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  • Les 200 ans du rail anglais célébrés en grande pompe

    Les 200 ans du rail anglais célébrés en grande pompe

    Les Britanniques n’ont pas attendu la date officielle du 27 septembre pour lancer les festivités célébrant les 200 ans du train au Royaume-Uni. En ce jour de 1825, la locomotive à vapeur n° 1 de George Stephenson va parcourir 42 kilomètres entre Shildon, Darlington et Stockton, transportant des centaines de passagers, acclamés sur tout le parcours par une foule de curieux dont des ouvriers bénéficiant d’un jour férié pour l’occasion.  C’est le démarrage d’une activité ferroviaire réservée jusque-là aux marchandises.

    Depuis janvier, cet anniversaire est célébré au fil de plus de 354 manifestations, dans tout le pays, souvent organisées par des associations de bénévoles amoureux du train : expositions temporaires, journées portes ouvertes, visites guidées, concours de photos, poésie, maquettes, ou d’histoires sur des voyages en train ou les gares qui les ont jalonnés.

    Alstom en première ligne

    Le 1er août, le site Alstom de Derby a répondu à l’appel de Railway 200, le comité organisateur des célébrations, avec un événement sans précédent. Pendant trois jours, près de 40 000 personnes ont réservé leur place pour découvrir plus de 140 véhicules ferroviaires, soit le plus grand rassemblement mondial de trains historiques et modernes jamais organisé. Six jours plus tard, la filiale britannique du groupe français a accueilli la première marche des fiertés au monde à bord d’un train. Un cortège mené par des artistes drag a salué  « l’engagement de l’industrie ferroviaire en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion ». Les trains Avanti West Coast et Elizabeth Line sont apparus à Derby avec des livrées « Pride » créées pour l’événement. Les participants ont aussi pu embarquer à bord d’un train Aventra de classe 345, qui dessert habituellement les passagers de la ligne Elizabeth, en pleine transformation à Londres, revenu chez Alstom pour le week-end.

    Des décennies d’actualités

    La campagne nationale britannique de célébration est aussi l’occasion de retracer les grandes dates de l’histoire du chemin de fer outre-Manche : la première tête couronnée à monter à bord en 1841, le premier ticket papier (1842), l’introduction d’un service de repas à bord (1879). En 1900, les premiers trains électriques font leur apparition avant d’être balayés par le diesel, 50 ans plus tard. En 1913, le premier syndicat national des cheminots voit le jour. Un premier record de vitesse, à 203 km/h tombe en 1938. Le tunnel sous la Manche est percé en 1990. Quatre ans plus tard, la privatisation du rail britannique est votée, avant de se terminer par une renationalisation l’an dernier.

    En racontant 200 ans de chemin de fer, Railways 200 compte susciter l’intérêt de la prochaine génération en invitant les jeunes de tous horizons à envisager une carrière dans le rail. L’association espère également attirer davantage de bénévoles vers les chemins de fer historiques qui en comptent déjà des milliers.

  • Ligne 14 de la région Grand Est : premiers recrutements

    Ligne 14 de la région Grand Est : premiers recrutements

    La reprise du trafic de la ligne ferroviaire Nancy-Mirecourt-Vittel-Contrexéville entre dans une phase-clé. La région Grand Est et Nova 14, le consortium regroupant NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires, lancent une première phase de recrutements destinée à former et à recruter 24 postes d’ouvrier polyvalent de travaux publics. Elle se déroulera du 26 août au 9 octobre 2025 lors d’informations collectives et de salons de l’emploi.

    Au total, les travaux menés par NGE, mobiliseront, au pic du chantier, jusqu’à 300 personnes, dont 24 en insertion professionnelle dès 2025. À terme, 65 emplois pérennes seront créés pour l’exploitation qui sera assurée par Transdev.

    Partiellement fermée à la circulation depuis 2016, la ligne 14 fera l’objet d’une réouverture grâce à un investissement de 150 millions d’euros, porté par la Région Grand Est (concédante) et la société de projet concessionnaire, Nova 14. À horizon 2027-2028, elle assurera 30 allers-retours quotidiens permettant de relier douze gares sur 75 km de voie régénérée, avec un temps de trajet de 1h10 entre Nancy et Contrexéville. Près de 500 000 voyageurs sont attendus chaque année.

    300 personnes mobilisées sur le chantier

    Mirecourt accueillera dès 2027 un centre de maintenance et de remisage moderne construit par NGE, quatrième acteur du BTP en France, afin d’assurer la fiabilité des trains. Doté de 1 500 m² de remisage, 300 m² de panneaux photovoltaïques et d’un poste de commande centralisé, il accueillera les bureaux des 65 salariés de la phase exploitation.

    Les premiers recrutements donneront la priorité à un public dit en « insertion professionnelle » qui sera formé durant six semaines grâce à un dispositif financé par France Travail. À la fin de ce contrat, une proposition de CDI leur sera faite, soit par la collectivité, soit par d’autres entités de NGE en France. Le groupe possède son propre centre de formation, notamment pour apprenti, habilité à délivrer des titres professionnels reconnus par l’État.

  • Infos et intox autour du service de Transdev dans le Sud

    Infos et intox autour du service de Transdev dans le Sud

    « Résultats corrects » pour les uns, « service défaillant » pour les autres. Les critiques relayées par plusieurs médias et sites de réseaux sociaux ont poussé la Fnaut et l’exécutif régional à monter au créneau pour défendre le service Zou!, assuré depuis le 29 juin par Transdev sur la liaison Marseille-Toulon-Nice. Le quotidien local La Marseillaise a titré, il y a quelques jours, sur « le feu de critiques » qu’essuie le nouvel opérateur sur les réseaux sociaux ou encore sur « le déni de fiasco » de la Région sur la ligne TER. Sur plusieurs plateformes, des sites relaient les commentaires acerbes d’internautes ou d’utilisateurs qui se moquent des performances de Transdev et de l’exploitation assurée par le concurrent de la SNCF. Ils y évoquent des trains « bondés, retardés, annulés », des « promesses non tenues », un système « largement dysfonctionnel ».

    La violence des propos a incité la Fnaut Paca à monter au créneau et à dénoncer « de graves diffamations qui nuisent au report modal vers le transport collectif des automobilistes usagers de l’autoroute parallèle ».

    L’association d’usagers parle de campagne de désinformation, assure n’avoir reçu aucune doléance ou plainte d’usagers hormis sur le prix des billets unitaires TER, mais qui est fixé par la Région et ne relève donc pas de l’exploitant. Elle conteste aussi les commentaires suscités suite à un rapport d’incident, dont plusieurs journalistes ont été les destinataires. Début août, une rame a été immobilisée pendant une durée de 14 heures. Mais ses passagers ont été pris en charge et le trafic a pu être déporté sur une deuxième voie. La circulation n’a donc pas été bloquée pendant des heures comme cela a été rapporté sur des sites. La Fnaut estime même que le personnel de Transdev, lors des rares immobilisations de rame, a été « réactif ».

    Pour Jean-Michel Pascal, secrétaire général de la Fnaut Paca et délégué au TER, la campagne médiatique est alimentée par des opposants à la privatisation, généralement anonymes, qui ont « noyauté les réseaux sociaux ». Pour lui, les retards enregistrés sont plus à mettre au compte de l’état du réseau, de la signalisation ou du comportement voyageur que par des dysfonctionnements de la part de Transdev.

    L’exécutif régional a lui aussi souhaité réagir à la campagne médiatique et aux critiques auxquelles elle fait écho. Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région en charge des transports assure que « rien aujourd’hui ne permet de dire que le service s’est dégradé depuis l’arrivée de Transdev ». « Nous avons déjà onze trains neufs sur les seize commandés », précise l’élu en rappelant que l’année dernière, la ligne était opérée avec des trains Corail datant de plus de quarante ans.

  • « Bloquons tout » : la CGT cheminots rejoint la mobilisation du 10 septembre

    « Bloquons tout » : la CGT cheminots rejoint la mobilisation du 10 septembre

    A l’issue de son comité confédéral de la semaine passée, la CGT appelle finalement les cheminots à « participer massivement » à la grève du 10 septembre, dans le cadre de l’appel au blocage suite aux annonces budgétaires, mi-juillet, de François Bayrou [qui joue sa confiance le 8 septembre devant le Parlement]. Pour rappel, Sud Rail avait appelé dès le 21 août à rejoindre le mouvement de grève du 10 septembre, né sur les réseaux sociaux. La CFDT cheminots et l’Unsa ne s’y associent pas.

    La CGT cheminots n’a en revanche pas encore clairement indiqué ses intentions pour la journée intersyndicale du 18 septembre. L’Unsa appelle à la grève ce jour-là. Du côté de la RATP, les quatre syndicats majoritaires (CGT, FO, Unsa Mobilités et la CFE-CGC) appellent à rejoindre le mouvement intersyndical du 18 septembre.

  • Reims avance sur ses nouvelles lignes de bus

    Reims avance sur ses nouvelles lignes de bus

    Attendues à la rentrée, les deux lignes de bus à haut niveau de service, validées par le conseil communautaire du Grand Reims en mars 2023, devraient finalement être opérationnelles fin novembre.

    Les formations des conducteurs ont démarré cet été avec le premier véhicule livré par Heuliez/Iveco en mai. Les formations se poursuivent désormais de manière accélérée grâce à l’arrivée d’un deuxième véhicule. Elles atteindront l’objectif de 50% des cadres et conducteurs formés fin octobre 2025 pour s’achever fin janvier 2026 pour la totalité du personnel concerné.

    Des tests de circulation ont également débuté en juillet sur des itinéraires autres que ceux des deux lignes toujours en cours d’aménagement. Les marche-à-vide sur les itinéraires définitifs se dérouleront à partir de novembre 2025 pour une mise en service des lignes avant décembre 2025.

    Un BHNS plutôt qu’un tram

    La collectivité rémoise a opté pour deux lignes de BHNS plutôt que pour un projet de tramway jugé deux fois plus coûteux. Elles circuleront sur un tracé composé à 70 % de voies réservées, proposeront une fréquence de passage élevée et une grande amplitude horaire. Les bus articulés de 18 mètres, de motorisation électrique, auront une capacité de 130 passagers.

    La première ligne ira du campus de la future école de commerce Neoma, installée au Port-Colbert, jusqu’au campus du Moulin de la Housse, en passant par la gare, l’opéra ou encore le conservatoire. Elle desservira 17 puis à terme, 21 stations pour un temps de trajet total de 24 minutes pour l’ensemble de la ligne soit un gain de 9 minutes par rapport à la situation actuelle. 350 places de parking relais seront offertes aux habitants dont 22 500 habitants sont à moins de cinq minutes d’une station.

    La deuxième ligne ira, dans un premier temps, de la gare jusqu’au centre commercial de Cormontreuil, en passant par l’opéra, le conservatoire, Courlancy, Wilson ou encore le quartier des Châtillons. Cela représente 17 stations, 26 minutes de temps de trajet pour l’ensemble de la ligne, soit un gain de 5 minutes qui bénéficieront en priorité aux 50 000 Rémois habitant à proximité immédiate d’une station.

    Vingt autobus articulés électriques à batteries assureront le service. Le groupement Iveco Bus et Cegelec Mobilty a été sélectionné parmi cinq offres. En parallèle, des marchés ont été passés pour adapter le dépôt de bus en vue de l’installation d’une station d’avitaillement électrique pour 1,24 million d’euros. A l’époque, le coût global du projet était estimé à 52 millions d’euros, dont 15 millions subventionnés par l’État.

  • Chat miauleur dans un TGV : le contrôleur qui a verbalisé avait raison

    Chat miauleur dans un TGV : le contrôleur qui a verbalisé avait raison

    Face à un chat, la SNCF a toujours tort. Et parfois c’est particulièrement injuste. Les amoureux des félins, largement suivis par les médias, ont ainsi pris pour argent comptant la version d’une voyageuse verbalisée le 21 août dans un TGV Vannes-Paris parce que son chat miaulait. Contestant son PV de 110 euros, elle a gagné l’appui des réseaux sociaux en critiquant les contrôleurs et la méchante SNCF.

    Sauf que c’est une toute autre histoire que rapporte quelques jours après le Télégramme, qui a été contacté par deux personnes ayant assisté à la scène. Choquées par l’attitude de la voyageuse décrite comme « absolument odieuse », elles évoquent « des faits bien différents de ceux qui ont été décrits ».

    Ainsi, raconte l’une d’elles au journal breton, cette voyageuse «est montée à Vannes et les contrôleurs sont intervenus aux environs de Rennes, soit une heure après. Le chat n’a pas arrêté de miauler plus ou moins fort toutes les cinq secondes environ sans qu’elle essaye de faire quoique ce soit pour l’en dissuader. Comme couvrir son panier avec un tissu par exemple (…) Un jeune homme et son amie sont allés lui parler calmement pour essayer de désamorcer la situation. Ils se sont fait rembarrer par cette personne sous prétexte qu’elle était en règle et qu’ils n’avaient qu’à mettre des écouteurs si le bruit les dérangeait. Quel culot ! », racontent les témoins

    L’autre voyageur témoin poursuit : « les agents de la SNCF ont été poussés à cette verbalisation par son attitude insultante et grossière, refusant toutes les propositions faites et refusant de présenter ses papiers (…). Les contrôleurs ont été très professionnels et très calmes ». Et elle ajoute : « C’est trop facile de se faire passer pour une victime! ».

    La SNCF a aussi recueilli des témoignages similaires, dont l’un se dit «scandalisé par la couverture médiatique de faits non vérifiés » et fait part de « demandes très polies (et après une heure à supporter les miaulements incessants) d’un passager de faire quelque chose contre les miaulements intempestifs ». La propriétaire du chat lui a alors répondu : « mettez des écouteurs » et « ferme ta gueule », ce qui a conduit plusieurs passagers à aller voir le contrôleur.

    Ces témoignages confirment la version de SNCF Voyageurs qui expliquait que, si la propriétaire du chat avait en effet payé la place de son animal et le transportait conformément aux règles dans une caisse, elle avait refusé de changer de place comme les contrôleurs le lui proposaient, suite aux plaintes de plusieurs voyageurs qui étaient assis à côté d’elle.  « Il ne s’agit de toute évidence pas d’une verbalisation parce que le chat miaulait (ce qui n’est pas un motif de régularisation). C’est en réalité parce qu’à la suite de plaintes de nombreux voyageurs auprès des chefs de bord ainsi que de vives tensions entre cette voyageuse et d’autres clients, nos chefs de bord lui ont proposé d’être replacée dans la voiture d’à côté où il y avait de nombreuses places vides, une solution de savoir-vivre qu’elle a malheureusement refusé. Cette solution simple aurait pourtant permis d’apaiser les tensions entre elle et les autres clients, d’assurer le confort de tous les voyageurs, d’elle-même et de son chat », souligne la compagnie. Une amende a donc finalement été dressée pour trouble à l’ordre public, comme le prévoit le règlement.

    SNCF Voyageurs a toutefois indiqué avoir pris contact avec la voyageuse pour s’entendre avec elle et éteindre la polémique. Certains témoins visiblement très remontés ont fait part de leur souhait que « l’amende ne soit pas annulée« .

  • L’opérateur de transport de Wallonie commande 127 Crossway à Iveco

    L’opérateur de transport de Wallonie commande 127 Crossway à Iveco

    Iveco a annoncé le 17 juillet avoir été retenu par l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) pour la fourniture de 127 Crossway à plancher bas. Ces véhicules seront déployés dans les régions de Liège et Namur en deux phases : un premier lot de 83 unités sera livré à partir du premier trimestre 2026, puis un second de 44 unités le sera à partir du premier trimestre 2027.

    C’est le troisième contrat en deux ans qu’Iveco signe avec l’opérateur wallon, après les accords-cadres signés en 2023, portant sur la livraison de 22 minibus Daily et de 42 Crossway hybrides à plancher bas.

    D’une longueur de 12 mètres, les Crossway à plancher bas peuvent accueillir jusqu’à 99 passagers dont 37 assis en plus du conducteur.

     

  • Qualité de l’air : Paris dans les clous

    Qualité de l’air : Paris dans les clous

    La politique menée par Anne Hidalgo pour améliorer l’air dans la capitale commence à payer. L’étude d’Airparif sur les émissions de dioxyde d’azote et de particules, menée de 2012 à 2022, confirme une baisse drastique de la pollution, qui se poursuit ces dernières années. Selon un document diffusé hier par la mairie, les niveaux d’émissions de dioxyde d’azote auxquels sont exposés les Parisiens ont diminué de 40% en moyenne sur dix ans.

    La modernisation du parc automobile et la baisse du trafic routier sont les causes principales de ce recul. L’arrivée de véhicules plus récents et donc moins polluants, voire électriques s’illustre par une hausse des kilomètres parcourus par les véhicules de Crit’Air 1. Ils sont passés de 4 à 38% sur la période. Les données de trafic routier entre 2012 et 2022 fournies par la ville de Paris mettent en évidence un autre facteur : le trafic routier a diminué, en moyenne, de 34% dans Paris intra-muros et de 7% sur le périphérique. La voiture ne représente plus que 4% des déplacements.

    « Tout cela n’est pas dû au hasard mais le fruit de choix politiques », insiste Patrick Bloche, premier adjoint de la mairie de Paris en rappelant la liste des mesures prises par Anne Hidalgo. Les restrictions de circulation, la multiplication des pistes cyclables, la piétonisation, la végétalisation, le réaménagement de l’espace public, la réduction de la vitesse sur le périphérique, ont eu pour effet de réduire la place de la voiture et de réduire les polluants atmosphériques.

    Pour les 10% d’habitants les plus exposés, logés au voisinage des grands axes routiers parisiens, l’amélioration de la qualité de l’air est plus importante encore avec – 45% de dioxyde d’azote et -31% de particules fines.

    Pour Dan Lert, adjoint en charge de la transition écologique, du plan climat, de l’eau et de l’énergie, le bénéfice pour les Parisiens de ces mesures se traduit également sur leur santé. Les particules fines ont un impact direct sur un cas d’asthme sur trois chez les enfants. La pollution est aussi à l’origine du décès prématuré de 1500 habitants de la capitale par an.

    Un recours contre la suppression aux ZFE

    Les élections municipales se rapprochant, les résultats de l’enquête indépendante d’Airparif viennent valider le volontarisme de la majorité d’Anne Hidalgo dans sa politique anti-voiture. Ils apportent aussi un argument supplémentaire au débat sur la suppression des zones à faible émission. Leur sort va bientôt faire l’objet d’un vote parlementaire, mais la levée de bouclier suscitée ces derniers mois laisse craindre que les députés condamnent la mesure.

    L’équipe municipale a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif de Paris en déposant un recours contentieux. L’argument mis en avant renvoie aux engagements de l’Etat en matière de protection de l’atmosphère. En renonçant aux ZFE, la France semble compromettre ses chances d’atteindre les niveaux de réduction prévus à horizon 2030, qui sont eux-mêmes inférieurs aux préconisations de l’organisation mondiale de la santé, en matière de pollution atmosphérique.

  • Le collectif « Prolonge mon 9.3 » réclame l’extension des lignes 3 et 9 du métro parisien

    Le collectif « Prolonge mon 9.3 » réclame l’extension des lignes 3 et 9 du métro parisien

  • Davantage de trains longs sur le RER A tous les soirs de la semaine

    Davantage de trains longs sur le RER A tous les soirs de la semaine

    À partir du 1er septembre, plus de « trains longs » circuleront le soir sur le RER A, la ligne la plus fréquentée du réseau des transports franciliens avec 1,3 million de voyageurs quotidiens. Une demande de l’autorité des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM), suite aux réclamations des usagers et de leurs représentants exaspérés par les trains bondés, même après l’heure de pointe. La RATP et Transilien SNCF qui se partagent l’exploitation de la ligne vont donc augmenter le nombre d’ « US » (unités doubles) tous les jours de la semaine : du lundi au mercredi jusqu’à 23 heures, le jeudi jusqu’à la fin de service.

    Jusqu’à présent, les trains longs qui peuvent accueillir 2 600 passagers (deux fois plus capacitaires que les trains courts, les « unités simples ») étaient utilisés en soirée uniquement les vendredis, samedis et veilles de jours fériés ainsi que de la troisième semaine de juillet à fin août et pendant les fêtes de Noël.

    Par ailleurs, la gare de Neuilly-Plaisance sera désormais systématiquement desservie, soit 38 trains supplémentaires par jour pour les voyageurs de cette gare de Seine-Saint-Denis. Située sur la branche Nord de la ligne, elle a vu le nombre de voyageurs passer de 5,9 millions à 6,2 millions par an entre 2019 et 2023. La ligne A dessert le cœur de Paris, le quartier de la Défense ainsi que les villes nouvelles de Cergy-Pontoise et de Marne-la-Vallée.