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Decaux innove à Lyon avec ses nouveaux Velo’v
La Métropole de Lyon et JCDecaux vont remplacer 4 000 Vélo‘v en une seule nuit entre le 17 et 18 juillet par un nouveau modèle plus léger de 2,3 kg. Il sera aussi doté d’un système antidéraillement, d’une selle réglable avec des repères numérotés pour mémoriser son niveau d’assise, un pneu arrière increvable, un feu arrière matérialisant au sol la distance de sécurité à respecter. D’autres nouveautés améliorent la robustesse du matériel et la fluidité d’utilisation comme le carter du guidon, redessiné, qui intègre un lecteur de carte sans contact pour déverrouiller le vélo sans passer par la borne principale.
Pour l‘heure, depuis le 29 mai, une nouvelle appli permet grâce son smartphone de libérer le vélo immédiatement, de le réserver jusqu‘à cinq minutes à l‘avance et de visualiser les Vélo‘v à l’approche. L‘appli indique la disponibilité des vélos et des places en station, intègre des recommandations d‘itinéraires lisibles sur le support smartphone au guidon et délivre toutes les informations en fin de parcours comme la notification de raccrochage et les montants des dépenses. Cerise sur le guidon, le Vélo‘v bénéficie d‘un antivol électronique pour des arrêts de courte durée.
Le Vélo‘v électrique fera son apparition en deux étapes. D‘abord le 30 juin, avec un vélo à assistance électrique (VAE) selon une formule inédite puisqu‘il sera disponible chez Cyclable, partenaire de JCDecaux via l‘inscription à l‘adresse [email protected]. Cette société qui possède six magasins à Lyon, sur un réseau de 50 boutiques en France, proposera les vélos en location longue durée sur un mois et plus (60 euros/mois) ou à l‘année (50 euros/mois) : « cette nouvelle offre permettra aux personnes de tester le VAE pour voir s‘il répond à leurs attentes en prévision d‘un achat » explique Pascal Chopin, directeur régional de JCDecaux. Le dispositif commencera par 100 vélos cet été, puis 400 supplémentaire à l‘automne pour atteindre 1 000 VAE en 2019.
La deuxième étape du Vélo‘v électrique est attendue en 2020 avec une batterie mobile qui sera louée et glissée dans son support au guidon de 2 500 Vélo‘v classiques. Mais son financement n‘est pas encore assuré : « on doit générer de nouvelles recettes qui seront dépendantes du futur règlement local de publicité, particulièrement dans le secteur numérique », indique Gérard Claysse, vice-président à la Politique d‘achat public de la métropole de Lyon. L‘idéal serait de maintenir le financement du Vélo‘v classique réparti entre les recettes tarifaires (55 %) et celles de la publicité abribus (45 %).
En attendant, JCDecaux qui prévoit un chiffre d‘affaires de 378 millions d‘euros et va investir 57 millions en échange d‘une redevance de 21 millions pour la Métropole, a revu sa grille tarifaire à la hausse, de 25 à 31 euros pour l‘abonnement annuel et de 15 à 16,50 euros/an pour les 14-25 ans. Enfin, Vélo‘v poursuit son extension dans la métropole avec 80 nouvelles stations et 1 000 vélos supplémentaires dans 20 communes. Une expérience intéressante sera également menée en octobre sur quelques stations : il s‘agira de tester le stationnement « overflow » permettant de déposer son vélo grâce au verrouillage connecté lorsque les stations sont pleines, hantise des « velovers » notamment près des gares. Le dispositif sera étudié avec soin pour éviter les effets pervers du free floating, comme « les dépôts sauvages qui ont des effets désastreux sur l‘espace public », selon David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon.
Claude FERRERO

L’autocar « propre » testé par Transdev en Savoie
En prévision de la loi sur la transition énergétique et du renouvellement à 50 % des parcs en 2020, Transdev a expérimenté en mai un car électrique et un car GNV sur la ligne Chambéry – Novalaise, de type périurbain, sur 30 km.
Hormis les fondamentaux sur les différences de coûts d’investissement, de durée d’amortissement et de coût d’énergie/100 km, Transdev a tiré un bilan concluant sur trois points principaux : l’autonomie accrue des véhicules électriques grâce aux dénivelés montagneux (280 km au lieu de 200 km constructeur) ; les gains environnementaux avec une économie de 1,62 tonne de CO2, 2,72 kg de NOx et 68 grammes en particules pour une distance de 1 755 km. Enfin, les passagers ont plébiscité le confort de roulage et l’absence de bruit (88 %) et se déclarent même prêts (52 %) à payer le trajet « un peu plus cher » pour accélérer la mise en place de véhicules propres sur la ligne.
Pour sa part, Paul Vidal, conseiller délégué aux Transports interurbains la région Auvergne-Rhône-Alpes, a affirmé son « rôle d’AOT de premier rang, donneuse d’ordre pour créer et garantir des débouchés permettant de mettre sur le marché une gamme de véhicules propres ».
C. F.

Arabie saoudite : la « LGV du désert » désormais attendue en septembre
Annoncé pour le 15 mars dernier, le démarrage commercial de l’AVE entre La Mecque et Médine a dû être retardé car des gares étaient encore en chantier et subsistaient des différends financiers substantiels entre les autorités du royaume et le consortium chargé de la construction et de l’exploitation.
Regroupées depuis 2011 sous la bannière d’« Al Shoula », les entreprises saoudiennes et espagnoles en lice sont encore dans l’incertitude, tout comme le nouveau ministre espagnol des Transports : le valencien José Luis Ábalos a ce dossier en bonne place sur son bureau, car c’est l’opérateur national Renfe qui doit faire circuler les trains sur les 450 km entre les deux villes saintes.
Les tractations en cours laissent entrevoir un démarrage en deux étapes : en septembre prochain, les rames circuleraient seulement quatre jours par semaine et à 200 km/h avec une signalisation ASFA digital ; « au 1er juin 2019 au plus tard », l’ensemble devra être pleinement opérationnel avec inauguration à l’appui, selon le ministre saoudien Nabil bin Mohammed Al-Amoudi.
A ce jour, l’infrastructure est achevée et 33 des 36 trains que fabrique Talgo sont prêts, dont 16 en Arabie saoudite même où les essais ont rencontré le succès : des marches en ligne sont d’ailleurs régulièrement organisées depuis le 31 décembre 2017.
Demeurent en suspens les arrangements financiers entre Al Shoula et le ministère à Riyad (notamment quant aux retards accumulés), ainsi que le déploiement complet de la signalisation ERMTS. Aux conditions de 2011, ce projet complet de cette ligne à grande vitesse avait été chiffré à 6,7 milliards d’euros.
Michel GARICOÏX

La mort d’Autolib’ programmée fin juillet
Au cours d’une réunion hier, le Syndicat Autolib’ et Vélib’ s’est mis d’accord avec le groupe Bolloré pour arrêter fin juillet le service parisien de location en libre service de voitures électriques. Mais dès le 2 juillet, le nombre de voitures et de stations devrait diminuer progressivement. Un compromis pour éviter que le service s’arrête du jour au lendemain, après que les élus des 98 communes concernées par Autolib’ ont acté le 21 juin la résiliation du contrat. Rappelant que le groupe breton avait demandé le 25 mai dernier le versement d’une somme de 233 millions d’euros au titre du déficit prévisionnel du service, la Mairie de Paris a indiqué que les élus avaient refusé cette option. « Cette décision protège les intérêts des contribuables parisiens et franciliens, et ouvre la voie à de nouvelles solutions de mobilité », avait assuré l’Hôtel de Ville dans un communiqué.
Cela donnera aussi du temps pour reclasser les 254 salariés du service et pour que les 150 000 abonnés du service trouvent de nouvelles solutions de déplacement. Selon la mairie, plus de 600 véhicules sont en autopartage dans Paris intra-muros et offrent déjà une alternative à Autolib’, grâce aux services proposés par des entreprises comme Communauto, Ubeeqo et Zipcar, Renault Mobility et Zencar. Et d’autres services devraient voir le jour à l’avenir. La Mairie de Paris annonce une prochaine charte de bonne conduite pour mieux encadrer ce type de services à l’avenir.
Elle affirme aussi que les 3 244 places de stationnement actuellement dévolues à Autolib’ seront à terme proposées aux Parisiens et aux Franciliens propriétaires d’un véhicule électrique ou utilisant un véhicule électrique en autopartage. « Ce stationnement sera gratuit, dans la limite de six heures consécutives. Cette mesure entrera en vigueur à l’arrêt du service Autolib’ », précise la Ville. Enfin, la maire, Anne Hidalgo, souhaite renforcer le nombre de stations de recharge, actuellement au nombre de 620 sur le territoire parisien, et les rendre accessibles aux propriétaires de véhicules électriques à partir du début de l’année prochaine. D’ici là, les discussions vont se poursuivre avec Bolloré pour déminer le contentieux financier.
MH P

Des moyens exceptionnels pour rapatrier les rames du RER B accidenté
Il aura fallu 48 heures pour rapatrier les quatre voitures de la rame d’un RER B qui avaient quitté les voies le 12 juin, à quelques centaines de mètres de la gare de Courcelles-sur-Yvette, à cause d’un glissement de terrain dû aux intempéries. Le 19 juin à 16 heures, l’opération exceptionnelle, qui a mobilisé une cinquantaine d’agents, s’est en effet achevée.
La RATP qui ne dispose pas des moyens de relevage a fait appel à la SNCF et à TSO qui possèdent chacun une grue Kirow de 100 tonnes. Mais avant même l’entrée en action de ce matériel, il a fallu reconstituer un talus provisoire avec 1 500 m3 de remblai. Après circulations de trains d’essai pour vérifier la stabilité du sol, les deux grues ont pu rejoindre le site le 18 juin. Une importante préparation de l’opération s’est déroulée en amont pour permettre aux équipes de travailler en parfaite coordination. Chacune des deux Kirow a ainsi supporté la moitié des 50 t à lever, manœuvrée par des grutiers répondant aux ordres d’un chef de chantier de la RATP.
La rame accidentée fait à présent l’objet d’une enquête judiciaire. De son côté, la RATP a commencé à dresser un diagnostic des travaux à réaliser. Il y a 175 m de plateforme à traiter où les équipements endommagés seront remplacés. Les trains d’abord limités à Orsay sont désormais terminus à Gif-sur-Yvette avec des bus jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuses. La fréquence a pu être rétablie à 20 trains par heure à la pointe. La reprise du service normal est prévue pour la mi-juillet.
Pour indemniser ses clients, la RATP, en coordination avec Ile-de-France Mobilités, a annoncé qu’elle rembourserait automatiquement à hauteur de 50 % les titres de transport du mois de juin des détenteurs d’un passe Navigo annuel et Imagin’R domiciliés dans les communes avoisinantes*.
Philippe-Enrico ATTAL
*Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Chevreuse, Saint Aubin, Magny-les-Hameaux, Choisel, Milon-la-Chapelle, Saint-Lambert et Gif-sur-Yvette.

Réforme ferroviaire. Un nouveau cycle s’ouvre sur fond de dissensions syndicales
La fin d’un cycle et le début d’un autre. C’est le commentaire général que l’on pouvait entendre après le vote du nouveau pacte ferroviaire, adopté le 13 juin par les députés par 452 voix pour (80 contre), puis le 14 juin par les sénateurs avec 245 voix pour (83 contre).
Dès le 15 juin en effet, une réunion tripartite a été organisée au ministère des Transports pour relancer les négociations, entre les organisations syndicales et patronale (UTP) sur la convention collective nationale ferroviaire. Elisabeth Borne a dévoilé les noms des membres de l’Observatoire du dialogue social, qui a été mis en place à cette occasion pour suivre les discussions et alerter le gouvernement en cas de blocage. Jean-Paul Bailly, l’ancien patron de La Poste et de la RATP, qui présidera l’observatoire, sera assisté de Jean Grosset, membre du conseil économique, social et environnemental, ancien secrétaire général adjoint de l’Unsa et de Jean Bessière, ancien adjoint au directeur général du Travail et ancien président de la commission mixte paritaire de la branche ferroviaire. L’idée, explique-t-on du côté du ministère des Transports, c’est de donner une impulsion pour que les discussions reprennent, mais ce n’est surtout pas de donner un rôle de négociateur à l’Etat qui n’a pas vocation à intervenir.
Les thèmes qui restent à négocier sont très importants pour préparer l’ouverture à la concurrence et pour les salariés qui ne seront plus embauchés au statut à partir du 1er janvier 2020. Et le calendrier pour tenir les délais est serré. Parmi les chapitres qui restent à discuter pour achever la convention collective, le volet classifications et rémunérations représente un enjeu « très structurant », pour reprendre les termes d’un bon connaisseur du secteur ferroviaire, car il permettra de définir le déroulé de carrière des cheminots.
Si l’UTP aborde ces négociations en s’engageant à définir « une convention collective de haut niveau, assurant un haut niveau de garantie à ses salariés » (lire l’interview de Thierry Mallet), les organisations syndicales arrivent en ordre dispersé. Le calendrier de grèves à répétition mis au point par l’intersyndicale arrivant à son terme le 28 juin, les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF (CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD Rail et CFDT Cheminots) ont fait voler en éclat, le 19 juin, l’unité qu’elles avaient réussi tant bien que mal à maintenir jusque-là.
L’Unsa Ferroviaire a en effet estimé que la CGT Cheminots était sortie de l’intersyndicale lorsque son secrétaire général Laurent Brun (en photo, à gauche) a annoncé en solo, dès le 15 juin, que la fédération souhaitait poursuivre la grève au-delà du 28 juin, dernière date de grève prévue par l’intersyndicale. La commission exécutive de la CGT, qui s’est réunie le 20 juin, a ainsi décidé « d’appeler régulièrement à la grève en juillet et en août ». Les dates seront annoncées au fur et à mesure « en fonction de l’avancée ou non des négociations qui devront répondre aux revendications des cheminots », précise la fédération en ajoutant qu’elle ferait tout « pour que ces rendez-vous soient le plus unitaires possibles ».
De son côté, Roger Dillenseger (en photo, à droite), le secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire, a réaffirmé son engagement à respecter le calendrier jusqu’au 28 juin comme initialement prévu, mais a indiqué qu’il ne souhaitait pas la poursuite du mouvement en juillet. « Nous nous remobiliserons dès que nous reviendrons à la table des négociations pour discuter de la convention collective », prévient Roger Dillenseger. Autre échéance importante selon lui : la tenue le 28 juin de négociations salariales à la SNCF. « Nous ferons pression pour obtenir des avancées sur les négociations salariales après trois années de négociations nulles sur ce plan-là », précise-t-il.
SUD Rail, qui souhaite aussi poursuivre la grève notamment pendant les grandes vacances « pour taper là où ça fait mal », a aussitôt crié à la trahison. Quant à la CFDT Cheminots, elle n’a pas aussi clairement pris position expliquant qu’elle se déterminerait « en toute autonomie » la semaine prochaine, même si le syndicat estime, comme l’Unsa, avoir réussi à obtenir des avancées dans la réforme ferroviaire.
En avançant en ordre dispersé, en affichant ses différences, voire en faisant de la surenchère, chacun a en tête la perspective des élections professionnelles prévues en novembre à la SNCF et la crainte de payer chèrement le prix en cas de faux pas. Pour Roger Dillenseger désormais, « chacun devra prendre ses responsabilités ».
Marie Hélène POINGT

Alstom revient sur le marché du tram allemand
En signant avec les transports de Francfort (VGF) un contrat pour la fourniture de 38 tramways Citadis de 32 m (plus 15 en option), chiffré à près de 100 millions d’euros, Alstom reprend pied sur le marché allemand du tram, dominé par Bombardier et Siemens, et sur lequel les constructeurs polonais ont effectué quelques percées.
Le Citadis destiné à Francfort est à plancher bas intégral, avec de larges surfaces vitrées, des éclairages à LED, des sièges individuels « confortables » et de larges écrans pour l’affichage d’informations sur les trajets. Il bénéficie d’innovations telles que des systèmes d’aide à la conduite, des feux de croisement automatiques et des détecteurs de pluie. Il pourra accueillir jusqu’à 197 voyageurs et sera doté de portes doubles uniquement. En outre, « des adaptations ont été faites spécialement pour le marché allemand avec notamment quatre bogies pivotants, qui permettent une flexibilité maximale du véhicule », et des caisses en acier.
Les deux premiers Citadis pour Francfort seront livrés en 2020 et il serait intéressant de voir en quelle mesure la variante allemande du tram Alstom se distingue de la version originale. Peut-être les trams livrés à la CTS pour la ligne transfrontalière vers Kehl, qui satisfont aux normes allemandes (BoStrab), donnent-ils déjà quelques indices ?

Siemens construira le futur Tube de Londres
Siemens Mobility Limited a remporté le contrat d’un milliard et demi de livres (1,7 milliard d’euros) pour la construction des 94 premières rames de la prochaine génération du Tube londonien (New Tube for London), au design signé PriestmanGoode. Transport for London (TfL) avait également reçu des candidatures d’Alstom et du groupement Bombardier-Hitachi.
A gabarit réduit, les futures rames du Tube londonien devront intégrer entre autres la conduite automatique intégrale, l’intercirculation de bout en bout, des portes plus larges… et une ventilation réfrigérée.
La production de ces rames devrait être assurée par une usine à construire à Goole (Yorkshire), qui emploierait jusqu’à 700 personnes pour la production et mobiliserait 250 personnes pendant la phase de construction. En outre, au moins 50 nouveaux postes d’apprentissage et de formation en alternance pourraient être créés. Vingt-deux équipementiers britanniques ont été identifiés dans l’offre comme fournisseurs de Siemens Mobility Limited pour la construction des rames. Destinée à la Piccadilly Line, la commande initiale porte sur 94 rames, mais TfL préférerait qu’un seul constructeur fournisse l’ensemble des 250 rames destinées aux quatre lignes de Tube (Piccadilly, Bakerloo, Central et Waterloo & City) dont les parcs sont à renouveler à moyen terme.

CAF fournira 87 tramways à Oslo
C’est CAF qui a remporté le marché portant sur 87 trams pour Sporveien, le tramway d’Oslo. Évalué à plus de 200 millions d’euros, ce contrat comprend une option sur 60 trams supplémentaires. Longs de 34,16 m, ces tramways Urbos 100 comporteront six portes doubles et sont conçus pour fonctionner sous les conditions météorologiques norvégiennes. Munis d’espaces pour le transport de voitures d’enfants et de fauteuils roulants, ces tramways pourront transporter 220 personnes environ.Toutes les rames seront équipées d’une connexion Wi-Fi, de chargeurs USB, d’écrans pour le système d’information voyageurs, ainsi que d’un système de prévention des collisions avec les piétons. Deux trams de présérie seront évalués sur le réseau de la capitale norvégienne en 2020, avant une livraison des rames de série, entre 2021 et 2024.
Faire grève… ou pas
Le nouveau pacte ferroviaire ayant été voté il y a quelques jours par les Parlementaires, la question de la stratégie syndicale à adopter se pose avec de plus en plus d’acuité pour les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF. L’intersyndicale qui se réunira ce soir, après le report de la réunion prévue hier, doit décider de la suite du mouvement.
La tension monte alors que le 15 juin, juste avant que ne se tienne la table ronde tripartite organisée au ministère des Transports pour relancer les négociations sur la convention collective, Laurent Brun a surpris tout le monde en annonçant à la radio que la CGT Cheminots allait poursuivre la grève après le 28 juin. Des propos aussitôt critiqués par les autres responsables syndicaux dénonçant une décision prise en solo.
La CGT Cheminots, qui avait « proposé » lors de la précédente réunion intersyndicale de faire grève « les 2, 6 et 7 juillet », va « modifier un peu » cette proposition mardi, a déclaré à l’AFP son secrétaire général Laurent Brun.
De son côté, SUD Rail va proposer « d’arrêter le calendrier » par épisode, « auquel les cheminots ne trouvent plus de sens et de cibler des dates de grève qui permettraient de redynamiser le mouvement », a expliqué son porte-parole et secrétaire fédéral, Erik Meyer. Ces dates devraient être décidées à l’issue d’un débat de l’intersyndicale, a-t-il précisé.
Quant à l’Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots, elles devaient réunir leurs instances nationales ce matin, afin de faire le point sur la réforme ferroviaire et de prendre une décision sur une poursuite ou non du mouvement au-delà du 28 juin, dernier jour du calendrier de la grève par épisodes de deux jours sur cinq lancée début avril. Mais à la différence de la CGT et de SUD qui restent très opposés au « nouveau pacte ferroviaire », les deux syndicats réformistes pointent des avancées dans la réforme, La CFDT Cheminots a toutefois précisé s’inscrire « toujours dans le calendrier jusqu’au 28 juin ». « Ce n’est pas remis en cause », a indiqué son secrétaire général, Didier Aubert. C’est aussi le cas de l’Unsa ferroviaire qui confirme être « engagée dans une démarche jusqu’au 28 juin », a déclaré Florent Monteilhet, secrétaire fédéral.