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Le ministre britannique des Chemins de fer veut éliminer le diesel… avec l’hydrogène
« Nous nous sommes engagés à mettre fin aux ventes de voitures à essence et diesel d’ici 2040. Si nous pouvons y parvenir, pourquoi le chemin de fer ne peut-il pas aspirer à un objectif similaire ? » C’est en ces termes que Jo Johnson, ministre britannique des Chemins de fer, a interpellé l’industrie ferroviaire de son pays, l’invitant à se montrer plus ambitieuse sur le plan environnemental et à proposer des idées et des stratégies pour éliminer progressivement les trains diesel d’ici 2040. Ceci alors que les deux tiers du réseau britannique ne sont pas électrifiés.
Pour y parvenir, Jo Johnson a son idée : « J’aimerais voir des essais de trains à hydrogène sur les chemins de fer britanniques dès que possible. Par rapport au diesel, l’hydrogène offre une alternative abordable et beaucoup plus propre, potentiellement. Cette technologie s’est développée rapidement ces dernières années. A tel point qu’Alstom teste actuellement un train qui n’émet que de la vapeur et de l’eau condensée, tout en pouvant atteindre 140 km/h et parcourir jusqu’à 800 km. »
Développé par Alstom, en premier lieu pour les lignes non électrifiées des Länder allemands, l’iLint s’invite ainsi au débat sur l’électrification des voies ferrées britanniques, relancé l’été dernier par l’annulation de projets dans le sud du pays de Galles (Great Western Main Line), dans les Midlands (Midland Main Line) et dans le nord de l’Angleterre (Trans-Pennine). La hausse des coûts de l’électrification et l’arrivée des rames bimodes Hitachi ont été prises comme arguments pour justifier l’annulation de cette série d’électrifications. Mais cette décision a nui à l’image du gouvernement conservateur et entraîné l’ouverture d’une enquête… Ce qui peut expliquer le soudain volontarisme affiché par le ministre britannique des Chemins de fer.
Par la voix de son directeur général, Mark Phillips, le RSSB (Bureau britannique de la sécurité et de la normalisation des chemins de fer), a indiqué qu’il participe déjà à des programmes de recherche et d’innovation pour un rail plus durable. « En 2015, nous avons cofinancé un projet pilote de sept millions de livres [soit environ huit millions d’euros, NDLR] sur un train alimenté par batterie avec des partenaires industriels [projet Ipemu avec Bombardier, NDLR] et nous travaillons avec Alstom pour un train à hydrogène fin 2019 ou début 2020. »
Pour Jenifer Baxter, chargée des questions énergétiques à l’Institution of Mechanical Engineers (IMechE), « la transition vers un réseau de transport à faible niveau d’émissions nécessitera l’introduction d’un mix de technologies et de solutions différentes ». Citant les trains hybrides (diesel et batteries) et l’hydrogène « sur des lignes où l’électrification est prohibitive », Jenifer Baxter juge qu’il faudrait déjà commencer par mettre en œuvre le « stop-and-start » sur les locomotives diesel actuelles afin de réduire les émissions pendant que les trains sont en gare. La spécialiste est plus réservée vis-à-vis des trains bimodes, « qui nécessitent des coûts d’investissement et de maintenance plus élevés que les trains purement électriques et qui sont plus lourds en mode diesel que les trains diesel ».
Directrice générale du Rail Freight Group (RFG), qui représente les intérêts des entreprises de fret ferroviaire, Maggie Simpson est encore plus prudente : « Les batteries et l’hydrogène sont peut-être prometteurs pour les trains de voyageurs légers, mais leur application aux trains de fret lourds est tout au mieux non éprouvée, alors que le délai arbitraire de 2040 pourrait être contre-productif ». Le RFG préférerait que les subventions de rénovation pour les bus et autres véhicules routiers soient étendues aux chemins de fer et que l’électrification du réseau stratégique pour le fret soit poursuivie, dans la mesure où elle est « abordable ».
Enfin, Mick Cash, secrétaire général du syndicat des Transports RMT, est carrément critique. « Quand on envisage sérieusement l’élimination des trains diesel, on ne fait pas passer à la trappe des projets clés d’électrification. Il faudra aussi savoir qui va payer : il ne faut pas faire de cadeau aux compagnies privées aux frais des contribuables. »
P. L.
Jean-Cyril Spinetta présentera son rapport jeudi
Il devait remettre son rapport « au plus tard pour le mois de janvier 2018 », précisait la lettre de mission du Premier ministre. Jean-Cyril Spinetta le présentera jeudi, a annoncé hier Edouard Philippe devant la presse, à l’issue d’une réunion d’une heure et demie au Centre national des opérations ferroviaires, aux abords de la gare de l’Est. Une réunion qui lui a permis de rencontrer des cheminots et à laquelle assistaient également quelques dirigeants de l’entreprise ferroviaire, dont le PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy.
« Avant de prendre connaissance de ce rapport, il me semble intéressant de pouvoir évoquer avec les agents la façon dont ils voient à la fois la force du transport ferroviaire, les défis auxquels il est confronté et les menaces peut-être qui pèsent sur lui », a expliqué le Premier ministre. Selon Matignon, cette réunion est également la première « d’une série de rencontres avec des acteurs du monde ferroviaire français dans les prochains jours et prochaines semaines ».
Ces précautions et ce retard dans la remise du rapport s’expliqueraient par des tensions assez vives autour de son contenu. L’ancien patron d’Air France-KLM a jusqu’aux tout derniers jours rencontré les syndicats de la SNCF : la CFDT et l’Unsa lundi, Sud rail et la CGT devaient l’être ce mardi après-midi. Des syndicats très inquiets qui, contrairement à leurs attentes, n’avaient pu avoir connaissance du rapport avant sa publication. Et particulièrement hostiles à l’idée d’une extinction du statut de cheminot, qui pourrait ne plus s’appliquer aux nouveaux embauchés, sur le modèle de La Poste ou, en Allemagne, de la Deutsche Bahn.
Rappelons que Jean-Cyril Spinetta doit selon la lettre de mission, « préparer une stratégie d’ensemble pour refondre le modèle du transport ferroviaire dans le cadre d’un marché ouvert à la concurrence, en préservant les missions d’un service public performant ». Ce qui doit l’amener à « préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire d’ici 2030 », en « anticipant des ruptures technologiques comme le véhicule autonome ».
Il doit notamment préciser le modèle de desserte des services à grande vitesse en liaison avec les services régionaux ; revoir l’ensemble du modèle économique du ferroviaire, formuler des « propositions sur la tarification du réseau », sur « les modalités de prise en charge et de remboursement de la dette de SNCF Réseau » ; et préparer l’ouverture à la concurrence, dans les services conventionnés (où la transposition du quatrième paquet ferroviaire doit être effective avant le 25 décembre de cette année), comme dans les services non conventionnés. Un chantier stratégique « à trois dimensions » résume la lettre : « stratégie ferroviaire, stratégie économique et financière, stratégie d’ouverture à la concurrence ». Rien que ça…
F. D. et M.-H. P.

Les architectes des quatre gares de la High Speed 2 ont été choisis
Le gouvernement britannique a annoncé quelles équipes d’architectes, de designers et d’ingénieurs ont été retenues pour transformer la gare londonienne d’Euston et concevoir les trois nouvelles gares de la ligne à grande vitesse HS2. Ces quatre gares doivent ouvrir pour la mise en service de cette ligne nouvelle en 2026.
A Birmingham, la gare de Curzon Street a été attribuée à WSP UK Ltd (en collaboration avec Grimshaw Architects LLP), alors que le pôle d’échanges de Birmingham Interchange revient à Ove Arup & Partners International Ltd (en collaboration avec Arup Associates et Wilkinson Eyre Architects Ltd).
Dans la périphérie de Londres, le pôle multimodal d’Old Oak Common sera signé WSP UK Ltd (en collaboration avec Wilkinson Eyre Architects Limited) et à Londres, la gare d’Euston (photo ci-dessus) sera transformée par Ove Arup & Partners International Ltd (en collaboration avec Grimshaw Architects LLP).Parmi les réalisations les plus emblématiques des équipes retenues, citons le Gateshead Millennium Bridge (pont mobile entre Gateshead et Newcastle), l’Eden Project en Cornouailles, la gare de Bijlmer ArenA, à Amsterdam, et le nouveau hall en hémicycle de la gare de Kings Cross, à Londres.
En coopération avec HS2 Ltd, les lauréats seront chargés de livrer des bâtiments « centrés sur la personne », une architecture « permettant l’accessibilité pour tous » et un design « intemporel », tout en respectant l’esprit des lieux. Enfin, les équipes devront intégrer les bonnes pratiques mises en œuvre dans les gares du monde entier, ainsi que des lignes directrices et spécifications approuvées par un panel indépendant d’architectes et de designers.Pour ce qui est de la construction proprement dite des deux gares de Londres, HS2 Ltd a donné la liste des candidats présélectionnés, les contrats devant être attribués cet automne.
Pour la transformation de la gare d’Euston, cinq consortiums sont en lice :
Costain Ltd et Skanska Construction UK Ltd ; Mace Ltd et Dragados SA ; Bechtel Ltd ; BAM Nuttall Ltd et Ferrovial Agroman (UK) Ltd ; Canary Wharf Contractors Ltd , MTR Corporation (UK) Ltd et Laing O’Rourke Construction Ltd.Pour le pôle multimodal d’Old Oak Common, les quatre consortiums sont :
Balfour Beatty, Vinci Construction UK , Vinci Construction Grands Projets SAS et Systra SA ; Mace Ltd et Dragados SA ; Bechtel Ltd ; BAM Nuttall Ltd et Ferrovial Agroman (UK) Ltd.Patrick Laval

Flixbus vise la rentabilité cette année en France
Lancé il y a tout juste cinq ans en Allemagne, Flixbus étend ses ramifications. D’une part, en Europe où l’opérateur de cars compte poursuivre son développement notamment en Europe de l’Est, d’autre part en franchissant l’Atlantique puisqu’il s’apprête à faire circuler cet été ses premiers cars en Californie.
En France, où il s’est lancé dès l’ouverture du marché à la rentrée 2015, l’opérateur de cars dresse un bilan très satisfaisant : les objectifs de croissance ont été atteints en 2017, que ce soit en termes de croissance de trafic ou d’offre, assure Yvan Lefranc-Morin, le directeur général de Flixbus France. La compagnie a transporté 5,2 millions de passagers en France (dont deux tiers de passagers « domestiques » et un tiers de passagers partant ou arrivant sur un marché extérieur), en hausse de 60 % comparé à 2016.
Le nombre de dessertes a fait un bond de 50 % avec 180 points desservis. « Nous sommes passés de 50 à 90 lignes. Fin 2017, il y avait un quasi-équilibre entre les lignes passant par Paris et les lignes Province – Province, poursuit Yvan Lefranc-Morin. Nous sommes désormais en train de cibler les villes plus petites », ajoute-t-il.Le rythme de croissance sera comparable en 2018, assure le dirigeant, en annonçant la poursuite des investissements et son intention d’étendre encore le réseau avec la desserte de 230 villes d’ici à cet été. Ce qui représentera le doublement du réseau en deux ans.
Trois innovations doivent également devenir effectives au cours de l’année : la possibilité de choisir son siège, celle de géolocaliser son car et enfin celle d’avoir accès gratuitement à un programme de divertissement via son smartphone ou sa tablette.
« Tout cela va apporter beaucoup de valeur ajoutée », estime Yvan Lefranc-Morin, qui affirme que la filiale France de l’allemand Flixbus sera rentable cette année, sous conditions… « Flixbus est rentable depuis 2016 en Allemagne, et depuis 2017 à l’échelle du groupe », complète-t-il.Reste en effet toutefois à écarter quelques inquiétudes liées notamment aux infrastructures. Flixbus estime que l’état des gares routières laisse à désirer. Surtout, la compagnie se plaint de ne pas pouvoir accéder à certaines gares routières propriétés de Ouibus, la filiale de la SNCF. Et n’oublie pas de fustiger la concurrence déloyale à laquelle il est soumis en France : ses deux concurrentes sont toutes deux des compagnies publiques, ou semi-publiques, et peuvent se permettre d’accumuler les pertes. « En Allemagne, la DB a perdu deux fois de suite 15 millions d’euros et a décidé d’arrêter. En France, il y a une irrationalité de certains acteurs qui fausse le marché », estime Yvan Lefranc-Morin, qui se dit sceptique sur la possibilité de voir rapidement arriver des opérateurs privés sur le marché ferroviaire lorsqu’il sera ouvert à la concurrence.
Un sujet qui le concerne aussi puisque Flixbus est devenu opérateur ferroviaire en Allemagne via la compagnie Locomore, rappelle-t-il, avant de regretter de n’avoir pas été mieux entendu lors des Assises des mobilités organisées par les pouvoirs publics.
M.-H. P.

Nominations pour les relations institutionnelles du groupe RATP
Le Groupe RATP a annoncé deux nominations, effectives depuis le 1er février 2018 : celle de Julien Laurent qui est nommé directeur des relations institutionnelles du Groupe RATP et Sophie Castagné est nommée directrice des relations institutionnelles de RATP Dev.
Diplômé de master 2 en Communication politique et sociale à Paris I Panthéon-Sorbonne, Julien Laurent a rejoint en 2004 le pôle public d’Euro RSCG, puis a travaillé pour la communauté d’agglomération Sénart Val de Seine, la ville de Montgeron et le conseil régional d’Ile-de-France. Il rejoint le Groupe RATP en 2016, en tant que secrétaire général adjoint de la Fondation Groupe RATP. Il est désormais chargé de structurer et coordonner, au niveau du groupe, les échanges avec les interlocuteurs politiques et publics et de mettre en œuvre la stratégie de relations institutionnelles à l’échelle du Groupe RATP.
Titulaire d’un master en communication des entreprises et des institutions et licenciée d’anglais, Sophie Castagné a quant à elle démarré sa carrière en 1990 dans le conseil, notamment chez Euro RSCG. Elle rejoint ensuite, en 1998, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), dont elle prendra notamment en charge la communication nationale. En 2005, Sophie Castagné prend la tête, à sa création, du GIE Objectif transport public, créé par le Gart et l’UTP. Elle a aujourd’hui la responsabilité de mettre en place et d’animer une politique de relations avec les élus et les acteurs institutionnels de RATP Dev, en France et à l’international.

Thierry Mallet alerte sur les risques d’une mise en concurrence précipitée des bus
La grande couronne d’abord, la RATP trois ans après. Et les premières lignes en janvier 2021. Lors de la dernière réunion du Club VR&T, le 8 février, Marc Pélissier, président de la Fnaut Ile-de-France, inquiet du dispositif, a interpellé Thierry Mallet, sur la façon dont se prépare la concurrence des bus en Ile-de-France.
Le PDG de Transdev a précisé : « L’Etat considère que nous aurions pu renoncer à nos droits de ligne qui vont jusqu’en 2024. Ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas renoncé à nos droits de ligne. » Alors que la RATP voit ses droits respectés, il dénonce donc « un cas d’iniquité, voire d’abus de position dominante ». Selon lui, « Ile-de-France Mobilités subit des pressions de la préfecture » pour lancer au plus vite ces appels d’offres. Et il annonce des recours en contentieux si le recours gracieux ne suffit pas. « Tout doit être mis en concurrence en même temps », assène-t-il.L’enjeu est important. Le chiffre d’affaires des bus dans toute la région, c’est, rappelle le PDG de Transdev, 2,5 milliards d’euros : 1,5 milliard pour la RATP, un milliard pour les transporteurs regroupés dans Optile. Cela représente en tout « 25 000 personnes et 10 000 véhicules ». Or, les personnels « ont des statuts extrêmement différents, entre la RATP, l’urbain, et l’interurbain ». On parle beaucoup plus, s’étonne-t-il, de l’ouverture des TER à la concurrence. Pourtant, cette ouverture ne pourrait concerner que « 5 000 personnes en 2023 ».
Pour les bus d’Ile-de-France, Thierry Mallet pense que, vu l’ampleur des questions à résoudre, il vaut mieux commencer à discuter, « y compris avec les usagers », laisser les premières lignes du Grand Paris entrer en service, laisser passer les JO, et commencer progressivement les délégations de service public à partir du 1er janvier 2025. Pour tous les opérateurs.
F. D.

Ile-de-France Mobilités va lancer un appel d’offres tram+ bus
T9+bus. C’est le périmètre du premier appel d’offres concernant les bus qui devrait être lancé par Ile-de-France Mobilités d’ici la fin de l’année. Le prochain conseil de l’ex-Stif, mercredi, doit acter ce périmètre. L’appel d’offres à proprement parler doit être lancé au cours de l’année.
Pourquoi associer le futur tram Porte-de-Choisy – Orly (ville) à des lignes de bus proches de cet axe, dites « Bord de l’eau » ? Pour mieux gérer les situations perturbées, précise-t-on à Ile-de-France Mobilités.
Avec ce premier appel d’offres, l’ex-Stif se met en ordre de marche pour que la mise en concurrence des bus de grande couronne commence le 1er janvier 2021. Les périmètres ne sont pas définitivement arrêtés mais ces lignes de bus devraient être réparties entre 40 et 50 lots. Ces futurs appels d’offres sont contestés par la plupart des opérateurs de grande couronne, regroupés dans l’association Optile, qui ne comprennent pas pourquoi la RATP dispose par rapport à eux d’un délai de trois ans avant d’affronter des concurrents. Ils l’ont fait savoir, en un premier temps, par une lettre de recours gracieux adressée à Valérie Pécresse.
Le Front de gauche aussi a protesté contre cette mise en concurrence. Pour Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional et administrateur d’IDF Mobilités, « Valérie Pécresse veut engager la mise en concurrence de lignes importantes comme le Tram T9 et les réseaux de bus Bord de l’eau, de Sénart, du Mantois et du Grand Ouest. Ce passage en délégation de service public est une menace sur la qualité de service des transports de notre région. Une menace également pour l’emploi et les salariés ».
Le conseil du d’Ile-de-France Mobilités de mercredi devrait aussi acter l’expérimentation d’arrêts à la demande pour les bus de nuit, annoncée par Valérie Pécresse, afin de protéger les femmes de risques d’agressions. Et décider de l’installation de fibre optique dans les gares, indispensable pour assurer une bonne information des passagers en temps réel.
F. D.

Alain Combette nommé directeur de la Stratégie et du Développement d’Ixxi
Pascal Auzannet, président d’Ixxi, la filiale numérique du Groupe RATP, a nommé Alain Combette au poste de directeur de la Stratégie et du Développement, poste auquel il remplace Patrick Docquier qui fera valoir ses droits à la retraite à la fin mai 2018.
Alain Combette (51 ans) a travaillé ces 15 dernières années comme directeur commercial dans des sociétés telles que Thales, Parkéon et Schlumberger.

Franck-Olivier Rossignolle devient PDG de RATP Dev Transdev Asia
Franck-Olivier Rossignolle succède à Emmanuel Vivant à la tête de RATP Dev Transdev Asia. Ce dirigeant de Transdev s’est pleinement consacré ces derniers temps à la candidature de Lille. Une métropole que, malgré tous ses efforts, Transdev n’a pu ravir à Keolis. Franck-Olivier Rossignolle (49 ans) était auparavant patron de la zone Sud France de Transdev, après avoir été directeur délégué Italie et directeur général du réseau de Gênes.
Cette nomination, que Thierry Mallet a annoncée lors du Club VR&T le 8 février, s’est fait attendre. C’est en octobre 2017 qu’Emmanuel Vivant, qui avait succédé en juin 2015 à Daniel Cukierman, a quitté RATP Dev Transdev Asia pour devenir directeur international de la Saur. On commençait à se poser des questions sur la volonté des deux maisons mères de continuer une aventure qui les associe dans la ligne 1 du métro de Bombay, la ligne 9 du métro de Séoul, le tramway de Hongkong ou les bus de Nankin. Interrogations démenties avec soin au plus haut niveau.
Reste qu’à notre connaissance il y avait certaines divergences d’appréciation sur les pays cibles pour l’expansion de la JV. RATP Dev Transdev Asia devrait de ce fait se concentrer sur les trois pays où elle est implantée (Chine, Inde, Corée du sud), RATP Dev et Transdev poursuivant de façon indépendante leur expansion sur les autres marchés d’Asie. Une activité que va piloter aussi pour Transdev Franck-Olivier Rossignolle.
F. D.

19 000 embauches à la Deutsche Bahn pour augmenter l’offre
La compagnie ferroviaire allemande, Deutsche Bahn (DB), a annoncé une vague d’embauches inattendue avec une offre de 19 000 postes à pourvoir en 2018 dont 1 000 conducteurs de locomotives. Selon Claus Weselsky, le chef du syndicat des conducteurs de train (GDL), il manquerait actuellement 1 200 conducteurs de locomotive à la DB ce qui expliquerait de nombreuses annulations de trains, notamment de marchandises.
La DB a expliqué son choix par une volonté de multiplier l’offre aux usagers mais aussi par la transition numérique. Richard Lutz, le président de la DB, avait annoncé au début de l’année sont objectif d’augmenter de 20 % le nombre de trains sur le réseau dans les prochaines années. Par ailleurs, la DB veut être en mesure de gérer numériquement au moins 10 % du trafic. « La circulation des trains en sera plus fiable et les trains seront plus ponctuels », a estimé Richard Lutz.
Actuellement, la DB emploie 320 000 personnes dont près de 200 000 en Allemagne. Dans les cinq dernières années, la compagnie a embauché 60 000 personnes et a renouvelé ainsi un tiers de ses effectifs. La DB doit également anticiper un nombre important de départs à la retraite dans les prochaines années.
Enfin, parmi les 19 000 offres, on trouve plus de 4 000 postes d’apprentis en alternance. Cofinancé par l’Etat et les entreprises, ce système clé du succès économique allemand permet à des jeunes de 16 à 17 ans d’alterner pendant trois ans la pratique (3 à 4 jours dans l’entreprise) et la théorie (2 à 3 jours sur les bancs de l’école). Elle permet surtout d’assurer la relève dans les ateliers et les bureaux alors que l’Allemagne connaît une grave pénurie de main-d’œuvre de personnels qualifiés.
Christophe Bourdoiseau