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  • La hausse de la TVA dénoncée par Eric Quiquet à Lille

    La hausse de la TVA dénoncée par Eric Quiquet à Lille

    « On n’en avait absolument pas besoin, de plus, c’est une contradiction totale avec les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement. » Dans une interview à Grand-Lille TV, Eric Quiquet, élu EELV à la communauté d’agglomération de Lille, a fortement protesté contre la hausse de la TVA dans les transports. Cette dernière est d’ores et déjà répercutée sur le prix des tickets de bus, notamment. Elle reste minime mais suscite l’ire de l’élu Vert. « On subit cela, a assené Eric Quiquet dans les colonnes de Nord Eclair. Quand l’augmentation vient de nous, comme c’était le cas début 2011, elle accompagnait une amélioration du service. »    

    J. Sa.

  • TER : fronde régionale contre la SNCF

    Très remonté contre « une période de service exceptionnellement dégradé », le président PS du conseil régional de Picardie, Claude Gewerc, a menacé le mercredi 22 février de suspendre les paiements de la région à la SNCF. Selon Le Courrier Picard, Claude Gewerc a estimé que la situation du service est devenue « totalement inacceptable » au point qu'elle ne justifie plus la facture annuelle de 200 millions d'euros. La région incrimine notamment la mise en place du cadencement. Le coup de gueule de Claude Gewerc fait suite à celui d’Alain Rousset, président PS du conseil régional d’Aquitaine, qui avait menacé lui aussi la semaine dernière de suspendre ses paiements. De plus, Pays de la Loire, Basse-Normandie et le Centre ont obtenu l’embauche le 16 février dernier de conducteurs pour mettre fin aux perturbations régulières de la ligne Caen – Alençon – Le Mans – Tours. En Ile-de-France, ça ne va pas trop non plus et les discussions entre le Stif et la SNCF pour le renouvellement du contrat sont très tendues, particulièrement sur le volet financier (1,7 milliard par an).
     

  • Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. C’est pour l’instant le seul français, aux côtés des réseaux européens partenaires de Lisbonne, Athènes, Lancashire, Plovdiv, Graz, Alba Iulia et Breda. Tisséo a commencé à recruter début février 300 correspondants qualité parmi les voyageurs de ses lignes (métro, tram et 20 lignes de bus). Le recrutement s’est fait par la presse, le site et les réseaux sociaux, avant d’aller chercher, si nécessaire, des usagers sur les lignes avec le moins de correspondants. Chaque usager volontaire répondra chaque mois sur Internet à un questionnaire sur une ligne spécifique.
    Tisséo espère recueillir au minimum 10 observations par ligne et par mois pour avoir une première tendance. Certaines questions seront communes à tous les réseaux pour permettre un comparatif. « Ce sont des questions entre la démarche qualité et l’enquête satisfaction, explique Marie Fourcade, chargée des enquêtes à Tisséo.?Des critères objectifs comme la ponctualité, l’information, la propreté ou l’accessibilité, et des impressions plus qualitatives sur le déroulement du trajet et les améliorations à apporter. » La base de données européenne avec des dizaines de milliers d’observations permettra toute sorte d’analyses et surtout d’intervenir en temps réel pour améliorer le service. L’expérimentation durera jusqu’en mars 2013 et sera étendue à d’autres réseaux en cas de succès. Avec une interrogation : les correspondants, non rémunérés mais gratifiés ponctuellement de bons-cadeaux, seront-ils suffisamment assidus sur la durée ?
        

    Catherine Sanson-Stern

  • Egypte : mise en service partielle de la troisième ligne de métro du Caire

    Le Caire compte depuis le 21 février une troisième ligne de métro. Cinq nouvelles stations ont été inaugurées dans l’est et le centre de la capitale égyptienne, marquant l’achèvement de la première phase du projet. Le chantier, lancé il y a quatre ans, a été mené par un groupement d’entreprises constitué notamment de Vinci Construction Grand Projet et de Bouygues Travaux publics. Cette première phase – 4,2 km de tunnel –  a coûté 235 millions d’euros. A terme, la ligne reliera l’aéroport international du Caire, qui se situe au nord-est de la ville, à Gizeh, dans l’est de la capitale, grâce à 34 km de ligne et 29 stations, dont 27 seront souterraines. La deuxième phase des travaux devrait s’achever en octobre 2013, et l’ensemble de la ligne en octobre 2017. L’agglomération cairote, l’une des plus peuplée d’Afrique avec plus de 17 millions d’habitants, est la première ville du continent à avoir parié sur le métro pour tenter de désengorger une capitale à la limite de l’asphyxie. Grâce à cette nouvelle ligne, son réseau de métro s’étendra sur près de 100 km.
     

  • Des samedis gratuits pour inciter à prendre le bus à Fécamp

    Des samedis gratuits pour inciter à prendre le bus à Fécamp

    La ville de Fécamp (19 300 habitants) veut faire aimer les transports en commun à ses administrés. Avec l’idée en cascade de faire baisser l’usage de la voiture. La municipalité a décidé de prolonger jusqu’à la mi-mars la gratuité des bus du réseau Ficibus, en accord avec le délégataire Keolis.  La ville de Fécamp (19 300 habitants) veut faire aimer les transports en commun à ses administrés. Avec l’idée en cascade de faire baisser l’usage de la voiture. La municipalité a décidé de prolonger jusqu’à la mi-mars la gratuité des bus du réseau Ficibus, en accord avec le délégataire Keolis. L’idée de la gratuité certains jours a été lancée dans le cadre de l’Agenda 21, qui vise à engager des mesures de protection de l’environnement. Cela s’est traduit, en 2010, par une baisse de 50 % du prix du titre unique de transport, qui est passé de 1 à 0,50 euro. Nouvelle étape, le 1er octobre 2011, lorsque la municipalité a décidé de rendre gratuits les bus pendant trois mois, jusqu’au 31 décembre, mais le samedi seulement. Il s’agissait de promouvoir les commerces du centre-ville.
    Résultats : une hausse de 28 % de la fréquentation rien que sur la ligne 1, celle qui transporte déjà le plus de voyageurs. Face à ce succès, l’opération a été prolongée jusqu’en mars. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, la tendance est sur la même courbe. En mars, la ville et Keolis feront un bilan et décideront soit d’arrêter l’opération si son intérêt n’était pas prouvé, soit de la pérenniser, soit de la prolonger jusqu’à l’été pour se laisser encore le temps de la réflexion. Dans quelques mois, la ville commencera à préparer le cahier des charges pour le renouvellement de la DSP. Le contrat de Keolis se termine à la fin de l’année 2013.     

    Y. G.

  • Politique : Roland Ries visé par une enquête judiciaire sur le tram de Bamako

    Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Gart, est visé par une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme, suite au financement par la ville de trois études de faisabilité du tramway de Bamako. Ces études, d’un montant de 50 000 euros, ont été confiées en 2009 aux bureaux d’ingénierie Serue et Transitec et à l’agence d’architecture Nogha Consulting, sans appels d’offres préalables. « C’est notre expérience et notre savoir-faire en matière de transport, et notamment de tramway, qui ont suscité l’intérêt des autorités maliennes pour cette coopération », explique Roland Ries, qui se dit « serein sur les suites » de l’information judiciaire, menée à Nancy. « Nous aurions pu apporter un fonds de concours à la ville de Bamako au titre de nos actions de coopération : nous avons préféré que la ville de Strasbourg assume la dépense elle-même… D’ailleurs, les choses ont débouché in fine sur la décision de principe de construction d’un tramway. Je m’en réjouis », déclare Roland Ries. L’industriel alsacien Lohr Industries a signé, en août dernier, un accord préliminaire pour l’équipement d’un réseau de tram sur pneus dans la capitale malienne.

     

  • LGV SEA : cacophonie autour du financement

    Le projet de ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux vient de vivre une semaine particulièrement tumultueuse. Le 13 février, le président socialiste du conseil général du Lot-et-Garonne, Pierre Camani, annonce que son département, qui a pris part au financement de Tours – Bordeaux, ne participera pas à celui de la ligne après Bordeaux. En cause, la nécessité pour son département de réduire ses dépenses. Puis, le 16 février, son homologue du Gers, Philippe Martin, annonce que sa collectivité ne participera pas non plus aux prolongements de la ligne au sud de Bordeaux. Raison invoquée : il s’agit d’un « chantier d’Etat ». Entre-temps, le 14 février, le président PS de la région Midi-Pyrénées a évoqué une possible remise en cause de la participation des collectivités de sa région au financement de la LGV Tours – Bordeaux, quitte à concentrer la contribution de Midi-Pyrénées sur le tronçon Bordeaux – Toulouse à partir de 2017.
     

  • Politique : la Fnaut interpelle les candidats sur les transports

    La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) a tenu le 22 février 2012 une conférence de presse où, après avoir pointé les manquements du bilan de la politique des transports de Nicolas Sarkozy, elle interpelle les autres candidats sur la faiblesse de leurs propositions.

    La Fnaut a tiré un bilan sans concession du quinquennat qui s’achève. Rappelant les espoirs soulevés par le Grenelle de l’environnement, elle souligne la déception provoquée par la disparition de la taxe carbone, l’abandon d’un certain nombre de décisions et des choix parfois contradictoires, comme la relance de programmes autoroutiers ou le soutien au secteur automobile à travers une série de dispositifs fiscaux. Bref, pour la Fnaut, le bilan n’est pas au niveau des enjeux.

    Du côté des prétendants à la fonction présidentielle, elle s’alarme de la légèreté du contenu dédié au transport dans les différents programmes. L’association considère ainsi le programme du candidat socialiste pour les transports – François Hollande n’a pris qu’un engagement (sur les 60 que compte son programme) concernant ce sujet – « d’une pauvreté déconcertante ». Du côté de l’extrême droite, Marine Le Pen n’a pas consacré de chapitre spécifique à cette problématique, mais elle développe tout de même, selon la fédération, « une vision étatiste (…) contraire à la philosophie de la Fnaut, pour laquelle la décentralisation et l’expérimentation sont les conditions indispensables d’une bonne adéquation entre l’offre de transport et les besoins des usagers. » Enfin, l’association salue tout de même la part prise par la politique des transports dans les programmes de Jean-Luc Mélenchon, d’Eva Joly et de Corinne Lepage, et s’étonne que Dominique de Villepin, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Frédéric Nihous n’aient apparemment « rien à dire sur le secteur des transports ».

    Tout comme TDIE, qui a proposé sa plateforme présidentielle 2012/2017, la Fnaut a décidé de soumettre aux présidentiables une « charte des transports » qui présente ses « analyses et ses propositions pour une nouvelle politique des transports, afin de recueillir leurs réactions et les amener à préciser leurs choix, qu’elle rendra publics. »

     

    Samuel Delziani

  • Suisse : le Ceva avance malgré les difficultés

    Suisse : le Ceva avance malgré les difficultés

    Quelques mois après son lancement officiel, le chantier du Ceva progresse à Genève. Les 14 km de son futur tracé ont été divisés en plusieurs lots qui sont traités simultanément. Quelques mois après son lancement officiel, le chantier du Ceva progresse à Genève. Les 14 km de son futur tracé ont été divisés en plusieurs lots qui sont traités simultanément. Une première phase concerne la déviation des réseaux souterrains (eau, gaz, électricité, chaleur et télécoms). Elle s’effectue déjà sur les secteurs de Carouge, de Champel et des communes des Trois-Chênes. Une seconde partie concernera la construction des haltes ferroviaires. Ces petites gares dessinées par Jean Nouvel seront construites en sous-sol. Les travaux d’excavation vont entraîner la coupure d’importants axes routiers et autoroutiers qui relient Genève à la France voisine.
    Des réticences au projet subsistent. Un recours bloque l’accès à la falaise de Champel, indispensable pour terminer la sortie du pont du val d’Arve. Plusieurs autres empêchent de creuser le tunnel sous la colline de Champel, pour une question d’épaisseur de la dalle flottante et des protections antivibrations. Un autre recours essaie de freiner l’abattage des arbres, qui seront replantés plus tard. Toutes les espèces rares de la flore genevoise sont conservées au jardin botanique pour être replantées à la fin du chantier. Par ailleurs, de nouvelles normes européennes étant entrées en vigueur pour le gabarit des issues d’urgence, ce qui modifie le projet tel qu’accepté par les autorités fédérales. La mise à l’enquête publique sera peut-être ordonnée pour ces installations, ce qui retarderait le chantier de quelques mois. Mais, selon Antoine Da Trindade, chef du projet Ceva, un des plus gros obstacles reste l’accès aux abords du chantier. Celui-ci est bordé par de multiples parcelles qui doivent une servitude de passage aux entreprises de construction de l’ouvrage. De nombreuses copropriétés riveraines tardent à donner leur accord. D’autres, locataires de terrains à vocation artisanale ou commerciale proches de l’ancienne gare des Eaux-Vives, rechignent à quitter les lieux. Mais la commission fédérale en charge des expropriations a prononcé son accord pour obliger les récalcitrants à obtempérer au plus vite.
        

    Thierry-Pierre Graindorge
     

  • TER : cinq Regiolis de plus pour les Pays de la Loire

    Pour le compte de la région Pays de la Loire, la SNCF a commandé à Alstom cinq rames Regiolis, chiffrées à « environ 25 millions d’euros ». Cette tranche s’ajoute aux 15 rames de capacité moyenne (216 places assises, 72 m) déjà commandées par cette région (10 bimode bitension et 5 électriques bitension). Sur les 1 000 rames Regiolis prévues par le contrat-cadre d’octobre 2009, le total des commandes atteint désormais 171 éléments destinés à 11 régions (Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur). Les premières livraisons de ce matériel issu de la gamme Coradia Polyvalent d’Alstom sont prévues dès 2013.