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  • SNCF – Les tout débuts de l’Assistant personnel de mobilité

    SNCF – Les tout débuts de l’Assistant personnel de mobilité

    Ne vous souciez plus d’organiser vos déplacements, la SNCF s’occupe de tout ! C’est le message que la société nationale a voulu faire passer en lançant, ce matin, son Assistant personnel de mobilité. Cette nouvelle appli «l’Assistant SNCF», qui va prendre la place de l’appli SNCF, propose l’ensemble des modes de transports des opérateurs qui ont accepté de participer à sa plateforme, affiche leurs horaires et permet l’achat de billets. «A partir de demain, les 13 millions d’utilisateurs qui ont déjà téléchargé l’application SNCF pourront accéder à de nouvelles fonctionnalités telles que l’achat et la validation de tickets de bus, de trajets de taxis, de VTC… », indique la SNCF.

    « Il existe aujourd’hui des applications pour chaque mode de transport mais aucune ne propose un point d’accès unique aux différentes offres de mobilité pour s’informer et acheter un billet. Avec l’assistant SNCF, nous apportons une réponse innovante à nos clients pour simplifier leurs déplacements », souligne Alexandre Viros, le directeur général de e-voyageurs SNCF, le grand chef d’orchestre de l’opération. Selon lui, l’objectif est d’aider le voyageur dans la totalité de son parcours en lui offrant une expérience plus personnalisée.  L’appli peut aussi fournir des informations de façon proactive. Par exemple en cas d’aléa dans son déplacement habituel domicile – travail, l’utilisateur peut recevoir un message à l’avance lui proposant un autre itinéraire pour éviter ce désagrément et les éventuels retards qui vont avec.

    Pour l’heure, un nombre limité de partenaires

    La SNCF, qui se veut incontournable, a encore un long chemin devant elle pour y parvenir. En effet, pour l’heure, seuls quelques opérateurs sont présents à ses côtés : en plus des TER, on trouve Karhoo, un intégrateur de flottes de taxis et de VTC, le Bus Direct Paris Aéroport, Alpha taxis et l’agglomération de Strasbourg via la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS).  La SNCF, qui explique avoir délibérément ciblé les acteurs des transports du quotidien, va chercher à faire grossir leur nombre au fil du temps. Surtout dans un premier temps parmi les acteurs du covoiturage, du taxi (elle lorgne sur les grands groupes, notamment les taxis G7), du VTC et des transports urbains. Y compris parmi ses concurrents.

    Parmi les acteurs de poids, Uber a déjà donné son accord et est attendu d’ici la fin de l’année, ainsi que BlaBlaLines (l’appli de BlaBlaCar pour le covoiturage domicile – travail) ou Onepark. Ce sera sans doute le cas des métros de la RATP d’ici la fin de l’année, assure Alexandre Viros. «Nous faisons le pari que nous avons besoin de complémentarité», ajoute-t-il.

    Peu à peu, l’appli doit s’enrichir. Fin 2019, l’Assistant offrira une nouvelle fonctionnalité avec la généralisation du NFC sur tous les TER. Pour se rapprocher des collectivités territoriales, dont certaines ont déjà conçu ou prévoient de lancer leur propre application mobilités (qu’on appelle aussi le MaaS, pour Mobility as a service), la SNCF prône l’échange de données et compte bientôt leur proposer une plateforme en marque blanche dans laquelle elles pourront intégrer leurs propres solutions de transport.

    Une appli avant tout dédiée aux transports du quotidien

    «Nous avons choisi dans un premier temps de ne lancer l’Assistant que pour les transports du quotidien car cela concerne 90 % de nos clients. Par ailleurs, comme le demande la LOM, nous voulons aider aux déplacements dans les zones peu denses et contribuer à ce qu’il y ait encore plus de voyageurs dans les trains», précise encore Alexandre Viros. En attendant, les voyages sur la longue distance, notamment les TGV, continuent de s’acheter sur oui.SNCF. En cas de voyages combinant courtes et longues distances, un lien permet d’accéder à oui.SNCF.

    En revanche, la possibilité de paiement en une fois, avec une facture unique, n’existe pas encore si le voyageur utilise les services de différents transporteurs. C’est un des sujets les plus compliqués à régler, expliquent les dirigeants de la SNCF. «Nous faisons passer, du concept à la réalité, la plateforme rassemblant toutes les mobilités. Mais nous le faisons avec beaucoup d’humilité car c’est très compliqué techniquement. Chaque système a été développé par chaque opérateur de son côté avec son propre langage. Et nous devons faire en sorte qu’ils se parlent», explique de son côté Guillaume Pepy. «L’Assistant proposera des voyages longue distance quand nous aurons réussi notre plateforme sur les déplacements du quotidien. 85 % des déplacements se font en voiture. Si on arrive à convaincre, ne serait-ce que 1 % des automobilistes d’utiliser les transports publics, ce serait une vraie réussite», estime le PDG de SNCF Mobilités.

    La nouvelle appli a nécessité plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissement. La SNCF sera rémunérée par un système de commissions. Mais, selon Guillaume Pepy, la rentabilité sera avant tout socio-économique car le but de l’Assistant est d’inciter à l’utilisation des transports publics.  «L’Assistant SNCF n’est pas un centre de profit. L’idée, c’est de ne pas perdre d’argent», souligne-t-il. Vu la complexité du sujet, cela pourrait prendre un certain temps, reconnaît le patron de la SNCF.

     Marie-Hélène Poingt

  • Nouvelles mobilités – Fontenay-sous-Bois publie son guide des bonnes pratiques

    Nouvelles mobilités – Fontenay-sous-Bois publie son guide des bonnes pratiques

    Confrontée comme toutes les communes aux conflits d’usage entre automobilistes, piétons, motos, cyclistes, qu’accroissent les nouveaux modes de déplacement, Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) vient de publier un guide des bonnes pratiques, En toute sécurité, partageons les voies de Fontenay-sous-Bois.

    100 % des voies de la commune, soit 62 km, sont aujourd’hui zone 30 ; les zones de rencontre ou zone 20, qui donnent la priorité au piéton, représentent aujourd’hui 1,5 km et la commune veut les étendre à tous les espaces où la vie locale est prépondérante. L’objectif assumé étant de « casser l’aspect routier » de la voirie.

    Le guide rappelle le bon usage de la bande ou de la piste cyclables, du sas vélo et du tourne-à-droite. Mais publie aussi les 10 commandements du cycliste courtois, assigne la place précise des trottinettes motorisées (assimilés à un véhicule, donc sur la chaussée) ou non motorisés (assimilé à un piéton sur le trottoir).

    Le guide, téléchargeable sur le site de la ville, fera l’objet d’animations dans la ville et d’information auprès des écoles, des centres de loisirs et des lieux publics.​

    F. D.

  • Grand Paris Express – Pascal Auzannet défend l’interopérabilité à Champigny

    Grand Paris Express – Pascal Auzannet défend l’interopérabilité à Champigny

    Un des meilleurs spécialistes du métro du Grand Paris, Pascal Auzannet, vient de remettre un rapport sur l’interopérabilité des lignes 15 Sud et 15 Est du Grand Paris Express. Au terme d’une analyse multicritère (exploitation, maintenance, gains/pertes de temps…) il préconise le maintien de l’interopérabilité, alors que la SGP veut la supprimer, comptant réaliser ainsi une économie de 127 millions d’euros. Les conclusions de Pascal Auzannet iront droit au cœur des élus. C’est d’ailleurs à la demande de Christian Favier (président du conseil départemental du Val-de-Marne) et de Stéphane Troussel (son homologue en Seine-Saint-Denis), que le PDG de RATP Smart Systems a apporté son expertise à la concertation en cours. Son rapport, établi à titre personnel et amical, n’engage pas la RATP.

    On attend parallèlement le rapport que va remettre sur le même sujet, à la demande de la SGP, un collège d’experts composé de Serge Lagrange, Christian Masson, Jean-Paul Ourliac et Yves Ramette. Les rapports seront soumis au Conseil de surveillance de la SGP le 25 juin prochain. Dans un climat généralement décrit comme détestable, tant les tensions sont vives entre la SGP et les élus concernés par ce tracé. Comme entre la SGP, le maître d’ouvrage, et IDFM, l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France,

    F. D.

  • RATP Dev poursuit sa conquête de l’Ouest

    RATP Dev poursuit sa conquête de l’Ouest

    La filiale du groupe RATP déloge Keolis de Saint-Malo. L’agglomération malouine a décidé de confier la nouvelle délégation de service public à partir du 1er septembre 2019 à l’opérateur parisien. Un contrat de plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires sur cinq ans, la durée du contrat.

    Le réseau Malo Agglo Transports (MAT) dessert 18 communes et transporte plus de cinq millions de voyageurs par an, avec, à partir de janvier 2020, 15 lignes de bus dont trois à haute fréquence, trois cadencées et deux lignes de proximité en ville, six lignes régulières et une ligne saisonnière dans le périurbain

    « Le gain du contrat vient soutenir la stratégie de positionnement sur des réseaux d’agglomération dans l’ouest de la France, où le groupe RATP, implanté avec l’exploitation de la gare routière de Rennes depuis 2012, est également présent à Vannes (2017), Lorient (2018), Brest et Angers (à compter du 1er juillet 2019) », indique le communiqué de l’opérateur.

  • « La SNCF était venue sur le marché de l’autocar pour de mauvaises raisons » : Yvan Lefranc-Morin, FlixBus

    « La SNCF était venue sur le marché de l’autocar pour de mauvaises raisons » : Yvan Lefranc-Morin, FlixBus

    En quatre ans, le marché français du transport par autocar s’est ultra-consolidé si bien qu’il ne reste plus que deux start-up sur la ligne des départs en vacances : BlaBlaCar qui finalise le rachat de Ouibus à la SNCF et l’allemande FlixBus. Interview de son dirigeant France, Yvan Lefranc-Morin.

     

    Ville, Rail & Transports. La bataille sur le marché de l’autocar a été féroce, il ne reste plus que deux adversaires, comment FlixBus compte défendre ses positions et ne pas perdre la guerre face à BlaBlaCar ?

    Yvan Lefranc-Morin. Cette consolidation n’est une surprise pour personne : il y avait beaucoup d’adversaires sur la ligne de départ, on a vu assez vite qu’ils étaient trop nombreux. L’offre est devenue rapidement illisible pour les clients, avec trop de doublons. Le paysage concurrentiel en France a longtemps été atypique avec une filiale d’une société publique – la SNCF avec Ouibus – venue sur ce marché probablement pour de mauvaises raisons.

    VRT. Lesquelles ?

    Y. L.-M. Pas pour essayer de gagner de l’argent et rendre cette activité pérenne, mais pour des choix politiques internes : exister sur un marché qui n’était pas leur cœur de métier parce que la stratégie était d’être présent sur tous les segments de la mobilité. On voit le résultat : Ouibus finit sa courte vie avec 200 millions de pertes en l’espace de six ans [Ouibus était auparavant iDBus, NDLR], et un chiffre d’affaires cumulé inférieur à ce montant. Même phénomène sur le VTC, la SNCF avait racheté LeCab pour des dizaines de millions d’euros il y a quelques années, sa filiale Keolis est prête à céder la start-up pour un euro. La SNCF est en train de revoir sa stratégie et c’est une bonne nouvelle, notamment pour le contribuable français

    Il est donc normal, même si cela arrive un peu tard, que la situation se rationalise aujourd’hui. Le revirement est salutaire. La SNCF est allée proposer Ouibus à BlaBlaCar et le leader du covoiturage est passé du statut de concurrent numéro un du train à celui de meilleur allié. C’est amusant.

    VRT. FlixBus doit maintenant affronter une licorne, comment ne pas se faire encorner ?

    Y. L.-M. Nous pensons que ce sera bénéfique pour tout le monde, d’une part, parce que ce n’est plus le contribuable qui paie, donc forcément les décisions industrielles vont devenir beaucoup plus rationnelles. Fini le chèque en blanc ! Le marché sera plus cohérent. Pour FlixBus, l’arrivée de BlaBlaCar est une belle opportunité d’achever de convaincre tous ceux qui sont réticents à prendre l’autocar pour les voyages longue distance. N’oublions pas que l’immense majorité de nos clients viennent du covoiturage.

    VRT. Un covoitureur devient facilement un voyageur en autocar ?

    Y. L.-M. C’est la même cible de clientèle sauf que l’autocar propose un service 30 % moins cher, le voyage est certes un peu plus long sur certains axes, mais il est plus qualitatif en termes de confort (siège, Wi-Fi, bagages, chauffeur professionnel). BlaBlaCar va faciliter le transfert des covoitureurs vers l’autocar et nous aider à démocratiser ce mode de transport.

    VRT. Vers ceux de BlaBlaBus ? Vous n’avez pas peur de la puissance de la marque ?

    Y. L.-M. Le client n’est pas très loyal à une marque, il finit généralement par choisir celle qui lui propose le plus d’offres et le plus de services. N’oublions pas que BlaBlaCar est surtout puissant en France, moins dans le reste de l’Europe. Pour FlixBus, c’est l’inverse, on est présent dans 29 pays, bientôt 30 avec la Russie, on fait ce métier depuis six ans et on a transporté 45 millions de passagers en France en 2018, contre cinq pour Ouibus. Notre concurrent va devoir suivre une courbe d’apprentissage, nous avons une longueur d’avance et une base de coûts fixes répartis sur 30 pays.

    VRT. Blablacar revendique 75 millions de membres en Europe

    Y. L.-M. Cela ne veut pas dire que vous avez 75 millions d’utilisateurs assidus. C’est comme les millions de faux comptes de Facebook ! A l’échelle européenne, la licorne française n’écrase pas le marché, elle va avoir du boulot avant de nous rattraper.

    On va défendre nos positions en continuant à faire ce qu’on a toujours fait : ajuster notre réseau le plus possible au marché, en continuant à être ultra-réactifs. Et nous avons une avance technologique pour la gestion des flux de passagers avec du yield management qui n’a rien à voir avec les méthodes éprouvées dans l’aérien. C’est hypercomplexe de faire du pricing dynamique sur une ligne de car, car il n’y a pas un seul point de départ et d’arrivée : s’y ajoutent six ou sept arrêts intermédiaires. Le nombre de combinaisons possibles sur une seule ligne est excessivement plus élevé que dans l’aérien et vous êtes obligés d’ajuster vos prix en permanence sur un segment particulier, en fonction de la concurrence, des autres modes de transport, du taux de remplissage, de la stratégie de ventes etc. FlixBus développe ces algorithmes en propre, et y consacre des investissements colossaux : 400 ingénieurs sur nos 1200 collaborateurs. Comme notre nouveau concurrent, nous sommes une entreprise de tech plus qu’une entreprise de transport.

    VRT. Le client choisit le meilleur prix, va-t-on assister à une guerre tarifaire ?

    Y. L.-M. BlaBlaBus a annoncé un lancement la semaine dernière mais la société n’est pas encore réellement en place, la vente de Ouibus n’est pas finalisée, nous n’avons donc pas encore un acteur avec une offre très lisible en face de nous. Très probablement, il y aura une agressivité forte sur les prix pour défendre des parts de marché ou en grignoter.

    Propos recueillis par Nathalie Arensonas


    Lire aussi l’article sur la stratégie de FlixTrain en France : ici


  • FlixTrain veut concurrencer la SNCF sur cinq grandes lignes

    FlixTrain veut concurrencer la SNCF sur cinq grandes lignes

    La compagnie FlixBus veut étendre son champ d’action en France, où elle exploite déjà des autocars longue distance : dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des grandes lignes ferroviaires de transport de voyageurs, elle envisage de lancer, à partir de la fin 2020, cinq liaisons entre Paris-Nord et Bruxelles-Nord, Paris-Bercy et Lyon-Perrache, Paris-Bercy et Nice (en horaires de nuit), Paris-Bercy et Toulouse et entre Paris-Austerlitz et Bordeaux. L’ensemble totalise 25 arrêts intermédiaires, tous « potentiellement commercialisables », selon la compagnie allemande.

    Ces liaisons, qui passent sur lignes classiques avec des temps de parcours conséquents, vont concurrencer avant tout les Intercités et des lignes TER. A des tarifs sans doute très attractifs et en jouant sur le service.

    « Nous avons choisi ces lignes, toutes au départ de Paris, car elles desservent des grandes villes avec énormément de flux. En proposant une offre différenciée, nous pourrons générer un surcroît de trafic, explique Yvan Lefranc-Morin, le directeur général France de Flixbus. Notre modèle nous permettra d’offrir des tarifs très compétitifs avec un service de qualité : nous équiperons les trains en Wi-Fi, prises électriques et possibilités de divertissement comme c’est le cas à bord de nos cars », poursuit-il.

    Toutefois, ajoute le dirigeant, pour l’heure, ce n’est encore qu’une déclaration d’intention. « Nous nous conformons au calendrier pour pouvoir lancer éventuellement nos lignes dans 18 mois », précise-t-il. « Maintenant, il faut qu’on discute avec SNCF Réseau des créneaux horaires… » Pour la ligne de nuit, entre Paris et Nice, la société attend de savoir si elle pourrait ou non bénéficier de l’aide de l’Etat « puisque le gouvernement s’est dit prêt à aider à la renaissance des trains de nuit », rappelle Yvan Lefranc-Morin.

    Il faudra aussi voir comment les autorités organisatrices des TER réagissent. La réglementation européenne qui définit les conditions d’accès des opérateurs privés au réseau ferroviaire leur accorde un délai d’un mois pour éventuellement contester ces projets s’ils viennent à « mettre en péril l’équilibre économique de services publics existants », notamment les TER, rappelle l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Arafer).

    C’est plus exactement FlixTrain, filiale de FlixMobility (dont fait partie Flixbus) qui commercialisera ces trains, comme elle le fait en Allemagne, où elle exerce depuis un peu plus d’un an et où elle dresse un bilan très positif : pendant les douze premiers mois d’activité, plus d’un million de voyageurs ont été transportés sur les trois lignes desservies, ce qui l’incite à augmenter les fréquences et à s’intéresser désormais à d’autres pays.

    Lire aussi : Flixbus va inaugurer de nouvelles lignes ferroviaires en Allemagne

    En France, Flixtrain compte aussi sous-traiter l’exploitation des trains à une compagnie ferroviaire (ou plusieurs), se focalisant sur la commande des sillons et sur la vente des billets. Mais les trains rouleront sous la bannière FlixTrain, couleur verte. « Nous allons pouvoir intégrer ces trains à notre réseau de cars. C’est d’ailleurs pourquoi nous proposons de nombreux départs à partir de la gare de Bercy où nous disposons aussi de notre hub pour les cars, souligne le dirigeant de FlixBus en France. L’intérêt pour nous, c’est de créer une perméabilité entre le car et le train car on est persuadés de la forte complémentarité entre ces modes de transports. »

    La décision définitive de lancer, ou pas, ces lignes pourrait être prise « idéalement » à la fin de l’année.

    Marie-Hélène Poingt

  • Keolis remplace CarPostal aux commandes des transports de la Riviera française

    Keolis remplace CarPostal aux commandes des transports de la Riviera française

    Changement de pilote pour les transports de la Communauté de la Riviera française et ses 75 000 habitants : Keolis a été sélectionné pour exploiter le réseau Zest, à partir du 8 juillet et pour six ans et deux mois. L’opérateur de transport public aura pour mission de « renforcer l’offre de transport au sein des 15 communes de la Riviera française (dont Menton est la ville-centre) et la modernisation du réseau à travers le déploiement de nouveaux services digitaux », explique-t-il. Avec l’objectif, d’ici à 2025, d’augmenter le trafic de 17 % et les recettes de 24 %.

    En remportant ce nouveau contrat qui doit générer un chiffre d’affaires cumulé de 60 millions d’euros, Keolis prend la succession de CarPostal France qui était le délégataire depuis 2013. Une succession qui devrait être facilitée par les nouveaux liens qui pourraient bientôt unir les deux sociétés, puisque La Poste suisse a récemment indiqué être en « négociations exclusives » avec Keolis pour la vente de CarPostal France. Selon elle, l’opérateur français a l’intention de « reprendre toutes les sociétés de CarPostal », ce qui correspond à sa volonté « d’assurer une cession socialement acceptable ». La Poste helvétique a en effet décidé de céder sa filiale après la découverte de caisses noires qui lui ont permis pendant des années d’encaisser illégalement des subventions en cachant ses bénéfices réels (lire aussi cet article).

  • Cologne pourrait enterrer sa gare

    Cologne pourrait enterrer sa gare

    Malgré l’opposition grandissante des citoyens contre les projets urbains d’infrastructures, la maire Cologne, Henriette Reker, s’est déclarée favorable à l’enfouissement de la gare centrale et de l’axe ferroviaire principal pour décongestionner le trafic. L’architecte Paul Böhm a en effet présenté un plan de tunnel sous le Rhin. Selon son projet, l’actuelle gare centrale, sur la rive gauche, n’accueillerait plus que le trafic urbain et régional. Le trafic international serait opéré de l’autre côté du fleuve, sur la rive droite, au niveau de la gare de Deutz/Messe (parc des expositions).

    Le projet s’inspire du modèle new-Yorkais « High Line », un parc urbain suspendu aménagé sur les anciennes voies ferrées aériennes de Manhattan. L’étude de faisabilité doit être présentée fin 2020. La décision politique dépendra de l’acceptation de la population. En effet, le fiasco du projet d’enfouissement complet de la gare de Stuttgart (« Stuttgart 21 ») est dans tous les esprits. Les habitants de Cologne ne devraient pas être très enthousiastes à l’idée de revivre le même « cauchemar » : violentes manifestations, explosions des coûts, retards importants des travaux…

    Christophe Bourdoiseau,
    à Berlin

  • Tram T9 – Keolis premier vainqueur de la concurrence en Ile-de-France

    Tram T9 – Keolis premier vainqueur de la concurrence en Ile-de-France

    Ile-de-France Mobilités a « pressenti » Keolis pour l’exploitation du futur tramway T9 qui reliera Paris au centre-ville d’Orly. Il s’agit de la première ligne ouverte à la concurrence en Ile-de-France. Quatre candidats avaient été retenus par IDFM : outre Keolis, RATP, Transdev et l’espagnol Moventia. Le contrat de délégation de service public, qui débutera fin 2019 pour s’achever fin 2024, comprend également l’exploitation de plusieurs lignes de bus, dites « Bord de l’eau ». Le choix du délégataire sera proposé au Conseil d’Ile-de-France Mobilités lors de sa séance du 2 juillet 2019.

    La ligne de tramway T9, actuellement en travaux, reliera Paris (Porte-de-Choisy) au centre-ville d’Orly en 30 minutes en desservant sur son tracé les villes d’Ivry-sur-Seine, de Vitry-sur-Seine, de Choisy-le-Roi et de Thiais. D’une longueur de 10 km, elle offrira aux habitants des communes traversées un mode de transport plus capacitaire, plus confortable et plus écologique que les bus actuellement en circulation. La première rame est attendue à la fin de l’année.

    La délégation de service public comprend également l’exploitation d’un réseau de bus constitué de six lignes desservant les communes d’Ablon, Athis-Mons, Choisy-le-Roi, Juvisy-sur-Orge, Orly, Thiais et Villeneuve-le-Roi, dont plusieurs d’entre elles seront en correspondance avec le T9. Ce réseau Bord de l’eau était jusqu’à présent exploité par Keolis.

  • Catherine Pila élue présidente de la Régie des transports marseillais

    Catherine Pila élue présidente de la Régie des transports marseillais

    Catherine Pila a été élue fin mai présidente du conseil d’administration de la Régie des transports marseillais (RTM). Cette conseillère métropolitaine, territoriale et municipale remplace Maxime Tommasini, démissionnaire, qui occupait ce poste depuis mai 2014.