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Eliane Barbosa devient directrice des Opérations et des Territoires de Gares & Connexions
Jusqu’alors directrice des Ressources humaines et du Management de SNCF Gares & Connexions, Eliane Barbosa est nommée directrice des Opérations et des Territoires. Elle est également membre du Comex.
Cette diplômée d’un master en ressources humaines du CNAM et d’un DESS en management des ressources humaines avait rejoint le groupe SNCF en 2001. Elle va désormais animer les 8 directions territoriales des gares (DTG) qui en pilotent l’exploitation, la maintenance ou les investissements. Elle devient de ce fait l’interlocutrice nationale des autorités organisatrices, à l’exception de l’Ile de France.
Le plan de relance ferroviaire va profiter à l’Auvergne
Le plan de relance ferroviaire commence à être décliné sur le plan régional : Auvergne-Rhône-Alpes et l’État ont signé, le 5 octobre, un accord pour investir 280 millions d’euros dans le réseau ferroviaire auvergnat, qui seront engagés sur les deux prochaines années. Ce qui représente une hausse de 130 % par rapport au contrat de plan Etat-Région (CPER), signé en juillet 2015, qui comportait un volet ferroviaire de 120 millions d’euros sur cinq ans, souligne la région, qui annonce qu’elle double ainsi sa participation.
130 millions d’euros pour Paris-Clermont-Ferrand
Les investissements concernent en premier lieu la liaison ferroviaire Paris – Clermont-Ferrand. Sur cette ligne, un train sur deux arrive avec un retard de plus de cinq minutes entraînant une augmentation globale du temps de trajet. L’État consacrera 87 millions d’euros et la région 43 millions aux travaux qui doivent permettre de gagner 15 minutes sur les trajets avec arrêts, qui passeront de 3 h 30 à 3 h 15. Autres améliorations prévues : un aller-retour supplémentaire doit être créé d’ici 2021 (neuf allers-retours par jour contre huit actuellement) et la régularité des trains devrait passer à 90 % à horizon 2025,.
130 millions pour les petites lignes
L’accord va également permettre d’accélérer l’investissement consacré aux petites lignes régionales qui représentent plus de 500 kilomètres. 130 millions d’euros supplémentaires vont ainsi être investis à parts égales par l’État et par la région (65 millions d’euros venant de la région, 65 millions d’euros de l’État). Déjà, en 2016, un plan de sauvetage des petites lignes auvergnates d’un montant total de 264 millions d’euros avait été annoncé, dont 125 millions d’euros par la Région. Plus de 120 millions d’euros ont déjà été investis sur ces lignes, dont 82 millions par la région.
20 millions pour le fret
Troisième volet du plan de relance : le fret. À l’horizon 2030, cinq lignes de fret ferroviaire sont menacées en Auvergne. La région et l’État ont donc décidé d’investir 20 millions d’euros, 10 millions d’euros chacun, pour rénover Volvic – Le Mont Dore (7,1 millions), Vichy – Puy-Guillaume (4 millions), Riom – Volvic (3,5 millions), Vichy – Cusset (3,5 millions) et La Ferté-Hauterive – Saint-Pourçain-sur-Sioule (2,6 millions). Ces investissements doivent permettre de transporter 1 million de tonnes de marchandises chaque année, soit près de 30 000 poids lourds évités et de « sauvegarder 1 500 emplois directs et indirects », estime la région.
Yann Goubin

Bombardier implante en Suède son centre d’innovation pour la mobilité électrique
C’est à Västerås, à une centaine de kilomètres de la capitale suédoise, que Bombardier implantera son centre d’innovation mondial pour le transport ferroviaire et la mobilité électrique. Ce centre sera édifié à proximité du site de production de Finnslätten, au nord du centre-ville. Dans ce futur centre d’essais, qui « se concentrera sur les technologies de traction électrique de la prochaine génération pour un avenir plus propre pour les transports », les portes seront ouvertes « aux partenaires industriels, universitaires et sociétaux pour collaborer sous un même toit, créant ainsi un puissant réseau de co-création technologique ».
Outre le fait que Bombardier Transport possède déjà à Västerås un site de conception et de production spécialisé dans la traction électrique depuis 137 ans (fondé par ASEA, puis passé par ABB Traction et Adtranz), le constructeur juge que la Suède est l’endroit idéal pour implanter son nouveau centre, dans un pays dont l’écosystème industriel facilite l’innovation par la coopération entre acteurs privés, publics et universitaires.
Le lancement des travaux des nouveaux bâtiments devrait avoir lieu au printemps 2021 et l’inauguration du nouveau centre technologique est prévue pour 2023.
P. L.

La Fnaut attribue ses tickets verts et rouges
L’annulation du congrès annuel de la Fnaut, qui aurait dû se tenir du 2 au 4 octobre à Annecy, n’a pas empêché l’association de défense des usagers des transports publics de décerner ses tickets verts et rouges. Du fait des circonstances, le mode de sélection des tickets 2020 a été quelque peu modifié, qu’il s’agisse du jury (les membres du bureau) ou des critères : « cette année, nous avons choisi de ne pas traiter des sujets traditionnels, comme les tramways, les gares TGV ou les petites lignes, et avons sélectionné des sujets plus originaux », explique Jean Sivardière, vice-président de la Fnaut.
C’est ainsi que les deux premiers sujets retenus pour les tickets verts étaient la limite de vitesse de 80 km/h sur routes sans séparateur central et l’adaptation des transports publics aux personnes handicapées.
Ticket vert pour les collectivités ayant maintenu le 80 km/h
Pour ce qui est du premier sujet, les tickets verts ont été remis aux 32 Conseils départementaux qui n’ont pas réintroduit la limite de vitesse de 90 km/h, alors que la LOM leur permettait de le faire sur certaines routes. « Une décision courageuse », juge la Fnaut.
Pour ce qui est du deuxième sujet, Jean Sivardière a rappelé que « la plupart des gens, même les personnes valides, se plaignent de l’accessibilité des transports publics, malgré l’adoption de trois lois sur l’accessibilité depuis 1975 ». C’est pourquoi la Fnaut a remis « les tickets verts aux villes qui ont fait l’effort », en particulier Grenoble, Rennes, Nantes, Montpellier et Strasbourg.
S’y ajoute un ticket vert remis par le bureau de la Fnaut en reconnaissance des efforts des élus de l’autorité organisatrice Pau Béarn Pyrénées Mobilités, « qui a financé la proposition de l’Association de Défense des Usagers des Transports Aquitaine Grand Pau, pour protéger les jeunes élèves d’un Institut Médico-Educatif qui se rendent quotidiennement des arrêts de bus à leur école ».
Ticket rouge pour une réouverture ratée
Passons maintenant aux tickets rouges, traditionnellement décernés à des réalisations inadaptées ou malvenues. Les thèmes des deux premiers étaient les réouvertures ratées et les travaux routiers concurrents du train.
Et en matière de réouverture, celle de la ligne Belfort – Delle est « complètement ratée, un véritable fiasco, avec une fréquentation extrêmement faible », souligne Jean Sivardière. De quoi justifier un ticket rouge décerné à l’Etat et à la région Bourgogne-Franche Comté. « Tout est à revoir : horaires, correspondances, trains suisses qui ne vont pas au-delà de la gare TGV… », ajoute le vice-président de la Fnaut, qui rappelle qu’en Allemagne, les réouvertures sont généralement couronnées de succès, listant neuf conditions d’une réouverture réussie, aux antipodes des mesures mises en oeuvre sur Belfort – Delle.
Pour ce qui est des tickets rouges remis à l’Etat et aux collectivités concernées pour les travaux routiers sur des axes parallèles aux axes ferroviaires, les cas ne manquent pas. En conférence de presse, Jean Sivardière a cité comme exemples l’A 412 entre Thonon et Machilly, qui va concurrencer le Léman Express dans le nord de la Haute-Savoie, et l’aménagement en deux fois deux voies de la RN 154 entre Orléans et Chartres, alors qu’il est si difficile de rouvrir la voie ferrée voisine..
Regain d’influence du lobby automobile
Enfin, deux tickets rouges sont remis à des autorités organisatrices, l’un à Aix-Marseille, « pour le manque d’accessibilité des transports publics », l’autre à Perpignan-Métropole « pour son très mauvais réseau de transports urbains », à en juger par sa très basse fréquentation (37 voyages par an et par habitant en 2016). « Ces tickets rouges sont décernés indépendamment de toute arrière-pensée politique : ce sont les anciennes majorités qui sont jugées », précise Jean Sivardière.
Plus largement, « nos tickets montrent le regain d’influence du lobby automobile », matérialisé par le retour de 80 à 90 km/h ou les travaux routiers, voire les réouvertures ratées de voies ferrées…La Fnaut avait quand même une raison de se réjouir, avec le lancement de son nouveau site, mis en ligne le 5 ocobre. Un site entièrement réorganisé avec différentes entrées dès la page d’accueil pour orienter le visiteur, selon qu’il soit usager, collectivité, média ou adhérent. Adaptée à une lecture sur smartphone, la nouvelle maquette fait la part belle aux onze Fnaut régionales, avec leurs communiqués, ainsi qu’aux réseaux sociaux. Et comme toujours, les usagers y ont accès aux fiches conseil en ligne pour leur défense.
P. L.

Le réseau ferré à rude épreuve après le déluge dans les Alpes-Maritimes
Les voies ferrées de l’arrière-pays niçois n’ont pas été épargnées par les intempéries qui se sont abattues sur les Alpes-Maritimes. En particulier, les précipitations exceptionnelles pendant la nuit du vendredi 2 au samedi 3 octobre ont été particulièrement destructrices le long de vallées fluviales empruntées par ces voies ferrées, la Roya (en amont de Breil) pour la ligne Nice – Breil – Tende et le Var pour les Chemins de fer de Provence.
Aucun accident n’est toutefois à déplorer sur ces lignes, les circulations ayant été interrompues par la SNCF dès le 2 octobre à midi sur la ligne Nice – Breil – Tende, celle du Train des Merveilles, tout comme sur l’axe côtier Toulon – Nice – Vintimille.
Au matin du 3 octobre, les équipes de reconnaissance de SNCF Réseau ont entamé une inspection de 400 km de lignes autour de Nice. Alors que le trafic a progressivement pu reprendre sur la ligne côtière dès la mi-journée du 3, la circulation est restée interrompue entre Nice, Breil et Tende, en raison du grand nombre d’ouvrages d’art à inspecter. Deux équipes se sont réparti cette tâche, l’une partie de Nice vers Breil, l’autre (deux agents SNCF Réseau de l’infrapôle Provence-Alpes-Côte d’Azur) transportée par un hélicoptère affrété par la Gendarmerie des Alpes-Maritimes au nord de Breil pour procéder à la reconnaissance des installations touchées par les inondations sur les 40 km de ligne jusqu’à Viévola, juste avant la frontière italienne.
Le 3 octobre au soir, après plusieurs circulations de reconnaissance, un premier train de secours a relié Antibes et Breil, permettant un premier acheminement de 3 000 bouteilles d’eau destinées à la population et aux services de secours (pour en savoir plus sur la mobilisation des cheminots en faveur des secours : ici).
Et le lendemain, alors que le trafic était redevenu normal sur la côte, la circulation TER a repris progressivement entre Nice et Breil, avec un deuxième acheminement de 3 000 bouteilles vers Breil, suivi d’un troisième le 5 octobre. En revanche, « au moins deux mois » seront nécessaires, selon la SNCF, pour rétablir les circulations entre Breil et Tende, les opérations de reconnaissance effectuées en hélicoptère le 3 octobre ayant mis en évidence « de premiers dégâts majeurs avec une présence de multiples glissements de terrain, d’éboulements et arbres sur les voies ». Toujours est-il que « les diagnostics se poursuivent pour évaluer l’ensemble de la situation et sans attendre, de premiers travaux ont été engagés par SNCF Réseau ».
Le réseau ferré national n’est pas le seul à avoir été impacté par les intempéries : la voie des Chemins de fer de Provence a été emportée par les eaux, recouverte par des éboulements ou noyée dans la boue entre Villars-sur-Var et Plan-du-Var, en amont du confluent avec la Vésubie. Voisine de la voie ferrée, la RN 202 a également souffert sur ce secteur où les deux axes ont été établis le long du Var et, jusqu’à la réouverture de l’axe routier, les relations assurées par les Chemins de fer de Provence se limitent aux trains entre Nice et Plan-du-Var, ainsi qu’aux cars de substitution entre Villars-sur-Var et Digne.
P. L.

Siemens Energy et Siemens Mobility développent ensemble un train à hydrogène
Une semaine après son introduction en bourse, Siemens Energy AG a signé un protocole d’accord avec Siemens Mobility GmbH (qui reste une filiale de Siemens) pour développer et commercialiser un train à hydrogène destiné « aux clients en Allemagne et en Europe ».
« Avec Siemens Energy, nous pouvons même proposer l’hydrogène sur un modèle « Hydrogen as a service » pendant toute la durée de vie du matériel roulant », a déclaré Albrecht Neumann, CEO Rolling Stock au sein de Siemens Mobility.
Dans le cadre de cet accord, Siemens Energy propose les systèmes et solutions nécessaires pour la fourniture et la production d’hydrogène « vert », alors que Siemens Mobility se concentre sur la technique ferroviaire, y compris la maintenance des trains et l’équipement des dépôts.P. L.

IDFM revoit son calendrier d’ouverture à la concurrence des bus Optile
Longtemps évoquée, l’ouverture à la concurrence des bus Optile devient réalité. Ile-de-France Mobilités (IDFM) a défini 38 lots de lignes de bus en grande couronne qui vont tous être proposés à la concurrence, alors que jusqu’à présent 140 contrats étaient passés de gré à gré.
Deux premiers lots (soit 400 lignes de bus) ont déjà été attribués le 8 juillet dernier à Transdev. Le 8 octobre, un conseil d’administration d’IDFM devrait attribuer de nouveaux lots. Toutefois, même si l’autorité organisatrice maintient son objectif de lancer tous ses appels d’offres d’ici à la fin 2020 (aujourd’hui, la moitié des appels d’offres a été passée), elle a finalement décidé de ralentir le pas et l’ensemble des nouveaux contrats ne démarrera pas en janvier 2021 comme prévu. « Nous avons revu un peu notre calendrier pour ne pas trop se précipiter et laisser le temps aux opérateurs de se préparer. Nous connaîtrons tous les opérateur mi-2022, tous les contrats auront ainsi été attribués fin 2022« , explique à VRT Laurent Probst, le directeur général d’IDFM.
Ce n’est pas seulement la crise du Coronavirus qui a incité à desserrer le calendrier mais aussi les reproches des opérateurs de transport, notamment les plus petits, qui s’inquiétaient d’un rythme à marche forcée, qui les pénalisait. Ces doléances ont été reprises par l’Autorité de la Concurrence qui, dans son avis du 16 septembre, demandait à IDFM de ralentir. L’Autorité juge en effet que “la concentration des appels d’offres associée à un rythme accéléré du processus au deuxième semestre 2020, est de nature à limiter la capacité de réponse de certains opérateurs qui n’ont pas les capacités pour répondre simultanément à de nombreux appels d’offres“. D’où un risque, ajoute-t-elle, “d’une forme de barrière à l’entrée pour certains opérateurs“. Le message a donc été bien reçue par l’autorité organisatrice des mobilités franciliennes, qui va laisser plus de temps aux opérateurs pour répondre.
MH P
Pour en savoir plus sur l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France, retrouvez-nous le jeudi 8 octobre à 17 heures, Espace Saint-Martin 75003, à l’occasion de nos Grands Prix de la Région Capitale (ici)

Marseille lance la location de vélos électriques longue durée
La métropole Aix-Marseille-Provence, qui souhaite soutenir l’usage du vélo, lance aujourd’hui un service de location de bicyclettes électriques longue durée (12 mois). Le service baptisé « levélo+ » prévoit 1 000 vélos cette année, puis 1 000 de plus en 2021. Trois modèles sont disponibles : un urbain, un pliant et un “familial“ avec deux sièges enfants.
Les tarifs vont de 20 à 39 euros par mois pendant un an pour les usagers classiques (20 euros pour les bénéficiaires des minima sociaux, 24 euros pour le tarif combiné pass annuel intégral, étudiants et seniors). L’exploitation est confiée à la Régie des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) à travers dix boutiques mobiles « levélo+ » réparties dans l’agglo pour distribuer et reprendre les vélos. Le coût d’exploitation annuel est estimé à 740 000 euros par an pour une flotte de 2 000 vélos.

Jérôme Tolot va succéder à Joël Lebreton à la présidence du Conseil de surveillance de Keolis
Directeur général des Chantiers du Cardinal depuis 2017, Jérôme Tolot a été nommé le 2 octobre administrateur de Keolis. Il prendra la présidence du Conseil de surveillance de Keolis à partir du 1er janvier, succédant à ce poste à Joël Lebreton.
Né en 1952, diplômé de de l’INSEAD, de l’Institut d’Études Politiques de Paris et titulaire d’un DESS d’économie, Jérôme Tolot connaît bien les collectivités locales en France et à l’international, ayant auparavant occupé les fonctions d’administrateur et directeur général de Suez Energie Services (devenue Engie Energie Services) et de directeur général adjoint d’Engie, membre du comité exécutif et administrateur de Suez. Il a aussi occupé des responsabilités à la Lyonnaise des Eaux, au cabinet de conseil McKinsey, à la banque Indosuez et au groupe Degrémont.
Avec cette nomination, qui été précédée le 24 août par l’arrivée de Marie-Ange Debon à la tête de Keolis, le chapitre qui s’était ouvert sur la gouvernance de Keolis, après le limogeage brutal de Patrick Jeantet début juin, est clos.

Le métro du Grand Paris se dévoile
Une étape symboliquement importante. C’est avec ces mots que Thierry Dallard, le président du directoire de la Société du Grand Paris, a présenté les futures rames qui rouleront sur les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris, dont une maquette grandeur nature est exposée à la Fabrique du Métro à Saint-Ouen (en Seine-Saint-Denis) à partir du 3 octobre*. « C’est le fruit de plusieurs années de travail », a résumé Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom qui s’est vu attribuer il y a deux ans un contrat portant sur la conception et la fourniture de quelque 1 000 voitures avec des rames de six voitures pour la ligne 15 et de trois voitures pour les lignes 16 et 17.
Conçu à partir de la gamme Métropolis d’Alstom, ce nouveau métro automatique pourra circuler à une vitesse beaucoup plus élevée que le métro parisien : entre 55 et 65 km/h suivant les lignes, avec des pointes pouvant atteindre 110 km/h du fait des inter-stations importantes (le métro parisien circule entre 21 et 27 km, sauf sur la ligne 14 où il atteint près de 40 km/h).
Les rames, d’un grand gabarit (avec des voitures de 2,8 m de large, proche de celui d’un RER), sont ouvertes sur toute la longueur du train, facilitant la circulation d’une voiture à l’autre. Chaque voiture est équipée de trois larges portes et donne une impression d’espace avec peu de places assises. 500 à 1 000 passagers pourront être transportées selon les versions. Avec un code couleur : à côté des sièges bleus, les plus nombreux, les places rouges sont réservées aux voyageurs prioritaires. « Les dossiers des sièges remontent haut pour assurer plus de confort et les formes d’accoudoirs sont arrondis. Tout ce qui concerne la préhension part de très haut et va très bas (nous avons pensé aux enfants). Tout a été pensé dans les moindres détails », souligne Xavier Allard, le directeur du design chez Alstom.
« Nous voulions un espace le plus large possible et l’ambiance la plus lumineuse pour donner une impression de sécurité et de propreté », explique Régine Charvet Pello du cabinet RCP, qui a participé à l’écriture du cahier des charges pour le design. Les extrémités des trains sont totalement ouvertes grâce à des pare-brises panoramiques. Une prouesse technique, selon Xavier Allard. « Il y a eu tout un travail de reprise de caisse pour aboutir à cet espace avant totalement ouvert », raconte le patron du design chez Alstom. « Les sièges sont suspendus pour laisser le sol entièrement accessible », ajoute-t-il. Toujours dans cet objectif de donner une impression d’espace, ce qui facilitera du même coup le nettoyage.
Ce métro sera également sous surveillance avec six caméras installées dans chaque voiture et des interphones pour contacter les agents au cas où… Sur toute la longueur du train, des écrans informeront les voyageurs sur le plan de la ligne, les horaires d’arrivée… Les taux de remplissage seront même communiqués pour permettre aux voyageurs de bien se placer sur les quais.
« Ce sera une vitrine pour Alstom », se réjouit Henri Poupart-Lafarge qui annonce les premiers essais l’année prochaine et les premières livraisons à partir de 2023-2024. Rien qu’avec ce contrat, le constructeur français estime avoir devant lui une dizaine d’années de travail.
M.-H. P.
* Portes ouvertes chaque premier samedi du mois, ainsi que visites sur réservation
(https://www.societedugrandparis.fr/fabrique)