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  • RZD reparle du projet de tunnel sous le détroit de Béring

    Fin décembre 2009, le président des chemins de fer russes RZD, Vladimir Yakounine, a déclaré au Sunday Express de Londres qu’il serait possible, au cours de la prochaine décennie, de relier la Russie à l’Amérique via le détroit de Béring. Le président des RZD a affirmé que des investisseurs américains l’avaient approché pour réaliser cet ancien mégaprojet de tunnel ferroviaire de plus de 100 km sous le détroit de Béring. L’objectif serait ainsi de parcourir plus de la moitié de la planète par train. Le délai d’une décennie en revanche apparaît comme très optimiste pour un chantier aussi pharaonique.

  • Deux nouveaux partenariats pour l?UIC

    Début janvier, l’UIC (Union internationale des chemins de fer) a annoncé la mise sur pied de deux nouveaux partenariats des deux côtés de l’Atlantique. En Europe, la CER (Communauté européenne du rail), les EIM (gestionnaires d’infrastructures européens) et l’UIC ont installé un « groupe de coordination technique » à Bruxelles afin de « clarifier les rôles et responsabilités » de ces trois associations. L’UIC, qui supervisera les aspects techniques, fermera à l’occasion son bureau de représentation à Bruxelles. Alors qu’aux Etats-Unis l’Apta (American Public Transportation Association) et l’UIC ont défini une première série de trois séminaires régionaux « visant à donner aux décideurs américains les informations nécessaires à l’implantation de liaisons ferroviaires à grande vitesse ». Ces séminaires, qui se tiendront en février à Washington, Chicago et Los Angeles, présenteront les leçons que l’on peut tirer des réalisations européennes et asiatiques.

  • Stadler Pankow remporte « la plus grosse commande de son histoire »

    Stadler Pankow, filiale allemande du suisse Stadler Rail, a reçu « la plus grosse commande de son histoire », soit 146 millions d’euros, pour des trains régionaux destinés aux exploitants Ostdeutsche Eisenbahn (Odeg) et Prignitzer Eisenbahn GmbH, qui doivent remplacer DB Regio sur cinq lignes du réseau de Berlin-Brandebourg (VBB). La commande porte principalement sur du matériel électrique à livrer à partir de 2012, soit 16 automotrices quadricaisses à deux niveaux, mais aussi sur du matériel diesel, avec un autorail monocaisse à plancher bas Regio-Shuttle RS1 et 6 automoteurs bicaisses GTW 2/6 attendus dès 2011.

  • Ansaldo choisi en Russie pour expérimenter une version locale d?ERTMS

    Ansaldo STS et Niias (société contrôlée par les RZD) ont signé un contrat d’environ 7,4 millions d’euros pour expérimenter sur un site pilote, près de Sotchi, un nouveau système de signalisation ferroviaire appelé Itarus-ATC. Les activités concernées par ce contrat, entré en vigueur le 29 décembre 2009 pour une durée de deux ans et demi, concernent le projet, la production, l’installation, les tests et la mise en service du système. Basé sur le standard européen ERTMS/ETCS, Itarus-ATC met en œuvre les solutions techniques « les plus avancées », tant italiennes que russes, pour améliorer la sécurité et la capacité de tous les types de trafic, y compris la grande vitesse. Pour Ansaldo STS, ce contrat est « d’une grande valeur stratégique » sur le marché ferroviaire russe, « un des plus importants du monde ».

  • Bernard Bosson pressenti à la régulation ferroviaire

    Jacques Barrot ayant décliné la présidence de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf). Bernard Bosson (61 ans), ancien ministre centriste de l’Equipement et des Transports (1993-1995), ancien maire d’Annecy (1983-2007), pourrait être nommé à ce poste. Mais un candidat à profil plus technicien serait encore envisagé.

  • Le railjet : trois salles, trois ambiances

    Premium, First et Economy, trois classes différentes proposées aux voyageurs. À l’image du transport aérien Depuis le 13 décembre 2007, sur la relation Zurich (Hauptbahnhof) – Vienne (Westbahnhof) et retour, une relation quotidienne dans chaque sens est assurée en matériel railjet, dans un temps d’exactement huit heures (train RJ 160, départ de Vienne à 7h20, arrivée à Zurich à 15h20, et train RJ 169, départ de Zurich à 14h40, arrivée à Vienne à 22h40). A la même date, a été instituée une seconde relation quotidienne en railjet au départ de Zurich, mais limitée à Salzbourg (Hauptbahnhof), avec sa marche d’équilibre au retour (train RJ 363, départ de Zurich à 16h40, arrivée à Salzbourg à 21h59, et train RJ 362, départ de Salzbourg à 6h02, arrivée à Zurich à 11h20). L’aller et retour Eurocity complémentaire entre Zurich et Vienne (trains EC 163/162), également tracé en huit heures précises, va subsister jusqu’au prochain changement de service du 13 juin 2010, date à laquelle il se transformera à son tour en railjet, tout en conservant rigoureusement les mêmes marches. L’offre commerciale à bord du railjet se décline selon trois classes. Les seize places de la classe Premium se situent dans la voiture-pilote, derrière la cabine de réversibilité. A la différence de l’ICE 3, l’occasion n’a toutefois pas été saisie pour ménager aux voyageurs une vue frontale « par-dessus l’épaule du conducteur ». Il est vrai que le compartimentage choisi pour les places de cet espace aurait été incompatible avec une telle disposition. Les imposants sièges en cuir, réglables en de multiples positions et munis de repose-pieds, disposent également d’une large tablette rabattable, utile pour travailler confortablement comme pour se restaurer. Le service à la place, inclus dans le prix du billet, propose les « mets gourmets » du traiteur viennois Meinl-am-Graben. Serviettes chaudes, boissons gracieusement servies et large choix de journaux font aussi partie du standard de la classe Premium, pour laquelle un supplément de 40 francs suisses (environ 27 euros) est perçu sur le prix de la première classe. Cette première classe « normale », dite ici « First class », dispose de 76 places réparties sur trois voitures. Comme à l’accoutumée, les sièges en disposition classique « 2+1 » n’ont pour réglage que celui de leur dossier inclinable. Mis à part une boisson de bienvenue (avec les journaux du jour), la restauration à la place y demeure payante. Quant à la seconde classe, dénommée sur le modèle du transport aérien « Economy class », elle offre 316 places, avec sièges en disposition « 2+2 ». Dans ces espaces « low-cost », on trouve néanmoins une prise électrique par unité de deux sièges. Un effort particulier a été déployé envers les personnes à mobilité réduite, qui, lorsqu’elles sont en fauteuil roulant, se voient d’office admises en « First class » avec un simple billet « Economy class ». Ces voyageurs accèdent à la voiture au moyen d’une plate-forme élévatrice intégrée. Enfin, les enfants peuvent regarder un film en DVD dans l’espace Cinéma. Pour fêter l’envol du railjet, un tarif promotionnel particulièrement attractif (environ 22 euros l’aller simple de Zurich à Vienne pour la période du 11 janvier au 14 mars, uniquement disponible sur Internet, non échangeable ni remboursable) permet d’essayer l’« Economy class » à un prix d’ami que l’on ne reverra probablement pas de sitôt…
     

    Philippe HÉRISSÉ

  • L?industrie espagnole en ligne pour le métro d?Hô Chi Minh

    Après différentes missions menées courant 2009, le ministre espagnol de l’Industrie, Miguel Sebastian, et le vice-Premier ministre vietnamien Pham Gia Khiem ont signé à la mi-décembre deux conventions par lesquelles l’Espagne financera une partie du métro d’Hô Chi Minh, l’ex-Saïgon. Madrid apportera 500 millions d’euros pour la construction des lignes 4, 5 et 6. Le réseau prévu dans l’agglomération (huit millions d’habitants) devrait compter à l’horizon 2020 107 km se répartissant en sept lignes pour un investissement de 6 milliards de dollars. Dans le sillage du plénipotentiaire espagnol, se sont mis sur les rangs des entreprises ibériques, dont la société d’ingénierie Idom de Bilbao, qui prépare les études de viabilité des lignes 5 et 6 (un contrat de 1,27 million d’euros). Le constructeur basque CAF est également candidat pour le matériel roulant à fournir.

  • L?envol du railjet sur la ligne Zurich – Vienne

    Depuis le 13 décembre, le railjet assure la relation internationale Zurich – Vienne. Mi-train mi-avion pour la conception de ses aménagements intérieurs, il reste a contrario fidèle aux solutions classiques dans sa réalisation technique En gare de Zurich, ce matin pluvieux du lundi 9 novembre, un train encore inhabituel pour l’endroit se met à quai sur la voie 3. Les faces ultra-lisses de ses voitures et sa rutilante livrée bordeaux, rouge vif et gris, font immanquablement tourner les têtes de tous les voyageurs qui transitent sous la marquise. Ce nouveau train, c’est le « railjet » des chemins de fer autrichiens (ÖBB, Österreichische Bundesbahnen), présenté ici pour la première fois aux médias. Il résulte d’un développement commun entre l’opérateur et le constructeur allemand Siemens. Son logo se décline en larges lettres sur les parois et baies vitrées. La connotation très aéronautique du vocable adopté pour l’identifier (et décliné sans majuscule dans l’idée qu’il soit, un jour, assimilé à un nom commun) n’est sans doute pas le seul fait du hasard : dès que l’on monte à son bord, on aurait plutôt l’impression de se retrouver dans une cabine d’avion, en « business » pour la classe dite Premium, ou bien en « éco » pour la seconde classe… Certes, ce n’est pas d’hier que le train cherche ainsi à décoller de ses anciens fondamentaux pour s’élever (ou parfois redescendre ?) au niveau de l’avion. Déjà, les voitures « coach » à couloir central remplaçant les traditionnels compartiments, puis la restauration « à la place » se substituant au wagon-restaurant, et enfin le « yield management » préféré au classique tarif kilométrique nous ont habitués à autant d’emprunts au monde du transport aérien. Mais à regarder les étonnants sièges réglables multifonctions de la classe Premium, ou encore le design très intégré des parois latérales en seconde classe, on se dit que, décidément, dans la conception même de ses aménagements, le railjet va encore plus loin… Et pourtant, assez paradoxalement, cet « avion sur rails » fait appel au concept le plus traditionnel dès lors qu’il s’agit de ses attributs ferroviaires essentiels. Foin des éléments automoteurs électriques, pourtant si souvent considérés comme incontournables en matière de grande vitesse ! Les Autrichiens ont finalement choisi, pour ce train apte à 230 km/h, la formule éprouvée de la rame tractée : en l’occurrence, une locomotive Taurus de la série 1116 attelée à sept voitures, celle de l’extrémité opposée étant équipée d’une cabine de réversibilité avec un nez identique à l’engin moteur. Mais qui se souvient encore (ou qui, seulement, un jour, a su) qu’une formule similaire avait été, un instant, envisagée en lieu et place de notre TGV articulé ? D’aucuns prônaient, à l’époque, deux machines légères, mécaniquement dérivées des BB 9400 de la SNCF, qui auraient encadré des voitures classiques reposant chacune sur deux bogies. Aujourd’hui définitivement « has been », pareil concept ? Peut-être pour ce qui est de la motorisation concentrée. Mais pour ce qui est des voitures, rien ne saurait être si sûr. L’augmentation souhaitée des vitesses maximales pourrait bien relancer la nécessité d’abaisser davantage encore la charge à l’essieu aux seules fins de contenir les coûts (tout sauf linéaires !) de maintenance de l’infrastructure, amenant doucement à ses propres limites la rame articulée qui pourrait ne plus alors être la panacée… En comparaison, les vitesses actuellement pratiquées sur les infrastructures suisses et autrichiennes restent, certes, beaucoup plus modestes, mais le choix de la rame tractée conventionnelle, dans ce cas bien particulier, n’en est que plus pertinent, d’autant que les ÖBB disposaient d’un parc de locomotives « universelles » Taurus plutôt surdimensionné par rapport à leurs besoins… Le railjet reliait déjà, depuis peu, Vienne à Budapest et Munich, où son confort semble avoir été, dès le départ, fort apprécié, en dépit de quelques « bugs » et d’un problème de sous-capacité par rapport à certains des trains qu’il a remplacés. Cette fois, la grande nouveauté réside dans son arrivée en trafic international entre la Suisse et l’Autriche. Depuis l’entrée en vigueur du dernier service d’hiver, deux allers et retours quotidiens (Zurich – Vienne et Zurich – Salzbourg) sont désormais assurés par du matériel de ce type, sous le régime d’une collaboration entre CFF (Chemins de fer fédéraux) et ÖBB, les deux opérateurs historiques. Avec, à la clé, une réduction des temps de parcours de plus de 40 minutes entre Zurich et la capitale autrichienne. Bon vol au railjet…
     

    Philippe HÉRISSÉ

  • Travaux tous azimuts sur le réseau

    Près de 1 milliard d?euros vont être consacrés à la rénovation du réseau ferré en 2010. A elles seules, les suites rapides représentent environ 40 % de ce budget en constante augmentation depuis quelques années La rénovation et l’entretien des voies du réseau ferré français vont désormais bon train. D’efficaces mesures de rattrapage ont été prises suite à l’audit très pessimiste en 2005 d’experts indépendants dirigés par le professeur Robert Rivier, de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, mettant en avant « une dégradation de l’état du réseau et les risques encourus ». En 2008, sur 740 millions d’euros programmés, RFF en avait engagé 751 pour traiter environ 1 000 km de voies. En 2009, cette somme est passée à 1 020 millions d’euros (pour 989 millions programmés), pour en soigner 1 300 km. « En 2008, nous avons réalisé le programme à plus de 100 %. En 2009, nous devrions atteindre également ce niveau », calcule Guy Lévy, chef du service plan de rénovation du réseau à RFF. Et le rythme s’accélère. En 2010, près de 1 milliard d’euros vont être consacrés aux renouvellements. Le contrat de performance, censé donner de la visibilité aux entreprises, permettra d’attribuer 1,2 milliard d’euros à cette activité en 2012 et une somme identique chaque année jusqu’en 2015. Autre signe de cette reprise, l’arrivée de nouveaux matériels lourds d’entretien des voies offrant des rendements plus élevés. « Ils doivent contribuer à tenir les coûts : 1 100 m de renouvellement/jour réalisés au lieu de 1 000 m, c’est 10 % de gagné. » Un gain économique, donc, mais un plus aussi pour traiter un système ferroviaire de plus en plus sollicité par l’augmentation de trafic. Colas Rail, alliée à l’Européenne de travaux ferroviaires (filiale d’Eurovia travaux ferroviaires), travaille ainsi depuis septembre 2009 avec une toute nouvelle dégarnisseuse RM900 du constructeur Plasser & Theurer sur le renouvellement du ballast sur plusieurs secteurs de la LGV Sud-Est. Et il y en a pour jusqu’en 2014. L’Européenne de travaux ferroviaires réceptionne en ce moment un train de renouvellement P95 à haut rendement, construit par la société suisse Matisa, pour le mettre en service durant la campagne 2010 de suite rapide. Dans le cadre de leur groupement sur l’autre suite rapide, Colas Rail et TSO ont commandé à Plasser & Theurer un train de substitution dont la livraison devrait intervenir à partir de mi-2011. Pourquoi cet investissement ? Dans une certaine mesure, par sécurité. « Un accident est vite arrivé. Il y a eu Rennes, puis Culoz… », rappelle un responsable au sein de l’une de ces entreprises. Un déraillement en décembre 2001 sur un triage près de Rennes avait en effet immobilisé durant quinze mois le train TSV21 Giperail de Colas Rail-TSO en service depuis… un an seulement ! En juillet 2006, c’est le P21 de suite rapide de l’Européenne de travaux ferroviaires qui se désintégrait à son tour sur un pont… Disposer de plusieurs matériels permet aux entreprises de faire face plus facilement en cas de tels sinistres, donc, mais surtout il y a l’indéniable augmentation de l’activité régénération. « On constate une croissance du marché, donc il y a de possibles opportunités, indique Pierre-Olivier Boutin, directeur agence grands travaux chez Colas Rail. Avec ce nouveau train, notre objectif vise la simplicité et la fiabilité dans l’exploitation. Il ne sera donc pas très innovant puisqu’il s’agit d’un SMD 80 équipé d’une drague. »
    Pour sa part, TSO, mandataire d’un groupement avec le suisse Scheuchzer, qui a déjà procédé au remplacement des deux files de rails sur quelque 70 km de la LGV Sud-Est en 2009, attend avant le printemps un nouveau train « BOA » pour poursuivre des opérations similaires. De son côté, la société Meccoli, qui avait déjà réceptionné une dégarnisseuse RM95-800 fin 2008, testera au cours du quatrième trimestre 2010 un nouveau train de pose TCM60 actuellement en construction chez Matisa. Quant à la société Pichenot-Bouillé, elle a commandé chez Framafer et Geismar du matériel « lourd » attendu dans le courant de cette année, mais reste discrète sur sa consistance. Bref, cela bouge beaucoup dans le monde des professionnels de la voie. Et ce n’est pas fini. RFF et la SNCF songent déjà à l’après-2012 avec l’arrivée sur les rails d’un troisième grand train, indispensable pour tenir le programme de régénération du réseau. « Notre dossier principal en cours concerne le renouvellement du prochain marché de suite rapide qui couvrira les années 2013-2017 avec trois suites prévues. L’appel d’offres, d’un montant supérieur à 800 millions d’euros, va bientôt être lancé pour une attribution début 2011. Soit deux ans avant le début des chantiers, le temps nécessaire pour un nouvel entrant, le cas échéant, d’acheter l’outil de production qui lui manque », explique Philippe Achour, chef de la division des marchés à l’infrastructure SNCF. Les principales entreprises françaises ont déjà été contactées, et l’appel d’offres sera européen « pour faire jouer la concurrence, qu’elle fonctionne bien, et pour tenir nos objectifs de coût », conclut Guy Lévy. Pour ces grands travaux de suite rapide, un certain nombre d’entreprises étrangères s’équipent pour travailler à l’export, même si l’essentiel de l’offre provient des acteurs nationaux. RFF pense néanmoins qu’une vingtaine de sociétés de pays comme l’Allemagne, le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou l’Angleterre pourraient se mettre sur les rangs.
     

    Michel BARBERON

  • La SNCF lance sa radio-trafic

    C?est une innovation majeure que s?offre la SNCF pour la nouvelle année : « sa » radio, 24 heures sur 24, avec ses flashs info en temps réel, régionalisés Présenté le 7 janvier par Guillaume Pepy lors d’un « rendez-vous clients » aux allures de palmarès des innovations, ce lancement illustre une volonté : il s’agit de « redonner du pouvoir et de l’autonomie au client ». Informer plus directement le client avec la radio, cela y participe. Comme offrir de nouveaux services sur téléphone mobile pour accompagner les déplacements, avec l’information en temps réel sur l’état du trafic, qui permet de visualiser, depuis octobre 2009 sur l’iPhone le tableau d’affichage des départs et des arrivées de 600 gares. Ou comme le wifi, à venir cette année sur le TGV Est. Tout un ensemble de nouveaux moyens, parce que l’information est la première attente des 3,7 millions de voyageurs qui empruntent au quotidien les trains de la SNCF. Et que si la SNCF s’enorgueillit d’être historiquement nourrie par sa culture d’ingénieurs, elle veut la conjuguer avec une culture des services bénéficiant des plus récentes innovations. L’atout maître de SNCF La Radio, ce doit être la réactivité. Toutes les quinze minutes, de 6h à 21h, les flashs d’info-trafic sont actualisés, avec 21 décrochages régionaux. Tout événement entraînant un retard de plus de 30 minutes sur un TGV, de 15 minutes pour un TER est annoncé. En cas de situation dégradée, l’information-trafic est détaillée au plus proche des besoins des voyageurs. Avec ses trente « animateurs-journalistes », celle qui se veut « une grande radio généraliste » mise en parallèle sur « son » univers musical et ses chroniques sur les livres, le cinéma, les voyages… A l’inverse d’Autoroute FM, placée sur un créneau voisin, SNCF La Radio ne se placera pas sur la bande FM et parie sur le numérique, « l’univers de demain ». Elle est accessible sur téléphone mobile – iPhone et prochainement smartphone de la génération 3G –, sur les sites Internet SNCF et le sera, dès 2010, sur les radios et autoradios wifi. Dans les gares, elle sera diffusée sous des « douches sonores », autorisant une diffusion à la demande. Deux de ces douches, expérimentales, sont d’ailleurs déjà en service gare de l’Est.
     

    Pascal GRASSART