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  • Espagne : Murcie étrenne son réseau de tramway

    Ville du sud-est de l’Espagne et capitale régionale, Murcie vient à son tour de se doter d’un tramway. Pour l’instant, depuis ce mois de juin, une ligne en forme de U sur 17,5 km joint les centres commerciaux au nord de la cité, Plaza Circular et l’université. 28 arrêts sur la ligne principale et sur une antenne sont desservis par des rames Citadis d’Alstom, la voie étant à écartement de 1,435 m. Dans cette partie de la péninsule les préparatifs sont également en cours pour les réseaux de Jaén, Málaga, Grenade et Cadix.

  • Rio de Janeiro s’intéresse au tram-train d’Alicante

    Dans l’optique des Jeux olympiques de 2016, Rio de Janeiro ne s’intéresse pas qu’au « tramway aérien ». L’autorité métropolitaine de la cité brésilienne (cinq millions d’habitants) ainsi que l’Etat de Rio étudient avec les chemins de fer de la généralité Valencienne (FGV) la faisabilité d’un réseau reprenant le concept, l’infrastructure légère et le matériel utilisés entre Alicante et Benidorm, dans le Levant espagnol. Combinant l’urbain et le suburbain, cette formule tram-train mise au point par les FGV avec le constructeur Vossloh a également retenu l’attention de la ville argentine de Rosario (un million d’habitants), où une vieille ligne ferroviaire pourrait être reconvertie.
     

  • Paris : retour des vélos calèches cet été dans les gares

    Après l’expérimentation entre les gares de Lyon et d’Austerlitz de l’été 2010, la SNCF étend son service de rickshaw aux six gares parisiennes. De juillet à décembre, trois navettes transporteront les clients – 2 adultes et 1 enfant au maximum – de 13h à 20h. Ces tricycles à moteur à assistance électrique peuvent atteindre 25 km/h sans émettre de CO2. Montant de la course : de 5 à 25 euros.

  • 26es journées Agir : Agir veut aider les AOT à optimiser leurs moyens

    Agir, l’association des réseaux de transport indépendants a tenu ses 26es journées, les 29 et 30 juin. Dans une ambiance presque familiale, « les journées » ont regroupé 550 participants à l’espace Encan de La Rochelle. La ville de Maxime Bono fut l’un des membres fondateurs d’Agir, l’occasion pour le maire de rappeler lors de l’ouverture du congrès les premières heures des vélos jaunes, balbutiement du VLS, en 1976 : « Depuis, nous nous sommes un peu organisés », a plaisanté l’élu, dont le réseau est reconnu comme l’un des plus innovants de France. L’association Agir également, a bien grandi. A chacun de ses congrès, elle se présente avec une dizaine d’adhérents de plus (plus de 80 à ce jour). Les projets instruits depuis des années par l’association des réseaux indépendants entrent maintenant dans une phase concrète. Il y a d’abord les sociétés publiques locales (SPL). Après un lobbying pour que le texte autorisant ce nouveau mode de gestion directe moins contraignante soit adopté, de nombreuses études et une aide au montage de projet dans les réseaux intéressés, Agir voit fleurir ses premières SPL. Dans le département de Saône-et-Loire, dans les villes de Saint-Nazaire et surtout de Saumur, où la SPL se substitue le 4 juillet à une DSP. « Nous ne nous occupons pas seulement de gestion directe, mais également de conseil et d’accompagnement des collectivités », a par ailleurs insisté le député-maire de Cholet et président d’Agir, Gilles Bourdouleix. Plus uniquement trublion indépendant, Agir se positionne de plus en plus en partenaire transport de toutes les collectivités, en gestion directe ou pas. Les régies scolaires, entreprises de PMR et de TAD peuvent d’ailleurs depuis peu adhérer à Agir. A travers ses cycles de formations sur des sujets comme le versement transport, le suivi du délégataire, la conception de l’offre de transports ou les marchés publics, Agir précise son credo : aider les AOT à optimiser leurs moyens en se passant de certains intermédiaires jugés trop coûteux. Sur ce thème, le lancement de la centrale d’achats groupés d’Agir sera une étape décisive. A partir de septembre, les collectivités adhérentes ou pas pourront se grouper pour passer des appels d’offres de matériel et bénéficier ainsi de prix avantageux. Les premiers appels d’offres d’achat groupé seront passés le 9 septembre, ils porteront sur des bus et des prestations d’assurances.

     

    G. L.

     

  • Le Stif lance la marque T Zen

    Le Stif lance la marque T Zen

    Toute une série de lignes T Zen, une sorte de BHNS franciliens, vont peu à peu voir le jour. La première sera lancée le 4 juillet prochain. Elle permettra de lier en 30 minutes, les gares de Corbeil-Essonnes et Lieusaint-Moisy. Toute une série de lignes T Zen, une sorte de BHNS franciliens, vont peu à peu voir le jour. La première sera lancée le 4 juillet prochain. Elle permettra de lier en 30 minutes, les gares de Corbeil-Essonnes et Lieusaint-Moisy. Elle desservira aussi bien les deux agglomérations que le pôle universitaire de Sénart, promis à un fort développement, et la ville nouvelle du Carré Sénart. La ligne devrait contribuer à développer ces secteurs en devenir, rassemblant 100 000 personnes, aussi bien des habitants et que des employés. D’ailleurs, la fréquentation, estimée à 6 000 voyageurs par jour dans les premiers mois entre Lieusaint-Moisy et Les Prés-Hauts, devrait passer à 12 000 dans quelques années notamment lorsque les T Zen 2 et 4 seront raccordés.
    Le T Zen fonctionnera sept jours sur sept, de 5 heures à 1 heure du matin, avec une fréquence de 6 minutes en heure de pointe, 10 min en heures creuses et 20 min en soirée. Cette régularité devrait être garantie par le site propre créé sur les trois quarts du parcours : 9,6 km sur les 14,7 que compte la totalité de la ligne. Les infrastructures auront ainsi coûté 82 millions d’euros, financés par la Région (70,5 millions d’euros), le conseil général de l’Essonnes (5 millions d’euros), le conseil général de Seine-et-Marne (5 millions d’euros) et l’Etat (1,5 million d’euros). L’exploitation du T Zen 1 devrait coûter 5,1 millions au Stif, auquel s’ajoutent 4,2 millions pour le matériel roulant : 12 Crealis Neo dont dix tourneront sur la ligne. L’entretien du matériel roulant se fera dans un atelier flambant neuf de 1 400 m2 financé par le Stif, à côté de la gare de Lieusaint-Moisy, construit selon des normes de préservation de l’environnement : toit végétalisé, panneaux solaires, eau de lavage recyclée et réutilisées à 80 %. Cet outil a été mis à la disposition de Veolia-Transdev qui a remporté l’appel d’offres de l’exploitation pour 6 ans.
      

    Yann GOUBIN
     

  • Portugal : le nouveau gouvernement gèle le TGV avec l’Espagne

    L’équipe qui vient d’arriver au pouvoir à Lisbonne a rendu public, le 28 juin, le gel de la ligne à grande vitesse entre la capitale portugaise et Madrid. Mettant en avant des considérations financières, le récent vainqueur des élections, Pedro Passos Coelho (Parti social-démocrate, PSD), a présenté devant le Parlement portugais son programme de gouvernement, incluant la suspension du projet de LGV, « le temps de le réévaluer avec des coûts et un calendrier nouveaux ». Côté portugais, la moitié des travaux ont déjà été adjugés, fonds européens à l’appui, tandis qu’en Espagne les chantiers sont déjà très avancés, notamment dans les provinces de Cáceres et Badajoz (Esrémadure).

  • Industrie ferroviaire : Alain Bocquet et Yanick Paternotte réclament un Airbus du rail

    Industrie ferroviaire : Alain Bocquet et Yanick Paternotte réclament un Airbus du rail

    L’un est député communiste, l’autre, UMP. Tous deux ont présenté d’une même voix un rapport sur l’industrie ferroviaire qui met le doigt sur le défaut criant d’une Europe du rail. Et ils émettent sans attendre vingt-cinq propositions concrètes pour donner de la visibilité à une filière industrielle française dont les sous-traitants sont durement éprouvés par la mondialisation. «Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. » C’est en se référant à Churchill qu’Alain Bocquet (PCF), président de la commission d’enquête parlementaire sur la filière ferroviaire française, et Yanick Paternotte (UMP), rapporteur, ont appelé, en présentant leur rapport, le 15 juin, à la création d’un consortium ferroviaire européen. Impossible ? Les industriels l’ont dit aux députés. Nécessaire pourtant, répondent ceux-ci. Ils voient les pays émergents se doter d’industries ferroviaires exportatrices : aujourd’hui, la Chine, devenue, soulignent-ils, le leader mondial de la construction ferroviaire, et demain, pourquoi pas, l’Inde ou le Brésil ? L’Europe, cependant, reste techniquement et politiquement morcelée. La commission d’enquête s’est rendue à Bruxelles, où on l’a reçue « poliment ». Mais, déplore Yanick Paternotte, « il n’y a pas d’envie » de la part d’une Commission européenne qui a pensé à ouvrir ses marchés sans consolider son industrie. L’unification réglementaire et la standardisation de la sécurité ne progressent pas. Or, sans elles, il ne peut y avoir de massification de la production. De plus, alors que pour l’ensemble des marchés publics (tous secteurs confondus) l’Europe ouvre la porte à un chiffre d’affaires de 312 milliards d’euros, les Etats-Unis l’entrebâillent avec 34 milliards, et le Japon la laisse quasiment close avec 22 milliards. Une situation particulièrement grave dans le ferroviaire. « Nos entreprises, relèvent les députés en tête de leur rapport, risquent de devenir d’autant plus vulnérables que l’Union européenne a trop largement ouvert ses marchés, sans exigence de réciprocité réelle vis-à-vis de certains pays tiers, qui, eux, conservent une priorité quasi absolue sur chacun de leur marché domestique. » L’argument de la réciprocité était jusqu’à présent tabou dans le langage communautaire. Sur ce point, on sent enfin, relève Alain Bocquet, un frémissement tout récent.
    Les députés ne s’en tiennent pas à cet appel à l’Union européenne. Leur rapport avance vingt-cinq propositions à court ou à moyen terme (entre six et dix-huit mois), avec un maître mot : visibilité. Sans visibilité, les constructeurs souffrent et les sous-traitants meurent. Aussi demandent-ils à la SNCF, « mère poule ayant abandonné ses petits poussins », d’être à la hauteur du pilotage de fait qu’elle exerce encore sur la filière ferroviaire, en donnant d’ici six mois des perspectives sur ses prochaines commandes au cours des cinq prochaines années. Une SNCF qui de son côté se plaint régulièrement de manquer de visibilité sur des éléments constitutifs de ses activités, comme l’évolution des péages…
    La Fédération des industries ferroviaires se dit très satisfaite des conclusions de la commission d’enquête. Son communiqué du 17 juin appuie notamment la demande « d’une perspective claire des investissements à moyen terme des grands donneurs d’ordres, au premier rang desquels la SNCF (proposition 1) », et approuve l’organisation d’un « forum annuel sur les perspectives des marchés ferroviaires (proposition 17) ». Elle soutient la création d’un fonds de modernisation des équipementiers ferroviaires (proposition 12) et la mise en place de clusters (proposition 10). Enfin, la FIF approuve l’exigence d’un cadre réglementaire favorisant, d’une part, la construction d’une Europe ferroviaire harmonisée, d’autre part, la mise en œuvre de modes de financement au service de l’innovation. Mais cette harmonisation et cette innovation peuvent-elles aller jusqu’à la création de « l’Airbus du rail » que souhaite la commission d’enquête ?     

     

    F.D.

  • Tunnel sous la Manche : la CIG autorise la motorisation répartie

    La commission intergouvernementale (CIG) chargée de la sécurité dans le tunnel sous la Manche indique sur son site Internet que, dans une lettre du 14 juin, elle « a accepté une nouvelle règle d’exploitation d’Eurotunnel concernant les types de traction électrique qui peuvent être acceptés dans le tunnel ». En résumé, elle autorise la motorisation répartie sur les trains. Cette question est une pomme de discorde depuis l’annonce en octobre 2010 par Eurostar, filiale à 55 % de la SNCF, de l’achat de nouveaux trains à l’allemand Siemens. Cette commande a suscité la colère de l’Etat français, qui estime qu’elle pose des questions de sécurité, et du fournisseur habituel d’Eurostar, le français Alstom, qui est intervenu en justice auprès de la Haute Cour de Londres pour faire annuler le contrat. Reste maintenant à connaître le verdict de la justice britannique attendu par Alstom autour de la mi-2012.
     

  • Avignon Centre – Avignon TGV : la « virgule » qui change tout

    Dans deux ans, cinq minutes devraient suffire pour relier par TER Avignon TGV à Avignon Centre, contre un bon quart d’heure aujourd’hui par bus, hors embouteillages… Les travaux de la « virgule » viennent pour cela d’être lancés, avec un kilomètre de ligne nouvelle à réaliser pour assurer la liaison intergares. Plus de dix ans après la mise en service de la ligne nouvelle Méditerranée, une erreur d’aménagement est en voie d’être réparée. Le 27 juin, la première pierre de cette liaison ferroviaire a donc été posée. La mise en service est annoncée pour décembre 2013. C’est une première étape, une année avant la réouverture promise d’Avignon – Carpentras, qui doit permettre de « connecter tout le Vaucluse à la grande vitesse ferroviaire ».
     

  • Autolib’ Lyon s’adosse à une offre de location

    Lyon Parc Auto a conclu un partenariat avec DLM Location afin d’élargir son offre Autolib’. Il sera bientôt possible pour les abonnés d’Autolib’ d’avoir accès à une offre complémentaire pour les locations de plus de cinq jours et pour les départs en vacances. La réservation s’effectuera par Internet. DLM mettra ses véhicules à disposition des abonnés Autolib’ dans leur agence mais également dans trois parcs LPA (Saint-Jean, Cordeliers, Part-Dieu-Centre commercial) et se chargera de récupérer les véhicules à la fin de chaque location. Une offre de véhicules plus large sera proposée, allant des voitures citadines aux utilitaires de 3 à plus de 20 m3 pour les déménagements, jusqu’aux véhicules adaptés pour le transport des personnes à mobilité réduite. Dans le contexte de l’arrivée à Lyon d’ici la fin de l’année du concurrent Car2go (une filiale de Daimler) et de ses 300 Smart en libre service en « oneway », Autolib’ cherche à apporter plus à ses abonnés.