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  • Blocage du 10 septembre : les syndicats cheminots restent prudents (sauf Sud Rail)

    Blocage du 10 septembre : les syndicats cheminots restent prudents (sauf Sud Rail)

    Seul Sud Rail a, pour le moment, clairement appelé les cheminots à participer au blocage du 10 septembre, le mouvement qui s’oppose au plan budgétaire de François Bayrou. Le 26 août, la CGT-Cheminots – premier syndicat représentatif de la profession – ne s’était pas encore positionnée sur un éventuel appel à la grève le 10 septembre. Un débat intersyndical (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa et Solidaires) devait avoir lieu à ce sujet le 29 août.

    Même son de cloche du côté de l’UNSA-Ferroviaire qui, selon son secrétaire général Fabrice Charrière, devrait prendre une décision le 1er septembre prochain après les concertations en intersyndicale. « De plus, selon le résultat du vote de confiance [engagé par le Premier ministre], il faudra attendre avant d’avoir un projet de loi de Finances, et savoir si les annonces faites par François Bayrou sont confirmées », commente-t-il.  La CFDT Cheminots est sur la même ligne : « Le contexte évolue de jour en jour, les incertitudes sont grandes, on attend de voir ce qu’il sortira de la démarche intersyndicale et nous nous positionnerons ensuite », indique son secrétaire général, Thomas Cavel.

    D’ici au 8 septembre, les partenaires sociaux restent donc prudents, et semblent tentés de miser sur d’autres mobilisations, à eux.

     

     

     

     

  • Mise en service du NexGen Acela, cousin américain de l’Avelia d’Alstom

    Mise en service du NexGen Acela, cousin américain de l’Avelia d’Alstom

    Neuf ans après l’annonce du contrat entre Alstom et Amtrak, l’entreprise ferroviaire publique américaine, le matériel construit par le français aux Etats-Unis, entre en service aujourd’hui. Un trajet inaugural s’est déroulé entre Washington et New York Penn Station, en présence du secrétaire d’Etat aux Transports Sean Duffy et d’Henri Poupart-Lafarge, directeur général d’Alstom.

    En août 2016, la conception et la construction de 28 nouveaux trains à grande vitesse, destinés au Couloir nord-est (CNE) qui relie Boston et Washington D.C étaient attribuées à Alstom. Le support technique et la fourniture de composants pour la maintenance des nouveaux trains, inclus dans le contrat, en portaient le montant total à 1,8 milliard d’euros.

    Pour cette ligne parmi les plus fréquentées des Etats-Unis, qui couvre environ 730 km, Amtrak souhaitait renouveler une flotte vieillissante baptisée Acela, au moyen de rames neuves, de plus grande capacité et de plus grande vitesse. L’opérateur a opté pour l’Avelia Liberty, de la gamme de trains à grande vitesse Avelia d’Alstom. La nouvelle rame peut transporter jusqu’à 27 % de passagers en plus par rapport aux trains Acela actuellement en service. Elle est composée d’une motrice compacte et de neuf voitures, avec la possibilité d’en ajouter trois supplémentaires. Le train, capable d’atteindre la vitesse de 300 km/h, circulera dans un premier temps à une vitesse maximale de 260 km/h, conformément aux capacités de l’infrastructure. Chaque motrice est équipée du système Crash Energy Management (CEM) d’Alstom. L’Acela de nouvelle génération permettra davantage de départs quotidiens, des arrêts limités et la possibilité pour les passagers de choisir leur place avant le voyage. A bord, les 386 sièges disposeront d’un Wi-Fi haut débit gratuit compatible 5G, de ports USB individuels, de prises de courant et de liseuses.

    Un matériel à 95% « made in USA »

    Amtrak est le nom commercial de la National Railroad Passenger Corporation, qui dessert 500 gares dans le pays et a enregistré un record historique de fréquentation en 2024, avec 32,8 millions de clients (+15% par rapport à 2023). Le contrat remporté par Alstom s’inscrit dans le cadre d’un investissement de 2,35 milliards de dollars dans le corridor Nord-Est (NEC) et la modernisation du service Acela. Plus de 180 sous-traitants répartis dans 29 États ont fourni les composants d’un matériel à 95 % « made in USA ». Plus de 1 200 travailleurs ont contribué au projet dont 700 à Hornell, implantation américaine d’Alstom aux Etats-Unis, depuis 1997.

    Plusieurs autres usines du français ont été mises à contribution : Belfort pour les motrices, La Rochelle pour la conception du train , les systèmes de contrôle et de gestion, Le Creusot pour les bogies, Saint-Ouent pour le design et la conception, Tarbes pour les chaînes de traction, Valenciennes pour les intériorismes, Villeurbanne pour les systèmes d’information passagers et l’électronique embarquée. Hornell, situé dans l’Etat de New-York, près de la frontière canadienne, assurera une partie de la maintenance du NexGen Acela dans le cadre d’un contrat de 15 ans, avec option pour 15 années supplémentaires.

    Le site a aussi bénéficié de lourds investissements pour fabriquer un autre type de matériel. En juin, Alstom a annoncé le démarrage d’une nouvelle unité qui produira des caisses en acier inoxydable pour véhicules ferroviaires de transport de passagers. Ce type de carrosserie destiné au marché américain était jusque-là confié à une usine brésilienne du groupe. Alstom a donc décidé de localiser sa production aux Etats-Unis « pour renforcer les chaînes d’approvisionnement nationales du secteur ferroviaire américain ». La première commande porte sur 200 voitures de train de banlieue à plusieurs niveaux pour le système Metra de Chicago.

    Principal fournisseur de matériel roulant outre-Atlantique, Alstom a déjà livré 12 000 véhicules neufs ou rénovés aux agences ferroviaires américaines.

    Siemens également fournisseur d’Amtrak

    En 2021, le Congrès a adopté l’Infrastructure Investment and Jobs Act (IIJA) qui prévoit une enveloppe de 66 milliards de dollars pour le secteur ferroviaire (56,3 milliards d’euros). Près de 22 milliards de dollars seront directement affectés à l’Amtrak sur cinq ans, pour réparer ou remplacer les équipements vieillissants, moderniser la flotte, ou améliorer l’accessibilité des gares. 44 milliards sont destinés à la Federal Railroad Administration (FRA) pour soutenir divers projets d’amélioration du transport ferroviaire de passagers et de marchandises principalement dans les infrastructures.

    Outre les équipements fournis par Alstom, Amtrak a également pris livraison le 24 juillet de la première rame Airo, fabriquée par Siemens sur son site de Sacramento. Elle est entrée en phase de test avant une mise en service en 2026 sur un premier réseau régional, Cascades, parcourant le Nord-ouest du pays.

    Enfin, un troisième appel d’offres est attendu d’ici la fin de l’année pour le renouvellement de la flotte ferroviaire américaine, cette fois sur le segment de la longue distance.

  • Alstom fournira les rames et la signalisation de la ligne 4 du métro de Mumbaï

    Alstom fournira les rames et la signalisation de la ligne 4 du métro de Mumbaï

    Alstom a été chargé par Larsen & Toubro Limited Inde de fournir 39 rames destinées au métro de Mumbaï en Inde. Ces rames Metropolis sans conducteur comprendront six voitures chacune, soit 234 voitures. Elles seront conçues par le centre d’ingénierie d’Alstom à Bangalore (Karnataka) et fabriquées sur son site de Sri City, dans l’Andra Pradesh, précise le constructeur. La propulsion sera fabriquée à Coimbatore (Tamil Nadu) et les bogies à Savli (Gujarat), ajoute-t-il.
    L’industriel français fournira également le système de signalisation CBTC (Communications Based Train Control), pour la future ligne 4 du métro de Mumbaï. Le contrat s’accompagne d’un service de maintenance d’une durée de cinq ans. Le tout s’élève à « quelques centaines de millions d’euros », indique Alstom dans un communiqué.
  • Trenitalia double ses rames sur le Paris-Marseille pour le retour des vacances d’été

    Trenitalia double ses rames sur le Paris-Marseille pour le retour des vacances d’été

    En vue de la forte affluence dans les trains le dernier week-end du mois d’août, au retour des congés d’été, la compagnie ferroviaire Trenitalia qui a ouvert sa liaison Paris-Marseille en juin dernier va accoler pour la première fois plusieurs rames de son train Frecciarossa afin d’augmenter la capacité. Ces « unités multiples », seront positionnées sur les trajets suivants samedi 30 et dimanche 31 août : au départ de Paris à 10h28, et au départ de la cité phocéenne à 15h47. Soit, 924 sièges au lieu de 462 sur chaque trajet.

    « Nous avons déployé à plusieurs reprises des unités multiples entre Paris et Lyon, avec succès. Cette première mise en œuvre sur la ligne Paris-Marseille illustre une nouvelle fois la souplesse et l’adaptabilité de notre organisation : nous savons ajuster nos capacités pour répondre aux besoins de nos voyageurs, de loisirs ou déplacements professionnels », commente Marco Caposciutti, président de Trenitalia France.

  • Fifteen remporte le marché des vélos en gares dans la région Grand Est

    Fifteen remporte le marché des vélos en gares dans la région Grand Est

    Malgré l’arrêt du plan vélo qui pousse certaines collectivités locales, comme les Pays de la Loire, à mettre leurs projets en stand-by, le loueur de vélos en libre-service Fifteen signe un beau premier semestre 2025 avec une dizaine de nouveaux services.

    C’est le cas en région Grand Est, où le conseil régional va progressivement déployer un service de vélos électriques baptisé « vélo Fluo », assuré par Fifteen. Il sera inauguré le 19 septembre à Obernai (Bas-Rhin), et sera disponible à terme dans 52 gares de la région.  Objectif, améliorer l’intermodalité train + vélo, l’un des objectifs du plan vélo 2022-2028 de la région présidée par Franck Leroy.

    Les voyageurs pourront bientôt louer un vélo électrique à la descente du train, et le restituer avant de remonter à bord. Le service permet une location maximale de 14 heures consécutives, avec stationnement libre pendant la journée et restitution obligatoire à la gare de départ.

  • Siemens Mobility remporte le contrat pour automatiser la ligne 13

    Siemens Mobility remporte le contrat pour automatiser la ligne 13

    L’automatisation de la ligne 13 avance. Siemens Mobility a été choisi par la RATP pour fournir le système d’automatisation de l’exploitation des trains avec un CBTC GoA4 de dernière génération déjà mis en place sur les lignes 1, 4 et 14. Ce qui permettra de se passer de conducteur sur la ligne 13 pour laquelle Ile-de-France Mobilités a voté l’automatisation en décembre 2022.

    Renouvellement du PCC et formation des agents d’exploitation

    Le contrat comprend le renouvellement du poste de commandes et de contrôle centralisé (PCC) de la ligne 13 et la formation des agents chargés de son exploitation, ainsi que l’équipement de 66 trains MF19, indique Siemens Mobility. Il s’accompagne d’une option, pouvant aller jusqu’à 30 ans, pour des prestations de maintenance sur la durée de vie du système, précise le groupe.

    Premières navettes fin 2032

    La modernisation de cette ligne débutera avec l’arrivée des nouvelles rames MF 19 attendues en 2027, les premières navettes sans conducteurs étant prévues fin 2032. L’automatisation permettra de réduire l’intervalle entre les trains et donc d’augmenter la fréquence sur l’une des lignes les plus fréquentées du réseau avec 550 000 voyageurs quotidiens,

  • John Killeen prend les commandes des trains de Boston

    John Killeen prend les commandes des trains de Boston

    John Killeen coiffe la casquette, à partir du 1er septembre, de directeur général de Keolis Commuter Services à Boston. Cet ingénieur mécanicien, titulaire d’un master de sciences en ingénierie des systèmes ferroviaires, succède à Abdellah Chajai nommé directeur exécutif marketing, innovation, développement durable du groupe Keolis (lire aussi page XX).

    Au cours de sa carrière, John Killeen a conduit la transformation de plusieurs réseaux et notamment dirigé la mise en service de nouveaux matériels roulants pour Go-Via Thameslink Railway et Southern Railway au Royaume-Uni, précise l’opérateur français de transport public.

  • RATP Cap Ile-de-France prend la main sur les bus du Grand Paris Seine Ouest

    RATP Cap Ile-de-France prend la main sur les bus du Grand Paris Seine Ouest

    RATP Cap Ile-de-France va exploiter à partir du 1er septembre, via son offre Origami, l’ensemble du réseau de bus de l’Etablissement public Grand Paris Seine Ouest (GPSO) qui rassemble huit communes (Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d’Avray). Le contrat s’étend sur neuf ans.

    Ce réseau de six lignes locales de bus était jusqu’alors attribué à trois opérateurs différents, dont la RATP. GPSO a décidé d’unifier et d’en centraliser la gestion en ne retenant plus désormais qu’un seul exploitant.

     

  • Plus de TER entre Dinan et Dol-de-Bretagne

    Plus de TER entre Dinan et Dol-de-Bretagne

    Le nombre d’arrêts des TER dans les gares de l’axe ferroviaire Dinan – Dol-de-Bretagne va plus que doubler à partir du 1er septembre. Ils vont passer de deux à sept arrêts supplémentaires par jour en semaine dans les quatre gares intermédiaires (La Hisse, Pleudihen, Plerguer et Miniac-Morvan), a annoncé la région Bretagne le 10 juillet.
    Cette nouvelle offre permettra d’harmoniser la desserte à huit arrêts au moins dans toutes les haltes, de répartir le flux des déplacements domicile-travail dans les deux sens, de ménager une possibilité d’aller-retour à la mi-journée et de proposer six correspondances dont une avec un TGV.
    Cette adaptation de l’offre a été réalisée en concertation avec les élus des intercommunalités et des communes concernées, et de l’Association Ferroviaire Bretagne Nord (AFBN). Elle fait suite de travaux de rénovation effectués en 2021 pour 24,2 millions d’euros, financés par l’État, la région, le département des Côtes d’Armor, Dinan Agglomération et SNCF Réseau.
    Des allongements de temps de parcours de quelques minutes sont, toutefois à prévoir entre septembre 2025 à avril 2026, à cause de travaux effectués pendant cette période sur l’axe Rennes – Saint-Malo. Les horaires définitifs entreront en vigueur à partir du 28 avril 2026.
  • Le gros coup de chaud sur le réseau Intercités

    Le gros coup de chaud sur le réseau Intercités

    Des annulations inédites de trains Intercités ont perturbé le trafic ferroviaire pendant la semaine du 15 août. En prévision d’un nouvel épisode de canicule, et pour éviter les suppressions d’urgence qui ont émaillé l’été, la SNCF a pris la décision de revoir son plan de transport du 11 au 18 août. Dès le lundi 11 août, trois aller-retour Bordeaux-Marseille et deux aller-retour Paris-Clermont Ferrand ont été supprimés quotidiennement jusqu’à un retour à la normale le 18 août. La ligne Paris-Limoges-Toulouse a elle aussi été affectée avec l’annulation à partir du 8 août de trois à cinq aller-retour, impactant tout un réseau de correspondances, dont le trajet Brive-Rodez.

    L’essentiel des liaisons était prévu aux moments les plus chauds de la journée. Pour le Bordeaux-Marseille, il s’agissait des trains programmés entre 10h et 14h et de 11h à 15h de la Méditerranée vers l’Atlantique. Pour le Paris-Clermont Ferrand, le trafic a également été suspendu, dans les deux sens, aux heures des plus chaudes lors des journées du mardi et mercredi.

    SNCF Voyageurs a choisi de limiter les risques de panne pour grosse chaleur, notamment de climatisation, sur les trains Corail qui circulent sur les quelques lignes dont la responsabilité incombe à l’Etat. « Leur conception ancienne ne leur assure pas la même robustesse que celle des trains plus récents », a justifié SNCF Voyageurs.

    Le remplacement des Intercités Corail devrait progressivement commencer à partir de 2027. Les très attendus trains Oxygène, conçus par le constructeur espagnol CAF, vont offrir plus de confort, une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap et réduiront d’un quart d’heure le trajet Paris-Clermont Ferrand.

    Près de 1,6 million de billets avaient été vendus sur les TGV et Intercités lors de la période concernée par les perturbations. 15 000 trains quotidiens étaient supposés circuler pendant ces trois jours, dont 1000 TGV et Intercités contre 750 à 800 habituellement. « L’ensemble des clients impactés bénéficieront de l’échange ou du remboursement sans frais de leurs billets. La composition des trains encadrants a, par ailleurs, été renforcée afin de faciliter le report de clients dont les trains étaient supprimés », a précisé la SNCF.

    Le 23 janvier 2024, Christophe Béchu, alors ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, avait rappelé à l’ordre l’opérateur et convoqué Jean-Pierre Farandou pour qu’il s’explique sur les dysfonctionnements des Intercités, dont l’Etat est pourtant l’autorité organisatrice. Quatre jours plus tôt, c’est le froid qui avait entrainé la panne d’un train reliant Paris à Clermont, bloquant toute une nuit, 700 voyageurs. Le ministre avait demandé au patron de la SNCF de lui présenter « un plan de mesures concrètes et immédiates  » pour cette ligne à incidents fréquents. Le groupe SNCF a bien un plan de modernisation pour les lignes POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, soit 700 km), et Clermont-Paris (420 km) qui voient passer 4,5 millions de voyageurs Intercités par an. D’ici 2027, trois milliards d’euros doivent être investis pour améliorer la qualité du réseau ferré de Paris à Toulouse. Ce schéma directeur prévoit que SNCF Réseau consacre 1,6 milliard à la rénovation des infrastructures : aiguillage, ponts, tunnels et catenaires dont certaines, présentant un âge de 70 ans, sont peu adaptées aux nouvelles rames Oxygène. L’Etat s’est engagé, de son côté, à investir 272 millions dans la modernisation de la ligne. Les bénéfices seront visibles par les voyageurs en 2028.

    Pour le Paris-Clermont, le renouvellement des infrastructures et le renforcement de l’alimentation électrique devraient produire leurs effets dès la fin 2027. Deux étés compliqués sont donc encore à redouter sur le réseau Intercités. D’autant que les canicules et autres aléas climatiques sont appelées à se reproduire de plus en plus à l’avenir.