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Ouverture à la concurrence des TER. « La région Sud est à la fois pionnière et raisonnable » selon Jean-Pierre Serrus
Interrogé par Ville, Rail & Transports à propos de la procédure d’ouverture à la concurrence lancée par la région Sud sur deux lots de lignes TER, Jean-Pierre Serrus, le vice-président chargé des Transports, se montre prudent en rappelant que la procédure prendra fin le 29 octobre lors de la délibération des élus régionaux en séance plénière. Il explique la démarche lancée depuis 2017.
Ville, Rail & Transports. Qu’attendez-vous de cette ouverture à la concurrence ?
Jean-Pierre Serrus. Nous avons ouvert à la concurrence le tiers du réseau régional, en mélangeant différents types de services. L’un des lots, l’axe Marseille – Toulon – Nice, représente 10 % du réseau : la proposition de Transdev sera soumise au vote des élus le 29 octobre. Pour le second lot, l’Etoile de Nice, qui concerne 23 % du réseau, c’est l’offre de la SNCF qui sera proposée au vote. L’objectif est d’améliorer le service et de payer la juste rémunération. Le cahier des charges est extrêmement précis sur la quantité et la qualité de service. Nous veillerons à la lettre aux spécifications du cahier des charges, qui prévoit des améliorations substantielles des services, une rénovation de qualité et plus de services : sur l’axe Marseille – Toulon, on doublera la fréquence en passant de sept à 14 allers-retours quotidiens, et sur l’Etoile de Nice, on passera de 69 à 120 allers-retours. Ce qui représente une hausse de 75 % avec une cadence au quart d’heure des trains du Littoral. Nous aurons donc plus et mieux. C’est une révolution que nous sommes en train de réaliser !
VRT. Comment en être sûr alors qu’aux heures de pointe, les infrastructures sont saturées ?
J.-P. S. Nous allons mener une rénovation de qualité. Nous sommes des pionniers, nous prenons le risque d’essuyer les plâtres, de susciter les critiques. Mais nous avons suivi une démarche extrêmement rigoureuse. Elle a été lancée en 2017 par Renaud Muselier. En 2020, les opérateurs ont pu déposer leurs dossiers et nous avons reçu la candidature d’une dizaine d’opérateurs nationaux et européens. Nous sommes satisfaits de voir qu’ils répondent à nos objectifs de maîtrise des coûts et d’amélioration du service.
VRT. Comment envisagez-vous la suite de l’ouverture à la concurrence du réseau régional ?
J.-P. S. Cela va prendre du temps. Nous nous donnerons le temps d’installer les nouvelles contractualisations. Nous sommes à la fois pionniers et raisonnables. C’est une première étape. Et jusqu’au 29 octobre, tout est encore au conditionnel.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

Une ligne ferroviaire privée pour relier Londres à 12 stations de ski en France
La Compagnie des Alpes a conclu un accord avec Eurostar afin de « relancer le service ferroviaire direct de Londres Saint-Pancras vers la vallée de la Tarentaise », a annoncé l’entreprise le 10 septembre. Cette liaison ferroviaire privée permettra de rapprocher Londres des domaines skiables qu’elle exploite dans les Alpes françaises.
Plus précisément, la ligne desservira, sans arrêt, Moûtiers et Bourg-Saint-Maurice, deux gares majeures de la vallée de la Tarentaise, et circulera les week-ends de la saison de ski 2021-2022, à raison d’un train aller et d’un train retour par semaine.
Des bus spéciaux seront affrétés par la Compagnie pour faire la liaison entre les 12 stations concernées (La Plagne, Val-d’Isère, Flaine, Les Arcs, Tignes, Méribel, Serre Chevalier Vallée, Les Menuires, Samoëns, Sixt-Fer-à-Cheval, Morillon, Peisey-Vallandry) et les gares desservies.
Cette liaison saisonnière était, auparavant, exploitée par Eurostar, avant que la compagnie ferroviaire n’annonce sa fermeture effective en décembre 2020, en raison du contexte difficile lié à la crise sanitaire. Mais cette décision avait provoqué l’ire des professionnels du tourisme et des élus locaux.
La Compagnie des Alpes « assumera le financement » de la location de la ligne « pour la saison de ski 2021-2022 ». Son montant n’a pas été dévoilé.
Nommée « Travelski Express », elle sera uniquement accessible aux clients du site Travelski, tour-opérateur européen spécialiste des séjours à la montagne, et filiale à 100 % de la Compagnie des Alpes. L’offre commerciale comprend un pack agrégeant « le transport, l’hébergement et les forfaits de ski » à destination des domaines de la Compagnie des Alpes.
La commercialisation au Royaume-Uni devait commencer ce mois-ci.

7 décès liés à l’utilisation de la trottinette en 2020 selon l’ONISR
Série noire à Paris et en région parisienne, après plusieurs décès liés à des accidents de trottinettes. Ainsi, le 26 août, un homme qui circulait à trottinette dans Clichy est décédé, percuté par un bus, après avoir franchi un feu rouge. Fin juillet, c’était une jeune femme qui décédait dans Paris alors qu’elle se rendait au travail en trottinette électrique. D’où cette impression d’une multiplication des accidents. Mais que disent réellement les chiffres ?
En 2019, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a recensé 10 décès parmi les usagers d’engins de déplacement personnel motorisé (EDPm), la nouvelle catégorie de véhicules entrée en 2019 dans le Code de la route et incluant les trottinettes mais aussi les gyropodes (comme ceux de marques Segway), les monoroues, et les skateboards électriques. S’y sont ajoutés, 554 blessés (dont 88 hospitalisés et 466 blessés légers).
En 2020, le chiffre des décès a légèrement baissé avec sept usagers tués. En revanche, celui des blessés a augmenté avec 774 usagers touchés, « soit une augmentation de 40 % », commente l’ONISR dans son bilan 2020 de la sécurité routière. On peut le relier à « une augmentation de la pratique à partir du premier déconfinement », poursuit l’ONISR qui ajoute : « ce nombre est encore cinq fois inférieur au nombre de blessés à vélo en milieu urbain ». En comparaison, l’ONISR a dénombré 178 cyclistes tués en 2020.
Y. G.

Keolis prend les commandes du métro et du tram de Dubaï
C’est parti ! Le 8 septembre, Keolis a pris les commandes des réseaux du métro de Dubaï et du tramway de la ville. Rappelons que l’opérateur français s’est vu attribuer, en janvier 2021, par l’autorité organisatrice de transport de Dubaï, Roads & Transport Authority (RTA), l’exploitation et la maintenance de ces réseaux, qui comprennent, souligne Keolis, « le plus long réseau de métro automatique au monde » (90 km, 53 stations).
Le contrat d’un montant de 125 millions d’euros annuels, doit durer 15 ans. Il est porté par une coentreprise, Keolis-MHI, menée par Keolis et associant Mitsubishi Heavy Industries Engineering (MHI) et Mitsubishi Corporation (MC), « qui ont chacun participé à la construction et au développement du métro pour le compte de RTA depuis 2005 », rappelle un communiqué de Keolis. « La reprise de ces deux réseaux intervient à la suite d’une période de transition de sept mois, effectuée en collaboration avec le précédent opérateur de ces réseaux, qui s’est notamment traduite par le transfert de 1 850 collaborateurs », précise-t-il.

Trenitalia prépare son arrivée sur la grande vitesse espagnole
Une semaine après le début des marches à blanc sur la LGV Sud-Est en vue du lancement du train à grande vitesse Thello Paris – Lyon – Turin – Milan, c’est au tour d’une autre rame Frecciarossa 1 000 en provenance d’Italie d’effectuer des essais dans un autre pays, l’Espagne cette fois.
C’est ainsi que le 6 septembre, Línea Figueras Perpignan SA, le gestionnaire d’infrastructure de la ligne à grande vitesse entre Figueras et Perpignan, a souhaité sur Twitter « la bienvenue sur notre ligne au train ETR1000 VZ ES, connu comme Zefiro300. Il y restera quelques semaines pour réaliser une batterie d’essais, en vue de son autorisation en Espagne ». Et de conclure, en faisant allusion à la livrée rouge de la rame : « un design très italien, qui vient donner de la couleur à l’horizon ferroviaire en Espagne ».
C’est Captrain qui s’est chargé de l’acheminement de la rame de Pistoia (en Toscane, où se trouve le principal site italien de Hitachi Rail, ex-AnsaldoBreda) à l’Espagne, en passant par le sud de la France. Avant sa mise en exploitation commerciale par Ilsa, filiale de Trenitalia et de la compagnie aérienne espagnole Air Nostrum, le Zefiro300 poursuivra ses essais en vue de son autorisation sur les lignes Barcelone – Madrid, Madrid – Valence et Madrid – Séville. Il prévoit de mettre en service un parc initial de 20 rames l’an prochain.
P. L.

Didier Robidoux, nouveau directeur de la Sûreté de la RATP
Ancien directeur général d’Atalian Sécurité, Didier Robidoux va devenir le 20 septembre directeur de la Sûreté de la RATP. Il remplacera à ce poste Stéphane Gouaud et sera chargé de piloter la Business Unit (BU) RATP Sur, qui emploie 1300 salariés chargés de la sûreté sur le réseau.
Didier Robidoux devra notamment faire évoluer le périmètre d’intervention du Groupe de protection et de sécurité des réseaux, qui sera chargé, comme le veut la loi d’orientation des mobilités, de la sécurisation du futur réseau du Grand Paris Express.

Jean Rottner prend la présidence de la commission Transports à Régions de France
Au cours de sa première assemblée générale, le 8 septembre, Régions de France a procédé à la nomination des présidents et présidentes des commissions, dont le nombre a été réduit à 11. Jean Rottner, le président de Grand Est, prend la tête de la commission Mobilité, transports, infrastructures. Sous la précédente mandature, c’est Michel Neugnot, vice-président du conseil régional de la Bourgogne-Franche-Comté qui était président de la commission mobilité de l’association.
Ces commissions sont désormais présidées par des présidents de régions pour « assurer une représentation politique de haut niveau dans le dialogue avec les ministères« , explique Régions de France.

Valérie Pécresse veut accélérer l’automatisation des métros
C’est aussi la rentrée pour Ile-de-France Mobilités qui a programmé un prochain conseil d’administration le 14 septembre, permettant de balayer les grands sujets. Parmi les dossiers que souhaite pousser sa présidente, Valérie Pécresse, figure en bonne place l’automatisation des métros, comme le montre un rapport que nous avons pu consulter et qui sera présenté ce jour-là en séance.
Ce rapport sur « la poursuite de la modernisation du réseau RER et métros » pousse en effet à l’accélération des délais sur les travaux en cours et la programmation de nouveaux chantiers. Plusieurs chantiers sont déjà engagés : les travaux d’automatisation sur la ligne 4 sont en cours, avec la mise en circulation des premières navettes programmée en mai 2022 et l’automatisation intégrale mi-2023. Il sera proposé au conseil de voter un vœu pour « rappeler à la RATP les attentes fortes du Conseil concernant les projets d’automatisation déjà lancés avec la finalisation de l’automatisation de la ligne 4 dans les meilleurs délais ».
Concernant l’automatisation de la ligne 13, qui a déjà donné lieu à une première délibération du conseil en avril 2019, il devrait être demandé à la RATP, « la production pour début 2022 de l’Avant-Projet de l’automatisation de la ligne 13, en lien avec l’arrivée des nouveaux matériels roulants MF19 ».
Enfin, IDFM estime que les lignes 7, 8 et 9 pourraient être complètement automatisées, « car ce sont des lignes dont la charge va continuer à augmenter, même après la mise en service du Grand Paris Express ». Or, estime l’autorité organisatrice, « l’automatisation intégrale permet des gains de performances pour les lignes les plus fréquentées, une agilité d’exploitation en cas de situations perturbées (engagements automatiques des rames au plus près des besoins), et un pilotage efficient de leur exploitation et de l’information aux voyageurs ». Elle facilite tout particulièrement la planification du temps de travail et des roulements des agents, sans se soucier des horaires, qui peuvent devenir à rallonge. D’où la présentation de ce vœu demandant à la RATP « de lancer un audit sur les conditions d’automatisation des lignes du réseau historique déjà réalisées afin d’identifier les moyens d’accélérer le processus d’automatisation des lignes de métro, de proposer les lignes à traiter en priorité, notamment les lignes 7, 8 et 9, et de présenter un planning de mise en œuvre pour ces lignes courant 2022 ».
Marie-Hélène Poingt

Youenn Dupuis prend la présidence d’Optile
Youenn Dupuis a été élu, début septembre, administrateur général d’Optile pour un mandat de deux ans. Le directeur général adjoint chargé de l’Ile-de-France chez Keolis remplace, à ce poste, Brice Bohuon, le directeur général adjoint France de Transdev. Une alternance classique entre représentants de grandes entreprises à la tête de cette organisation professionnelle de transporteurs de voyageurs en grande couronne francilienne, appelée à évoluer dans le contexte d’ouverture à la concurrence mis en place par Ile-de-France Mobilités et de la reprise en main de la billettique.
L’objectif de Youenn Dupuis, a-t-il expliqué à VRT, sera « de contribuer à faire revenir les voyageurs à bord du transport public, d’accompagner les entreprises membres à relever les défis de cette période de transition, et de travailler à l’attractivité des métiers de ce secteur pour assurer des services en plein développement en Ile-de-France ».

Accord de coopération dans la cybersécurité entre Airbus et Alstom
Airbus CyberSecurity et Alstom ont annoncé, le 8 septembre, la signature d’un accord de coopération dans le domaine de la cybersécurité du transport ferroviaire. Un premier accord avait déjà été signé entre les deux groupes en avril 2017.
Cet accord « permettra de fournir aux compagnies ferroviaires des solutions alliant l’expérience et les solutions d’Alstom dans le domaine des systèmes d’information dédiés au transport par voie ferrée avec l’expertise et les services d’Airbus CyberSecurity dans le domaine de la cybersécurité des systèmes d’information industriels ». Ceci dans le contexte de l’augmentation des cybermenaces dans tous les secteurs, alors que le secteur ferroviaire fait de plus en plus appel au numérique, que ce soit dans les systèmes de contrôle-commande des trains, métros et tramways, la signalisation ou les postes d’aiguillage et de commande centralisée. Sans oublier les métros automatiques et des projets de trains autonomes.
Airbus CyberSecurity « contribuera aux offres communes avec des services et solutions dans les domaines de la surveillance et détection d’attaques grâce à ses différents centres opérationnels de cybersécurité (SOC – security operations centers) et de la réponse sur incidents. Il offrira également des prestations d’audit de sécurité et des tests de pénétration et d’intrusion notamment grâce à sa plateforme de simulation et de test pour les systèmes industriels, CyberRange ».
Alstom « apportera, au partenariat, ses connaissances en matière de conception, de fabrication, d’exploitation et de maintenance de systèmes ferroviaires. Le leader mondial du rail numérique s’appuiera également sur son expertise unique en matière de cybersécurité ferroviaire développée ces dernières années ». Alstom précise que plus de 13 000 de ses employés travaillent dans le monde sur la numérisation du secteur ferroviaire, notamment dans les domaines de la technologie de signalisation, de la mobilité intelligente et de la cybersécurité.