Saint-Charles a été renouvelée ainsi que la certification ISO 9001 pour la direction du Matériel roulant et la direction des installations fixes et systèmes.

  • Vossloh rachète France Aiguillages Services

    Vossloh rachète France Aiguillages Services

    Le 19 juillet, Vossloh a annoncé le rachat de l’entreprise France Aiguillages Services (FAS), basée à Bertrichamps (Meurthe-et-Moselle), qui présente un portefeuille complet de services pour les appareils de voie (« aiguillages » en langage courant) et les systèmes de signalisation associés. Son client le plus important est SNCF Réseau et FAS dispose de nombreuses habilitations pour effectuer des inspections techniques et des services de maintenance sur les appareils de voie et les installations de signalisation du réseau ferré national.

    Cette transaction comprend également le centre de formation agréé LUNEFCF, qui dispense des cours dans les domaines du risque ferroviaire et de la signalisation mécanique, ainsi que des contrôles ou du perfectionnement technique associés à cette dernière. Ces formations sont dispensées tant au personnel de SNCF Réseau qu’aux salariés de FAS.

    Déjà présent de longue date en France dans le domaine des appareils de voie, le groupe allemand Vossloh y renforce son offre de services par l’acquisition de FAS. Fondateur de cette entreprise, Christophe Calley « continuera à la soutenir dans un rôle de direction »</emo, ajoutant être « très heureux que FAS et Vossloh unissent maintenant leurs forces », dans la mesure où « les compétences des deux entreprises se complètent parfaitement ». Une approbation préalable de la part des autorités de la concurrence pour l’intégration de FAS au groupe Vossloh n’a pas été nécessaire, selon ce dernier.

    P. L.

  • Alstom signe en Australie un contrat représentant « le plus grand projet de signalisation au monde »

    Alstom signe en Australie un contrat représentant « le plus grand projet de signalisation au monde »

    C’est en consortium avec DT Infrastructure, l’un des principaux fournisseurs australiens de services d’ingénierie et de construction, qu’Alstom a signé un contrat avec la Public Transport Authority of Western Australia (PTA, autorité organisatrice du réseau Transperth) pour la conception, la fourniture, la construction, l’installation, les essais, la mise en service et la maintenance d’un système CBTC (Communication Based Train Control, système de gestion des trains basée sur la communication) du type Urbalis destiné au réseau ferré de banlieue de Perth, capitale de l’Etat d’Australie-Occidentale. Ce projet permettra d’augmenter de 40 % la capacité du réseau, de réaliser des économies d’énergie, d’assurer une cybersécurité « de premier ordre » et d’anticiper une hausse de la fréquentation, tout en réduisant au minimum les perturbations. De plus, il mettra en œuvre un nouveau système de communication polyvalent basé sur un réseau radio privé LTE (Long-Term Evolution).

    Evalué à un milliard d’euros (1,6 milliard de dollars australiens, Alstom détenant environ les deux tiers du consortium, y compris les services de maintenance), ce projet sera réalisé par une alliance composée de l’autorité organisatrice des transports publics (PTA), d’Alstom (fournisseur du CBTC) et de DT Infrastructure (installateur du système). En termes de kilométrage de lignes à équiper (181 km), il s’agit, selon Alstom, du « plus grand projet de signalisation au monde », du moins pour un CBTC (généralement, il s’agit d’équiper des lignes de métro longues de quelques kilomètres à une vingtaine, environ). Mais chronologiquement, ce projet ne sera pas le premier en Australie, y compris pour Alstom, qui y déploie déjà sa solution Urbalis sur le métro de Sydney et le train de banlieue de Melbourne.

    Tout en annonçant que « plus de 750 emplois locaux en Australie-Occidentale garantis pour le projet » et que « des entreprises locales et autochtones seront créées avec des opportunités d’emploi associées », Alstom rappelle à l’occasion de cet important contrat être également le producteur des nouvelles rames C-series (voir photo illustrant cet article) pour les trains de banlieue de Perth, assemblées localement sur le site de Bellevue, dans la partie est de l’agglomération.

    P. L.

  • Panne informatique mondiale: pas d’impact pour la SNCF et la RATP

    Panne informatique mondiale: pas d’impact pour la SNCF et la RATP

    Une panne informatique mondiale liée aux services du géant de la Tech Microsoft touche les entreprises utilisant le système d’exploitation Windows, depuis vendredi 19 juin au matin. Du côté des transports, elle affecte particulièrement l’aérien aux Etats-Unis, Emirats arabes Unis et en Australie mais aussi dans certains pays européens, en Espagne, Allemagne, aux Pays-Bas et au Portugal notamment. En fin de matinée, le trafic aéroport international de Berlin reprenait partiellement.

    En France, Aéroports de Paris n’est pas touché mais plusieurs compagnies aériennes et aéroports sont concernées dans le monde, avec un impact sur les vols à Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. La SNCF et la RATP semblaient épargnées, « aucun impact à ce stade« , indiquent les opérateurs. La compagnie ferroviaire reste «en vigilance», répond la service de presse.

    Le Comité d’organisation des JO de Paris a fait savoir que ses activités informatiques étaient touchées.