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Nevers Agglomération reconduit Keolis pour un réseau plus intelligent
L’exploitation du réseau de transport public de 14 communes de l’agglomération de Nevers a redémarré le 1ᵉʳ janvier avec Keolis. Ce nouveau contrat, de près de 54 millions d’euros, qui emploie 100 collaborateurs dont 89 conducteurs, s’étend jusqu’au 31 décembre 2031.
Le réseau Taneo va devenir le premier de France à intégrer un laboratoire de l’innovation, le LEDIM, utilisant la data de toutes les mobilités du territoire pour alimenter une intelligence artificielle. Le projet est mené en partenariat avec l’ISAT (Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports) et permettra de prédire et d’optimiser l’offre et la qualité de service.
L’agglomération de Nevers, de près de 70 000 habitants, desservie par 400 arrêts, va bénéficier de nouveaux services et d’une offre renforcée. Keolis va assurer l’exploitation de lignes urbaines, périurbaines et scolaires, d’un transport à la demande (TAD) et d’un service de location longue durée d’une flotte de 50 vélos électriques. L’objectif est d’atteindre sept millions de voyages d’ici 2031, soit une augmentation de 24 % par rapport à 2024. Le nouveau contrat prévoit aussi l’exploitation d’un service d’autopartage. Une nouvelle ligne « structurante » (ligne T3) desservira Fourchambault, Marzy, Nevers ainsi que la zone commerciale et pour la première fois le Technicentre Industriel de Nevers.
Le réseau de Nevers va aussi bénéficier de nouveaux outils numériques. La billettique AEP et Flowbird permettra le paiement directement par carte bancaire, pour l’achat et la validation des titres de transport. Les modules Mobireport assureront une information rapide et ciblée vers les clients, ainsi qu’une identification plus efficace des incidents sur le réseau. Le dispositif sera complété par le déploiement du logiciel Padam pour le transport à la demande.
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Un prototype du train léger Draisy devrait commencer ses essais début 2026
Lohr a lancé la fabrication du premier prototype Draisy qui sortira début 2026. Ce train léger, long de 14 mètres de long et pouvant embarquer 80 passagers (et doté de 30 places assises) roulera grâce à des batteries puisque 85 % des petites lignes ne sont pas électrifiées. Il aura une centaine de kilomètres d’autonomie.
Il est prévu qu’il fasse en mars 2026 des essais à Velim (République tchèque), en étant tracté par une locomotive. « Le but est de tester le confort passagers qui devra être similaire à celui d’un TER alors qu’il roulera sur des lignes vieillissantes. C’est une première brique pour valider le comportement dynamique de la rame », explique-t-on côté Lohr.
Un prototype partira également faire des essais sur une ligne d’expérimentation fermée depuis 2018 entre Sarralbe et Kalhausen en Moselle.
Jusqu’à présent, le développement de ce train a nécessité un investissement de 13 millions, dont 2,7 millions ont été apportés par l’Etat, le reste par Lohr. Quand viendra la phase d’industrialisation, il faudra trouver de nouveau 13 millions d’euros.
L’exploitation commerciale est espérée à partir de 2028. Si des régions l’achètent. Pour l’heure, l’Occitanie a demandé à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau une étude sur l’éventualité de faire rouler ce train sur la ligne Carcassonne-Limoux.

Trenitalia cherche à accélérer en France et au Royaume-Uni
Le groupe ferroviaire italien FS (Ferrovie dello Statto) a annoncé fin décembre avoir conclu un partenariat stratégique avec la société d’investissements Certares pour renforcer son développement sur le marché ferroviaire européen de la grande vitesse. « L’accord prévoit la création d’une coentreprise et comprend un investissement dans Trenitalia France visant à accélérer sa croissance et à consolider sa présence en France, au Royaume-Uni et sur les marchés transfrontaliers« , précise le groupe dans un communiqué diffusé le 29 décembre. L’entreprise compte notamment consolider ses positions en France en augmentant ses fréquences sur les lignes existantes : elle propose 28 circulations quotidiennes sur Paris–Lyon. Et projette également de lancer des trains entre Paris et Londres d’ici à 2029 et de développer de nouveaux services transfrontaliers.
Dans ce but, elle envisage de renforcer sa flotte de trains en la portant à au moins 19 rames et de créer un nouveau site de maintenance près de Paris. A la clé, un investissement d’un milliard d’euros en France et au Royaume-Uni.
L’alliance avec Certares doit permettre à Trenitalia de bénéficier de sa puissance de feu dans la distribution de voyages à travers ses investissements dans American Express Global Business Travel (incluant CWT, Ovation et Egencia), Marietton Développement (incluant Havas Voyages et Selectour), Voyageurs du Monde (incluant Original Travel) et Internova Travel Group (incluant Barrhead Travel). « Dans le cadre du partenariat, Certares facilitera la mise en place d’accords commerciaux axés sur la distribution des produits entre Trenitalia France et les sociétés de son portefeuille« , indique le groupe FS qui a lancé un plan stratégique courant sur la période 2025–2029 pour accélérer sa croissance en dehors de l’Italie grâce à des collaborations avec des partenaires financiers et industriels.
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Les prix du TGV augmenteront de 1% en moyenne cette année
SNCF Voyageurs annonce une hausse moyenne de 1 % des prix des TGV Inoui et Ouigo à partir d’aujourd’hui. Soit un niveau inférieur à l’inflation pour la quatrième année consécutive (inflation prévue à +1,3% en 2026), précise la compagnie dans un communiqué .
Selon elle, plus de 50 millions de billets de TGV Inoui et Ouigo seront vendus à moins de 30 euros en 2026, tandis qu’un billet « loisir » sur deux devrait être acheté à moins de 45€. Le prix des cartes Avantage, Liberté et des abonnements Max Loisir reste inchangé.

SNCF Réseau confie le reprofilage des rails à Vossloh pour deux ans au moins
Vossloh a annoncé le 10 décembre, avoir remporté, auprès de SNCF Réseau, un important contrat de reprofilage de rail sur le réseau ferroviaire métropolitain, hors Corse. Le contrat d’une durée de deux ans, comprend une option pouvant aller jusqu’à trois années supplémentaires. Il débutera en 2026 et permettra de traiter en moyenne 200 km de voies par an.
Le procédé choisi combine fraisage et meulage afin de corriger avec précision le profil transversal et longitudinal du rail. Il permet un traitement complet du profil du rail en un seul passage, si les défauts ne sont pas trop profonds et si l’état du rail l’autorise.
Au cours de la première année du contrat, les travaux seront réalisés dans 11 Infrapôles. La planification a été partagée entre les équipes de SNCF Réseau et de Vossloh afin d’optimiser les temps d’utilisation du train de fraisage et de minimiser ainsi les temps de transfert. Dans le cadre de cet appel d’offres, les deux partenaires ont engagé des discussions pour utiliser de nouvelles machines et des technologies innovantes comme des systèmes de surveillance numériques.
Les chemins de fer néerlandais commandent 36 trains à Stadler
Nederlandse Spoorwegen (NS) l’opérateur ferroviaire historique néerlandais, et Stadler ont signé, le 19 novembre, un accord-cadre pour la livraison de 36 trains Flirt destiné au transport régional. La commande se compose de 18 rames à quatre voitures et de 18 autres à six voitures.
Les nouveaux trains seront accessibles aux PMR, avec un intérieur clairement identifiable, beaucoup d’espace pour les bagages, les poussettes et les vélos, des affichages d’informations sur les passagers en temps réel, et un éclairage s’adaptant à l’heure de la journée et de la saison.
Conçues sur le site de Stadler à Prague en république Tchécoslovaquie, ces rames seront fabriquées dans l’usine du constructeur à Siedlce, en Pologne. Elles entreront en service à partir 2030.
De nouvelles mesures pour mieux protéger les femmes dans les transports
Sept Franciliennes sur dix déclarent avoir été victimes de violences sexuelles dans les transports, selon un sondage commandé par la région Île-de-France à l’institut Ipsos. Pour contrer cette tendance, de nouvelles mesures ont été annoncées le 9 décembre par Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités, à l’issue d’une Journée de mobilisation contre les violences faites aux femmes dans les transports. En particulier, il a été décidé de faire passer à 200 les effectifs des agents de la Brigade régionale des transports d’ici la fin 2027, tandis que les patrouilles de réservistes de la police et de la gendarmerie seront renforcées pour atteindre 10 000 vacations par an. Elles s’ajouteront aux patrouilles de plus de 3000 agents de sûreté déjà en poste et aux 100 agents mobiles de la brigade régionale des transports depuis 2024.
La présidente d’ÎDFM souhaite aussi la généralisation des « zones d’attente partagées » où se regroupent les voyageurs avant de prendre leur train, et qui sont installées à proximité des bornes d’appel d’urgence déjà vidéosurveillées. La présidente de région veut également développer les « lieux sûrs » (safe places), dans et autour des gares et stations, en partenariat avec des commerces ou des lieux publics pour accueillir les personnes qui se sentent menacées. De plus, application « Voyage Duo » devrait être lancée, pour permettre aux femmes de trouver des compagnons de route, notamment en heures creuses ou tardives.Enfin, Valérie Pécresse réitère sa demande de généralisation de la vidéoprotection algorithmique qui analyse les images des caméras et signale les comportements paramétrés comme inhabituels. Elle a été testée pendant les JO et pendant quelques grands événements sportifs ou culturels avec l’autorisation de la préfecture de police de Paris mais sa généralisation doit être approuvée par le Parlement.

Stadler fournira les tramways pour la tangentielle ouest de Francfort
Le constructeur suisse Stadler a annoncé, le 5 décembre, la commande de 27 tramways Citylink par l’organisateur des transports de la région Main Rhin, autour de Francfort-sur-le-Main. Ces tramways circuleront sur la ligne Regionaltangente West (RTW), une tangentielle Ouest – Sud-Ouest de l’agglomération de Francfort, qui doit entrer en service en décembre 2030. Le contrat comprend également l’entretien et la fourniture de pièces de rechange pour le matériel sur une période de 30 ans.
Les tramways destinés à la RTW seront équipés d’un double système de signalisation, pour circuler aussi bien sur les voies ferrées classiques que sur des voies de tramways. Ils devront aussi pouvoir s’adapter aux différentes hauteurs de quais, ceux de la Deutsche Bahn (76 et 96 cm) et ceux de la RTW (80 cm). D’une longueur de près de 50 m environ, ils pourront transporter environ 360 passagers.
La livraison des trois premiers véhicules à des fins d’essai et d’homologation est prévue pour l’automne 2028. Toute la flotte devrait être livrée à l’automne 2030.
Les réserves de la cour régionale des comptes sur le bilan financier d’IDFM
Les cours régionales des comptes ne sont pas souvent tendres avec les autorités organisatrices de transport qu’elles contrôlent. Le dernier rapport d’observation sur la gestion financière d’Ile-de-France Mobilités, réalisé par a Chambre régionale des comptes, n’échappe pas à la règle. Mais IDFM estime avoir des raisons de se satisfaire de ses conclusions. L’AO y voit « une confirmation de la robustesse et de la soutenabilité de sa trajectoire financière, grâce à une prospective financière désormais à l’équilibre ». Elle estime avoir apporté des réponses à la demi-douzaine de recommandations formulées.
Selon IDFM, le rapport considère sa trajectoire financière « particulièrement solide ». « IDFM démontre avec succès la maîtrise de ses missions et de sa trajectoire, malgré un contexte marqué par des défis majeurs », commentent les équipes de la présidente Pécresse. Le rapport souligne aussi un plan d’investissements « ambitieux » et « massif » à la hauteur des besoins nécessités par le réseau et son matériel roulant pour sa régénération.
Le bras armé de la Région en matière de mobilité rappelle au passage que 36 milliards d’euros d’investissements sont prévus sur dix ans par IDFM. Près de la moitié est dédiée au renouvellement et à la régénération des trains (RER, métros, bus et tramways), qui ont souffert d’années de sous-investissements. De plus, 3,7 milliards d’euros sont destinés à l’amélioration de la qualité de service, ce qui inclut l’accessibilité, l’intermodalité, l’information voyageurs, la billettique, la sécurité et la promotion des mobilités douces, notamment le vélo.
Un plan régional marqué par l’ambition
Le rapport de la cour régionale des comptes invite sans surprise à une lecture plus nuancée que la communication d’IDFM, notamment sur la trajectoire. Les ambitions régionales y sont longuement questionnées. Le plan d’investissement ne vise pas moins de 400 km de nouvelles lignes réparties à parts égales entre le futur Grand Paris Express, ce qui conduira à doubler la taille du réseau de métro, et les prolongements et créations de lignes (RER1, métro, tramway, bus). « Le plan de mobilité en Ile-de-France retient le plus optimiste des scénarios en matière de fréquentation des transports en commun, reposant sur un important report modal. Pour permettre un report modal aussi élevé, IDFM a décidé d’un plan d’investissement massif de près de 36 milliards d’euros sur dix ans ce qui ne manque pas d’interroger dans un contexte de tension sur les finances publiques », souligne la chambre régionale des comptes qui reconnaît un pilotage budgétaire certes robuste, « mais qui peut être encore renforcé afin de redonner au conseil les informations utiles à la décision, en particulier au sujet des investissements et de leur financement ».
Dans la liste des recommandations de performance formulées dans le document, l’une porte sur les études d’impact censées intervenir avant toute modification substantielle de la politique tarifaire. Réponse d’IDFM : « des études ont bien été menées avant la mise en place de la révolution tarifaire au 1er janvier 2025. De plus, Île-de-France Mobilités dispose de modèles tarifaires très élaborés pour mener ses évaluations, sans doute parmi les plus développés en France ».
Une contribution des usagers dans la moyenne
La chambre souhaite aussi une évaluation précise du remboursement employeur et de la déduction de la contribution des usagers pour fixer l’évolution des tarifs. IDFM rappelle que ce remboursement a été pris en compte dans le protocole de financement conclu avec l’Etat en 2023, ce qui a abouti à limiter à 52,5% la part des ressources fiscales dans les recettes d’Île-de-France Mobilités. « Contrairement à l’affirmation du rapport, la contribution des usagers dans le coût des transports en commun en Ile-de-France est dans la moyenne des métropoles mondiales : 34 %, contre 20 % à Madrid, New-York ou Singapour », complète IDFM.
En matière de lutte contre la fraude, la chambre régionale demande un renforcement des actions, y compris en lien avec d’autres administrations. IDFM rappelle le lancement, en février 2025, du plus ambitieux plan anti-fraude lancé depuis des décennies sur le réseau de transport avec l’appui de la préfecture de police et des brigades régionales de sûreté transport nouvellement créées.
Enfin, la chambre émet quelques réserves sur « l’analyse faite des facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs et des coûts d’utilisation et de production de l’offre ». Sur le sujet, IDFM s’est engagée à « mieux décomposer les facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs ».

Premières réactions au projet de loi-cadre de Tabarot
La loi-cadre transports promise par Philippe Tabarot n’est pas encore rédigée qu’elle soulève déjà des « incompréhensions« . En réunissant tous les intervenants de la conférence de financement, le 17 novembre, le ministre des Transports avait pourtant tenu à les rassurer sur les mesures intégrées dans le projet de texte gouvernemental. Il devrait être finalisé d’ici la fin de l’année et en janvier, pour être ensuite transmis au Conseil national d’évaluation des normes, au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’État.
Les représentants de l’association d’élus France Urbaine retiennent de la présentation du ministre l’absence de mesures de financement des mobilités du quotidien, pourtant « composante majeure des conclusions d’Ambition France Transports« . Les participants de la conférence de financement avaient été unanimes pour reconnaître les besoins de financement des autorités organisatrices des mobilités (AOM).
Le déplafonnement du versement mobilité en question
Parmi les préconisations figurait ainsi le renforcement de leurs ressources afin de rendre possible un choc d’offre et une amélioration des mobilités du quotidien. Ils devraient permettrait à plus de 40 millions de français, utilisateurs du transport urbain, habitants des cœurs de villes, des quartiers périphériques, des espaces périurbains et ruraux, de bénéficier d’un meilleur service. Or, le déplafonnement du versement mobilité ne figure pas parmi les dispositions inscrites dans le projet de loi-cadre présenté par le ministre.
Les élus de France urbaine appellent donc le gouvernement à intégrer dès à présent la mesure dans le projet de loi. « Nous ne plaidons pas pour une application mécanique et uniforme, mais pour des concertations fines, menées au cas par cas avec les décideurs économiques du territoire« , précisent les membres de l’association qui regroupe métropoles, agglomérations et grandes villes.