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  • Les CFF commandent cinq rames Giruno de plus à Stadler

    Les CFF commandent cinq rames Giruno de plus à Stadler

    Les CFF ont commandé à Stadler cinq exemplaires de plus du Giruno, le plus rapide des trains suisses, autorisé à 250 km/h. Pour le constructeur, qui les produira dans son usine suisse de Bussnang (Thurgovie), ces trains sont une déclinaison de sa plateforme de trains à grande vitesse Smile. Pour les chemins de fer fédéraux suisses, qui ont déjà 29 Giruno en service sur l’axe du Saint-Gothard entre Bâle/Zurich et Lugano/Milan, mais aussi jusqu’à Gênes, Bologne et Venise, la nouvelle commande est destinée à répondre à la demande croissante sur les relations entre la Suisse et l’Italie, assurées en coopération avec Trenitalia. Les cinq nouvelles rames sont attendues à partir de 2026, année qui devrait également voir la mise en service des sept Giruno commandés en 2022 pour circuler, quant à eux, entre la Suisse et l’Allemagne via Bâle.
    La nouvelle commande représente, pour les CFF, un investissement qui « avoisine 170 millions de francs » (presque 180 millions d’euros). Les cinq rames supplémentaires font partie des options du contrat signé en 2014 avec Stadler. Sur un maximum de 92 rames, les CFF ont désormais commandé 41 Giruno.

    P. L.

  • Procédure accélérée pour la proposition de loi sur la sûreté dans les transports

    Procédure accélérée pour la proposition de loi sur la sûreté dans les transports

    A moins de six mois des JO de Paris, le Sénat a adopté en première lecture, le 13 février (227 voix contre 109), la proposition de loi (PPL) sur le renforcement de la sûreté dans les transports, déposée par le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Philippe Tabarot. Objectif de la PPL, renforcer les pouvoirs d’intervention des agents de sûreté dans les transports en commun, Suge pour la SNCF, GPSR pour la RATP. Et alourdir les sanctions contre les délinquants. En 2022, 124 570 personnes ont été victimes de vols et de violences dans les transports en commun, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

    Parmi les mesures envisagées, les palpations de sécurité lorsqu’il existe des éléments objectifs laissant penser qu’une personne pourrait détenir une arme ou autre objet présentant un risque pour la sécurité des voyageurs. La pérennisation des caméras-piétons pour les contrôleurs, un périmètre d’intervention élargi aux parvis des gares pour les agents de la Suge. Ou bien encore, la possibilité de barrer l’accès à la gare à des individus dont le comportement est menaçant. Ils n’y sont pas autorisés par la loi aujourd’hui.

    Pour renforcer le continuum de sécurité, le texte adopté par les sénateurs propose la transmission aux entreprises de transport des informations du ministère de l’Intérieur relatives aux points de permis de conduire (car certains machinistes de la RATP conduisent sans n’en avoir plus un seul…). Il envisage aussi d’autoriser les agents habilités d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) à visionner les images issues des caméras de vidéosurveillance dans les centres de commandement opérationnel de sécurité dans les transports (CCOS). Les sénateurs ont en revanche supprimé les possibilités de collecte de données sensibles et de captation du son.

    Délit de bus ou train surfing

    Au chapitre répressif, la PPL prévoit un délit d’« incivilités d’habitude » sanctionnant plus sévèrement les fraudeurs, harceleurs et pickpockets réguliers. Une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 euros et une peine de six mois d’emprisonnement pour les usagers commettant la même infraction répétée à cinq reprises, ou 10 infractions différentes. Le texte prévoit aussi une « interdiction de paraître », c’est-à-dire l’interdiction d’utiliser les transports publics pour les récidivistes, ou bien encore des amendes de 135 euros pour ceux qui oublient régulièrement leurs bagages dans les trains, le métro.

    Enfin, le texte envisage de créer un délit de « bus et train surfing », c’est-à-dire de punir cette pratique dangereuse qui consiste à s’agripper à l’arrière ou aux flancs d’un bus, d’un tramway ou à monter entre des rames de métro en circulation.

    La proposition de loi va être transmise à l’Assemblée nationale. Le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée sur ce texte, afin de limiter l’examen à un passage dans chaque assemblée, et rendre ainsi possible une promulgation avant les Jeux olympiques de Paris. Le nouveau ministre des Transports, Patrice Vergriete, a salué l’initiative sénatoriale, estimant ses dispositifs « nécessaires », en évoquant la récente attaque au couteau, le 3 février, à Paris-gare de Lyon.

    Nathalie Arensonas

  • Voitures électriques : fin du leasing social, bonus écologique raboté

    Voitures électriques : fin du leasing social, bonus écologique raboté

    Dans la bataille entre la transition écologique et Bercy, c’est souvent Bercy qui gagne. Avant même la publication d’un décret mardi 13 janvier au Journal officiel sur les mesures d’accompagnement financier à l’électrification du parc automobile, le gouvernement avait déjà fait savoir que le nombre de demandes pour bénéficier de la location d’une voiture électrique à 100 euros par mois (le « leasing social », promesse électorale d’Emmanuel Macron en 2022) avait explosé. Et qu’il faudrait attendre 2025 pour la suite. Cinquante mille commandes depuis début janvier (deux fois plus qu’attendu), qui devrait consommer 650 millions de l’enveloppe d’1,5 milliard d’euros du budget de d’électrification du parc automobile français.

    Depuis la publication du décret qui était en suspens depuis décembre dernier, on sait aussi que le bonus écologique pour les véhicules électriques sera revu à la baisse de 1000 euros pour les 40% de ménages français les plus aisés. Et pour les véhicules d’entreprises qui bénéficiaient d’une prime pouvant atteindre jusqu’à 3000 euros en 2023. Seuls les véhicules utilitaires légers, celles des artisans, échappent à ce coup de rabot. Pour tous les autres, la prime passe donc de 5000 à 4000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. Pour les ménages les plus modestes (les cinq premiers déciles), le bonus écologique accordé par le gouvernement est maintenu à 7000 euros. Auxquels peuvent venir s’ajouter les aides locales accordées par les collectivités territoriales.

    « L’enveloppe d’1,5 milliard d’euros pour électrifier le parc automobile français est de plus en plus ciblé vers les ménages les plus modestes », explique-t-on au gouvernement. Pourtant, le bonus pour l’achat de voitures et camionnettes électriques d’occasion est supprimé. Idem pour la prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule thermique de Crit-Air 1 (le moins polluant). Le bonus de l’État à l’achat de vélo (150 à 3 000 € sous conditions de revenus) s’étend en revanche aux vélos d’occasion, électriques ou non.

    N.A

    Les grandes entreprises sont à la traîne

    Les véhicules électriques (VE) n’ont représenté en 2023 que 8 % des voitures et utilitaires immatriculés par les 3 447 entreprises soumises au verdissement de leur flotte prévu par la loi d’orientation sur les mobilités (celles qui exploitent plus de 100 véhicules). Soit moins que les 10% contraints par la loi (10 ), et surtout bien moins que les ménages pour qui les VE ont représenté 22 % des achats, selon le dernier bilan de Transport & Environnement

     

  • En Roumanie, Alstom fournira 16 locomotives et assurera leur maintenance

    En Roumanie, Alstom fournira 16 locomotives et assurera leur maintenance

    Alstom et l’Autorité roumaine pour la réforme ferroviaire (Autoritatea pentru Reformă Feroviară, ARF) ont signé un contrat portant sur la livraison de 16 locomotives électriques Traxx 3 MS, associée à leur maintenance pendant 20 ans. Dans le cadre de ce contrat, d’un montant total de 767,51 millions de lei hors TVA (plus de 150 millions d’euros) pour la livraison et la maintenance pendant 20 ans, le client peut signer un avenant pour la poursuite de la maintenance sur 20 années de plus.
    Les Traxx pour l’ARF pourront atteindre une vitesse maximale comprise entre 160 km/h et 200 km/h à la tête de trains de voyageurs dont la composition pourra atteindre jusqu’à 16 voitures. Destinées aux relations entre les principales villes de Roumanie, ces BoBo multi-systèmes seront équipées d’un dispositif ERTMS embarqué d’Alstom.

  • DB Regio commande à Alstom 18 rames Coradia Max pour le nord de l’Allemagne

    DB Regio commande à Alstom 18 rames Coradia Max pour le nord de l’Allemagne

    Alstom va livrer à DB Regio AG 18 rames automotrices électriques à deux niveaux du type Coradia Max, l’ancienne version grande capacité du Coradia Stream, qui se caractérise par ses compositions associant des voitures à un et deux niveaux. Cette commande comprend neuf rames de trois voitures et neuf de cinq voitures, qui doivent être mises en service à l’occasion du changement d’horaires de décembre 2027 sur la ligne régionale express RE1 Hambourg – Rostock du réseau Baltique-Alster (Ostsee-Alster, OSTA). Après l’électrification de la ligne entre Lübeck et Bad Kleinen et la construction d’un raccordement, la version à trois voitures pourra également assurer les relations RE4 Lübeck – Schwerin et RE2 Lübeck – Rostock, au sud de la Baltique. Produites non loin de là, à Salzgitter, ces rames présenteront deux hauteurs d’accès pour garantir des entrées et sorties de plain-pied aux personnes à mobilité réduite. Apte à 160 km/h, ce matériel sera pré-équipé ETCS.

  • Contrat de maintenance de 10 ans minimum entre Stadler et Alpha Trains

    Contrat de maintenance de 10 ans minimum entre Stadler et Alpha Trains

    Stadler annonce avoir signé un contrat de maintenance Full service avec Alpha Trains, la principale société de leasing de locomotives et de trains en Europe. Ce contrat, qui n’est pas le premier à être signé entre ces deux entreprises, couvre cette fois l’ensemble des tâches de maintenance préventive, corrective et lourde sur les locomotives Euro9000 commandées en octobre
    dernier par Alpha Trains à Stadler. La période contractuelle sera d’au moins 10 ans à compter de la livraison de ces machines, qui, pour les 12 premières, est prévue pour 2025 et 2026.
    Hybrides (diesel et électrique) de grande puissance, les locomotives multisystèmes à six essieux (CoCo) Euro9000 peuvent circuler sous les quatre principaux systèmes d’alimentation électriques européens. A l’occasion de Lal signature du contrat, Stadler Service AG précise pouvoir intervenir dans la région DACHINLB (Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Pays-Bas et Belgique).

  • Paris-Clermont : l’ultimatum de Laurent Wauquiez

    Paris-Clermont : l’ultimatum de Laurent Wauquiez

    Après plusieurs dysfonctionnements subis par les voyageurs de la ligne Paris-Clermont, dont celui du 19 janvier qui les a bloqués en pleine voie pendant des heures , le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes hausse le ton. Laurent Wauquiez demande des « engagements concrets avant la fin du mois« , ce qui passe selon lui notamment par la fiabilisation des matériels en attendant les nouvelles rames Oxygène, dont la livraison est prévue à partir de la mi-2025. Il faut aussi de toute « urgence« , poursuit l’élu dans un communiqué, « sécuriser l’infrastructure et les voies« , « organiser la gestion de crise en cas d’incident avec une information fiable et en direct; une prise en charge des voyageurs et un renforcement des accès de secours en cas d’intervention entre deux gares pour réduire les délais d’intervention« . Ou encore disposer de « deux locomotives opérationnelles (…) pour réagir rapidement en cas de panne« .
    Rappelant que la région a mis sur la table 40 millions de financement pour cette ligne « qui n’est pas de sa responsabilité« , l’élu pose un ultimatum : « si la SNCF ne propose pas de solutions avant la fin du mois de février, la Région retirera ses financements« .

     

  • Une coalition contre l’extension du tram à Strasbourg

    Une coalition contre l’extension du tram à Strasbourg

    C’est le projet phare d’aménagement de la municipalité écologiste en place à Strasbourg depuis 2020 : l’extension du tramway prévue au nord de l’agglomération, sur cinq kilomètres vers la commune périphérique de Schiltigheim, mobilisera à elle seule 268 millions d’euros. Soit plus de la moitié du budget consacré par Jeanne Barseghian (Verts) et son équipe à la « révolution des mobilités » (500 millions d’euros d’investissement), qui comprend aussi des extensions de BHNS, les transports publics gratuits pour les jeunes, des aménagements cyclables et du transport à la demande. Le « tramway nord » complètera le réseau de six lignes existantes et entrera en service en 2027.

    Une coalition politique inédite hausse le ton cet hiver contre les écologistes. Peu habitués à s’exprimer conjointement, l’ancienne maire socialiste Catherine Trautmann et les conseillers municipaux d’opposition (LR) Jean-Philippe Vetter (LR) et Pierre Jakubowicz (centriste) ont pris la parole de façon coordonnée dans une réunion publique contre le tram nord, organisée en janvier.

    « Les Verts vont cramer la caisse et empêcher tout autre projet de transport en commun dans les trente prochaines années« , a prévenu Pierre Jakubowicz. « Ce tramway, trop cher, n’a rien de social« , a renchéri Catherine Trautmann. Les opposants dénoncent également les choix des urbanistes dans le secteur de la Neustadt, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ils reprennent les arguments des riverains de l’avenue des Vosges, dont la requalification réduira drastiquement la place de la voiture au profit des vélos et des piétons.

    L’enquête publique du tramway nord sera ouverte en mai 2024.

    Olivier Mirguet

  • De nouvelles commandes géantes pour moderniser les métros et les bus franciliens

    De nouvelles commandes géantes pour moderniser les métros et les bus franciliens

    La modernisation du matériel roulant en Île-de-France accélère. Après avoir financé, en 2019, 44 rames pour les lignes 10, 3bis et 7bis, Ile-de-France Mobilités a annoncé début février avoir demandé à la RATP de commander 103 nouvelles rames MF19 pour les lignes 8, 12 et 13 du métro. Elle financera cet achat pour un montant évalué à près d’1,1 milliard d’euros courants HT.

    « Ces rames, qui seront déployées entre 2027 et 2029, bénéficieront à l’ensemble de la ligne 13 et en partie pour les 8 et 12. Une commande pour compléter les lignes 8 et 12, ainsi que les lignes 3 et 7, interviendra prochainement« , explique IDFM. Les MF19 construits par Alstom remplaceront les MF67, MF77 ou encore les MF88.

    Ces trains « Boa » ouverts sur toute leur longueur existeront en trois longueurs de rame, seront modulables avec différents aménagements intérieurs et pourront passer d’une conduite manuelle à une conduite automatique en fonction des lignes sur lesquelles ils circuleront. La première rame de ce métro nouvelle génération est attendue en 2025 sur la ligne 10. Entre 2025 et 2033, il est prévu que le MF19 remplace la moitié des rames de métro actuelles.

    L’autorité organisatrice des transports franciliens a également décidé de commander, via la Centrale d’achat du transport public (CATP), 3 500 bus et cars propres. Cette commande, chiffrée à 1,8 milliard d’euros, vient s’ajouter à celle de 500 midibus propres commandés en 2022 et qui doivent arriver entre 2025 et 2028. « Cette nouvelle commande permettra de mettre en circulation près de 1 000 bus et cars par an« , souligne IDFM, en précisant que 4 200 bus et cars propres (près de 40% de la flotte) sont déjà en service dans l’ensemble de l’Île-de-France.

    Et en 2025, les véhicules diesel et hybrides rouleront au HVO, un carburant alternatif composé d’huiles végétales pour tenir l’objectif d’avoir une flotte 100% biométhane et électrique. 49 centres opérationnels bus ont déjà été convertis aux nouvelles énergies (électricité et biogaz) et 30 sites sont en cours de conversion.

  • Pourquoi la ligne 14 devra encore fermer après les JO

    Pourquoi la ligne 14 devra encore fermer après les JO

    Les usagers de la ligne 14 n’en ont pas fini avec les longues interruptions de trafic. Après des fermetures l’été dernier, puis pendant toutes les vacances de la Toussaint, auxquelles s’ajoutent de nombreuses soirées, la RATP renouvelle l’opération depuis dimanche : la ligne est de nouveau totalement fermée aux voyageurs pour deux semaines, pendant les vacances de février.

    L’objectif est de poursuivre les essais de modernisation du nouveau système de pilotage automatique. Et de le déployer en juin sur la ligne existante et sur les deux prolongements qui doivent alors ouvrir simultanément, soit 14 km de tunnel et sept stations en direction du sud vers Orly, et 1,4 km et une station vers le nord à Saint-Denis-Pleyel. Autrement dit, il faudra être prêt avant les Jeux olympiques.

    Sur cette ligne 14, il est prévu que le nombre de trains augmente progressivement à l’horizon 2025 jusqu’à 72 trains (avec 8 voitures, donc avec une plus grande capacité). « Actuellement, nous avons 39 rames, nous en aurons 47 pour tenir le service » en juin, assure Stéphane Garreau, le directeur d’opération du prolongement de la ligne. Un nombre suffisant dans un premier temps pour tenir un intervalle de 105 secondes entre les trains. Puis, l’intervalle doit pouvoir être abaissé à 80 secondes aux heures de pointe.

    Or, le système de pilotage actuel, vieux de 30 ans, n’a pas la capacité de gérer les 72 trains. Depuis 1998, date de l’inauguration de cette ligne automatique, sa longueur et le nombre de matériels roulants ont plus que triplé. D’où la nécessité de déployer une nouvelle technologie. « C’est une première au monde sur une ligne exploitée. C’est aussi la conclusion de sept années de travail des ingénieurs de la RATP et de Siemens qui fournit le pilotage automatique », souligne le responsable de la RATP.

    Limiter les risques pour être prêt avant les JO

    Les essais réalisés le week-end ne peuvent pas être réalisés avec plus de deux trains. Pour tester en conditions réelles sur toute la ligne (mais sans voyageurs), et vérifier que les interfaces répondent bien, la RATP a donc besoin de plus de temps pour faire rouler les trains et rôder le système. « Pour ouvrir les prolongations au nord et au sud, il nous faut avoir réalisé 90 % du volume des essais. Nous en sommes à 92 % et sommes en train de réaliser les 8 % manquants« , précise encore le directeur des opérations. Et le 26 février, les métros circuleront grâce au nouveau système de pilotage.

    D’autres fermetures seront programmés, notamment pour voir si la cadence à 80 secondes peut être tenue, avec sept jours de fermeture entre le 7 et le 14 avril. Et sûrement encore une autre en juin « pour de petits ajustements« .

    Reste que le nouveau système de pilotage n’apportera pas, dès le mois de juin, toutes les innovations promises par Siemens. Le temps étant désormais compté, il a été décidé de limiter ses fonctionnalités au strict nécessaire, appelé dans le jargon de la RATP, « le périmètre fonctionnel« .

    Pas question en effet de prendre des risques supplémentaires alors que les marges de manoeuvre sont faibles pour tenir les délais. Pour la RATP, qui se sait attendue par les pouvoirs publics, l’épreuve olympique a déjà commencé. Quant aux usagers, ils peuvent d’ores et déjà s’attendre à de nouvelles fermetures dès le début 2025, pour  tester « quelques nouvelles fonctions » du nouveau système de pilotage, reconnait-on côté RATP. Peut-être quelques-unes des plus innovantes.

    Marie-Hélène Poingt