Votre panier est actuellement vide !
Blog

Renault teste une navette autonome pour rejoindre le stade Roland Garros
À l’occasion du tournoi de tennis de Roland Garros dans le XVIe arrondissement de Paris, le constructeur Renault, partenaire de l’épreuve depuis 2022, expérimente des navettes autonomes sans opérateur à bord (niveau 4), du 26 mai au 9 juin 2024, en partenariat avec WeRide, une start-up chinoise spécialisée dans la mobilité automatisée.Le constructeur avait investi dans WeRide en 2018, alors que l’entreprise n’avait qu’un an, à travers Alliance Ventures, le fonds stratégique de Corporate Venture Capital qu’il partage avec Nissan et Mitsubishi.Depuis, WeRide opère plus de 700 véhicules autonomes en service (dont 300 miniBus) qui ont parcouru plus de 28 millions de kilomètres en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord et bientôt en Europe avec Renault aux abords de Roland Garros.Le service proposé par les navettes de Renault et WeRide permettra, au début des matchs, de se rendre du parking P2, situé aux abords du Bois-de-Boulogne, jusqu’au stade de Roland-Garros. À l’issue des matchs, les navettes proposeront deux trajets : soit de se rendre place de la Porte d’Auteuil, soit de revenir au parking P2.
Trois syndicats sur quatre signent l’accord sur les primes JO à la SNCF
Trois organisations syndicales représentatives de la SNCF (Unsa Ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT Cheminots) ont signé l’accord concernant les mesures d’accompagnement pour les 50 000 cheminots nécessaires à la bonne réalisation du plan de transport lors des Jeux Olympiques et Paralympiques, indique l’entreprise dans un communiqué.
Les cheminots qui travailleront durant les JO pourront toucher 95 euros par jour. Ce qui pourrait représenter au maximum 1900 euros pour les cheminots qui travailleraient tous les jours de la période en Ile-de-France. Soit le même montant maximal que celui promis aux forces de l’ordre par Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. La SNCF a retenu le principe de verser le même montant à tous, quels que soient les métiers.
Un forfait de 50€ par jour et par foyer est également prévu pour la garde des enfants ainsi que la possibilité de reporter huit jours de congés jusqu’au 30 juin 2025.
Seule la CGT Cheminots n’a pas ratifié les propositions de la SNCF. Dans un communiqué, le premier syndicat de l’entreprise dénonce un accord qui ne « couvre que 30 000 cheminots d’Île-de-France et 20 000 en région« . De plus, écrit-il, « les critères d’attribution des indemnités prévues sont contraints« . Et d’estimer que les touristes qui se rendront en France cet été représenteront « un afflux supplémentaire et important dans nos gares et nos trains« . Indirectement, selon le syndicat, tous les cheminots seront donc « impactés » par les JO…

Le Pass Rail pour les jeunes vendu à partir du 5 juin
La vente du Pass Rail ouvre le 5 juin : il permettra aux jeunes de 16 à 27 ans de toutes nationalités d’acheter un abonnement mensuel à 49 euros pour voyager de façon illimitée en empruntant tous les Intercités et TER de France. Y compris sur les places en couchette moyennant une réservation payante. Sont en revanche exclus du dispositif les trains à grande vitesse (TGV) et les trains Transilien conventionnés par Ile-de-France Mobilités.
Le Pass Rail, proposé sur les sites SNCF Connect et Trainline, ne fonctionnera que pendant les mois de juillet et août 2024. Le ministère des Transports estime qu’il pourrait intéresser 700 000 jeunes.
Après des mois de discussion et un ultimatum lancé le 4 avril par Patrice Vergriete face à trois régions réfractaires (Normandie, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes), un accord avait finalement pu être trouvé. Le gouvernement avait accepté, à la demande des régions, avait alors expliqué le ministre des Transports, que l’Etat finance à 80 % le dispositif, estimé à 15 millions d’euros, les régions prenant en charge les 20 % restants (hors Ile-de-France).

Jean Castex proposé pour un deuxième mandat à la tête de la RATP
Emmanuel Macron semble avoir mis un terme à l’hypothèse Castex pour remplacer après les JO Jean-Pierre Farandou à la tête de la SNCF. L’Elysée a annoncé le 3 juin dans un communiqué que le Président de la République « envisage, sur proposition du Premier ministre, de renouveler M. Jean Castex en qualité de président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens« .
Jean Castex avait pris les commandes de la RATP fin novembre 2022, succédant à Catherine Guillouard démissionnaire. La période était alors compliquée, avec en interne, un climat social conflictuel et à l’extérieur de vives critiques sur la dégradation de la qualité de service, liée notamment à un manque de conducteur et un fort taux d’absentéisme. La feuille de route était alors claire : l’apaisement en interne et l’amélioration rapide du service, le tout dans la perspective des Jeux olympiques.
Son mandat s’achevait prochainement puisqu’il avait pris la suite de Catherine Guillouard nommée en juillet 2019 et démissionnaire trois ans plus tard. L’ex-maire de Prades (Pyrénées-Orientales), qui s’est toujours dit passionné par le ferroviaire, pourrait donc rempiler pour un mandat de cinq ans. Auparavant, les commissions du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale et du Sénat devront se prononcer sur cette nomination. La procédure est lancée.

Le manifeste européen de l’UTP
L’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le syndicat patronal des entreprises de transport public, milite pour que dans la nouvelle législature (2024-2029) issue du scrutin dans quelques jours, les politiques environnementales de l’Union européenne soient mieux évaluées en amont, sous-entendu ne pas répéter des meures « contre-productives » du type du projet de règlement européen en 2023 imposant des bus urbains neufs à émission zéro dès 2030. Adopté en l’état, les communes auraient été dans l’obligation, d’ici sept ans, de n’acquérir que des bus électriques ou des bus à hydrogène. Un coût que les collectivités n’auraient pas pu assumer.
L’UTP appelle aussi les candidats à porter l’idée d’une » allocation significative des fonds structurels » vers le secteur des transports publics et du fret ferroviaire. Et demande que les fonds du MIE (mécanisme pour l’interconnexion en Europe) soient davantage fléchés vers les infrastructures de transport. Et que ceux du programme Life (fonds de soutien aux programmes innovants exclusivement consacré aux actions pour l’environnement et le climat) le soient vers le transport propres.
Enfin, l’UTP appelle à mettre en œuvre « un véritable système pollueur-payeur ». « Il est urgent d’établir une équité entre les modes et d’appliquer une taxation juste et loyale », de façon à ce que chaque mode « compense ses externalités négatives ».
Les « points d’alerte » sur les textes actuellement en négociation à l’échelle européenne : de nombreux règlements ou directives en cours d’élaboration ou des discussions : règlement relatif à l’utilisation des capacités d’infrastructure ferroviaire dans l’espace ferroviaire unique européen notamment ; règlement sur la comptabilisation des émissions de GES des services de transport, révision de la directive « poids et dimension » des camions, révision de la directive conducteurs de trains. Sur la directive véhicules propres notamment, l’UTP demande une révision pour que les véhicules bas carbone puissent rester « une option possible » pour le bus après 2030.
N.A

Hitachi Rail rachète l’activité Systèmes de transport terrestre de Thales
Cette fois, c’est fait. Le 31 mai, Hitachi Rail a finalisé l’acquisition de l’activité Ground Transportation Systems (GTS, Systèmes de transport terrestre) de Thales. Et ce, pour 1,660 milliard d’euros. Envisagée depuis presque trois ans, cette acquisition permettra à Hitach Rail, après transaction, d’étendre sa présence mondiale à 51 pays, la filiale ferroviaire du groupe japonais ajoutant que la majorité (environ 60 %) de ses revenus est désormais issue de la signalisation et des « systèmes générant une marge plus élevée ».
Les sites clés de Hitachi Rail au Japon, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis « sont stratégiquement complétés par les sites clés de [Thales] GTS en Allemagne, en France, en Espagne et au Canada », précise l’acquéreur. Mais afin de respecter les règles anti-trust européennes et britanniques, Hitachi Rail a dû vendre à Mer Mec (Mermec) son activité de signalisation des grandes lignes ferroviaires en France, ainsi que ses succursales spécialisées dans la signalisation en Allemagne et au Royaume-Uni.
En France, Hitachi Rail vend donc une partie de ses activités héritées de CSEE et Ansaldo STS, tout en gardant les solutions de CBTC, pour récupérer trois sites de Thales GTS, qui emploient 750 salariés. Et avec près de 9 000 employés dans le monde, Thales GTS était, au moment de son acquisition par Hitachi Rail, un des principaux fournisseurs mondiaux de systèmes de signalisation ferroviaire et de contrôle des trains, de systèmes de télécommunications et de supervision, ainsi que de solutions de billettique.
Avec cette acquisition, Hitachi Rail va compter 24 000 employés dans le monde entier et presque doubler ses capacités d’ingénierie, avec une offre de produits numériques couvrant la signalisation, la billetterie, les opérations et les solutions de cybersécurité. « La société a mis en place une nouvelle équipe chargée de l’innovation agile et combinera l’expertise des cinq pôles numériques et centres de compétences mondiaux de [Thales] GTS », situés à Toronto, Manchester, Paris, Berlin et Singapour, « avec la force numérique des sociétés du Groupe Hitachi ».
Cette transaction s’inscrit pour Hitachi Rail dans un cycle de croissance organique et d’acquisitions « permettant à d’atteindre son objectif de chiffre d’affaires annuel de plus de 1 000 milliards de yens, le chiffre d’affaires combiné de la société atteignant ainsi 7,3 milliards d’euros à l’exercice 2023 pro forma ». L’activité de signalisation de la société « permettra d’exploiter plus de 26 000 km de grandes lignes de chemin de fer et 4 600 km de métros urbains à travers le monde ».
Côté vendeur, Thales indique que la cession de cette activité lui permet de « renforcer son orientation stratégique sur trois marchés de haute technologie en croissance à long terme : Aéronautique & Spatial, Défense & Sécurité, et Cybersécurité & Identité numérique ».
P. L.

Trois mille places de stationnement vélo en plus dans les gares parisiennes
A l’approche des Jeux olympiques et paralympiques, Île-de-France Mobilités (IDFM) et SNCF Gares et Connexions devraient inaugurer, entre mai et juillet 2024, près de 3000 places de stationnement vélo dans six gares parisiennes : 250 places en libre-accès début juin gare d’Austerlitz; 500 places en libre-accès, avec des espaces adaptés à différents types de vélos (cargos, allongés, avec accessoires) le 15 juin à la gare Montparnasse; 340 places en libre-accès rénovée ou créées, dont 6 places pour vélos cargos, le 15 juin à la gare de l’Est; 1 186 sécurisées avec un accueil humanisé, des espaces adaptés à différents types de vélos, des outils d’auto-réparation, un distributeur de matériel, etc.) et 50 places en libre-accès à la gare du Nord; 358 places sécurisées avec des espaces adaptés à différents types de vélos (rue du Havre) et près de 130 places en libre-accès (sur le parvis principal) fin juin gare Saint-Lazare; 120 places en libre-accès début juillet à la gare de Bercy.
Rappelons qu’en 2020, IDFM, l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, a adopté un nouveau Schéma directeur du stationnement vélos en gares et stations, fixant un objectif de 140 000 places dans les gares et stations franciliennes (places fermées et sécurisées ou arceaux simples en libre accès). Aujourd’hui, près de 15 000 places financées par IDFM sont déjà en service, et 20 000 places supplémentaires ont été financées.

Une mission sur le transport à la demande en Ile-de-France
Lors des Assises sur le transport à la demande (TàD), qui se sont tenues le 31 mai au siège de la région Ile-de-France, sa présidente Valérie Pécresse a confié une mission sur le sujet à Brice Rabaste : vice-président de Seine-et-Marne, maire de Chelles et vice-président d’Île-de-France Mobilités, il est chargé d’évaluer le service avec notamment l’objectif de mieux connecter les territoires ruraux aux pôles d’activités, de transports et de services, de fiabiliser l’offre et de vérifier sa pertinence.
Depuis 2019, le TàD s’est développé lorsque les déplacements sont peu nombreux et trop diffus pour pouvoir bénéficier d’une ligne de bus et lorsqu’une collectivité le souhaite. Désormais, 70 % des communes de grande couronne disposent d’un TàD, 70 000 trajets sont effectués chaque mois, et 2 millions de voyages ont été effectués en TàD depuis la création du service, indique IDFM dans un communiqué.

Avec le rachat de Marcel, LeCab prêt à affronter le mastodonte Uber
Les plateformes VTC commencent à se compter sur les doigts d’une seule main. En annonçant le 3 juin l’acquisition de Marcel, LeCab se positionne comme « seule [offre] alternative française à Uber et aux taxis », décrit Hervé Fauvin, directeur général de l’entreprise fondée en 2012. Ce rapprochement représente 18 000 chauffeurs au total et « plus d’un million d’utilisateurs » dans 65 villes, indique l’entreprise dans un communiqué. LeCab résultait déjà d’un rapprochement précédent avec Snapcar. « Nous continuerions d’être un acteur de la consolidation du marché français du VTC », assure Yves Weisselberger, président de l’entreprise, qui compte s’appuyer sur une croissance organique et par acquisitions.
LeCab se présente comme « plus respectueux » de ses chauffeurs et dit partager avec Marcel, fondé en 2014 et présent sur l’application Bonjour RATP, « des valeurs et une vision communes ». Dans la flotte de véhicules des chauffeurs partenaires Marcel, plus de 50% de véhicules hybrides ou électriques. Côté social, LeCab dit offrir « un revenu horaire minimum de 35 euros » et un tarif minimum par course de 10 euros. Plus que les neuf euros par course et 30 euros de l’heure prévus par un accord conclu en décembre 2023 entre les plateformes de réservation de VTC et les organisations représentatives des chauffeurs.
La clientèle cible de LeCab est notamment les voyageurs d’affaires. Après le rachat de Marcel, la plateforme « servira de très grandes entreprises telles qu’Air France, Total ou France Télévisions » et aura également « une forte présence dans le secteur public avec le ministère de la Justice, la SNCF, les rectorats ou encore le groupe La Poste », lit-on dans le communiqué. Le montant du rachat n’est pas public.
N.A

RATP Dev reste aux commandes du réseau de transport d’Ardenne Métropole
Ardenne Métropole, qui couvre 57 communes abritant plus de 120 000 habitants, a renouvelé la délégation de service public de son réseau de transport attribuée à RATP Dev. Le contrat court à partir du 17 juillet prochain et durera sept ans et demi.
Opératrice du réseau depuis 2012 via sa filiale CTCM, RATP Dev a déjà « accompagné avec succès la restructuration du réseau en proposant des évolutions de l’offre commerciale se traduisant par une constante hausse de la fréquentation depuis 2015« , indique le groupe dans un communiqué. Son objectif est de dépasser 2,7 millions de voyageurs annuels en 2031.