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  • La Bretagne unifie son réseau de transport

    La Bretagne unifie son réseau de transport

    D’ici à 2020, tous les TER, cars de lignes régionales, interurbaines ou scolaires, ainsi que les bateaux exploités par la région Bretagne arboreront la livrée BreizhGo, la marque lancée le 20 septembre pour unifier le réseau. Avec la loi NOTRe en effet, la région s’est vu confier la très grande majorité des compétences transports jusqu’alors gérées par les départements : plus de 1 000 conventions et contrats souscrits par les départements auprès d’opérateurs de transport, collectivités et d’associations ont été repris par la région.

    La Bretagne explique vouloir vouloir favoriser l’intermodalité avec des infrastructures adaptées (notamment des pôles d’échanges multimodaux) et des grilles horaires coordonnées, une gamme tarifaire unique et un mode de distribution qui facilite l’achat des différents titres de transport.

    Un nouveau site Internet devrait également être mis en ligne d’ici à la fin de l’année, et une centrale d’appels pour les usagers ainsi qu’un outil unique de gestion des transports scolaires sont attendus vers septembre 2019.

  • Voici le futur métro du Grand Paris Express

    Voici le futur métro du Grand Paris Express

    On connaissait le vainqueur : Alstom ; la destination des rames : les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. Toutes sauf la 18. On savait à peu près tout (grand gabarit, roulement fer, automatisme intégral) mais on ne savait pas à quoi elles ressembleraient. Voici donc le premier visuel du futur métro, dans la livrée bleue d’Ile-de-France Mobilités, diffusé par Alstom (le fournisseur), la SGP (l’acquéreur) et IDFM (le financeur) ce 20 septembre.

    Le contrat, désormais officiel, s’élève à un montant pouvant atteindre 1,3 milliard d’euros, pour le développement et la fourniture d’un maximum de 1 000 voitures (183 rames, déployées en deux versions : 6 voitures pour la ligne 15, 3 voitures pour les lignes 16 et 17).

    Le 11 juillet 2018, le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités avait voté une première tranche de 680 millions d’euros pour couvrir les dépenses nécessaires à l’acquisition des 53 premières rames du Grand Paris Express. La tranche ferme de ce marché porte sur la livraison de 150 voitures (25 trains de 6 voitures) pour un montant de plus de 280 millions d’euros. Les premières rames sortiront d’usine dès 2022 et les premières mises en service commercial sont prévues à l’horizon 2024.

  • Naissance de deux réseaux de transport urbain

    Naissance de deux réseaux de transport urbain

    L’association Agir a annoncé, en cette rentrée, que deux de ses adhérents avaient créé un nouveau réseau de transport urbain : les communautés d’agglomérations de Privas (photo) et d’Hermitage-Tournonais-Herbasse-Pays de Saint-Félicien.

    La première, Privas, compte 42 communes et proposera du transport scolaire ouvert à tous, des lignes régulières pour relier les principaux pôles, un réseau urbain sur le bassin privadois et du transport à la demande sur les communes non desservies par le réseau urbain.

    La seconde, dite aussi Arche Agglo, a quant à elle mis en service deux lignes totalisant 31 arrêts qui seront desservis par deux minibus marqués à l’image du réseau Le Bus.

  • Perpignan restructure son réseau de bus

    Perpignan restructure son réseau de bus

    Le réseau de bus de Perpignan a fait peau neuve à la rentrée. Trois grandes lignes structurent désormais le réseau Sankéo qui propose de plus une desserte avec des horaires étendus, plus tôt le matin et plus tard le soir. Ces lignes s’appuient sur quatre grands pôles d’échanges situés aux différentes entrées de la commune de Perpignan, du nord au sud, et d’est en ouest.

    Vectalia Perpignan Méditerranée, filiale française de l’espagnol Vectalia qui exploite depuis 1998 le réseau Sankéo, a également mis en place une nouvelle offre de transport à la demande. Le Transport sur Réservation -c’est son nom-, permet de desservir les communes de deuxième et troisième couronnes aux heures creuses et le samedi sur réservation téléphonique. Ce service est également proposé en soirée pour les trajets au départ de la gare TGV ou de l’aéroport.

    Enfin, compte tenu de la hausse de fréquentation des lignes de bus du littoral en périodes estivales, trois lignes express « Sankéo Plage » seront mises en service dès l’été 2019 pour desservir les plages de Sainte-Marie-La-Mer, Torreilles, Le Barcarès et Canet-en-Roussillon.

    Le réseau Sankéo en a profité pour ouvrir une grande agence au cœur de la ville qui proposera notamment la location des vélos « AlterEco », service qui a récemment été complété par 50 nouveaux vélos électriques.

  • « Une étape importante du renforcement de notre présence  au Moyen-Orient »

    « Une étape importante du renforcement de notre présence au Moyen-Orient »

    Interview de Laurence Batlle, présidente du directoire de RATP Dev.

    RATP Dev a remporté hier, avec son partenaire saoudien Saptco, le contrat d’exploitation des lignes 1 et 2 du métro de Riyad. Réaction de Laurence Batlle, présidente du directoire de RATP Dev.

     

    VR&T. Vous venez de remporter un beau contrat avec les lignes 1 et 2 du métro automatique de Riyad. Le défi est important, d’autant que les opérations vont vite commencer. Etes vous prêts ?

    Laurence Batlle. Une mise en service partielle commencera dès la fin 2019. Nous serons au rendez-vous, comme lors de toutes les opérations que conduit RATP Dev. Nos équipes sont pleinement mobilisées. L’équipe de tête est constituée, et nous sommes en phase de constitution de la société qui va exploiter le métro. Elle comptera approximativement 1 000 personnes.

     

    VR&T. Après la victoire du réseau de Doha – avec Keolis – vous remportez deux lignes de métro à Riyad . Avec ces deux grands succès, RATP Dev est-il en train de changer de dimension ?

    L. B. C’est une étape importante de renforcement de notre présence dans le Moyen-Orient. Notre implantation a commencé, je le rappelle, avec l’attribution du réseau de bus de Riyad, en 2014, dont les services vont commencer mi-2019.

    Nous comptons à présent nous développer encore davantage en Arabie saoudite. Nous pensons aux villes de Djedda ou de La Mecque, pour des bus ou des métros.

    Au Qatar, d’autre part, l’essentiel du réseau de transport va reposer sur le réseau de métro et de tram de Doha. Mais il peut y avoir aussi des réseaux complémentaires de bus de rabattement, ou des véhicules autonomes sur lesquels nous pourrions nous positionner.

    Enfin, depuis trois ans, le siège de notre zone Amena (Asia – Middle East – North Africa) est installé à Dubai. Or, le contrat d’opération du métro et du tramway de Dubai, aujourd’hui confié à Serco, sera remis en appel d’offres. Nous avons de grandes ambitions à Dubai et voulons développer le partenariat avec l’autorité organisatrice des transports, RTA. Dubai est une ville dynamique, et RTA est un partenaire très attentif à l’innovation.

     

    VR&T. Y a-t-il une particularité de votre implication en Arabie saoudite que vous souhaitez souligner ?

    L. B. Il y a un point important pour nous, que je tiens à souligner. C’est un enjeu sociétal, qui concerne les bus. Comme vous le savez, les femmes ont depuis quatre mois le droit de conduire en Arabie saoudite. Nous nous sommes fixé pour objectif que 100 conductrices soient présentes dès la mise en service du réseau de bus de Riyad. C’est un signe fort, et les autorités locales nous soutiennent.

    Propos recueillis par François Dumont

  • Le consortium Flow, avec Alstom, remporte les lignes 3, 4, 5 et 6 du métro de Riyad

    Le consortium Flow, avec Alstom, remporte les lignes 3, 4, 5 et 6 du métro de Riyad

    Le consortium Flow, formé par Ansaldo STS (groupe Hitachi), Ferrovie dello Stato, avec Alstom, a pour sa part remporté le contrat d’exploitation des lignes 3, 4, 5 et 6 du métro de Riyad. Cette information, comme celle concernant la RATP, était attendue. La valeur totale pour le consortium atteint près de 10,9 milliards de riyals saoudiens (2,5 milliards d’euros) sur 12 ans. Selon le communiqué d’Alstom, la part relative à la maintenance du matériel roulant et des systèmes d’infrastructure représente plus de 730 millions d’euros.

    Alstom réalisera ainsi, au sein du consortium, la maintenance complète du système de transport. Cela concerne les trains fournis par Alstom pour les lignes 4, 5 et 6 ainsi que les trains de la ligne 3, fournis par Bombardier, mais aussi les installations fixes telles que les voies, la signalisation, la communication, les systèmes d’information aux passagers et l’alimentation électrique.

    Les lignes 3, 4, 5 et 6, d’une longueur totale de 113 kilomètres, comportent 50 stations, dont deux stations principales, cinq stations avec correspondances, trois dépôts et trois centres de contrôle opérationnel. Les services incluent également l’exploitation du métro, la sécurité, l’assistance aux passagers, la gestion des installations, la maintenance des bâtiments (stations, parkings, routes, dépôts…) et le système complet de transport, incluant les trains, la signalisation, les télécommunications, l’alimentation électrique et l’information passagers, parmi d’autres.

    Comme pour les lignes 1 et 2, le contrat comprend un objectif minimal de 45 % de contenu saoudien, mais aussi un niveau minimal de 55 % d’apport et de services locaux liés à l’exploitation du métro de Riyad, en plus du support logistique sur place.

  • Transdev et Keolis testent des navettes sur route ouverte à Montréal

    Transdev et Keolis testent des navettes sur route ouverte à Montréal

    A quand des navettes autonomes électriques sur la voie publique ? La question reste posée alors que les expériences se multiplient à travers le pays. En région parisienne notamment, IDFM associée à Keolis ou à la RATP tente de repousser davantage les limites avec des véhicules autonomes au milieu des piétons sur le parvis de La Défense ou dans le (faible) trafic routier à l’intérieur du CEA de Saclay. Mais il reste un verrou législatif avant de pouvoir tester une navette autonome dans la circulation routière. Ce frein a sauté en avril dernier au Canada où les opérateurs français Transdev et Keolis sont déjà bien implantés. C’est donc logiquement dans ce pays et plus précisément à Montréal que se poursuivent les expériences. Transdev a ouvert le bal le 10 septembre en assurant la desserte interne du Parc Olympique en circuit fermé. Equipée de deux navettes du constructeur français EasyMile, cette courte ligne de 700 m doit être prolongée dès l’automne en traversant des carrefours routiers.

    Mais c’est véritablement Keolis qui innove avec ses navettes autonomes Navya. A Candiac dans la banlieue sud de Montréal, c’est une ligne de deux kilomètres au milieu de la circulation routière classique qui est expérimentée depuis le 17 septembre. Destinée à relier le terminus d’autobus de Candiac au parc André J. Côté, cette ligne s’inscrit dans la desserte du dernier kilomètre. Après les marches à blancs et ses ultimes réglages, des voyageurs prendront place dans quelques semaines à bord des navettes. Pour permettre cette exploitation en conditions réelles, Keolis a accepté de prendre intégralement à sa charge les coûts éventuels pouvant résulter d’un accident responsable avec des véhicules ou des piétons. Néanmoins, pour des raisons de sécurité, un opérateur reste présent à bord. Cette expérimentation, prévue pour 12 mois, se poursuivra donc dans les conditions extrêmes de l’hiver canadien, mais sans voyageurs durant cette période.

    Philippe-Enrico Attal

  • A Lyon, le Sytral n’achètera plus que des bus propres

    A Lyon, le Sytral n’achètera plus que des bus propres

    Le Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l’Agglomération Lyonnaise (Sytral) a présenté le 14 septembre son plan d’acquisition de véhicules propres d’ici à 2025. L’AOT va acheter 250 bus pour un investissement d’environ 200 millions d’euros qui sera affiné en fonction des besoins forcément évolutifs et des développements technologiques au cours des six prochaines années.

    Pour Fouzyia Bouzerda, présidente du Sytral, « on n’achète que des bus propres et non pas 50 % comme l’impose la loi, même si le réseau représente seulement 3 % de la pollution ». Manière de dire que les transports publics lyonnais, déjà bons élèves, adoptent une stratégie vertueuse en « anticipant de cinq ans la loi sur la transition énergétique ». Pour l’heure, le Sytral est en cours de lancement des appels d’offres : « le choix des constructeurs interviendra dans le courant de l’été 2019 pour une livraison des véhicules à partir de fin 2020 », précise Edwige Besse-Barci, directrice des Equipements et du Patrimoine au Sytral.

    Les 250 bus propres représentant un quart de la flotte actuelle renouvelleront progressivement le parc ancien, en priorité grâce à des trolleybus qui constituent déjà l’un des plus importants réseaux d’Europe (130 trolleybus et 120 km de ligne aérienne). Quelque 150 trolleybus nouvelle génération remplaceront ainsi des bus thermiques grâce à leur système de recharge sur 60 % du trajet permettant de rouler sans ligne aérienne de contact sur l’itinéraire complet. Une demi-douzaine de lignes sont concernées, dont certaines passeront en trolleybus articulés afin d’augmenter leur capacité. Par ailleurs, une centaine de bus 100 % électriques feront leur apparition sur le réseau de surface. Nonobstant l’évolution des capacités des batteries à 2025, le Sytral a identifié 66 lignes thermiques (sur les 127 lignes du réseau TCL) dont 13 seraient retenues pour passer en électrique en charge lente (la nuit au dépôt) et 53 en électrique charge lente (au dépôt) et rapide (en ligne le jour).

    Le Sytral et son opérateur Keolis ont adopté leur stratégie « d’électrification » suite à des tests menés ces dernières années, y compris sur les bus hybrides dès 2013. L’hybride, malgré des résultats intéressants face au diesel, a été écarté pour non-conformité à la loi sur la transition énergétique des agglomérations de plus de 250 000 habitants, sans parler de ses caractéristiques obsolètes par rapport à d’autres technologies post-2025. Parmi ces solutions d’avenir, le Sytral a étudié la faisabilité d’exploitation du GNV et le bio-GNV, notamment par le biais des capacités d’accueil et d’adaptation des dépôts. Quatre sur neuf dépôts permettent pour l’instant de satisfaire aux critères d’installation d’une station de compression d’alimentation des véhicules au gaz. Une affaire à suivre.

    Enfin, l’hydrogène est au menu du Sytral avec toutes les précautions d’usage concernant la technologie, « pas encore au point sur la sécurité et le stockage de batteries », selon Edwige Besse-Barci. Elle prévoit un test en 2022 avec deux véhicules à hydrogène sur la ligne entre la gare Lyon-Jean-Macé et Saint-Fons. En attendant, le Sytral mise sur « plus de 80 % des déplacements en mode propre en 2025 », avec un cahier des charges rigoureux dont les candidats retenus figurent peu ou prou parmi ceux qui ont participé aux expérimentations de matériels roulants sur le réseau lyonnais (Hess, Solaris, Van Hool, Iveco pour les trolleybus, et E12/Dietrich Carebus-Yutong, Bluebus/Bolloré, Urbino/Solaris, electric citybus 2.1/Ebusco, i2E/Irizar, GX 337 Heuliez, Aptis/Alstom pour les bus électriques en 2016-2017).

    Claude Ferrero

  • La RATP remporte les lignes 1 et 2 du métro de Riyad

    La RATP remporte les lignes 1 et 2 du métro de Riyad

    Ce n’est pas une surprise, mais c’est capital. Capital Metro COmpany (Camco), la joint-venture entre RATP Dev – filiale du groupe RATP – et Saptco (Saudi Public Transport Company), s’est vu attribuer par ArRiyadh Development Authority (ADA) le contrat d’exploitation et de maintenance des lignes 1 et 2 du métro automatique de Riyad pour une durée de 12 ans, dont la période de mobilisation. Le contrat, selon Saptco, serait de l’ordre de 2 milliards d’euros sur 12 ans.

    La première ligne de métro – Ligne 1 ou ligne Bleue – située sur l’axe Al-Olaya – Al-Batha, d’une longueur de 39 km, dessert 25 stations. La deuxième ligne – Ligne 2 ou ligne Rouge – longe la route King Abdullah sur 25 km et dessert 15 stations.

    Camco sera chargé de l’exploitation et de la maintenance : la sécurité, l’assistance aux voyageurs, la gestion des installations et la maintenance des espaces (stations, parkings de proximité, dépôts…), ainsi que tout ce qui concerne le système de métro, comme les rames, la signalisation, les télécommunications, l’alimentation électrique, l’information voyageurs…

    Le contrat défini par l’ADA prévoit un objectif minimum de 45 % pour la « saoudisation » des postes, ainsi qu’un minimum de 55 % de contribution par des fournisseurs et prestataires de services locaux à l’exploitation du métro de Riyad.

    Rappelons que Saptco, partenaire saoudien de RATP Dev dans Camco, est déjà liée à la RATP dans une joint-venture chargée de concevoir et d’exploiter le premier réseau de bus de la capitale saoudienne. Mais, alors que Saptco est largement majoritaire (80/20) dans la JV chargée des bus, le schéma est inversé dans Camco.

    Rappelons encore que, en ce qui concerne la réalisation de la ligne, c’est le consortium Bacs (Bechtel, Almabani, CCC, Siemens) qui a remporté les lignes 1 et 2 (soit 64 km des 175 km du futur réseau de la capitale saoudienne). Siemens a commencé la livraison des 74 rames. Le groupe allemand est chargé aussi de la signalisation et des systèmes de communication nécessaires à l’exploitation sans conducteur.

    F. D.

  • Un plan pour pédaler

    Un plan pour pédaler

    « C’est le premier plan vélo français financé », relève la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) en commentant les annonces faites le 14 septembre à Angers par le Premier ministre pour encourager la pratique du vélo. Avec l’objectif de faire passer la part modale de la petite reine de 3 % à 9 % d’ici à 2024, a indiqué Edouard Philippe, en rappelant que la moyenne européenne est de plus du double.

    Parmi les principales dispositions, un fonds doté de 350 millions d’euros sur sept ans est créé pour cofinancer avec les collectivités locales des infrastructures permettant d’assurer la continuité des pistes cyclables. Un premier appel à projet sera lancé en 2019.

    Cette dotation qui correspond à 50 millions par an reste éloignée des 200 millions d’euros annuels réclamés par les défenseurs du vélo. « On est encore loin des trois euros par Français et par an qui, s’ajoutant aux 7,70 euros par habitant et par an que les collectivités consacrent en moyenne à la politique vélo, permettraient d’atteindre le seuil des dix euros que recommande le Club des villes et territoires cyclables pour agir sur tous les leviers d’une politique vélo », commente son président, Pierre Serne. De son côté Olivier Schneider, le président de la FUB, relativise en rappelant que ce montant n’inclut pas le financement du stationnement en gare, ni la dotation de soutien à l’investissement local (un autre fonds qui disposera de 500 millions sur cinq ans pour développer des services de transport de mobilité), ni ne couvre le coût du forfait mobilité durable qui sera ouvert aux fonctionnaires (ce qui représente « une bonne surprise », souligne-t-il). « L’enveloppe annuelle consacrée au vélo sera donc globalement beaucoup plus élevée », écrit le président de la FUB, qui espère que « le succès des mesures en 2019 permettra de revoir à la hausse les enveloppes dès le projet de loi de finances 2020 ».

    Parmi les autres mesures, une indemnité vélo va être créée, à la charge des entreprises et pouvant aller jusqu’à 400 euros par an. Elle sera obligatoire dans la fonction publique à partir de 2020 mais d’un montant de 200 euros annuel. En revanche, elle restera facultative dans le secteur privé. Ce dispositif basé sur un forfait remplacera l’indemnité kilométrique, jugée trop compliquée par Matignon.

    La systématisation en ville de sas vélos aux feux est également prévue, permettant d’aménager des espaces réservés aux bicyclettes entre les feux tricolores et une ligne où doivent s’arrêter les voitures. Le double sens cyclable, déjà en vigueur dans les zones à 30 km/h, va être étendu dans les rues à 50 km/h en ville, sauf en cas de danger.

    Pour lutter contre le vol, véritable frein au développement de la bicyclette, le gouvernement veut généraliser le marquage des vélos permettant de les identifier. La SNCF sera aussi priée de construire davantage de parkings sécurisés dans les gares. Et il faudra prévoir des places de stationnement pour les vélos lors de constructions d’immeubles d’habitation ou de bureaux.

    Enfin, pour développer la culture du vélo en France, l’Etat va s’adresser aux enfants. En mettant en place à l’école primaire un programme baptisé « Savoir rouler », le gouvernement veut que chaque élève sache pédaler avant l’entrée au collège, tout en mettant l’accent sur la prévention et la sécurité.

    Figureront dans la future la loi d’orientation des mobilités les mesures législatives de ce plan (comme la création du forfait mobilité durable ou l’obligation de marquage des vélos), les autres étant soit réglementaires (celles touchant au code de la route par exemple) ou relevant de l’action publique (comme le programme « Savoir rouler »).

    M.-H. P.