Votre panier est actuellement vide !
Blog
La Cour des comptes dresse le bilan des biocarburants
Dans un rapport rendu le 24 janvier, la Cour des comptes dresse un bilan plutôt négatif du plan de soutien aux biocarburants lancé en 2005 par le gouvernement. « Si le coût total des deux filières [éthanol et biodiesel] pour l’Etat n’a pas dépassé 820 millions d’euros sur 2005-2010, […] le consommateur a supporté un surcoût de près de 3 milliards d’euros. » Somme expliquée notamment par les 2,65 milliards de baisse de TIC (taxe intérieure sur la consommation) accordés aux industriels de la filière. Côté environnemental, ce n’est pas non la panacée, avec « une pertinence […] très difficile à mesurer et de plus en plus contestée », indique la Cour, qui relève par ailleurs « un bilan énergétique pas aussi favorable qu’on pourrait le croire »… La Cour se prononce néanmoins pour une poursuite du plan mais y ajoute plusieurs recommandations, notamment quant à la transparence vis-à-vis des consommateurs et contribuables ou encore sur le plan fiscal.
Consulter le rapport
Emirats arabes unis : ERTMS Ansaldo STS pour Etihad
Un contrat d’équipement de la signalisation, de l’automatisation et des télécommunications a été signé entre Ansaldo STS et la joint-venture italo-indienne mise sur pied par Saipem-Tecnimont-Dodsal pour l’intégration de la ligne Shah – Habshan – Ruwais, la première étape du futur réseau Etihad Rail. Ce contrat concerne également des équipements de gestion et de contrôle des trains de voyageurs et de fret sur cette ligne d’environ 260 km de long entre le complexe industriel de Shah et le port de Ruwais. La signalisation à fournir par Ansaldo STS sera conforme aux spécifications du niveau 2 du standard européen ERTMS/ETCS. L’équipement se fera en deux phases, respectivement de 24 et 12 mois.
Hongkong : Thales fournira la signalisation du métro automatique de l’aéroport
Thales a été sélectionné par IHI Corporation pour rénover la signalisation du métro automatique (Automated People Mover) de l’aéroport international de Hongkong. Thales fournira son système de signalisation CBTC SelTrac pour les lignes actuelles, ainsi que pour l’extension de la ligne desservant le terminal Midfield, en prévision de l’ouverture d’une troisième piste. La technologie CBTC sera appliquée aux trains qui circulent actuellement sur la ligne ainsi qu’aux nouvelles rames qui seront mises en service. L’achèvement du projet est prévu en 2014.
Turquie : deux contrats ERTMS pour Ansaldo STS
Ansaldo STS a signé des accords avec la joint-venture italo-turque Salini-GCF-Kolin pour les équipements de signalisation, d’automatisation et de télécommunications pour le tronçon Gebze – Köseköy de la ligne à grande vitesse Ankara – Istanbul. Cette ligne nouvelle sera équipée du standard européen de signalisation et de sécurité ERTMS/ETCS niveau 1 qu’Ansaldo STS est déjà en train d’installer en Turquie. La mise en service est prévue pour 2014.
Toujours en Turquie, Ansaldo STS fournira la signalisation embarquée des 80 locomotives commandées par les TCDD à Hyundai-Rotem. Cet équipement sera compatible avec le niveau 1 d’ERTMS/ETCS et sa livraison devra être terminée en 2013.Tram-train du Médoc : avis favorable à l’issu de l’enquête préalable
Le commissaire chargé d’instruire l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique de la ligne du tram-train du Médoc vient de rendre à Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, un avis favorable. Cette enquête, qui s’est déroulée du 7 novembre au 9 décembre 2011, a recueilli 185 observations au cours des huit permanences. L’avis est assorti de simples recommandations portant principalement sur les relations avec les riverains des travaux. Le conseil de communauté a désormais six mois pour se prononcer sur l’intérêt général du projet.

Fret : les deux dernières chances de Novatrans
Dans le petit monde du transport combiné, il se dit que Novatrans est « le nouveau SeaFrance » de la SNCF. Les résultats de l’opérateur de transport combiné rail-route sont en effet catastrophiques. Dans le petit monde du transport combiné, il se dit que Novatrans est « le nouveau SeaFrance » de la SNCF. Les résultats de l’opérateur de transport combiné rail-route sont en effet catastrophiques. Repris en 2009 par la SNCF, qui lui a évité le dépôt de bilan, Novatrans n’a jamais réussi à redresser la barre : en 2010, la filiale de la SNCF a perdu 35 millions d’euros. Sur 2011, elle affiche un déficit de 22 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Pour la SNCF, qui a déjà injecté quelque 60 millions d’euros dans l’entreprise depuis 2009 (dont la moitié pour la recapitaliser), la situation n’est plus tenable. Lors d’un conseil d’administration de Novatrans, le 17 janvier, deux pistes ont été envisagées. La première passe par une cession à un tiers. La SNCF va mandater une banque « pour recueillir les manifestations d’intérêt ». La recherche d’éventuels repreneurs devrait durer deux mois. Mais cette solution laisse dubitatif. « Compte tenu de ce que perd Novatrans et compte tenu qu’il n’y a rien à vendre, on ne voit pas qui pourrait racheter quoi », commente-t-on dans le milieu.
La seconde piste envisagée passe par une recapitalisation de l’entreprise à hauteur d’une cinquantaine de millions d’euros avant le 31 décembre prochain. Cette solution s’accompagnerait de la mise sur pied d’un sévère plan de restructuration. Elle nécessiterait aussi et surtout l’aval de la Commission européenne, soucieuse d’éviter toute aide pouvant fausser la concurrence. Le conseil d’administration de Novatrans a donné jusqu’à la fin avril à la direction générale pour proposer un plan de retour rapide à l’équilibre. Il passera forcément par la suppression de liaisons, alors qu’actuellement la plupart des lignes sont déficitaires, voire par des fermetures de terminaux (il y en a 13).
Au Groupement national des transports combinés (GNTC), certains se demandent si le scénario final ne passera pas par une intégration d’une partie des activités de Novatrans au sein de NavilandCargo, l’autre opérateur de transport combiné de la SNCF (mer-fer). Une éventualité actuellement rejetée par Olivier Storch, le directeur financier de SNCF Geodis, également responsable des solutions multimodales. « En avril, les deux solutions étudiées seront jugées sur pièce », indique-il. Si aucune n’était retenue, il faudrait procéder à une « liquidation à l’amiable » de la société. Il serait alors proposé à tous les salariés (ils sont 260) un reclassement au sein du groupe SNCF. Une issue qui aurait un goût amer de déjà-vu.
Marie-Hélène Poingt

Carcassonne prépare une mue du réseau en attendant son PDU
L’agglomération de Carcassonne envisage de modifier son schéma de déplacements. Elle réfléchit donc à formaliser ses engagements dans un document. L’agglomération de Carcassonne envisage de modifier son schéma de déplacements. Elle réfléchit donc à formaliser ses engagements dans un document. Avec toutefois un bémol : le périmètre concerné. Pour l’instant en effet, l’agglomération compte près de 75 000 habitants et 23 communes. Mais, avec la réforme territoriale, Carcassonne Agglo, devrait s’agrandir, pour atteindre les 100 000 habitants. Un seuil qui marque un changement : au-delà, les engagements s’inscrivent dans un PDU, avec des obligations de résultats, alors qu’en dessous, le document est seulement un schéma de déplacements urbains qui n’impose pas d’objectif de réussite. En attendant que le préfet n’arrête le nouveau périmètre, fin 2012, Carcassonne Agglo va déjà travailler sur le réseau de bus Agglo’Bus qu’il gère en régie, en souhaitant que la nouvelle version serve de locomotive pour tirer les autres modes de déplacements, collectifs ou doux, comme le vélo et même la marche à pied dans un centre-ville devenu piétonnier.
Une étude, lancée à l’automne dernier, a montré que le réseau de bus, ses lignes, ses horaires et ses fréquences ne sont pas adaptés aux usagers pour des trajets domicile – travail. Le nouveau réseau devrait être prêt pour 2014. Il devrait comporter une navette pour relier le centre-ville aux parkings-relais installés à la périphérie. Quant à la promesse de campagne sur la gratuité, elle semble chère à mettre en œuvre étant donné son coût : un million d’euros. La mise en œuvre ne serait pas totale et pourrait se traduire par des abonnements à des prix très bas.Y. G.

Ça repart pour le tram à Toulouse
Les travaux de la ligne de tramway Garonne pourront finalement débuter le 13 février à Toulouse, avec quatre mois de retard sur le calendrier initial. Les travaux de la ligne de tramway Garonne pourront finalement débuter le 13 février à Toulouse, avec quatre mois de retard sur le calendrier initial. Le projet de tram traversant le centre-ville sur 3,4 km, des arènes au palais de justice, avait rencontré l’opposition d’une association de riverains. Le tribunal administratif ayant tranché en leur faveur, le lancement des travaux avait été stoppé net (mais pas la déviation de réseaux). Finalement, le Conseil d’Etat a invalidé la décision du tribunal administratif, remettant en route le projet. Ce délai de quatre mois ne fait pas perdre à la collectivité le financement de 10 millions d’euros prévu dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui nécessitait un lancement des marchés de travaux avant fin décembre 2011… « Les péripéties juridiques sont derrière nous, puisque le Conseil d’Etat nous a donné une double validation politique et technique et que l’architecte des Bâtiments de France a donné un avis favorable au permis d’aménager », a indiqué, soulagé, Joël Carreiras, le président de la Smat (Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine), le maître d’ouvrage délégué. Ce « petit » tronçon est la « brique élémentaire » d’un projet du PDU visant à connecter en mode lourd la gare Matabiau via le canal du Midi et Saint-Orens, dans la banlieue Est. La circulation des voitures et des bus sera déviée à partir du 10 février, afin de permettre le début de la réalisation des ouvrages d’art et de construction des plateformes de voie pour le 13. Toute la ville en devrait être perturbée jusqu’à la fin des travaux, à l’hiver 2013, et la mise en service de la ligne, annoncée en avril 2014.
Catherine Sanson-Stern
Croatie : première ligne équipée ERTMS opérationnelle
Le système européen de signalisation ERTMS/ETCS est entré en service sur une première ligne du réseau ferré croate. Fourni par Bombardier, l’équipement ETCS niveau 1 est du type Interflo 250. Il a été installé sur une section modernisée de 33,5 km entre Vinkovci et Tovarnik (gare-frontière avec la Serbie), qui fait partie du corridor paneuropéen X entre l’Autriche et la Grèce. D’un coût total de 16 millions d’euros, ce projet de modernisation permet de pratiquer une vitesse maximale de 160 km/h sur la section équipée par le consortium Bombardier-Site. Dans le cadre de ce projet, Bombardier a également livré le système d’enclenchement informatisé, du type EBI Lock 950, ainsi que les équipements au sol.
Siège de la SNCF : le déménagement vers Saint-Denis avance
Discuté lors du comité central d’entreprise du 24 janvier, le dossier sur le déménagement du siège de la SNCF de la rue du Commandant-Mouchotte, à proximité de Montparnasse, à Paris, à Saint-Denis avance. Tout comme celui misant sur le regroupement et le renforcement d’activités à Lyon-Part-Dieu, avec l’arrivée de 350 personnes, en particulier de SNCF Proximités, actuellement sur Paris. A Saint-Denis, deux implantations « alternatives et complémentaires », de 20 000 m2 chacune, sont en ligne de mire. Dans le premier bâtiment, à l’extrémité de l’avenue François-Mitterrand, le déménagement pourrait s’effectuer dès le premier trimestre 2013. Dans le second, à proximité, le projet est « en émergence », et le déménagement ne pourrait se faire avant 2014. Les directions concernées sont celles actuellement localisées à Mouchotte, Alésia et dans le quartier Saint-Lazare, soit environ 2 200 personnes. Alors que l’option d’achat pour Mouchotte devait être levée en 2013, le projet de regroupement de tous les sites a un intérêt économique. Comme en témoigne le différentiel de loyers, estimé à 66 millions d’euros. Quant aux sujets qui inquiètent déjà, alors même que le projet n’est pas véritablement lancé, il y a le transport, en particulier la proximité des lignes B et D de RER, déjà souvent considérées comme saturées aux heures de pointe, et les risques d’insécurité, déjà pointés du doigt par des cadres d’Orange qui ont rejoint le secteur… Ces « problématiques » feront l’objet, précisent les promoteurs du projet, « d’une grande vigilance » et seront traitées « par des groupes de travail spécifiques ».
A Lyon, où le groupe SNCF est fortement implanté, la SNCF se situerait dans le cadre de « l’opération phare » de l’agglomération pour les quatre prochaines années, la tour Incity, qui doit être livrée au premier trimestre 2015. La SNCF y regrouperait les services régionaux lyonnais, soit environ 1 100 personnes, et des effectifs parisiens, une centaine de Proximités TER Paris et environ 250 autres encore « à identifier ».P. G.