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  • ERTMS Alstom sur un tronçon à écartement mixte en Espagne

    Le 23 février, Alstom Transport a annoncé avoir conclu avec Adif (gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol) un contrat de 16,5 millions d’euros pour fournir l’équipement ERTMS niveau 1 du tronçon Castellbisbal – Can Tunis (20 km), dans la périphérie de Barcelone. Cet équipement Atlas 100 s’inscrit dans le plan de modernisation mis en place par Adif pour le corridor de fret entre la France et le port de Barcelone, par l’adjonction d’un troisième rail sur la ligne classique espagnole au sud de la ligne nouvelle Perpignan – Figueras. Ceci afin de permettre la circulation sur les mêmes voies de trains à écartement espagnol (1 668 mm) et UIC (1 435 mm).

  • La SNCF invente ses agences « multitouch » de demain

    Depuis le début de l’année, certains ont pu découvrir, dans les boutiques SNCF, un mur tactile en gare de Lyon et une table « multitouch » à La Défense. Ils préfigurent ce que pourraient être les outils de vente de demain. A l’origine de cette double expérimentation, un concours lancé fin septembre 2009 par la SNCF. Les lauréats : SQLI pour le mur tactile, Capgemini pour la table multitouch. Au-delà des spécificités techniques, très pointues, les grandes tendances sont instructives. Les vendeurs comme les clients s’accordent à dire que plus le support est à l’horizontale, plus la relation de vente s’organise facilement, à trois, « dans un triangle client/vendeur/interface ». A l’inverse, plus le support est à la verticale, plus le client se sent en position de réaliser son opération seul.

  • Première commande du Regio2N confirmée pour Bombardier

    Confirmant l’information publiée dans notre newsletter du 19 novembre, la SNCF a annoncé le 24 février avoir attribué à Bombardier le marché du nouveau TER à deux niveaux, précédemment désigné « porteur hyperdense » et rebaptisé Regio2N. Le marché total pourrait atteindre jusqu’à 860 rames, pour un montant d’environ 8 milliards d’euros ; en attendant, la première commande porte sur 80 rames, plus 49 en « intention d’options », l’ensemble dépassant le milliard d’euros. Les 6 premières régions à financer ce nouveau matériel sont l’Aquitaine, la Bretagne, le Centre, le Nord-Pas-de-Calais, Paca et Rhône-Alpes. Ce matériel, dont la capacité d’accueil sera de 20 % supérieure au TER 2N NG pour une consommation d’énergie réduite de 15 %, sera entièrement conçu et assemblé à Crespin (Nord). Les premières livraisons de ce train « à plus de 70 % d’origine française » devraient s’étaler entre la mi-2013 et 2016.

  • SNCF : passage obligé par Internet pour la Carte enfant famille

    C’était il y a un an, une vraie polémique née d’une rumeur, celle de la mort annoncée de la Carte famille nombreuse. Face au tollé, Nicolas Sarkozy avait dû monter au créneau pour la démentir avant de rebondir en annonçant l’élargissement du dispositif avec la création de la Carte enfant famille. Sa cible : les familles modestes, avec un ou deux enfants de moins de 18 ans. En résumé, celles qui se trouvaient en dehors de tous les circuits habituels offrant des réductions sur le réseau ferroviaire. Aujourd’hui, ces Cartes enfant famille devraient trouver une seconde jeunesse. Plus besoin de passer par les caisses des allocations familiales, de la Mutualité sociale agricole, puis par les guichets ou les boutiques de la SNCF. A partir du 18 avril prochain, la demande se fera directement sur internet à partir du site www.voyages-sncf.com, sur une page dédiée où les familles peuvent faire leur demande de bout en bout. Une simplification mais un passage par Internet qui deviendra alors obligé.

  • Alstom livrera 23 rames au métro d?Amsterdam

    Le 19 février, Alstom Transport a annoncé avoir reçu de la ville d’Amsterdam une commande ferme de 23 rames de métro, pour environ 200 millions d’euros, assortie d’une option. Composées de 6 voitures et longues de 116 m, ces rames avec intercirculation présenteront 24 portes par côté et offriront 174 sièges, ainsi que des espaces multifonctions, tout en pouvant accueillir 960 voyageurs. L’aménagement intérieur mettra en œuvre un éclairage par LED, un affichage dynamique d’information et une vidéosurveillance. Le niveau sonore sera réduit à bord des rames, qui répondront « aux plus hautes exigences de sécurité incendie ». Aptes à 80 km/h, ces rames seront d’emblée équipées pour la conduite automatique. Issus de la gamme Metropolis d’Alstom, les métros seront fabriqués sur les sites de Valenciennes et de Katowice (Pologne). La première rame sera livrée au printemps 2012, pour une mise en service à la fin de l’année.

  • Alstom va remplacer près de 1 900 essieux défaillants sur des ICE

    Après de rudes négociations, la Deutsche Bahn et Alstom ont fini par se mettre d’accord : le constructeur français va fournir 1 872 essieux à la compagnie. Des pièces de « nouvelle génération » qui, à partir de 2011, équiperont les 67 ICE T de la Bahn. Pour une raison inconnue, les essieux actuels montrent des signes d’usure prématurée et doivent être remplacés. Coût de l’opération : entre 50 et 100 millions d’euros. Une « partie importante » de la note sera réglée par Alstom, affirme la DB, sans toutefois révéler de montant. En octobre, la Bahn avait déjà signé avec Bombardier et Siemens un accord similaire portant sur le renouvellement des essieux des ICE 3. Si elle a enterré la hache de guerre avec l’industrie ferroviaire, la compagnie n’est pas encore au bout de ses peines. L’opération ne sera pas achevée avant 2012 et d’ici là, la DB va devoir louer du matériel à ses voisins suisse et français afin d’assurer un service régulier sur certaines lignes.

  • Bruxelles pourrait contraindre la SNCF à changer de statut

    Il y a un peu moins de deux ans, la Commission européenne a adopté les lignes directrices pour les aides d’Etat dans le ferroviaire, soulignant que les garanties d’Etat illimitées dont disposaient encore certains opérateurs historiques seraient considérées comme des subventions illégales en juillet 2010. La France et la SNCF contestent cette analyse, avançant que la réalité de l’avantage économique n’est pas démontrée. Ailleurs en Europe, comme en Allemagne par exemple, la plupart des opérateurs y ont déjà volontairement renoncé. Sous la contrainte de Bruxelles, EDF puis la Poste ont déjà renoncé à leur statut d’Epic, établissement public à caractère industriel et commercial, pour devenir des sociétés anonymes, ce qui supprime automatiquement le droit à la garantie d’Etat illimitée qui permet d’emprunter de l’argent à de meilleurs taux qu’une entreprise classique. La SNCF pourrait être contrainte à suivre le même chemin, sous peine de faire l’objet d’une procédure d’infraction qui pourrait se terminer devant les tribunaux (lire également notre analyse dans le numéro du 24 février du magazine Ville, Rail & Transports).

  • Louis Nègre propose une commission ferroviaire franco-allemande

    Le nouveau président de la FIF, Louis Nègre, propose un Grenelle ferroviaire européen : « Dépassons nos clivages, laissons le passé au passé, mettons-nous autour d’une table et créons une commission ferroviaire franco-allemande intégrant les industriels, les opérateurs, les gestionnaires d’infra, les autorités de régulation et les Etats », a-t-il indiqué dans un entretien paru dans Ville, Rail & Transports. Le sénateur maire de Cagnes-sur-Mer estime qu’il est urgent de relancer le moteur ferroviaire franco-allemand dans un contexte ou les constructeurs ferroviaires asiatiques commencent à débarquer en Europe.

  • SNCF Geodis investit dans Urban-Cab

    SNCF Geodis a annoncé le mardi 23 février l’entrée du fonds d’investissement Ecomobilité Partenaires au capital de la société Urban-Cab. Créée en 2007, Urban-Cab propose à l’aide d’un parc de 15 vélos électriques un service de livraison express de petits colis pour le compte des entreprises de messagerie.

  • Grand Paris : Syntec-Ingénierie saisit l?Autorité de la concurrence

    L’organisation professionnelle de l’ingénierie dénonce l’attribution, sans mise en concurrence, de certains marchés dans le projet de loi « Grand Paris ». Une telle attribution « constitue un frein à la créativité et à l’innovation et, selon le rapport du professeur Stéphane Braconnier, comporte un risque d’abus de position dominante sur le marché de l’ingénierie ferroviaire. » Syntec a saisi le 18 février, pour avis, l’Autorité de la concurrence sur certaines dispositions du projet de loi concernant la conception du réseau ferré, épine dorsale du « Grand Paris ». Question majeure : « Font-elles naître un risque d’abus de position dominante en excluant toute mise en concurrence pour la passation de certains marchés, au profit d’opérateurs nommément désignés dans la loi, contrairement aux prescriptions internes et communautaires de la concurrence ? »