Votre panier est actuellement vide !
Blog

Les Français jugent les transports en commun économiques et écologiques mais pas assez ponctuels et fréquents
Trois Français sur quatre utiliseraient plus les transports en commun s’ils étaient de meilleure qualité. C’est ce que révèle une enquête d’Agir Transport, dévoilée à l’occasion des Journées Agir qui se sont déroulées du 18 au 20 juin à Montpellier.1000 personnes ont été interrogées à cette occasion, du 24 au 27 mai, par Viavoice. Pour 74 % d’entre elles, « une meilleure qualité, c’est-à-dire une fréquence plus importante, des points de desserte plus proches du domicile et plus de régularité dans les horaires » les encourageraient à prendre davantage les transports publics. Une majorité considère aussi que les transports en commun n’offrent pas assez de garanties en matière de ponctualité (62 %). En revanche, pour moins de la moitié des sondés (45 %), la gratuité ne serait pas une incitation à les utiliser davantage.Dans l’ensemble, les personnes interrogées ont « une bonne image des transports publics ». Ceux-ci apparaissent comme « une solution d’avenir » pour 68 % d’entre elles, « une solution écologique » (65 %) et « économique » (63 %).Pourtant, trois sondés sur quatre déclarent utiliser en priorité la voiture pour leurs déplacements quotidiens (75 %) et plus des deux-tiers pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études (70 %). Pour ces mêmes usages, les transports publics ne sont privilégiés que par 25 % des actifs et étudiants. Cette part s’élève cependant à 42 % dans les grandes agglomérations, où l’offre est souvent plus importante, et à 37 % chez les moins de 35 ans. Une grande majorité (78 %) des habitants de grandes agglomérations trouve les transports publics accessibles, contre seulement un gros tiers (38 %) des habitants de petites agglomérations. Quant à l’enchaînement de plusieurs modes de déplacement, 61 % des Français le jugent difficile en raison notamment du manque de connexions entre les différents modes.Les Français interrogés ne semblent pas prêts à payer plus cher pour un service de meilleure qualité (64 %), y compris parmi ceux qui les utilisent quotidiennement. Enfin, dernier point de nature à satisfaire l’association Agir Transport, qui promeut les opérateurs indépendants, les personnes sondées préfèrent largement une gestion des transports publics exercée directement par la collectivité (57 %) plutôt que déléguée à un opérateur privé (11 %).Yann Goubin
La SNCF a réduit son offre en Ile-de-France avant les JO
Les associations d’usagers des transports en Ile-de-France ont fait part de leur mécontentement après que la SNCF leur a confirmé qu’elle réduirait le nombre de ses circulations pendant plusieurs semaines cet été, avant et après les Jeux olympiques. « Cette desserte plus faible que la desserte d’été habituelle n’est pas celle demandée par IDFM mais celle que la SNCF estime pouvoir faire avec les effectifs disponibles« , écrit la Fnaut Ile-de-France. « Faute d’anticipation, elle ne dispose pas d’assez de conducteurs pour à la fois renforcer les dessertes durant les jeux et assurer le service d’été normal durant le reste de l’été« , regrette-t-elle.
La SNCF explique de son côté avoir « adapté » ses plans de transport sur l’été 2024 en les faisant débuter au même moment que les vacances scolaires, « ‘soit une semaine supplémentaire par rapport aux étés classiques (du 08/07/2024 au 13/07/2024) et entre les Jeux olympiques et paralympiques« .
En moyenne, l’offre sera assurée à 90 % par rapport à une exploitation estivale habituelle. Mais cette moyenne cache des disparités entre les lignes. Certaines sont épargnées comme le RER A ainsi que les lignes K, U et R et les trams-trains T4, T11, T12 et T13. En revanche, le RER C verra son plan de transport très allégé : 60 % par rapport à un jour normal de l’année. Mais, ajoute un porte-parole de la compagnie, cet allègement est finalement proche de ce qui se fait sur cette ligne l’été, « en lien avec les travaux du tunnel dans Paris intramuros : d’habitude, il n’y a pas de trains dans Paris intramuros« .
La Fnaut Ile-de-France s’inquiète de « temps d’attente (qui) risquent de s’allonger, en particulier en heures creuses« , alors que « la SNCF assure que la desserte « adaptée » est compatible avec la fréquentation prévue », ajoute l’association. La compagnie a toutefois ajusté l’offre le 10 juillet avec quatre rames de réserve qui peuvent être injectées si nécessaire, indique-t-elle, après avoir constaté sur la branche sud de la ligne C du RER « une forte affluence de manière ponctuelle« .
MH P

En Grande-Bretagne, Peter Hendy nommé ministre des Transports chargé des chemins de fer
C’est un grand spécialiste des transports publics et du rail qui a été nommé ministre des Transports au sein du gouvernement britannique, en la personne de Peter Hendy, né en 1953, et officiellement Lord Hendy of Richmond Hill CBE, depuis son anoblissement. Du fait de son rang nobiliaire, le nouveau ministre « spécialiste » au sein du ministère des Transports (DfT) répondra aux questions de la Chambre des Lords, et non à la Chambre des Communes.
La nomination de Peter Hendy au poste de ministre d’Etat, le 8 juillet, est intervenue trois jours après celle de Louise Haigh, députée travailliste de Sheffield, au poste de secrétaire d’État aux Transports, par le nouveau Premier ministre travailliste, Keir Starmer. Dans son discours de politique générale, la secrétaire d’État a chargé Peter Hendy du poste de Rail Minister : « Le nouveau ministre chargé des chemins de fer apportera des décennies d’expérience pour aider à réaliser l’ambition du gouvernement de transformer l’infrastructure et d’améliorer les transports publics pour les voyageurs ».
Le nouveau ministre d’État était jusqu’à présent président de Network Rail, le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire britannique. Nommé à ce poste en juillet 2015, il avait été reconduit pour deux années de plus en juin 2023. Il était auparavant à la tête de Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports de Londres, dont il avait été nommé Commissioner en février 2006. C’est à ce titre que Peter Hendy, qui a commencé sa carrière dans les bus de Londres en 1975, a dirigé la modernisation des transports de la capitale britannique, tout en les préparant pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2012. Ce spécialiste du mass transit a également été invité par Ville Rail & Transports pour intervenir à plusieurs occasions sur le sujet (lire ici)
P. L.

Keolis en passe de doubler de taille au Canada
La filiale de la SNCF est en passe de racheter deux activités transports interurbains dans l’ouest canadien. Elle a signé un accord avec la compagnie Student Transportation of America (STA) pour acquérir deux divisions commerciales de Pacific Western Transportation (PWT), une société canadienne de Calgary.
C’est « une étape importante dans notre stratégie de développement à l’international, plus particulièrement en Amérique du Nord. Elle nous permet de renforcer notre présence au Canada et d’étendre notre expertise et nos services à de nouvelles régions prometteuses », commente Marie-Ange Debon, présidente du directoire de Keolis.
Avec 550 bus et cars en exploitation, les deux entités en passe d’entrer dans le giron du Français – Transit et Motorcoach – opèrent des services de transport urbain dans 23 municipalités des provinces de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi que des services de transport par autocar dans ces provinces et en Ontario, sous les marques Red Arrow et Ebus, notamment, qui ont généré en 2023 un chiffre d’affaires de 115 millions de dollars canadiens (environ 80 millions d’euros).
Présent au Canada depuis 2002, à Québec, Montréal et Ottawa, Keolis double de taille avec ces nouvelles positions dans l’ouest du pays. De l’autre côté de la frontière, aux Etats-Unis, Keolis exploite plusieurs réseaux de transport à Boston (RER, Washington, Austin et Phoenix (bus).

Inauguration du premier Fnac Café à Paris-Nord
Ambiance de fête, le 8 juillet, à la Gare du Nord, à l’étage situé au-dessus du point de vente Relay implanté depuis l’été dernier le long de la voie 19. C’est à cet étage, accessible par escalier et par ascenseur, que la Fnac inaugurait son premier Fnac Café en France, sous une toiture dont le faîte reprend l’axe d’une des verrières de la grande gare parisienne, première d’Europe par sa fréquentation. Ouvert deux semaines auparavant, ce nouveau commerce phare de Paris-Nord est donc prêt pour les échéances olympiques et paralympiques de cette année.
Entre parvis, voies et escalier d’accès à la mezzanine Eurostar, ce nouveau lieu, à la fois accessible et un peu à l’écart, offre « une vue imprenable sur la gare », comme l’a rappelé Julie Reiner, Secrétaire générale de Gares & Connexions et présidente de la joint-venture Lagardère & Connexions, lors de l’inauguration.
Dans la lignée des librairies de gare
Sa vocation est, comme les autres Fnac implantées dans les gares française, « la facilitation du voyage », pour reprendre le terme de Vincent Romet, DG de Lagardère Travel Retail France, qui en assure l’exploitation. Avec un plus : « une offre alimentaire qui complète la culture et la tech ». Non seulement on peut trouver, sur plus de 100 m², tout ce qu’il faut pour passer un bon voyage, de l’accessoire manquant à son smartphone au roman policier ou sentimental (le « roman de gare » garde ses fidèles !), ou encore à la bande dessinée, mais 45 m² ont été dédiés à un espace Fnac Café, avec boissons chaudes ou fraîches, sandwiches et viennoiseries… sans oublier les chaises et les guéridons pour une faire une « pause rapide avant le train ou entre amis », comme le propose Julie Reiner, qui loue son « architecture chaleureuse » associant, comme celle de la gare, plafond de bois, structure métallique et panneaux de verre.
François Gazuit, directeur Exploitation chargé du pilotage du parc de magasins intégrés et franchisés Fnac et Darty, rappelle que ce point de vente pilote est né d’un partenariat à trois – Lagardère Travel Retail, Fnac Darty et Lagardère & Connexions – dans la lignée des « librairies de gare » lancées par Hachette (aujourd’hui Lagardère) du temps du Second Empire. Ce lieu est, selon le représentant de Fnac Darty, « un concentré de l’offre de la Fnac, la promesse de la Fnac, qui fête ses 70 ans ». Et lorsque l’offre, forcément limitée, du point de vente ne suffit pas, on peut aussi y retirer des achats effectués en ligne. Bref, ce nouveau commerce de gare « se projette dans l’avenir sans renier le passé », proclame François Gazuit.
À propos de passé, rappelons que l’espace désormais occupé par cette Fnac d’un nouveau genre était, de 2016 à 2019, celui du restaurant L’Étoile du Nord, de Thierry Marx. Si l’aspect extérieur du lieu a été conservé, pas moins de 18 mois de travaux ont été nécessaires pour en transformer les aménagements.
P. L.

Deux millions de voyageurs resteraient à quai sur la ligne SEA, selon Vinci Railways
Invitée ce matin du Club Ville, Rail & Transports, Valérie Vesque-Jeancard, présidente de Vinci Railways, a regretté l’insuffisante utilisation de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA), entre Tours et Bordeaux, dont la filiale du groupe de BTP est concessionnaire jusqu’en 2061. « Deux millions de voyageurs restent à quai, faute de trains en nombre suffisant sur la ligne, a-t-elle affirmé. Et seulement 75 sillons quotidiens [créneaux de circulation) sont utilisés alors qu’il en existe plus de 140 disponibles« , a poursuivi la dirigeante qui espère voir arriver d’ici quelques années de nouveaux opérateurs sur cette ligne.
Lisea, la société gestionnaire de SEA, discute avec de nouveaux entrants sur le marché ferroviaire, comme Renfe ou Trenitalia, et attend l’arrivée de Proxima qui envisage des dessertes vers Bordeaux, à partir de la fin 2027 ou 2028.
La récente étude d’E-Cube Strategy Consultants publiée le 25 juin qui prédit au marché français de la grande vitesse ferroviaire un avenir très concurrentiel, va dans le sens des attentes de Vinci, par ailleurs très présent sur le marché des concessions aéroportuaires, via sa filiale Vinci Airports dont Valérie Vesque-Jeancard est également directrice déléguée.
N.A
Vous pourrez retrouver dans le magazine de septembre le compte-rendu complet du Club VRT avec Valérie Vesque-Jeancard.

Des temps de trajet un peu améliorés cet été pour les voyages Paris – Milan
Un peu moins d’un an après l’éboulement de la falaise de la Praz, survenu dans la vallée de la Maurienne le 27 août dernier, le trafic ferroviaire entre Paris et Milan reste difficile même si la SNCF apporte quelques améliorations pour l’été.Après la mise en place d’une navette routière entre les gares de Saint-Jean de Maurienne et Oulx, en janvier 2024, SNCF Voyageurs, a annoncé le 5 juillet une nouvelle offre de substitution du 6 juillet au 25 août.« Grâce à la réouverture du tunnel du Mont-Cenis pendant l’été, normalement fermé pour travaux », le transfert par la route entre Saint-Jean-de-Maurienne et Modane prendra 30 minutes environ faisant gagner une heure sur le transfert routier jusqu’à Oulx, explique SNCF Voyageurs, .Concrètement, depuis Paris, les voyageurs emprunteront un TGV Inoui jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne, continueront leur trajet avec une navette routière jusqu’à Modane, où ils reprendront un TGV Inoui jusqu’à Milan.Dans le sens Italie – France, les TGV Inoui iront aussi jusqu’à Modane. Le voyage se poursuivra par la route jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne, où les voyageurs prendront un TGV jusqu’à Paris.
Neuf autres projets de RER métropolitains labellisés avant un changement de gouvernement
Dernière labellisation avant fermeture des portes. Trois jours avant le deuxième tour des législatives du 7 juillet qui devrait mener inexorablement à la formation d’un nouveau gouvernement, le ministère des Transports a accordé son label à neuf autres projets de services express régionaux métropolitains (Serm).
Sont retenus les projets de RER d’Avignon, Marseille, Nice, Orléans et Toulon ainsi que les porteurs des projets Basco-landais, Bretagne, Côte d’opale et franco-suisse
Pour rappel, Bordeaux, Chambéry, Clermont‑Ferrand, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Rouen, Saint‑Etienne, Strasbourg, Toulouse, et Tours ainsi que les porteurs du projet Lorraine-Luxembourg avaient été labellisés début juillet (lire : ici).
Ce label, c’est le sésame pour pouvoir déclencher un premier financement de l’Etat. Une loi avait été votée fin 2023 pour encadrer les projets. Quelle suite le nouvel exécutif et la nouveau Parlement donnera-t-il aux Serm ?
N.A

L’Assemblée nationale perd deux de ses meilleurs connaisseurs des transports
Ils étaient considérés comme faisant partie des élus connaissant le mieux le secteur des transports : Jean-Marc Zulesi (Ensemble) a perdu son siège dans la 8e circonscription des Bouches du Rhône à l’issue du second tour des élections législatives face au RN Romain Tonussi qui l’emporte de justesse avec 50,24 % des voix. C’est aussi le cas du député sortant David Valence (Ensemble) qui échoue dans la 2e circonscription des Vosges face au RN Gaëtan Dussausaye (52,77 % des suffrages).
Le premier, député depuis 2017, était président de la commission du Développement durable depuis juin 2022. Il a été notamment rapporteur du volet innovation de la loi d’orientation des mobilités (LOM), rapporteur du volet transport de la loi Climat-Résilience ou encore auteur d’un rapport sur les mobilités actives. Plus récemment, il a été à l’origine de la proposition de loi sur les services express métropolitains, un sujet qui lui tenait particulièrement à coeur.
De son côté David Valence, ancien maire de Saint-Dié-des-Vosges entre 2014 et 2022, également président de la commission Transports, mobilités et infrastructures de la région Grand Est, a été président du conseil d’orientation des infrastructures.
Enfin, parmi d’autres éliminations symboliques, citons Clément Beaune, l’ancien ministre des Transports, battu à Paris face à Emmanuel Grégoire qui l’emporte dès le premier tour sous la bannière Nouveau Front Populaire. Ou Laurianne Rossi, qui a travaillé à partir de 2016 à SNCF Réseau jusqu’à son élection en 2017 à l’Assemblée nationale (elle a travaillé sur la réforme ferroviaire en 2018), puis après avoir échoué à se faire ré-élire en 2022 a réintégré la SNCF en tant que conseillère de Jean-Pierre Farandou et a ensuite rejoint le cabinet de Gabriel Attal : l’ancienne conseillère s’incline devant Aurélien Saintoul (NFP), vainqueur dès le premier tour. Enfin, Bruno Millienne (MoDem), qui avait mené en 2022 une « mission flash » sur les Zones à faibles émissions, s’était désisté à l’issue du premier tour pour faire face au RN dans les Yvelines.
En revanche, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne (qui a également été PDG de la RATP et ministre des Transports) remporte son duel face au RN Nicolas Calbrix dans la 6e circonscription du Calvados. Notons aussi l’arrivée, au Palais Bourbon, d’un nouveau venu issu de la SNCF : le cégétiste Béranger Cernon élu sous l’étiquette NFP bat dans la 8e circonscription de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et François Durovray, président LR de ce département depuis 2015 (et grand promoteur des cars express).

La concertation autour de l’avant-gare de Saint-Lazare s’achève
SNCF Réseau a lancé le 21 mai et jusqu’au 8 juillet une concertation sur un projet d’optimisation de l’avant-gare de Paris Saint-Lazare. Il s’agit d’informer et de recueillir les avis sur la création d’un pont ferroviaire appelé saut-de-mouton. Ce pont serait implanté à proximité de la gare de Clichy-Levallois où se trouve également un centre de maintenance SNCF des trains normands.
La gare Saint-Lazare, deuxième de France en termes de trafic (près de 103 millions de voyageurs en 2022 et plus de 1500 trains quotidiens) présente une configuration complexe : elle oblige les trains normands à couper plusieurs voies, grâce à des aiguillages, et à se mêler aux trains franciliens pour rejoindre les quais longs qui leur sont affectés (et qui sont décalés par rapport aux voies par lesquelles ils arrivent).
Le projet consiste à séparer les trains normands et les trains franciliens de la branche nord de la ligne J. L’objectif est d’améliorer la régularité et de permettre le développement du trafic sur l’axe Paris-Normandie.
L’enquête publique pourrait démarrer au second semestre 2027, les travaux commencer fin 2028 et la mise en service fin 2032. Le coût est estimé entre 220 et 250 millions d’euros.